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- Ça passe 3 couverts, on aura 3 menus.
Faites marcher 2 amuse-bouches, un demi-homard.
Une sole, un turbot.
Mélodie entraînante
- La sole meunière pour la 2.
- La blanquette pour la11.
- Steak tartare.
- Une entrecôte, une portion de frites.
Te fais pas chier à faire de la décoration,
le client a 20 mn pour manger.
On mange pas en 20 mn.
- Un faugères pour la 8.
La 8, c'est pas de la blanquette? Si.
Bonjour.
Vous avez commandé un faugères?
Oui.
Pourquoi?
Votre serveur me l'a proposé.
Un conseil d'ivrogne.
Avec de la blanquette, on prend un blanc sec.
Comme, par exemple, un muscadet 2003.
On préfère le rouge.
Vous préférez le rouge? Pas de problème.
Dans ce cas,
on va se replier vers l'entrecôte-frites.
Bon appétit.
Ma blanquette!
Vous voulez pas me laisser une chance? Une semaine?
Non. Tu te rends compte,
t'as agressé 6 clients pour une cuisson de viande.
Ils voulaient leurs côtelettes à point.
Et alors?
T'as failli taper un mec qui a mis de la moutarde sur sa sole.
Paul Bocuse dit toujours...
Bocuse, je m'en tape.
C'est une brasserie de quartier ici.
-1er poulet basquaise à 4 ans,
1er soufflé à 5.
On m'appelle le Mozart du piano de cuisine.
Le Mozart de quoi?
Le piano de cuisine...
Je connais par cœur les recettes des grands chefs.
Je suis sans limites.
Bonjour, messieurs.
- T'es nouveau?
Une entrecôte-frites. Un bœuf carottes-frites.
Je veux un hareng avec des frites.
Soyons sérieux. Messieurs, s'il vous plaît.
Je vous propose une mousse de courges butternut
aux dominos en gelée de châtaignes
avec des ravioles de tomates posées sur une feuille de chêne.
- C'est servi avec des frites?
Non. C'est accompagné
de betteraves rouges au paprika
dans une soupe de mâche à l'écume de carotte
avec un trait de vinaigre d'Azincourt.
C'est qui, ce pédé?
- Queje te revoie plus avec tes conneries au paprika!
Jacky, t'es venu acheter ta tenue de chef?
Bientôt.
Bientôt, tu verras.
Verser sur le bœuf, saupoudrer de chapelure,
arroser de beurre fondu.
Les clous de girofle.
Zeste d'orange.
Comment ça s'est passé ?
Non, Jacky. C'est le 4e restaurant qui te vire.
On va être à 3 sur une seule paie.
Ils comprennent rien à ce queje fais.
T'as vu notre découvert ?
Oui, je sais.
Aïe!
Quoi ? Ça va.
Bébé, ça va ?
- Oui. - T'es sûre ?
Oui.
Faut que tu arrêtes de travailler.
Je vais faire en sorte de trouver un boulot.
N'importe lequel. Que tu sois tranquille.
N'importe lequel ?
Le1er qui se présente.
Etje me ferai pas virer.
- Bonjour, chef.
Ça fait du bien de quitter les fourneaux.
Tout va bien ? - C'est délicieux.
Bonjour, ça va ?
Vous avez aimé la sole ? - Elle est parfaite.
Bonjour. Vous aimez mes petits oignons confits, madame.
Ils sont à dévorer.
Permettez.
Une bouchée parfaite.
Je m'en souviendrai.
Je mange comment ?
Avec une fourchette, vous piquez...
Chef!
Pardon.
M. Matter dit que vous avez l'obligation
de lui montrer le menu.
J'ai pas le temps.
Pour les autres restaurants, faut voir avec lui.
Plus tard, Marion.
Non, ça va pas.
Je ne ressens aucune émotion.
Redonne-moi la vanille.
Goûtez.
C'est très bon, chef.
C'est fantastique, chef.
Tu parles.
Pas pour la carte du Printemps.
Je n'y arrive pas.
M. Matter vient de nous envoyer un menu.
Il veut que vous le serviez.
Il commence à me courir.
Suivez-moi.
Arrête de faire la tête. Je fais pas la tête.
T'as dit que tu prendrais n'importe quoi.
Je l'ai dit, je le fais.
C'estjuste pour 6 mois. Ça va passer vite.
Bonnejournée.
Je crois même que je vais me plaire.
Allez.
- Faut me repeindre toutes les fenêtres.
Y en a 524 en tout.
Ensuite...
les portes... 188.
Super.
Ils mangent quoi ? Je sais pas. Je m'en fous.
Ta combinaison.
Le matériel est là. On y va.
OK. Merci.
Bonjour, madame.
Topinambours.
Velouté.
Courges en gaspacho.
Ton menu date du siècle dernier, Alexandre.
On a besoin d'ingrédients pour baisser le prix
de notre gamme de surgelés et de plats sous vide.
Quel rapport avec moi ?
Tu vas m'aider à passer devant la commission d'agrément.
Si le Cargo Lagarde utilise ces produits,
on aura le feu vert.
Je vais mettre des saloperies dans mes plats ?
Mes chimistes disent que c'est sans danger.
Beaucoup de chefs
travaillent avec l'industrie.
Réfléchis.
C'est tout réfléchi.
Tu corresponds plus à l'image du groupe.
Je te présente Cyril.
Il a 2 étoiles à Londres et à Paris.
