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(chants d'oiseaux)
(sirènes)
- Je vais vous dire quelque chose
qui risque de vous ébranler un peu.
Le notaire Bernard Deschamps existe pas.
- Ça se peut pas, ça. Je lui parle régulièrement.
T'avais raison, mon amour. Ç'a pas été long.
Ils viennent de me dire que le notaire Deschamps existait pas.
Je les connais.
Tout va péter au grand jour.
Tu disparais de la map
avant qu'ils te mettent la main dessus.
Je règle la succession avec un vrai notaire...
(petit rire)
... puis je vais te rejoindre.
(sirènes)
(paroles indistinctes à l'interphone)
(sirènes)
(déclic d'appareil photo)
- Sergent-détective Allard, tu voulais me voir?
- C'est au sujet d'une dame qui s'appelle Camille Moyer.
- Camille Moyer, oui, tout à fait.
- Elle est venue vous voir, je pense.
- Ah, OK, exact. C'est pour la fraude.
- Je suis pas au courant, mais j'aimerais ça qu'on en parle.
T'es venue ici pourquoi?
- Mme Boyer a été retrouvée morte dans sa voiture
à des kilomètres de chez elle.
- Notre Mme Boyer, celle dont la mère est décédée?
- Là, je sais pas de quoi tu parles, par exemple.
OK, viens avec moi.
Éric! Anthony!
Salle de conférence.
Sergent-détective Allard vient de m'annoncer
que Mme Camille Boyer est décédée.
Camille Boyer?
Notre Mme Boyer?
Oui, notre Mme Boyer, oui.
C'était une cliente nouvelle, en fait.
- Est-ce que c'était une mort de nature criminelle?
Ç'a l'air de ça, oui.
Là, je sais que vous signez des ententes de confidentialité,
mais aujourd'hui, j'ai besoin de savoir
en quoi vous l'avez aidée, cette femme-là.
- Il y a pas de cachette là-dedans, sergente Allard.
- Appelle-moi Geneviève. - OK. Geneviève.
La madame est venue nous voir
parce que sa mère est décédée récemment.
Sa mère, elle avait un notaire qui existe pas.
- Comment ça, un notaire qui existe pas?
- En fait, elle est venue nous voir pour nous dire que...
- Ma mère est décédée au printemps dernier.
Elle avait hérité de 6 M$ quand mon père est décédé,
il y a 5 ans.
On vient d'apprendre qu'il reste 1,7 M$
dans les comptes et les placements de ma mère.
Qu'elle pensait que le notaire
qui avait été nommé exécuteur testamentaire
avait profité de son poste pour voler à sa mère plus de 4 M$.
- Sauf que le notaire, il existe pas.
Il est supposé s'appeler Bernard Deschamps,
mais aucun notaire porte ce nom-là.
- On le savait pas, on l'a appris hier.
- Puis on est allés à son bureau.
Il y a à peine 2, 3 meubles,
il y a rien, puis c'est vide.
Elle s'est fait arnaquer...
Par un notaire qui existe pas.
- À ta place, j'irais là tout de suite.
- Attendez, là, qu'est-ce que vous voulez dire?
- Je sais que ça va vite, là, mais si j'étais toi,
j'irais au bureau du notaire tout de suite mettre des scellés
dans les portes pour sécuriser les lieux.
- Au bureau du notaire qui existe pas.
- Non, il existe, mais il est vide.
- Il va y avoir plein d'empreintes avec de l'ADN.
Tu sais, le notaire qui existe pas, il est partout:
sur les murs, sur les tables, sur les poignées de porte...
- Je sais pas ce que t'en penses,
mais on pourrait aller prendre un café,
je vais t'expliquer ça de A à Z,
parce qu'à quatre, ça va être long, on y arrivera pas.
Bonne idée, oui.
- Demande à quelqu'un de chez vous
de me rejoindre chez le pseudonotaire.
Moi, ils me répondront pas,
mais si un enquêteur de police demande le nom du locataire,
ils auront pas le choix de le lui donner.
Vous avez l'adresse?
- Oui, le 4545 boulevard Lévesque, 2e étage.
Je me rends là direct et j'attendrai ton collègue.
- Sylvain va travailler avec moi là-dessus.
Je vais y aller quand même.
Jean, pardon.
Vous avez un rendez-vous, un Zoom, à 10h00
avec le frère et la soeur de Camille Boyer.
Oh, shit.
Je pourrais leur parler?
Pour leur apprendre sa mort
avant qu'ils l'apprennent aux nouvelles.
De toute façon, faut que quelqu'un vienne
pour identifier le corps.
- OK, parfait. Tu peux prendre mon bureau.
(sonnerie de téléphone)
Elle est morte de quoi?
- On le sait pas encore. On l'a retrouvée morte.
Elle était assise dans sa voiture dans un stationnement.
Est-ce qu'elle a eu un malaise ou quelque chose du genre?
Il est un peu tôt encore pour tirer une conclusion.
Je pense que la meilleure chose à faire,
ce serait que vous veniez nous voir ici, à Montréal.
