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Original subtitles

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1 Irene Abe a été assassinée par la CIA.

Je vais te donner un scoop.

Il a pour pseudo Reed Thompson.

Je connais son vrai nom et j'ai des photos.

Je vais les rendre publics, que les gens voient.

Il menace de révéler mon vrai nom !

Tu es viré. Et pas seulement de l'opération.

C'est la fin de ta carrière à la CIA.

Garde toujours un plan B.

Surveille tes arrières, parce qu'ils s'en foutent de toi.

J'ai vraiment cru à ce nouveau départ.

Je voulais vous prévenir.

Je devrais avoir un remplaçant d'ici la semaine prochaine.

Je veux t'en acheter davantage. Trois cents kilos par semaine.

Tu fais plaisir à ton pays et à tes compatriotes.

Te réjouis pas trop vite.

Bonjour.

Bonjour. LADWP.

Grady Williamson ?

Oui, un instant.

EMPLOYÉ

Justin, 3, 3, 5, 6, 8, 5.

Je consacre 90 % de mon temps à l'immobilier, avec toi.

Grady est de notre côté. Son business est légal.

Faut marquer le coup.

Il faut que tu me promettes que tu pourras arrêter, le jour venu,

et que tu feras tout pour que ce bébé, cette famille,

soit en sécurité.

Derrière cette...

Je ferai le nécessaire.

Onze mois plus tôt.

Oui, on aura les résultats jeudi.

Le budget sera prêt la semaine prochaine.

- Je vais aux toilettes. - Bien.

J'ai fait ce que je n'avais pas pu faire ces dernières années.

- J'ai voyagé, par exemple. - Tu t'es reposé, j'espère.

Oui.

Le repos et la détente, il n'y a rien de mieux.

C'est marrant.

Je ne t'imagine pas du tout en vacances.

Tu avais raison.

Ça durait depuis trop longtemps. J'avais besoin d'une pause.

J'aurais dû t'écouter plus tôt.

Et nous voilà ici.

Assis dans ce restaurant où tu m'as suivi.

Alors, j'ai parlé à mes anciens contacts

pour voir un peu la suite.

Certains sont à Téhéran.

C'est censé me parler ?

Je sais ce qu'il se passe là-bas. Et que ça ne va pas trop.

Je suis désolé. Je ne sais pas de quoi tu parles.

Bon.

Dans ce cas, dis à ton chef

que tu as un contact

qui sait pour les sept otages américains

et qui a lui-même passé trois ans à Téhéran.

D'accord, disons que je sais de quoi tu parles.

Qu'est-ce que tu suggères ?

Je suggère que je connais cette zone,

que je ne suis plus à la CIA

et que je peux vous être très utile.

Une eau gazeuse.

Disons qu'on puisse employer quelqu'un comme toi de façon temporaire,

tu penses que retourner en mission est une bonne idée ?

- Par rapport à quoi ? - Je pensais à Julia et Paul.

Tu sais, ta femme et ton gosse.

Oui, ils vont bien, merci.

Le pays a besoin de moi.

Bref...

Je serai à l'InterContinental quelques jours.

Au cas où tu veux me trouver.

- Ça fait plaisir de te voir. - Pareillement.

Six mois plus tôt.

Dis-nous dans quel camp tu travaillais.

Ça, c'est un chalumeau. Je peux l'utiliser, si tu veux.

- Avi. - Et je ne peux pas...

Ferme ta gueule, s'il te plaît.

Je te l'avais dit.

On peut pas se fier aux Gardiens de la révolution.

Ils ont tout pris.

- C'est qui, ce mec ? - Un nazi présumé.

J'ai payé les Gardiens et ils nous ont quand même baisés.

Tu as soudoyé les Gardiens

- et ils nous arnaquent ? - J'ai payé cher.

Et les otages ?

Les Iraniens disent que le Hezbollah ne fait que changer ses demandes.

Merde. Quels connards !

Ils se foutent de nous.

Tout à fait.

Et ma commission ?

OK. Je m'occupe des Iraniens.

Débarrasse-toi du nazi.

Du nazi présumé.

S'il est innocent, il s'en ira.

Que pourrais-je faire d'autre,

dans ce pays qui a exterminé les miens ?

Quand on va à Paris, on prend un croissant, non ?

Je reviens, mon Kommandant.

Dis-moi, tu te souviens du nom de ta femme aujourd'hui ?

Maintenant, tout de suite...