- Hello, Alexander.
Faut que tu viennes manger chez moi.
J'ai des mousses de radis phosphorescentes. Des entrecôtes
effervescentes et des glaçons de poulet de Bresse.
Génial!
Je vais confier le Cargo Lagarde à Cyril.
Tu vas récupérer la Fermette aux Mimosas à Orléans.
Regarde comme c'estjoli.
Tu pourras continuer à faire ta belle cuisine de tradition.
Le Cargo Lagarde porte mon nom.
Il est à nous, ton nom. On te l'a acheté.
Tu nous coûtes trop cher. Tu rapportes pas assez.
Je suis invirable, Stanislas. Relis mon contrat.
L'entretien est terminé.
Quoi ?
C'est comme ça, c'est l'époque. On n'y peut rien.
Y a quelqu'un qui frappe.
Comment vous préparez le cabillaud ?
- Il veut quoi ? - Le cabillaud!
Comment vous le préparez ?
- On comprend pas. Quoi ?
Vous êtes en train de le bouillir.
Il faut le faire au bain-marie pas plus de10 mn.
Après, il perd toute sa saveur.
Il devient...
Ouvrez la fenêtre.
Comment vous le préparez ? En bouillon dans de l'eau salée.
- ll va perdre tout son goût.
Qu'est-ce que vous faites ? Tenez-moi ça.
Bonjour, messieurs.
On peut faire mieux.
Alors...
Je pense à un concassé de prince des mers
à la mousse de citron.
Ils détestent le changement. Ça les rend méchants.
- On sait pas
s'ils savent ce qu'ils mangent.
- Le poulet, ils croient que c'est du poisson.
Si vous m'écoutez,
on peut atteindre des sommets de création culinaire.
C'est pas forcément notre but.
Qu'avez-vous mis dans les assiettes ?
Concassé de prince des mers à la mousse de citron
et radeau de petits légumes aux boutons de sauce arc-en-ciel.
J'aime pas le cabillaud comme ça.
Goûtez d'abord.
J'aime pas ça.
On sait, à notre âge, si on aime ou si on n'aime pas.
- Je veux que de la purée!
Je veux pas le trucjaune dessus.
Les cuisiniers sont conspués.
- Vous en faites pas, M. le peintre. C'est normal.
On a mis du fromage dans une omelette, j'ai été mordu.
C'est moi. Je vois les choses trop en grand.
Les gens s'en foutent de la qualité.
Désolé, les gars.
Vous savez quoi ?
La prochaine fois,
servez-leur de la purée d'aspirine avec du jus de Lexomil.
Ça devrait leur plaire.
Je vous prends de la sauge.
- Monsieur ?
Juste un poireau.
Ma mère vous adore. Vous voulez me signer ça ?
Direct dans 2 mn.
Chef! Oui ?
Je voulais vous dire, je quitte le Cargo Lagarde.
Quoi ?
Je pars diriger le Miroir de Paris à New York.
J'ai encore rien décidé.
M. Matter m'a déjà fait signer le contrat.
J'espère que vous me pardonnerez.
Tu peux pas me faire ça.
Je t'ai appris ce qu'est une paupiette.
Direct dans1 mn.
Je peux pas dire non au Miroir de Paris.
Mais pas maintenant.
Tout le monde m'attend au tournant avec cette carte du Printemps.
Vous serez dans mon cœur et dans ma tête.
Je m'en fous.
C'est clair ?
Excusez-moi, mais je pars aussi.
Direct dans10 secondes.
Je prends la direction du Coq de France à Dubaï.
Je suis désolé. Vous vous êtes donné le mot ?
Un.
Bonjour. Bienvenue dans mon émission :
"Les recettes du marché d'Alexandre".
*- Je suis là
avec mes 2 fidèles lieutenants, Sergio
et Akio.
Ça a commencé ? A l'instant.
* Aujourd'hui,
je vais vous parler d'une de mes entrées favorites.
Au cœur de l'hiver,
quand vous êtes seul...
Son émission de cuisine me scotche.
Moi aussi.
* Pour vous réchauffer le cœur, je vous propose
le velouté de poireaux au miel d'acacia.
Des poireaux avec du miel ? Bien sûr.
Tu savais ça ? Qui sait pas ça ?
Taisez-vous.
Je coupe les poireaux en petits dés.
La partie blanche.
Oui, Akio. Commeje vous ai appris au cours de ces années.
Il est bizarre.
* Quand l'oignon devient translucide,
on rajoute les poireaux.
Il metjamais d'oignons.
S'il en met, c'est
qu'il est pas sûr de lui.
Il doit avoir un problème de travail.
Tu le connais ?
Par cœur.
J'ai piqué ses livres de cuisine pour me les offrir.
Tu restes combien de temps à faire cette fenêtre ?
J'avais oublié le pinceau. Y a l'autre aile à faire.
D'accord. J'arrive tout de suite.
A tout à l'heure.
Je faisais un petit raccord.
Et vous libérer15 jours ?
J'ai vraiment besoin d'un second.
Papa, j'ai ma date pour ma soutenance.
Vous auriez une idée pour un assistant disponible ?
Non, je l'ai déjà appelé.
Y a vraiment personne.
Ah, tu es là, ma chérie.
Je suis venue te parler.
Je sais que t'es venue me parler.
Qu'est-ce queje t'ai dit ?
Tu m'as parlé d'un truc...
Tu vas venir ?
Bien sûr. Où ça ?