Il faudrait aussi identifier le corps de votre soeur.
- C'est vrai que vous avez aucune idée
de ce qui s'est passé?
- En fait, on sait que le corps a été déplacé.
On est à peu près certains que c'est criminel.
J'essaie juste d'épargner la famille un peu
avant qu'on ait la confirmation
des techniciens de scène de crime.
- Attends d'entendre ce qu'on a à dire.
- Fait que l'idée, ce serait de suivre un convoi jusqu'ici,
de le ramasser dans l'entrepôt
puis d'arrêter tout le monde en même temps.
- Police! Les mains dans les airs!
Fais demi-tour sur toi-même.
- M. Yannick Biron, vous êtes en état d'arrestation
pour vol et recel de produits de contrebande.
Vous pouvez garder le silence.
Tout ce que vous direz pourra et sera retenu contre vous
devant une cour de justice.
(sirènes au loin)
Hum. Salut.
- On m'a dit de venir ici, je sais pas pourquoi,
mais on m'a dit que ça pressait.
- Le faux notaire, ça te dit rien, ça?
- Non, mais Geneviève m'a dit que tu m'expliquerais ça.
Hum.
Bon, Camille Boyer, qui a été retrouvée morte ce matin.
Ouais.
- Sa mère s'est fait frauder par un pseudonotaire qui avait,
paraît-il, son bureau ici, mais c'est vide.
- OK. Une grosse fraude? - Au-dessus de 4 M$, quand même.
- Puis tu penses que sa mort serait reliée à ça?
- Je dis pas que c'est pas que c'est ça, mais...
Ce que je disais à Geneviève,
c'est qu'il faudrait passer le local au peigne fin
pour les empreintes, l'ADN.
Puis surtout, savoir qui louait ici.
Parce que, d'après moi, le nom du locataire,
c'est peut-être le véritable nom du faux notaire.
Caméras de surveillance?
À l'entrée, en bas seulement,
mais les enregistrements s'effacent après une semaine.
Qui s'occupe de la location?
- Une compagnie qui s'appelle le groupe Metrorentals, je pense.
Attends une seconde.
- OK, les as-tu appelés pour savoir qui avait loué?
- Oui, mais ils voulaient pas me répondre.
Mais comme c'est un dossier pour la police maintenant...
- OK, on va faire venir les techniciens.
Merci, Éric.
- Ça fait plaisir. - Ça va nous aider, ça.
Puis après ça?
Bien, on l'a informée que...
- On a effectivement trouvé plusieurs sorties de fonds
qui ont été dirigées vers une compagnie
qui s'appelle Brock Shield Flex.
- Vous avez des relevés de ces placements-là?
- Non, mais j'imagine que le notaire a ça.
- Est-ce que vous saviez que votre mère
était partie en vacances 2 semaines à la Barbade?
- Oui, oui. Ça, je le savais, avec une amie.
- Son amie de fille s'appelle Bernard Deschamps.
Elle est partie avec son notaire.
Puis là, bien, tu nous as appris qu'elle est décédée.
- Il me semble que c'est gros pas mal.
On parle pas d'une fraude de 10 000 piastres quand même.
- Apparemment que la mère était très secrète.
Je veux bien, mais...
Des placements dans une compagnie offshore,
vous êtes capables de retracer ça, vous autres?
- Ça dépend. Il y a des places plus faciles que d'autres.
- Puis vous allez continuer ça ou vous mettez fin au mandat?
La cliente est morte.
Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse?
À moins que la famille nous demande
de vérifier certaines choses ou de la protection,
mais on peut pas jouer dans votre carré de sable.
En ce moment, on peut pas aller plus loin.
- Il y a un bout que je comprends pas.
On s'entend pour dire que Camille Boyer vous a dit
que c'était le notaire de sa mère.
Exact.
- Tu peux faire semblant d'être notaire
pendant une couple de semaines, mais pas pendant des années.
J'ai hâte de les rencontrer, moi, sa soeur puis son frère,
Mme Boyer,
voir s'ils connaissent le faux notaire Deschamps.
Tout est possible.
Tout le monde est parti, là?
- Bien, ils travaillent sur le terrain, boss.
C'est là que ça se passe, hein.
T'as donc bien pris du temps.
- Bien, tu sais, en bonne compagnie, hein.
Il arrive quoi, là?
Rien, tant que la police
aura pas parlé aux frères et à la soeur
parce que ça se peut pas.
Geneviève a raison.
Tu peux pas te dire faux notaire
aussi longtemps que ça.
Mme Boyer nous a probablement menti à son sujet.
- Une chose est certaine, il a jamais existé.
- Je vais aller relire mes notes là-dessus.
Ouais.
(reniflement)
Il est célibataire, ton gars?
- Pourquoi? Tu veux lui présenter ta fille?
Non, c'est parce qu'Anthony, il les aime plus jeunes, tu sais.
Des petits oiseaux du printemps.
- Je suis pas prêt à dire ça, moi.
Même, il les aime pas mal plus vieilles que lui.
- Je pense que tu te trompes, moi.