Le Hezbollah et l'Iran se moquent de nous. Tout le monde gagne du fric sauf nous.

Cinq mois plus tôt.

Et aucun otage n'est libéré.

La vente des missiles profite aux Contras.

À hauteur de quelques millions. Ça n'est pas grand-chose.

Ce qui compte, c'est de sortir de ce merdier avec l'Iran.

On a des ordres d'en haut.

North ne nous écoute plus.

Il continuera, quoi qu'il arrive.

Oui, mais selon quel calendrier ?

Les pays d'Amérique centrale se retournent contre nous.

Les Sandinistes gagnent la guerre des RP, et bientôt la guerre tout court.

Je ne crois pas que ça urge autant.

Vraiment ? Tous mes contacts disent

que la circulation des armes a ralenti au Nicaragua.

Que se passe-t-il à Los Angeles ?

Je vois ce que tu fais.

Quoi ?

Tu veux retrouver mon soutien.

Prouve-nous que tu es en forme et clean.

Et ensuite, si on a un problème à Los Angeles,

je n'aurais pas d'autre choix.

Il y a un problème à Los Angeles ?

T'es un vrai génie.

Qui d'autre connaît mieux que moi l'opération ?

Personne, n'est-ce pas ?

Alors, s'il y a des problèmes, je pourrais les identifier rapidement.

C'est tout.

Après tout ce qui s'est passé, tu veux vraiment y retourner ?

Oui, tout à fait.

Ça fait plus d'un an, aucun article n'est sorti dessus depuis.

Aucun journaliste n'a remis son nez là-dedans.

Des politiques se sont interrogés.

Quelques membres du congrès en mal de reconnaissance,

pour faire la une des journaux.

Tout le monde les prend pour des complotistes.

S'il te plaît,

laisse-moi y retourner.

Au moins pour voir ce qui se trame.

Trois jours plus tôt.

Vous travaillez le dimanche maintenant ?

Oui. C'est la seule façon de rattraper notre retard,

mais vous pouvez les appeler pour vous plaindre, si vous voulez.

J'ai tout raté, on dirait.

Ça devait être une sacrée fête.

Oui.

Bonjour.

VILLE DE LOS ANGELES EAU ET ÉLECTRICITÉ

LE TUEUR DE NORTH HOLLYWOOD TOUJOURS EN FUITE

Bon sang, quel bel avion.

Tu aurais vu le Cessna Dragonfly que j'avais au Laos.

- Une vraie Chevrolet 5 7. - Chevrolet 57.

Je t'ai déjà dit ça ? Désolé. La cocaïne, c'est mauvais pour la mémoire.

- Ça va ? - Je suis un peu préoccupé.

Le poids des responsabilités.

On peut parler seul à seul ?

Si ça peut te faire plaisir.

Si ce que tu me dis me plaît, oui.

Je peux réduire mes prix, mais à une condition.

- Tu veux mon avion ? - Oui.

Je plaisante. Que dirais-tu d'une balade ?

- C'est tout ? - Oui.

- Marché conclu. - Et voilà !

- Train d'atterrissage ? - Relevé.

- Feux ? - Éteints.

- Rabats ? - Relevés.

- Puissance de montée ? - À bloc. T'es prêt ?

Jolie sensation, hein ?

Revoilà ton sourire.

Tu m'inquiètes, tu sais ?

- Tu vas faire un ulcère, un de ces jours. - J'ai 24 ans.

Oui, justement.

Tu sais, les affaires vont s'arranger.

Oui, tant que je suis aux commandes.

Et le reste, ça va ?

Et ta douce ?

Elle va bien. Très bien. Ça devient sérieux entre nous.

- C'est la bonne, tu crois ? - Oui.

C'est bien. J'ai eu quatre femmes de ma vie, dans ma vie.

Toutes des ex-épouses.

Toutes des femmes de ma vie, jusqu'à ce que ça change.

Quatre. Je ne savais pas.

Des enfants ?

Oui, quelques-uns.

J'adore mes gosses.

Je déteste leurs mères, par contre.

- Ça alors. - Tu as pensé

à faire des petits Franklin un jour ?

Oui, peut-être.

Ils auront de la chance.

Ils auront gagné le gros lot.

Alors ?

C'est pas bon.

Grady n'est pas fiable.

Il y a un énorme écart entre les quantités déplacées

et l'argent qui arrive au Nicaragua.