A ma soutenance de thèse.
C'est quoi, le sujet ?
L'influence du roman fantastique russe chez
les écrivains français du XlXe.
Y a de plus en plus de Russes qui viennent au restaurant.
Super!
Tu t'en vas ?
Je fais le service, c'était pas prévu.
Tu m'en veux pas ?
T'annules, tu reportes, tu repousses.
Tu parles.
Tu vas pas te commander un hamburger ?
Oui, c'est Mlle Lagarde.
Je voudrais un double cheese et un coca.
Merci. Au revoir.
Bonne soirée, papa.
Tous ensemble Jacky, à manger!
Jacky, à manger!
- J'ai un problème avec ton fils.
Comment ça ?
Il veut queje mette des saloperies chimiques.
Je vois.
Goûte ça.
Je suis emmerdé, Paul.
J'ai plus d'idées.
Tous les ans, c'est pareil.
Tu crois que tu vas perdre une étoile.
Goûte.
C'est quoi ?
Incroyable.
Incroyable. C'est le mot.
Mon rouget aux potimarrons queje faisais en1996.
Exactement.
C'est dingue. Je retrouve tout.
L'équilibre des légumes,
l'harmonie des épices.
Tout!
Qui a fait ça ?
Tu vois le peintre là-bas ?
- Le peintre ?
Monsieur ?
Excusez-moi, je peux vous parler ?
C'est vous qui avez fait ma recette de rouget de1996 ?
Non.
De 97.
En 96, c'était st-pierre et mousseline de pommes de terre.
Vous êtes sûr ? - Ah oui!
Cette recette, c'est l'équivalent du David de Michel-Ange.
Michel-Ange!
Intéressant comme rapprochement.
A la vérité, je cherche un second.
Ça vous dirait de faire un essai au Cargo Lagarde ?
Oui. Vous allez me signer un contrat de travail ?
Un essai. On verra plus tard.
Combien de temps ?
J'en sais rien. Un mois, 2 mois...
Désolé, ça va pas être possible.
Pardon ?
Ici, j'ai un CDD de 6 mois.
J'ai promis à ma femme qui attend un bébé.
Parlez-lui. Elle comprendra.
Non, elle comprendra pas.
Ça se refuse pas, le Cargo Lagarde!
Vous êtes con ?
Non. J'aime ma femme, c'est tout.
Vous commencez à me gonfler.
Au revoir, monsieur.
M. Lagarde, attendez!
J'accepte votre proposition.
Demain, 8 h au Cargo.
Vous avez raison,
je vais lui dire la vérité.
Je vois pas pourquoi
elle comprendrait pas que je quitte
un boulot payé pour un stage gratuit.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est des fleurs.
Qu'est-ce que tu fais là ?
J'avais envie de venir te chercher.
Je suis content de savoir que tu comptes sur moi.
Tu t'es fait renvoyer ? Pas du tout.
Y a un truc grave.
Tu le prends ce bouquet ?
Je le prends. Tu vas le porter,
je suis un peu enceinte.
Tu sais ce qui m'est arrivé ?
J'étais sûre qu'il y avait quelque chose.
Ouais, y a quelque chose.
Devine qui est venu me féliciter.
Non, qui ?
Alexandre,
le directeur de la résidence.
Il trouve queje peins vite. Je dois repeindre le réfectoire.
Tu te rapproches des cuisines.
N'importe quoi.
Elles sont super loin les cuisines.
Brouhaha
- Arrêtez ça!
- Alexandre!Arrêtez!
M. Matter nous a autorisés.
Si vous revenez, je vous colle en chambre froide.
Bonjour, chef. Vous êtes en retard.
Non, il est 8 h 02. C'est ce queje dis. En retard!
Janine!
Bonjour, Janine. Bonjour, chef.
Vous lui brodez son nom.
Ça sera fait.
C'est Jacky Bonnot. B-o-n-n-o-t.
M. Lagarde. Attendez!
Quand même!
"Je tenais à vous dire, chef,
"queje suis conscient de la chance que vous m'offrez.
"En effet, tout petit déjà,
"vos recettes étaient comme les perles d'un collier..."
Je vous attends en cuisine.
D'accord.
J'arrive tout de suite.
C'est Marcel Bouchard.
Tenez.
Merci.
Cette veste et moi, on va aller loin.
Essayez de pas vous faire virer dans la journée.
- Mesdames, messieurs, un peu d'attention.
Goûtez ça et dites-moi ce qu'il y a dedans.
Je me bande les yeux ?
On n'est pas au cabaret.
Alors...
C'est du turbot rôti.
Avec un coulis d'épinard.
Une sauce tomate-olive.
Aux radis daïkon avec du beurre salé.
J'aurais mis 2 grains de sel en plus.
Très bien.
Là-bas, vous sentez quoi ?
Du bœuf grillé, puis confit.
Du Vintage Beef Select, excellent choix.
Avec des courgettes et des pommes de terre.
Des Lady Christel, belle texture.
Elles tiennent bien dans l'eau bouillante.
Des petites aubergines grillées.
Un peu trop.
Beaucoup trop grillées.
Il a raison, elles sont trop grillées, ces aubergines.
Qui a fait ça ?
C'est moi.
Une aubergine, c'est susceptible.
Il faut pouvoir la regarder dans les yeux.
Je l'ai regardée.
Ça, c'est poubelle.
Oui, chef.
Vous n'auriez pas fait cette erreur.