Je pense pas, moi.
- Bien, tu lui demanderas, il va te le dire.
Bien oui.
(sirènes)
(sonnerie de téléphone)
(sonnerie de téléphone)
(sonnerie de téléphone)
Oui, Luc?
911, ça presse.
OK. T'es où, là?
Je viens de traverser le pont.
J'arrive pas loin de tes bureaux.
Dans le parking, en bas.
- Ils ont retrouvé le cadavre de Brian Lavigne.
♪ ♪ ♪
Non, ça se peut pas.
Je te le dis.
Je viens de recevoir un appel de Cadieux à Ottawa.
C'est un gars qui faisait son jogging qui l'a découvert.
Il s'est littéralement enfargé dedans, comme on dit.
- Je demanderai pas où ils l'ont trouvé.
Où il a été enterré.
- Ils vont sortir ça publiquement?
- Ç'a fait tellement de bruit quand il est disparu.
- Anyway, ce n'est plus entre nos mains.
- Il va falloir que t'en parles à Éric.
Pas le choix, hein?
- Pour l'instant, ça change pas grand-chose.
On verra.
Ouais.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Allô?
- Comment ça va, ma belle Sophie?
Qui parle?
C'est ton ami Willy!
Hé, Willy, comment ça va?
- Très bien. Moi, je suis sorti de prison, là.
Bien oui, je me demandais ça.
Ça fait un bout que t'étais venu au gym.
- Je suis là. Si tu veux, tu peux venir me rejoindre.
- Ouais, mais tu me connais. Moi, je suis plus le matin.
Ah, OK. Quand tu veux, alors.
Écoute, je pense que ce serait vraiment le fun de se voir, non?
- Ah bien oui. Oui, oui, je vais regarder mon horaire,
puis je vais venir éventuellement.
- Des promesses ou on va te voir?
Parce que moi, j'aimerais vraiment ça te parler.
Quelque chose en particulier?
- Juste remettre quelques petits trucs au clair.
Lesquels?
- On va pas parler de ça au téléphone quand même, hein?
Allez, see you soon.
(soupir)
Bon, pas très subtil,
mais je pense qu'elle a compris le message.
(soupir)
- Il vient de m'appeler. - Qu'est-ce qu'il voulait?
- Me parler. Anthony, il est en prison à cause de moi.
Non, non, pas du tout.
Premièrement, il était en prison parce qu'il est sorti.
Puis c'est pas à cause de toi.
J'ai conduit les policiers
à l'endroit où lui puis Malik se rencontraient.
- La police le suivait puis il a pas fait attention.
C'est pas de ta faute à toi.
C'est lui qui faisait pas attention. Tu lui diras ça.
En même temps, t'as pas besoin de lui jaser à lui.
- Non, la pire affaire, c'est l'ignorer.
Un gars de même qui veut te parler, tu l'écoutes.
- Tu seras pas toute seule. On va être là, autour.
Il nous verra pas, mais on va être là.
- Non, je veux personne autour de moi, OK?
Ça va être pire.
(sirènes au loin)
- Je viens d'apprendre une nouvelle, là, puis...
faut que je t'en parle.
"Shoote".
- Ils ont retrouvé le cadavre de Brian Lavigne.
(♪ pop en anglais à la radio ♪)
Regarde...
Il est mort, ça, c'est quelque chose qu'on sait.
Puis des morts, ça parle pas.
- Content de voir que tu prends ça de même.
- On savait que ça allait arriver un jour.
Je vais te dire, mon cousin, ça m'énervait pas mal plus que ça.
De ce que je sais,
tout ce qu'ils ont trouvé, c'est des ossements.
Sans doute déterrés par un animal
ou quelque chose du genre.
- Bon, bien... Ça parle encore moins fort.
C'est ça que tu voulais me dire?
- Je m'attendais vraiment à ce que tu sois plus ébranlé que ça.
- Ça m'a ébranlé quand on l'a enterré.
Aujourd'hui, après toutes ces années-là,
il ne reste plus grand-chose...
à part des os.
- Luc Viau s'occupe de la patente.
S'il y a de quoi, il va nous mettre au courant.
- Ça va sortir sur le fil de presse?
Ça, ils auront pas le choix.
C'est certain que ça va faire des remous
pour les prochains jours.
- Bien, de toute façon, ça change rien.
Il y a tellement d'eau qui a coulé sous les ponts
depuis que...
C'est ce que je me dis aussi.
T'as pas l'air convaincu.
C'est juste que...
Que?
Ton cousin, ça...
J'espère juste que c'est pas le prélude
à quelque chose d'autre.
C'est tout.
C'est rassurant, ça.
Faut prévoir. On sait jamais.
Bon, on a quoi au juste, là?
- On va commencer par la poignée de porte.
La porte.
On a des empreintes à plusieurs endroits.
- OK, puis ça, vous avez tout passé dans la banque?
- On attend plusieurs résultats.
C'est pas évident
parce que les choses sont pas toujours claires.
On devrait avoir des réponses demain matin.