Difficile de dire combien il a volé,

mais ça doit se situer autour de cinq millions.

En plus de ça, il fait affaire avec le contact.

Des projets immobiliers via des sociétés écrans.

Et comme si ça suffisait pas,

il est en couple avec une fille de son entourage.

Ce n'est pas bon.

On sait comment ça va se terminer.

À moins d'y remédier maintenant.

Tu es sûr de pouvoir bosser avec ce contact,

après ce qu'il s'est passé ?

Tu parles du fait que je l'ai rendu riche, fait sortir de prison

ou aidé à échapper à un journaliste ?

Ça va bien se passer.

Je pensais à ce que tu as fait à son père à Cuba.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Va voir Grady, mais discrètement.

C'est quoi, ce bordel ?

- T'inquiète, je vais tout ranger. - Je ne suis pas inquiet.

C'était bien, ton vol ?

Super. J'étais avec Grady.

Tu veux me purifier ou quoi ?

J'étais en train d'y penser, oui.

C'est quoi, ça ?

Une tentative de transformer le chaos de nos vies

en un chaos organisé.

Comment tu fais pour t'asseoir par terre comme ça ?

Bon sang.

- C'est le jour où le bébé arrive. - Si elle suit le plan.

Elle ou lui.

L'univers ne me ferait pas ça.

Ah, là, là.

Alors, voyons voir. Regarde-moi ça.

Des codes couleur pour les chakras.

Peut-être.

Ça, c'est la date limite de signature des fiducies, pour le bébé et moi.

Et là-bas,

la date limite pour l'association à but non-lucratif.

Et cette couleur, tu t'en souviens ?

C'est pour le sexe ?

Oui, bien sûr.

C'est le chakra sacré.

- Les visites chez la gynéco. - J'étais pas loin.

C'était presque ça.

Et ça, c'est la date de soumission pour le bâtiment.

C'est couleurs représentent l'imagination, la liberté et la confiance.

Ça devrait être vert, comme les billets qu'on va gagner.

C'est un énorme projet, ce bâtiment.

Tu t'es fié à mon instinct

et ça servira aux générations à venir.

J'en suis sûre.

C'est pour ça que tu dois avoir une participation.

Tu posséderas une part.

Ils viennent d'annuler Arnold et Willy. Je suis très sensible, là.

Tu es sérieux ?

- Je mentirais à une femme enceinte ? - J'en sais rien.

Tu n'en sais rien ?

Oui, je suis sérieux.

Les papiers sont prêts, dans la mallette.

Merci, Franklin.

Ne me remercie pas.

Remercie l'univers.

Je suis sérieuse.

C'est agréable d'être reconnue.

Tu sais ?

Écoute.

Je vais te donner le monde entier.

Promis ?

Le fisc enquête sur le blanchiment d'argent en Amérique centrale.

Les banques du Panama sont encore solides,

mais on peut mieux investir l'argent.

La mairie de Los Angeles veut réhabiliter la zone du centre-ville.

On a fait une offre pour ce bien. On va sûrement l'avoir.

L'idée, c'est de rapatrier l'argent du Panama via nos sociétés écrans.

Je comprends rien à ce que tu dis.

Tu veux faire quoi avec le fric ?

Le transférer du Panama vers chez nous et l'investir dans ce projet.

De façon légale.

Combien ?

Pour qu'on soit compétitifs, avec une participation majoritaire,

dix millions, idéalement.

Putain, c'est à peu près tout ce qu'on a.

Plus on fait de placements privés, plus on a d'argent

et moins on a recours aux banques.

- Je sais pas. - Tout serait légal ?

Tout.

Et quand le bâtiment est terminé, on aura les loyers.

Et nos actions augmenteront quand la crise sera passée.

Combien de temps avant qu'on revoie l'argent ?

Trois ans. Peut-être moins.

Trois ans ?

C'est un investissement sur le long terme.

La rentabilité est d'environ 8 % par an.

Exonéré d'impôts.

Et surtout, en toute légalité.

Des putains de revenus passifs. Voilà ce que c'est.

Ce que vous voulez.

Et si on veut vendre,

on fera une plus-value de 100 ou 200 %.

Ou plus. Tout est écrit là-dedans.

Il y a aussi une analyse comparative d'autres biens commerciaux de la zone.

On va réfléchir.

Oui, bien sûr.

Regardez les projections. Vous nous direz.

- Je retourne au bureau. - D'accord.