Non, chef. J'aurais entendu l'aubergine crier.
Jacky, c'est l'homme qui murmure à l'oreille des légumes.
Et qui les écoute. C'est important.
Que vous dit cette carotte ?
Râpez-moi.
Elle voudrait être râpée.
Râpez ça.
Mettez-la dans le st-pierre.
Jacky va vous regarder travailler. Demain, il dirigera le service.
Au boulot. - Oui, chef.
Je suis embauché, chef ?
Attendez le coup de feu. Beaucoup rendent leur tablier.
Pas Jacky Bonnot.
C'est ce qu'on va voir.
C'est quoi ?
Ris de veau, St-Jacques, vanille.
Vous occupez pas de ça. La création, c'est moi.
Je me disais...
D'accord.
Je me sens tellement bien.
Regarde. Le bébé aussi, il est apaisé.
C'est grâce au nouveau Jacky.
Nouveau Jacky, nouveau Jacky.
Faut rien exagérer.
Faut queje te dise...
J'ai quitté la résidence,
je suis à l'essai chez Alexandre Lagarde depuis 3 jours.
C'est un stage. C'est pas rémunéré.
Pardon, je m'endors.
Qu'est-ce que tu m'as dit ?
Bonne nuit, mon nouveau Jacky.
Bonjour, chef.
- C'est comment ? - C'est complet, chef.
- Les langoustines, on en est où ? - Ça vient, chef.
Les poulardes, on avait dit à 35.
J'ai toujours pas mes piccatas.
Je vais te les chercher.
Désolé. C'est de ma faute.
- Fais attention à mes piccatas.
On relance une piccata. - Je prends.
Occupe-toi de la langouste pour la 4. Je prends la piccata.
C'est pas à toi de le faire. Check le poulet.
Y a pas assez de poulet.
Tu veux que Jérôme se fasse engueuler ? Remets du poulet.
Nettoie ça, s'il te plaît. La piccata.
Chaud!
C'est bien, Jacky. Bonne semaine au Cargo.
Merci, chef.
- M. Lagarde, j'adore votre poulet au citron.
Mais vous devriez mettre plus de citron.
Vous n'avez qu'à en rajouter.
Oui, j'y avais pas pensé.
- Direct dans 5 mn.
On va où ?
Sur le plateau télé, faire mon émission.
Pas question, je fais pas de télé.
Si ma femme regarde...
Elle travaille. Elle regarde pas la télé.
Si mes beaux-parents regardent ?
Vous pouvez m'appeler Brian pendant l'émission ?
Bienvenue dans mon émission,
"Les recettes du marché d'Alexandre".
J'ai l'honneur de vous présenter mon nouvel assistant.
Je vous présente... Brian.
Nous allons préparer le navarin de veau aux petits légumes.
Le navarin de votre carte en1999 à Uzès ?
C'est exact.
Excellent.
Il faut dire que Jacky... Brian.
Brian est la mémoire vivante de la gastronomie française.
Pourquoi il a mis des lunettes ? - Pour pas être reconnu.
Pourquoi il va à la télé, alors ?
Il veut être connu... incognito.
* On a découpé les tendrons de veau en morceaux.
* Pendant ce temps, moi, Brian,
j'ai pelé les carottes.
Brian!
Pourquoi Brian ? Son prénom américain.
* Ciselez cette ciboulette.
Vous voulez mettre de la ciboulette ?
Vous mettiez de l'estragon.
Nous sommes en direct.
Jacky aime me taquiner.
Pas Jacky. Brian. Je ne plaisante pas avec cette recette.
Au revoir, la ciboulette.
Prenons...
du thym.
Non, pas de thym. Ne touchez pas à votre chef-d'œuvre.
Ils s'engueulent pour de vrai ?
* Je n'ai plus besoin de vous. Je veux goûter.
Meilleur sans ciboulette ni thym. Ta gueule!
Mesdames et messieurs, bon appétit. A la semaine prochaine.
Une note d'estragon n'aurait pas fait de mal.
Ferme ta gueule.
* Bon appétit. Bon appétit.
Je vais me faire un navarin ce soir.
Ne faites plus jamais ça. Je défends votre recette.
- Bravo, bravo!
Alexandre, magnifique!
Vous avez fait un numéro extraordinaire.
J'ai relu ton contrat.
Je sais comment te faire quitter le Cargo Lagarde.
Si tu perds une étoile,
ton contrat saute.
Je ne perdrai jamais une étoile.
Je travaille avec tous les patrons de guides.
Deux critiques viendront bientôt au Cargo Lagarde.
Pas de chance. Ils aiment pas ta cuisine.
Tu vas pas les garder tes 3 étoiles.
J'allais oublier.
Tu perds ton restaurant, tu perds ton appartement.
Il est à nous aussi.
Au revoir, Alexandre.
Amusez-vous bien tous les deux.
Courage. Ça va aller.
Que faites-vous ?
Je vous réconforte. Vous me réconfortez ?
Oui...
Arrêtez de dire des conneries.
Oui, chef.
Au revoir, chef.
- Stanislas Matter est venu voir tous tes fournisseurs.
Si on te vend quelque chose, il nous arrête les commandes.
Le salaud! Commentje vais faire ?
T'inquiète pas.
J'oublie pas que tu m'as fait débuter.
Merci, Marco. T'es un vrai ami.
Julien.
Je te présente Julien. C'est lui qui s'occupera des courses.