(sonnerie de téléphone au loin)
On a ça ici.
Ici, même chose.
Là, on tombe dans l'ADN.
- C'est plus des affaires pour vous autres que pour nous.
Est-ce qu'il y a quelqu'un là-dedans qu'on connaît?
- Comme je vous dis, demain matin,
on devrait avoir une meilleure idée.
- Puis l'ADN dans la voiture de Camille Boyer?
- Ça aussi, on va l'avoir demain.
- Bon, bien, on va attendre demain d'abord, hein?
(soupir)
(sonnerie de téléphone au loin)
- Demain, on reçoit le frère puis la soeur de Camille Boyer.
- J'ai de la misère avec leur histoire chez Intelco.
Pas certaine qu'elle soit si clean que ça, Camille Boyer.
Hé, un faux notaire, Sylvain, quand même!
Il me semble que tu t'en rends compte bien assez vite.
C'est compliqué une histoire de succession,
surtout quand il y a autant d'argent en jeu.
Il me semble que ça lui a pris du temps avant qu'elle allume,
la pauvre Camille.
- On verra ce que les deux ont à dire.
- J'ai eu une très bonne discussion avec Anthony,
en tout cas.
Il est pas mal fin.
Bon, une autre affaire.
- Les jeunes de même, ç'a beaucoup d'énergie.
- Le cul puis le travail, on mélange pas ça.
- Moi, je te le dis, tu changes rien.
Puis tu retournes là demain matin,
même heure que d'habitude.
Oui, que d'habitude.
Ça fait un bout. Il est vraiment temps que j'y retourne.
- C'est peut-être pas une bonne idée d'abord.
- Il s'inquiète pour moi, c'est quasiment cute, ça.
Non, non. Faut vraiment que j'aille lui parler à lui.
Je pourrai pas passer ma vie à me pousser.
Mais non, Sophie a raison.
Prends le temps de t'expliquer, on va être là.
- Non, là, je vais m'arranger. Ça suffit, les chaperons, OK?
Il m'arrivera rien, il va y avoir du monde.
- Tu peux mettre un body pack . - Non plus.
- Ce soir, tu retournes chez vous?
- Je vais aller dormir chez une amie.
Il va rien m'arriver, crois-moi.
(coup de klaxon, sirènes au loin)
- T'es certaine de ça qu'il t'arrivera rien ici, là?
- Je suis plus en sécurité ici que toute seule chez nous.
- Tu le sais que tu vas dormir sur le divan?
(petit rire)
Pas de problème.
- Tu sais jamais, des fois que Jean Dumas
vienne déjeuner sans s'annoncer.
- C'est sûr que si tu étais gentleman,
tu me laisserais ton lit, puis toi, tu prendrais le divan.
- Je peux faire moitié-moitié.
Qu'est-ce que tu veux à boire?
- Tu sais... Tu sais qu'on n'est pas obligés.
C'était le fun la première fois, même très le fun.
Mais c'est ça, je veux pas qu'on se sente obligés ou forcés.
- Elle a dit ça pour se donner bonne conscience.
Dans le fond, t'as pas peur toute seule chez vous pour vrai.
- Bien, "peur", c'est un grand mot, quand même.
Disons que j'aime bien ça les grands gars tough
qui sont là pour me protéger.
Je vais te prendre un verre de rouge.
- Oui, oui, oui, oui. Oui, oui, oui.
- (femme à la télévision): C'est juste ici, derrière moi,
qu'on a retrouvé les ossements appartenant à Brian Lavigne,
cet homme qui manquait à l'appel depuis 25 ans.
- Hum, hum. Toutes sortes de l'humeur circulaient
depuis sa disparition.
Pour les téléspectateurs qui nous écoutent,
peut-être leur rappeler qui était M. Lavigne.
- Absolument. Brian Lavigne occupait le poste de directeur
du Bureau d'analyse des menaces nationales.
Sa disparition soudaine avait provoqué une onde de choc
au sein du gouvernement.
Des sources proches du dossier avaient évoqué la possibilité
qu'il ait quitté le pays précipitamment,
mais selon ces rumeurs,
le haut fonctionnaire aurait été impliqué
dans la vente d'informations classifiées
à des puissances étrangères.
Face à la gravité de la situation,
le gouvernement avait ordonné
l'ouverture d'une enquête approfondie
sur cette mystérieuse disparition.
- On attend toujours le rapport après plus de 25 ans quand même,
mais faut pas désespérer.
- Faudra sans doute en changer la conclusion,
car les gens de la Sûreté ici nous confirment
qu'il s'agit bel et bien des ossements
appartenant à M. Brian Lavigne.
- Inquiète-toi pas, ça va bien aller.
- J'espère que tu vas être prudente.
- Jure-moi que vous êtes pas autour.
Je jure pas, moi. Jamais.
Fait que je vais...
je vais t'appeler dès que je sors.
J'espère.
Puis, hum...
Bien, merci pour la nuit.
C'était... à refaire.
- Fais-en pas une habitude, là.
(tonalités)
On le connaît, oui.