À tout à l'heure.

Des nouvelles de Rob et de son ami ?

Oui. C'est réglé.

Rob est hors-jeu. Son ami, qui lui a tiré dessus, aussi.

- "Hors-jeu" ? - Hors-jeu.

Rob se camait. On ne pouvait plus lui faire confiance.

Ça alors, mon neveu.

Merci, trésor.

Tu n'auras qu'à me demander, désormais. Je suis Karen.

Je serai toujours là pour toi.

J'ai hâte.

Je mouille déjà.

Je suis occupé.

Il n'y a pas assez.

Les télécoms nous collent des amendes à cause des plaintes.

- Je suis obligé de prendre plus. - C'est pas mon problème.

Si les amendes nous font fermer, tu n'auras plus de travail.

Tu sais combien ils prennent à chaque appel ?

Ils prennent 40 %.

Ensuite, il y a le loyer, l'entretien et le matériel.

J'ai à peine la tête hors de l'eau.

J'en ai rien à foutre.

C'est comme ça. Si ça te plaît pas, la porte est par là.

Ou bien...

si tu veux t'amuser avec moi, on peut s'arranger.

Ah, ouais ?

Ouais.

- C'est tout ce que j'ai à faire ? - Oui, ma belle.

- Va te faire foutre ! - Allez vous faire foutre, toi et ce job !

Tu crois que tu trouveras mieux

que simuler toute la journée au téléphone ?

- C'est ta faute. - Non, c'est pas vrai !

Si, c'est vrai.

Ne dites pas ça.

Vous dites à la maîtresse que c'est ma faute.

J'ai passé toute la matinée aux toilettes.

- Berk ! - Quoi ?

NORTH VIEW ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE

Et apprenez quelque chose !

Les enfants ont l'air heureux.

Ça a pris du temps.

Et Xiamara ?

Xiamara ?

Il se trouve qu'elle aime cette vie.

Peut-être un peu trop.

Je me suis dit que j'allais peut-être te trouver avec...

Lucia ?

J'y ai pensé.

Je suis allé à Miami la voir.

Et puis, je me suis rendu compte que ma famille était ici.

Tu as fait le bon choix.

Alors...

pourquoi tu es là ?

Grady déconne.

Il est dangereux.

Pour lui, pour la mission, pour tout le monde.

Alors, ils t'ont repris ?

Une fois la tempête passée.

Entonces, Grady est hors-jeu.

Bientôt, oui.

Il adore cet endroit.

Son boulot.

- Il ne va pas se laisser mettre hors-jeu. - Il n'aura pas le choix.

Je suis venu te demander si je pouvais encore compter sur toi.

Je veux juste m'occuper de ma famille.

Bien sûr.

Mais je te protégerai, comme avant.

D'accord.

Grady n'est pas méchant, tu sais ?

Il est plus marrant que toi.

Je suis marrant.

Tu es mon pote. Mais marrant, non.

ARMÉE AMÉRICAINE

J'ai huit AK, cinq MC-AP et mon nouveau jouet préféré...

le Mini Uzi.

Inventé par un ami, Uziel Gal.

J'en ai 15.

On dirait un jouet.

Un jouet qui tourne à 9 50 coups par minute.

Et ne se bloque jamais.

Ça vous plaît ?

Oui.

Vous deux,

vous êtes Bonnie et Clyde. Vous voyez ?

Ça s'est pas bien terminé pour eux.

Non, pas pour ça.

Je voulais juste dire que vous êtes complices dans le crime.

Je suis jaloux, pour tout vous dire.

C'est vrai.

Vous êtes ensemble.

Vous avez l'argent, la ville.

Vous devez être très heureux. Restez plus longtemps, la prochaine fois.

On discutera davantage.

C'était bizarre.

Tu crois qu'il manigance quelque chose ?

Tu commences à te demander si Avi manigance,

tu vas devenir folle.

Quoi ?

Mais est-ce qu'il a raison ?

Tu es heureux ?

Putain.

Je suis riche, vivant.

Tu es assise là, dans cette petite jupe, et les Raiders sont à LA.

C'est dur de faire mieux.

Je ne t'ai sûrement pas assez dit

combien tu comptes pour moi.

Avant, tu ne voulais pas faire ça, et maintenant, tu es à fond dedans.

Et c'est à cause de moi.

C'est incroyable.

Tu es le meilleur de tous.

J'espère que tu le sais.