C'est Marco.
Thibault, viens voir.
Rajoute 2 bâtons de cannelle et une feuille de lotus.
On change pas les recettes.
- On touche pas aux créations.
Il m'a laissé carte blanche.
Je peux pas faire ça. Ça va être super.
- Mets-lui. - Le chef sera furieux.
- Il le dégagera. - C'est un con.
Bonne idée. Je mets de la cannelle.
Son portable sonne.
Allô ?
J'ai 2 personnes à la 8. A mon avis, des critiques.
* lls mangent pas, ils goûtent.
Ils demandent des trucs. Ils ont commandé l'agneau.
Et alors ?
Jacky, votre second, il a changé la recette.
De quoi ?
Vous, vous perdez rien pour attendre.
- Ils sont là.
- Tout va bien ? - Très bien.
Tout va bien ?
M. Lagarde, c'est une merveille.
J'avais goûté avant votre agneau...
Et ?
C'est génial d'avoir rajouté de la cannelle.
De la cannelle ?
J'ai pensé qu'elle apporterait une rupture intéressante.
On sent une autre saveur.
Un goût indéfinissable.
- Il le dira pas.
Non, il le dira pas.
Du lotus, non ?
Du lotus, bravo.
J'aime contredire mes saveurs.
C'est fou.
Tout ce que les gens disent sur vous dans Paris.
"Qu'il fait du sur-place. Seulement un homme d'affaires."
Les gens sont méchants. Vous êtes au sommet.
Au top!
Merci.
Alexandre... Permettez...
On dit que des critiques du Guide
viendront lejour où vous sortirez votre prochaine carte.
Le12 avril.
Le Guide ? Merci de me prévenir.
Busseron et Marchal. Ils détestent la cuisine classique.
Faites-leur 2 ou 3 plats de cuisine moléculaire.
Avec un peu d'azote. De la transparence.
Ils jurent que par ça.
De la cuisine moléculaire ?
Mais non, pas ça.
C'est quoi, cette histoire ?
De la cannelle, du lotus ? Vous changez mes plats ?
C'est la même sauce du filet mignon
à l'inauguration du Four Seasons à Tokyo.
Un agneau et un chevreuil, ce n'est pas pareil.
Je vous ai interprété.
J'ai rapproché un plat d'aujourd'hui et une sauce d'hier.
Alexandre vous dit de ne plus faire de rapprochements
entre Alexandre et Alexandre!
D'accord ?
Mais je sais comment Alexandre travaille.
Alexandre, c'est moi.
Je vois pas le rapport.
Je suis Alexandre depuis ses débuts.
Je préfère le Alexandre d'avant le départ de Charlotte.
Charlotte ?
Mon ex-femme ? Que vient-elle faire là-dedans ?
Depuis qu'elle est partie, vos sauces stagnent.
Personne n'ose vous le dire,
mais vos sauces font du sur-place.
Charlotte n'a rien à voir avec mes fonds.
C'est terminé. J'en ai marre.
Dégagez!
Quoi ? Vous me virez ?
Oui, le stage est terminé.
D'accord.
Pas de problème.
Vous voulez une idée avec les ris de veau et les St-Jacques.
Je sais ce qu'aurait fait Alexandre.
La création ici, c'est moi.
Au revoir, M. Lagarde.
On frotte, on frotte. - Oui, chef.
- M. Bonnot ?
M. Lagarde aurait fait quoi avec les ris de veau ?
Ils les auraient déglacés avec du vinaigre de sureau.
Déglacés au vinaigre.
Il vous demande de rentrer.
C'est pas trop tôt.
On va mettre le vinaigre de sureau.
Pourquoi vous souriez bêtement ?
C'est la1re fois qu'on me reprend après m'avoir viré.
Allez-y.
Il a raison, ce con. Bien sûr.
Bon...
On va travailler ensemble la carte, mais...
T'es vraiment couillon, toi aussi.
Excusez-moi, Alexandre. Je suis en ligne.
Les farfalles, c'est al dente. Toi, tu les fais bouillir.
* D'accord. Je savais pas.
- Tu recommences.
* Laisse-les 9 mn.
Et surtout,
tu remues, tu remues.
Que faites-vous ? Je les aide pour la cuisine.
Vous faites le service ici et là-bas en même temps ?
Les résidents adorent mes recettes.
Je voulais pas les laisser tomber.
- Je viens en paix.
Pas d'embrouilles.
Je fais visiter mon restaurant à Cyril et à son designer.
Sortez de ma cuisine.
OK, très bien.
Je te présente Me Laveine, huissier dejustice.
Il constate queje peux faire visiter sans danger mon restaurant
pour y faire des travaux.
Si tu perdais une étoile,
bien sûr.
- Ça, ça part, M. Matter ? Tout ça, ça vire.
Et cette partie-là sera en céramique lustrée.
- On fait sauter le mur,
les clients mangeront là et là.
- Là, je veux une grande table écran.
C'est des St-Jacques ?
C'est une bonne idée.
C'est une recette de "Elle magazine" ?
Il était temps que je m'occupe du Cargo.
Cyril, come with me.
Je vais vous montrer lejardin d'hiver.
Les portes, on vire. De l'espace!
Ça sent la vieille cuisine.
Vous pouvez perdre cette étoile ?
Oui, c'est possible.
Venez, on continue.
* Jacky!La sauce au citron a brûlé.
Prends une autre casserole et recommence.