C'était le notaire de notre mère.
Depuis quand?
- Peut-être un an ou deux.
Vous l'avez déjà rencontré?
À la lecture du testament.
Puis on l'a aussi connu à travers Camille, qui, elle,
l'avait rencontré à quelques reprises.
- Bon, là, ce qu'il faut comprendre, c'est que ma mère,
c'était une femme secrète.
Elle parlait jamais de ses affaires.
- Et à la lecture du testament, vous étiez là tous les deux?
Oui, avec notre soeur, oui.
- Vous seriez capables de l'identifier
si on vous montrait une photo?
- Absolument, oui. Bien, je pense, en tout cas.
Moi, c'est sûr que oui.
Votre soeur Camille,
elle avait pas de conjoint, je pense, non?
- Elle était divorcée depuis une dizaine d'années.
- Pas d'enfant? - Non.
- Si on vous disait que votre mère est allée à la Barbade
avec Bernard Deschamps, son notaire.
Celui qui existe pas.
C'est ce qu'on nous a dit.
Je crois pas ça.
Ma mère était pas du tout intéressée
par une relation amoureuse.
Ma mère et mon père ont couché dans des lits séparés
pendant des années.
Ma mère puis l'affection...
ça se conjugue pas ensemble.
- Je pense qu'il faudrait commencer à fouiller
du côté de ma soeur.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Elle s'est pas fait tuer pour rien.
- Toi, tu penses qu'elle aurait pu voler maman?
(soupir)
- Pas maman, toi puis moi. Voyons, allume!
- Tu peux bien parler! Tu t'occupais jamais d'elle.
Tu te poussais à Calgary pour pas avoir à t'en occuper.
Je veux pas dire que j'étais mieux,
mais Camille, elle, au moins, elle s'en occupait.
Allô?
- Ça, ça lui donne le droit de voler l'argent de sa mère?
- Non, mais ça te donne surtout pas le droit
de l'accuser sans raison.
Hum.
Oui?
Je m'excuse de vous déranger,
Sergent Gabrielle Cantin, postée à Boucherville.
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- Vous enquêtez sur une affaire de meurtre, Camille Boyer?
- Oui. Justement, j'ai son frère et sa soeur qui sont ici.
Faudrait qu'on se voit.
- Vous avez des choses à dire ou des choses à demander?
- Des choses à vérifier avec vous dans ce dossier-là.
(grognement)
- Wow! Ça va? Pas trop chaud, madame?
On ménage pas les efforts.
- On ménage pas les efforts, hein?
(grognement)
On va l'aider, la petite Sophie.
C'est pas drôle de suer comme ça, là.
(rire)
Qu'est-ce qu'il y a, t'es pas contente de me voir?
Allez, one, two.
(exclamation)
OK, Sophie! Parfait. One.
(exclamation)
Encore, one, two. Concentre-toi!
Mets ta garde. Mets ta garde. Mets ta garde.
Allez, one, two. Encore. Allez!
Hop!
(exclamation)
(♪ hip-hop à la radio ♪)
Alors comme ça, t'es venue me voir comme une grande fille?
- J'ai pas besoin de personne pour me défendre.
Fait que tu voulais jaser, on va jaser. Viens-t'en.
(♪ hip-hop à la radio ♪)
(cloche)
Bon, c'est quoi ton problème? Envoye, garroche, je t'écoute.
- Moi, j'ai pas de problème, moi.
Mais toi, par contre,
il y a des gens qui sont de mauvaise humeur, Sophie.
- Tu parles de Malik parce qu'il a été arrêté,
puis tu penses que c'est à cause de moi?
J'ai rien dit.
- Si t'as rien à dire, ferme ta gueule et arrête de m'écoeurer.
Regarde, je suis là, là. Tu me cherches?
Dis-le ce que t'as à dire.
OK, regarde, non, laisse-moi parler.
Fait que tu penses que c'est à cause de moi
si vous avez été arrêtés?
Bien, j'ai une petite nouvelle pour toi, mon homme.
Je pouvais pas savoir où vous étiez,
j'avais une cagoule sur la tête.
Pour le savoir, la police a saisi mon téléphone.
- Ah ouais? Et pourquoi ils auraient fait ça?
- Parce que c'est moi qui ai découvert le corps de Cayla.
Ils voulaient savoir à qui j'avais parlé,
puis qui m'avait téléphoné.
Fait que la police m'a interpellée,
ils m'ont passée en interro,
puis ils ont saisi mon téléphone.
Tu peux pas savoir comment ça m'a mis dans la marde.
Wow!
T'es même pas en prison.
Toi non plus.
- Moi, j'ai un fucking procès qui m'attend.
Qu'est-ce que tu racontes?
Je sais pas pourquoi,
puis je veux pas le savoir.
Je vais te dire une affaire. Écoute-moi bien.
Ton ami Malik, là, il est accusé d'enlèvement, de proxénétisme,
de traite de personne puis de complot pour meurtre.
C'est pas de ma faute à moi.
J'étais pas là quand il a fait ses esti de niaiseries.