Oui, Havana.

Vous pourriez me connecter ? Je n'arrive pas à appeler directement.

Maman ?

Maman, tu m'entends ?

Franklin ?

Je suis heureuse de t'entendre.

Comment vas-tu, mon cœur ?

Le réseau est de moins en moins bon. Faut que j'en trouve un meilleur.

Frank ?

Veronique et moi, on a une nouvelle à annoncer.

Il paraît que c'est trop tôt, mais je voulais quand même te le dire.

Elle est enceinte.

Comment ?

On va avoir un bébé.

Un bébé ?

J'arrive pas à le croire.

C'est tellement...

J'aimerais que tu sois là.

Tu m'entends, maman ?

- Tu accompagnes les voyages scolaires ? - Pour les ouvrir un peu au monde.

- On refait ça bientôt ? - Ça roule.

Tu les as emmenés où ?

Avant, à Santa Monica, mais on se faisait emmerder par les flics.

Alors, on est allés à El Segundo.

Tu te rappelles quand on est allés à la plage avec Kev ?

La première fois que j'ai vu la mer.

Ça m'avait fait flipper.

Viens.

Tu as lu le livre que je t'ai donné ?

Je veux le lire, mais je l'ai pas encore ouvert.

Je voulais te parler de l'opportunité d'investissement.

Merci, mais je vais passer mon tour cette fois-ci.

Peu importe ce que tu fais avec ton fric, mais il faut que tu aies un plan.

J'ai déjà plus que j'aurais jamais cru avoir un jour.

Oui. Tu sais, ça ne te servira à rien

de l'enterrer ou de le cacher dans des boîtes de chaussures

ou ailleurs.

Ça me va mieux que de le mettre dans un lieu

où les blancs ne laisseront pas entrer les noirs.

D'accord.

Très bien.

Jerome m'a dit pour Rob.

Ouais.

Il se camait.

Il aurait pu se sevrer.

Tu ne l'as pas vu.

Il aurait pu nous balancer à n'importe quel moment.

- Ça a pas dû être facile. - Non.

Mais il fallait le faire.

Veronique est enceinte.

Non, c'est vrai ?

Ça fait que six semaines. Je ne l'ai encore dit à personne.

C'est pour ça que je fais ça

et qu'il faut pas que je fasse de la merde.

Tu as l'air pensif. Dis-moi ce que tu penses.

Rien. Je suis content pour toi.

Que tu deviennes papa.

C'est fou.

Tu vas être papa.

Vous vous y connaissez en vin.

DWP.

Sans la perruque.

J'imagine que vous n'êtes pas là pour un rail ou un verre.

- Oui, je travaille. - Très bien.

Vous êtes venu me donner un avertissement, me tirer les oreilles ?

À votre avis ?

Cette maison. Ces voitures.

Sans parler de ces millions de dollars

qui arrivent dans votre poche au lieu d'aller à la cause.

On m'a beaucoup laissé faire.

Je pensais faire partie d'un tout.

C'est pas le cas.

Très bien.

Je comprends.

Allez dire à vos maîtres que vous avez fait le job.

C'est trop tard.

Vos contrats sont annulés. C'est fini.

Non.

Non, je ne crois pas.

Qui connaît les Colombiens ?

Qui peut faire passer 500 kilos par la frontière ?

Vous savez, si ce n'était pas moi qui étais là,

ça pourrait poser problème.

C'est vous ?

Ça alors.

C'est vous.

C'est vous qui...

C'est vous qui avez failli couler avec le bateau.

Comment ils vous ont fait revenir ?

C'est pour la carotte ou par peur des représailles ?

Vous pouvez garder les voitures et l'argent que vous avez amassé.

C'est peut-être pas eux qui vous ont fait revenir.

C'est vous qui avez voulu.

Vous êtes un des derniers dévots qui n'ont pas encore compris.

Tous les patriotes que je rencontre,

ils cherchent à combler quelque chose.

Ils veulent être importants.

Sentir qu'ils comptent.

Qu'ils ne sont pas là pour rien.

Je reviens demain. J'espère que vous serez parti.

Attendez, laissez-moi deviner.

Votre femme vous a quitté pour un autre.

Vos enfants vous parlent plus, parce que vous êtes trop con.

Et vos parents,

j'imagine qu'ils vous ont frappé quand vous étiez petit,

ça vous a donné l'impression d'être insignifiant,

d'être une merde. C'est ça ?