* Béatrice a appelé ici. Elle arrivait pas à tejoindre.
Elle voulait te montrer des trucs.
Ah bon ? Faut queje la rappelle.
Bonjour. Je cherche Jacky.
Il travaille plus là.
Ah bon ?
Allez voir dans les cuisines.
Dans les cuisines ?
*- Tu fais mariner le soja avec les quartiers de citron.
On m'a dit queje pourrais trouver Jacky ici.
Il travaille plus ici. C'est pour quoi ?
Il est où ? Vous le dites pas à sa femme.
Il est sur l'écran.
Qui j'annonce ? Sa femme.
Sa femme arrive ? Faut qu'on fasse gaffe.
Je suis sa femme.
Ah, c'est la merde.
* Vous lui avez dit quoi à Béatrice ?
Que t'es allé aux putes.
J'ai dit que tu achetais du plâtre et que tu revenais.
* Vous êtes cons ? Je fais comment pour revenir ?
Faut que je la rappelle,
queje trouve une excuse.
Jacky, c'est chaud.
* Deux secondes.
Le portable de sa femme sonne.
* Ma femme a la même sonnerie.
* Allô, bébé.
Ça va ? *- Oui.
Pas la peine de repasser à la résidence tout de suite,
*je suis coincé dans les embouteillages.
Où ça ?
* Pas loin. A Nation.
Je suis aussi à Nation. T'es où exactement ?
Je suis à gauche,
* coincé derrière des camions.
* Attends 2 secondes. Avance!
Y a pas que toi qui travailles. Laisse-moi passer.
Excuse-moi. C'est un peu dégagé.
J'arrive boulevard Voltaire. J'entends de l'écho.
* Pourquoi je te vois là ?
T'es où ?
Ta femme est là.
Pourquoi t'as fait ça ?
* Fait quoi ? J'ai rien fait.
Continue à me prendre pour une imbécile.
J'en ai assez. C'est fini. *- Béatrice, attends.
Ecoute-moi. Chang, fais quelque chose.
Il a pas été aux putes.
* Pas ça!
Bébé, écoute-moi. Tu vas pas partir comme ça.
* T'es dans la merde.
- C'est un champion, ton gars.
Avec lui, ça va être les étoiles filantes.
Elles s'en vont.
Elles restent pas.
Elles sont filantes.
Au revoir, les étoiles.
Messagerie, encore.
Elle est pas à la maison.
Arrêtez de l'appeler, ça la fera pas revenir.
C'est pas ça, je lui ai menti. Elle va jamais me pardonner.
Je la connais. Elles sont toutes pareilles.
Elles veulent se marier avec un grand homme et au moindre écart...
elles sont parties.
Vous savez...
elle m'a parlé de mariage
etje lui répondais : "C'est pas le moment."
Alors ?
Comment vous le trouvez ?
Il est ventilé. Voilà.
Vous avez déjà goûté du cheval blanc ?
Ah non.
Cheval blanc 61.
Une merveille.
Il connaît pas tout M. Vinaigre de Sureau.
Goûtez ça.
Regardez la robe.
Sentez-moi ce nez.
Ça me fait pleurer, le cheval blanc.
Moi aussi.
Ça me met les larmes aux yeux.
Dans 4 jours, j'ai les critiques.
Je suis cuit.
Pourquoi vous dites ça ? Vous allez faire un triomphe.
Non.
Ce sont des adeptes de la cuisine moléculaire.
La cuisine moléculaire ?
Adieu, la 3e étoile.
Vous avez déjà goûté du pétrus ?
Non plus.
On finit pas le cheval blanc ? - Tout à l'heure.
Je sais.
Je connais quelqu'un.
Un spécialiste espagnol de la cuisine "miocailulaire".
C'est notre homme.
Il est connu ?
On m'a dit que c'était un génie.
Je l'appelle.
Juan Castella.
J'ai encore son numéro.
Messagerie.
Hola, Juan. C'est Jacky Bonnot.
Je travaille avec M. Alexandre Lagarde.
Nous aurions besoin de tes talents.
Rappelle-moi.
"As vita as possiblo."
Muchas gracias.
Je vous remercie de ce que vous faites pour moi.
C'est un honneur.
Si jamais je garde les 3 étoiles,
je vous embauche comme second.
C'est vrai ?
Je préfèrerais...
"bras droit".
Bras droit.
"Premier assistant", ça a de la gueule.
D'accord. Premier assistant.
"Chef adjoint", c'est pas mieux ? Ça sonne...
Vous me serrez la main ?
Pardon.
On va fêter ça avec un armagnac.
Bien sûr.
Elle est à Nevers.
Je vais aller la demander en mariage.
Béatrice, elle est partie chez ses parents à Nevers.
Je vous abandonne.
Je peux pas vivre sans elle.
Je comprends.
Je vous dépose.
Donc,
vous lui dites que vous me signez un contrat de travail.
Laissez-moi faire.
Je lui parle. 5 mn après, elle est dans mes bras.
Je rigole.
Je prépare le terrain.
C'est vraiment chouette, Nevers.
- C'est là. Faut tourner là.
S'ils sont pas chez eux, c'est qu'ils sont là.
Allez, zou.
Venez.
C'est elle.
Elle est belle!
Ben oui.
C'est par là.
Quoi ?
J'ai pas de bague.
On peut pas y aller les mains vides.
Qu'est-ce queje vais faire ?
Je vais lui préparer un truc. Elle va me pardonner.