J'espère que c'est clair.
Ah, puis je le sais qu'il y a quelqu'un
qui a essayé de me passer.
Là, pensez-y 2 fois avant de le refaire
parce que je partirai pas toute seule.
Ça, c'est une promesse.
J'imagine que tu reconnais ça.
Euh, classe affaires.
Pas très confortable, d'ailleurs,
mais c'est ça qui est ça.
Rangées 1, 2, 3, 4.
- Ça va, ça... - Sièges A, C, D, F.
Ah, bien!
Toi, tu t'es dit: "Mon boss travaille trop,
je vais lui offrir un cadeau."
Ou t'as vraiment la chienne et tu te prépares à te pousser.
- Un peu de sérieux, s'il vous plaît, M. Dumas.
Le voyage du fameux notaire Deschamps
avec la mère de Camille Boyer,
qui s'appelait en fait Blandine Lessard.
- OK, on est dans ce dossier-là. - On est dans ce dossier-là.
Donc, Blandine Lessard est assise ici, siège 2C,
et sa fille Camille Boyer, juste ici, siège 3A.
- OK, comme une en arrière de l'autre.
De biais.
- Puis? C'est peut-être les derniers sièges disponibles.
- Oui, mais tu demandes aux passagers autour
de changer de place.
- Oui, mais ça, ça se fait après le décollage.
Ça change pas le registre des réservations.
- Sauf que notre Mme Boyer nous a jamais dit
qu'elle était allée à la Barbade avec sa mère.
Ici, j'ai la liste des réservations d'hôtel
la semaine où le notaire Deschamps
est supposément allé dans le sud avec Mme Blandine Lessard.
Et la comptable en bas avait la facture d'hôtel.
Tu peux mettre n'importe quel nom sur une facture d'hôtel...
mais pas sur une réservation de billets d'avion.
Ça, ça prend ton passeport.
Blandine Lessard dort ici avec le supposé notaire Deschamps,
et juste à côté, la chambre est réservée
au nom de Robert Gariépy.
Et c'est qui, ça, Robert Gariépy?
Ça, c'est le gars qui est assis dans le 3C,
juste à côté de Camille Boyer.
- OK, incestueux, la patente, là.
- Rendu là, je mettrais ça dans les mains des policiers.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Oui, allô?
Éric? Sylvain Diotte.
- Justement, fallait que je te parle, toi.
Je t'écoute.
- Non, non, pas au téléphone. Je vais passer te voir, OK?
On t'attend.
(paroles indistinctes à l'interphone)
Comment ça s'est passé au gym?
- Regarde, je viens juste de revenir.
Je peux décanter, s'il te plaît?
Ça va.
Je m'inquiétais, c'est tout.
Fait que tu t'inquiétais?
- Ouais, pourquoi? C'est pas correct?
- Bien oui. Bien ouais, c'est juste que...
Bien, tu sais, tu peux t'inquiéter
comme quelqu'un qui s'inquiète,
mais tu peux aussi t'inquiéter comme...
- Comme quelqu'un qui s'inquiète?
- Tu comprends ce que je veux dire?
Non, pas sûr.
- Bien, tu sais, s'inquiéter comme...
parce que ça te tient à coeur.
Tu sais, ton père, quand il s'est fait tirer dessus, bien,
je m'inquiétais pour de vrai, là.
C'était... C'était comme une inquiétude pas platonique.
Platonique?
Platonique...
"Intellectuel ou théorique,
sans impact réel sur la vie quotidienne"?
- C'est moi qui ai l'air d'une imbécile, là,
ou tu fais semblant de pas comprendre?
- Un peu des deux. - Salle de conférence.
Ouais, on arrive.
(soupir)
(raclement de gorge)
- Blandine Lessard est assise ici.
Juste en arrière, sa fille Camille Boyer,
puis Robert Gariépy ici.
- Donc toi, tu penses que le gars qui est assis là,
c'est le faux notaire?
- Je pense que oui, puis je vais aller encore plus loin.
Je pense que Robert Gariépy puis Camille Boyer
se sont associés pour frauder la mère.
Puis Gariépy s'est débarrassé de Camille
quand elle est devenue trop encombrante.
- Comment t'as fait pour avoir cette information-là?
J'ai fait ce que...
ce que la police devrait faire.
J'ai fait aller mes sources.
Méchantes sources.
T'as eu accès au nom des passagers sur l'avion.
Non, moi, j'ai accès à rien.
C'est... c'est Intelco.
C'est une bonne boîte. Vous la connaissez peut-être.
- On va regarder quelque chose ensemble.
(soupir)
Tu reconnais ça?
- Oui, c'est le bureau du faux notaire.
- C'est une vidéo qui a été prise par un autre technicien.
OK.
- Mais j'ai comme un problème. - Lequel?
- On a retrouvé ton ADN sur place.
Mon ADN à moi?
- Ouais. Attends, j'ai d'autres choses.
- Ton ADN vient de cette tasse-là.
- Oui, c'est un café que je buvais en t'attendant,
puis je l'ai jeté quand t'es arrivé.