Je savais que ça allait arriver.

Allez leur dire que je sais un paquet de choses qui les concernent,

que je suis au centre de l'opération

et qu'ils feraient mieux d'y réfléchir à deux fois avant de revenir ici !

Tu veux que j'envoie des gars le menacer ?

Non, c'était un job de merde, de toute façon.

Certains des mecs qui appelaient étaient dégoûtants.

Mais j'avais mis des mois à le trouver.

L'idée de recommencer,

de devoir expliquer ces deux années d'inactivité,

la façon dont les gens te regardent quand ils comprennent.

Ne leur dis pas. Invente un truc.

Ça fait partie de la guérison.

Ne pas se mentir à soi-même ou aux autres.

Tu sais, je pensais que le plus dur, c'était de se sevrer.

Mais essayer de pas replonger,

c'est presque pire.

En plus, je dois payer pour ce que j'ai fait quand j'étais défoncée.

Faut que je me bouge.

Je vais avoir besoin de ton aide.

Tu as déjà fait ça et tu as arrêté pour une bonne raison.

C'était il y a un an.

La tentation est toujours là. Tu en aurais à portée de main toute la journée.

Je n'ai pas le choix.

Si, et je vais t'aider à le faire.

Il n'y a rien pour toi ici.

Débrouille-toi autrement.

Vous auriez dû accepter.

Vous savez,

ce n'est pas parce que vous m'avez insulté,

mais parce que vous travaillez mal.

On perd trop de vies à cause de vous.

T'as encore oublié tes clés ?

- Salut. - Salut.

Je peux entrer ou...

Oui, entre.

Sois le bienvenu.

C'est joli, ici.

Le quartier est sûr, calme.

C'est isolé, sécurisé.

Exactement ce que tu voulais, non ?

- Quand es-tu revenu ? - Il y a quelques semaines.

C'est fou, je n'aurais jamais cru

que Los Angeles me manquerait.

Je sais pas pourquoi ni comment, mais cette ville a fini par me séduire.

Il paraît que tu t'en sors bien.

Tu as ton brevet de pilote ?

- C'est génial ! - Ouais.

Et une femme, n'est-ce pas ?

Tu veux un cigare ou autre chose ?

Volontiers.

Les affaires vont bien.

On bosse avec un certain Grady. Il est bon.

Je sais que tu l'aimes bien.

Je sais que c'est...

quelqu'un d'agréable.

C'est son travail.

Inspirer confiance. Faire croire aux gens qu'il les protège.

Ce n'est pas le cas ?

Il a fait de très mauvais choix.

Je ne lui tiens pas rigueur de son goût pour la fête, mais...

il s'est mis dans une relation...

amoureuse, disons, avec une fille de chez toi.

Sans parler du fait

que vous faites affaire ensemble dans l'immobilier,

ce qui...

Écoute, je sais que sur le coup, ça t'a paru être une bonne idée.

Tu t'es dit qu'il t'aurait à la bonne si vous faisiez du business légal.

Pourquoi tu parles de lui au passé, Reed ?

Ce que je n'arrive pas à comprendre,

c'est pourquoi tu t'es dit que ce serait une bonne idée

de devenir ami avec lui.

J'ai pensé que si ça posait problème à quelqu'un, il le dirait.

Je te le dis.

Grady n'était pas ton ami.

Il n'allait pas tarder à tout faire foirer.

Heureusement, on s'est occupé de lui avant que ça parte en vrille.

On va pouvoir retravailler correctement.

À partir de quand ?

Maintenant.

On faisait le boulot avant.

On va continuer à le faire, c'est tout.

Ravi de te l'entendre dire.

Je ne pense pas avoir à t'expliquer...

que les enjeux n'ont jamais été aussi gros.

Finis les erreurs, les coups bas

et le flou artistique. Compris ?

Compris.

D'accord.

Je te contacterai pour la prochaine vente.

En attendant,

cette maison que tu lui as dégotée via ton groupe,

vends-la.

Tu me donneras l'argent.

Je n'ai plus de briquet sur moi,

je peux ?

Ce monde est à toi. Je ne fais que vendre de la came.

Reed.

Grady avait accepté de baisser son prix.

Neuf mille par kilo. J'espère que c'est bon pour toi.

On va rester sur dix mille.

Au fait, Reed, c'est fini.

Appelle-moi Teddy, désormais.

Sous-titres : Yuvany Gnep

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