J'enlève ça. Ensuite...
Jacky, que fais-tu là ?
Carole, bonsoir.
C'est une surprise pour Béatrice. Tu dis rien.
T'es ici chez toi.
Je te présente Alexandre Lagarde.
Alexandre, Carole, la maîtresse des lieux.
M. Lagarde, c'est un honneur.
Tout l'honneur est pour moi.
Quelle coïncidence, mon chef me quitte à la fin du mois.
Si vous voulez, je vous propose de faire un essai.
Vous êtes trop cher pour moi.
On n'est pas venus pour Béatrice ?
Oui... Béatrice... oui.
Excusez-moi,
je me présente, je suis...
Vous êtes Alexandre Lagarde.
Exactement.
Ecoutez,
tout est de ma faute,
je suis responsable de cette situation...
Merci d'être venu. Vous n'y êtes pour rien.
Dites-lui que je veux plus le voir.
Il a quelque chose d'important à vous dire.
Je veux pas l'entendre.
Si tout se passe bien,
je l'engage au Cargo Lagarde.
Il veut engager Jacky.
Le père de mon enfant est un menteur.
ll est irresponsable.
- C'est vrai. - Il est invivable.
Je l'ai même renvoyé.
- Vous étiez pas censé me défendre ?
Que fais-tu là ?
- Bonsoir, Armand. Bonsoir, Mathilde.
Mon amour, je suis désolé.
Regarde ce queje t'ai fait.
Un millefeuille au caramel
avec des framboises macérées,
des petites pistaches.
J'en veux pas.
Si!Regarde!
J'ai fait un cœur en sucre vanillé. Tu sais pourquoi ?
Je t'aime.
Arrête avec ton sucre vanille.
Je profite de la présence de tes parents
pour te demander solennellement :
est-ce que tu veux m'épouser ?
Non, Jacky.
Pas comme ça.
- Pourquoi ? - Tu m'as menti.
Je t'ai menti, c'est pas si grave.
Je t'avais jamais menti avant.
Si, une fois. Ça comptait pas.
On n'était pas vraiment ensemble.
- Béatrice!
C'est pas trop le moment de te demander ça.
Jacky.
On va y aller. Oui, on va y aller.
Bonsoir, madame. - Bonsoir, Armande.
Oh, M. Lagarde,
je sais que c'est pas le moment, mais...
Comment faire pour que les fruits confits
ne tombent pas dans la pâte ?
Il faut les mettre dans la pâte et battre doucement.
Merci, M. Lagarde.
Sinon, y a une autre école.
Mettez la pâte au frigo et le lendemain,
mettez les fruits confits.
Ça a marché ? Bonsoir, Carole.
Tout va bien. Elle l'aime.
C'est Carole, votre prénom ? Oui, c'est ça.
Moi, c'est Alexandre. Je sais.
Je compte sur vous pour l'essai. Bien sûr.
A bientôt.
Elle est belle.
Je sais.
Non, pas Béatrice. Carole.
Enfin, toutes les deux sont belles.
Mais Carole...
Vous avez de la crème, là.
Il manque de praliné.
Voilà. Vous êtes chez vous.
C'est la Toque d'Or, votre1er trophée.
Et ça, c'est le...
Bonne nuit. A demain.
A demain.
Allô, bébé.
C'est encore moi.
Il faudrait queje laisse de la distance,
mais j'y arrive pas.
Bon... tu me rappelles.
On frappe à la porte. Ouais ?
Tu travailles encore ? Faut queje sois prête.
Cette fois, je vais perdre ma 3e étoile.
Une de plus, une de moins.
Tu vas venir à ma soutenance.
Je suis inquiet pour mon étoile, tu me parles de roman russe.
Va dire au reste de la planète
que tu feras plus tes œufs à la truffe.
Ils vont pleurer.
T'es égoïste. J'étais à bonne école.
J'ai pas souvent été là. J'offrais du bonheur aux gens.
Ouais, aux autres.
T'en as pas marre de parler que de ça ?
Je te laisse travailler.
En dehors du travail à la résidence,
je n'ai pas compris leur qualification.
- Chang était maquilleur au Crazy Horse.
Moussa, camionneur.
Et Titi était carreleur.
Que voulez-vous queje fasse d'eux ?
On a besoin d'une équipe, ici.
On a besoin de cobayes pour goûter nos1ers essais.
Vous avez la carte vitale ?
Ouais.
On sonne. C'est lui. Je vais ouvrir.
Alexandre, je vous présente Juan Castella,
spécialiste mondial...
On peut dire mondial ? Si, on peut dire.
Spécialiste de la cuisine moléculaire.
Bonjour.
Senor Alejandro Lagarde, je suis très honoré.
Moi aussi.
Il a tout appris aux cuisiniers espagnols.
- D'abord,
je vais goûter votre "cousine".
Ma cousine ?
Qu'est-ce que c'est ?
Bœuf aux algues, un mélange terre-mer.
- J'ai vu le problème, senor Lagarde.
Au travail.
Plumez-moi ça.
Vous les avez eus chez qui ?
Canards sauvages. Au bois de Vincennes.
Le bois de Vincennes ?
Oui, faut les plumer.
Maintenant.
- J'en mets encore ?
Muchos mas.
ll lui parle en espagnol.
Je suis content.
Regardez.
Ils sont où, les canards ?
J'ai procédé à atomisation du canard
etj'ai restitué goût
dans les petits cubes.