- Je sais, j'étais là. C'est bien ta tasse, tu reconnais ça?
Oui, c'est ma tasse.
Vous allez quand même pas me soupçonner, là.
- Oh, oh, oh! Non, non, non, non, non.
Hé, hé, hé, on fait pas de lien avec l'affaire Camille Boyer.
- En quoi est-ce que mon ADN sur une tasse peut vous intéresser?
- On fait juste dire qu'on a trouvé ton ADN.
- Avez-vous fait des recherches sur Robert Gariépy?
Non, pas encore.
Je suis venu vous voir parce qu'on sait pas où la famille
veut aller avec ça.
Comme il y a une enquête criminelle en cours,
on voulait pas interférer dans vos affaires.
Non, c'est votre décision.
Le meurtre de votre soeur, c'est entre les mains des policiers.
La police est là pour trouver
le ou les coupables d'un meurtre.
Je suis pas certain que c'est eux qui ont le pouvoir
de retrouver les millions qu'on a volés à ma mère.
- Y a-t-il juste ça qui t'intéresse, toi, l'argent?
- Si ça nous intéresse pas, là, je vois pas ce qu'on fait ici.
C'est la police qui va s'occuper du meurtrier.
- Déjà, on pense avoir identifié le suspect
qui se fait passer pour le faux notaire.
- Comme le dit monsieur l'avocat ici présent,
on pense, mais en fait, on spécule plus qu'on pense.
Vous avez un nom en tête?
- On a un nom, oui, mais les policiers
vont devoir faire des vérifications.
Bon, euh...
Vous, là, vous en pensez quoi?
Je sais que c'est votre entreprise,
vous allez pas me dire de laisser tomber,
mais vous en pensez quoi?
- Si je peux me permettre? - Bien sûr.
- Bon, l'enquête policière, c'est une chose,
mais l'argent offshore, ça, c'est une autre affaire.
Il y a personne ici qui peut véritablement dire
si l'argent a été volé.
Mais s'il est dans des comptes offshore, bien,
on peut aller le récupérer.
- Il y a ce que votre soeur a dit puis ce qu'elle a pas dit.
- Puis moi, il y a une chose que je veux vous assurer,
c'est qu'on vous forcera pas à dépenser de l'argent
inutilement.
Si on va nulle part, on va nulle part.
Mais déjà, on avance.
Mon bras droit est avec les policiers présentement.
Il a des solides informations à leur transmettre.
- Comme je te dis, il y a des empreintes partout.
C'est dans le système, on vérifie tout ça.
- Bon, bien, je sais que c'est pas vraiment de mes affaires,
mais si vous avez des développements,
vous me tiendrez au courant.
Oui, oui, mais attends.
Rassieds-toi.
On a autre chose.
Parce qu'à part ton ADN,
on a aussi trouvé de l'ADN à l'intérieur du local.
Good.
Ouais.
Fait qu'on est en train d'analyser tout ça, là.
C'est pas de l'ADN qu'on a dans notre banque,
mais tu sais comment ça marche.
On peut pas le relier à quelqu'un en particulier.
- Il existe la généalogie génétique criminelle,
même si l'ADN est pas dans votre banque de données.
C'est quand même pas à vous que je vais expliquer ça.
- Tu penses vraiment que ça marche, ces affaires-là?
Oui, voyons, ça marche.
- En tout cas, moi, l'ADN, j'ai mes réserves.
- Vous vous servez de ça à tour de bras
pour faire condamner du monde.
- Je dis pas ça, je dis juste que l'ADN,
ça dit pas toute l'histoire.
On s'en va où avec ça, là?
- Ça fait combien de temps que tu travailles chez Intelco?
Un peu plus de 20 ans.
- C'est en 2000 que Jean Dumas t'a engagé, c'est ça?
- Ça vient faire quoi dans la discussion?
Brian Lavigne.
Ça te dit quelque chose?
Non, ça me dit rien, non.
(♪ sonnerie de cellulaire ♪)
Non.
Pas tout de suite.
Parce que si le nom de Brian Lavigne
me sonne une cloche à moi,
il me semble que ça devrait te sonner une cloche à toi aussi.
(sonnerie de téléphone)
(sonnerie de téléphone au loin)
- Anthony, peux-tu envoyer un message texte à Éric?
Je l'appelle, il répond pas.
On est censés aller rencontrer un client, lui et moi, ce soir.
- Papa. Dis-moi que t'es capable d'envoyer un message texte.
Je sais pas écrire.
- OK, tu dis qu'il est au poste de police?
- C'est ça qu'il m'a dit, il s'en allait rencontrer Diotte.
- Appelle au Centre-Sud. - Appelle-le, toi.
Hé, j'ai pas juste ça à faire.
(soupir, petit rire)
- Laurent, j'aurais besoin de savoir
où se trouve le cellulaire d'Éric Bonin, s'il te plaît.
Poste de police Centre-Sud.
- OK, je vais aller le rejoindre,
sinon on va être en retard.
- Même si vous me posez la question 100 fois,
ça va être la même réponse.
Brian Lavigne, ça me dit rien.
(♪ sonnerie de cellulaire)
Ça, c'est mon téléphone.
- Ouais, mais je pense que c'est pas le temps de répondre.
- Bon, là, vous allez arrêter votre esti de niaisage.
Est-ce que je suis en état d'arrestation ou non?
- Tu l'étais pas, mais là, tu l'es.
- En état d'arrestation pour quoi?
Entrave à la justice.
Parfait.
- Éric Bonin, vous avez le droit de garder le silence.
Tout ce que vous direz
pourra être utilisé comme preuve contre vous.
Vous avez le droit de parler sans délai à un avocat
et d'être informé de l'existence de l'aide juridique.
- Vous avez bien compris? - Oui.
- Parfait. Est-ce que vous voulez parler à un avocat?
- Oui. - Son nom, c'est quoi?
- Anthony Dumas, membre du Barreau, avocat.
C'est à lui que je veux parler.
Ça tombe bien,
je pense qu'elle a un petit kick dessus.
- Bonne fin de journée, Jean. - Merci, Maïssa.
- Reposez-vous un peu, là.
- Je me reposerai quand je serai mort.
(sonnerie de téléphone)
Oui, allô?
- Anthony Dumas? - Oui, c'est moi.
Geneviève Allard.
Oh, elle s'ennuie déjà.
Pas vraiment, non.
Je vous passe Éric Bonin.
Merci.
Oui, c'est Éric.
- T'étais où? Tout le monde te cherche.
- J'ai besoin d'un avocat, Anthony.
Je suis en état d'arrestation.
- En état d'arrestation pour quoi?
Code criminel, article 911.
OK, attends, tu bouges pas.
(soupir)
Maïssa, mon père est où?
- Il vient d'entrer dans l'ascenseur.
- OK, appelle-le.
Dis qu'Éric a un code criminel 911. 911.
Faut qu'il revienne à mon bureau au plus sacrant.
Oui, allô? Toujours là, Éric?
Oui, oui, oui.
OK. Là, tu prends ton temps.
Lentement, faut que je prenne des notes.
- Je suis venu rencontrer les policiers.
Lesquels?
- Hum... La sergent-détective...
Diotte, puis le sergent Allard.
Je pense que c'est l'inverse.
- Ah oui, oui, excuse-moi, oui.
- Puis après, qu'est-ce qui s'est passé?
On a commencé à discuter.
Allô? Allô?
Oui.
- Non, Éric... Éric, regarde, je vais te mettre sur main libre.
Ça va aller mieux pour prendre des notes.
- OK, Anthony, faut que tu sois tout seul dans le bureau.
T'as pas le droit d'avoir personne.
- Vas-y, c'est beau, laisse-toi aller.
Je peux y aller, là?
- Oui, je t'écoute attentivement.
- Bon. J'étais venu leur parler du dossier de Camille Boyer.
On a échangé de l'information
puis on a eu une... étrange discussion sur l'ADN
parce que j'ai bu un café
quand je me suis présenté au bureau du faux notaire.
Diotte était là, il m'a vu faire.
Et il m'a dit que mon ADN
se trouvait sur la tasse en question.
- C'est pas un crime de boire dans une tasse en carton.
- Non, sauf qu'il m'a demandé si je connaissais un certain...
Brian Lavigne.
Évidemment, j'ai dit que non,
je connaissais pas de Brian Lavigne.
C'est là qu'il m'a arrêté pour me dire que j'étais accusé
d'entrave à la justice.
- Attends, Éric, ne dis plus un mot,
ferme ta boîte, on s'en occupe.
- OK, parfait. Je raccroche, là? - Ouais, ouais.
(soupir)
- Je m'en vais rencontrer quelqu'un.
Brian Lavigne, c'est pas le directeur du Bureau d'analyse
des menaces nationales, ça, qui est mort?
- Je le sais pas c'est qui, Brian Lavigne.
- Là, c'est vrai, on est des adultes, toi puis moi.
Tu vas m'expliquer pourquoi tu m'accuses
d'entrave à la justice.
- Parce que tu m'as menti. - Moi, ça?
- Tu m'as dit que tu connaissais pas Brian Lavigne.
Je le connais pas non plus.
- Dans ce cas-là, il va falloir que t'explique au tribunal
comment ton ADN s'est retrouvé sur les restes de son cadavre.
C'est la SD Cantin de la Sûreté qui l'a confirmé à Geneviève.
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- J'aimerais mieux parler avec votre père.
- Il sera pas là avant demain matin.
Il va être trop tard.
- Il s'apprête à mettre le feu partout.
Il sera pas capable de l'éteindre.
- C'est pas de notre faute. - Oui, mais soyons prudents.
- Quand j'ai su que tu voulais me voir,
j'ai tout de suite demandé
qu'on vérifie si on avait pas arrêté
quelqu'un dans ton entourage.
- Puis ç'a donné quoi, ta petite vérification?
- Éric Bonin, il est dans le trouble jusqu'aux oreilles.
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