Vous voulez queje serve ça ?
Il n'a pas terminé. Il va encore travailler sur...
Partie artistique.
La couleur.
Les sauces, le croustillant.
Moussa, Titi, Chang!
Venez voir.
Est-ce que vous pouvez
me goûter ça ?
Magret de canard aux coings.
- Où ça ? - Là.
Dans les Apéricubes ? Y a un canard avec des coings.
Des coins, des coin-coin ?
Vous avez mis les cris du canard dans un Apéricube ?
Comment vous avez fait ?
Il faut goûter maintenant.
C'est normal ?
Je note.
Trop fumée d'azote.
Réduire de15 grammes par litre.
On arrête de mâcher ?
Pas tout de suite. Continuez.
Continuez.
Alors ?
C'est un canard en poudre qui reprend sa taille dans le ventre.
Ça a un goût de poisson.
- Vous avez fait du poisson avec du canard.
Sans doute un problème avec le condensateur.
Je retourne voir.
Goûtez, senor Lagarde.
C'est le vrai goût du canard.
Pas du tout. Ça a le goût de la framboise.
Continuez. Continuez à manger.
- Qu'est-ce que c'est ?
Ne vous inquiétez pas. Réaction chimique normale.
Comment ça, c'est normal ?
On arrête les conneries.
Je continue pas la cuisine magique ?
Non, vous ne continuez pas la cuisine magique.
Vous, très susceptible.
Moi partir!
Me voy.
Il se met en colère et parle en espagnol.
- C'est ça. Au revoir.
J'en ai marre. Les canards, les cubes, ça suffit.
20 ans queje subis la pression pour plaire à 3 critiques,
j'arrête tout.
Vous m'aviez promis un contrat de travail.
On a 2 jours pour inventer une cuisine qu'on ne connaît pas.
Ce n'est pas possible.
Et Cyril Boss ? Il y arrive bien, lui.
Comment fait-il ?
Allons manger dans son restaurant.
On regarde,
on goûte, on comprend, on analyse
et on réinvente.
Tout le monde me connaît.
Je l'appelle. "C'est Lagarde. Une table pour 2."
"Pour dîner ?" "Non, pour espionner."
N'importe quoi.
Y a pas de solution ?
- J'en vois pas.
Chef. Quoi ?
Chang, il a été maquilleur.
Et alors ?
M. et Mme Nobushi. Bonsoir.
Konichiwa. Konichiwa.
C'est un honneur de recevoir l'attaché culturel.
Aligato. Aligato.
Ce soir, on présente la nouvelle carte.
Suivez-moi.
*- Le chef Cyril Boss vous souhaite la bienvenue.
- C'est comme ça
qu'ils veulent rendre le Cargo. Catastrophe.
Votre table. Une excellente soirée.
*- Le chef Cyril Boss vous propose son menu Symphonique.
Champagne à l'azote.
Kampai. "Kampari."
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Ça a quel goût ?
Du champagne au havane de Cuba.
Compression de volaille aux nouilles udon ?
Mousse de radis phosphorescente.
Spaghettis de ris de veau. Calamar virtuel.
Tu le manges, mais tu le manges pas.
Bonsoir, messieurs dames.
Je vais vous faire goûter un vin. L'esprit du pomerol.
Sans vin.
Ni raisin,
ni alcool.
Y a quoi dedans ?
On ne peut pas vous dire.
Mystère et boule de gomme.
Mizuko aime bien dire des bêtises.
Je laisse la pipette au frais.
Du vin sans alcool, ça sert à rien.
C'est boisé.
On sent l'idée du pomerol.
Y a de la groseille.
Du cuir.
Je sens du cuir.
*- Fromage de brebis aux fruits de saison.
* Ventrèche de thon à la tomate.
* Poireaux caramélisés à la citronnelle.
Qu'est-ce que c'est ?
* Bœuf et veau dans un potager.
- La1re bouchée se mange en reniflant ceci.
Pas pratique.
Vous devez la prendre.
Pas pratique non plus.
* Cyril Boss vous souhaite bon appétit.
J'arrive pas à l'attraper.
C'est intéressant.
C'est aigre.
Ris de veau.
Un spaghetti au ris de veau.
Faut reproduire ça.
Bonsoir, Excellence.
Ça vous plaît ? Ma femme beaucoup apprécier.
Oui. Beaucoup.
Pardonnez-moi, Excellence,
ce n'est pas la1re fois que vous venez.
Première fois.
J'ai l'impression de vous avoir déjà vu.
Première fois.
Nous venir très loin.
Osaka, Kobé, Tokyo, Kyoto, Hokkaido.
Je connais votre visage.
Dans un restaurant gastronomique ?
Gastronomika.
Nous aimer beaucoup grande cuisine.
Où allez-vous ?
Ducasse.
Robuchon.
Gagnaire.
Alexandre Lagarde.
Alexandre Lagarde ?
Il est tellement nul.
Vous, tromper.
Nous manger très bien à Cargo Lagarde.
Arrêtez.
Entre nous,
Lagarde fait encore des pot-au-feu.
C'est le dernier des ringards.
En plus, je vais vous faire une confidence,
il a embauché comme second
un chômeur qui bossait dans le chawarma
à faire des kebabs.
Un naze!
Vous suffit!
Pas respect!
Au Japon, le restaurant de M. Lagarde "ichiban".
- Grande offense. - Numéro1.
Cyril Boss...
rien du tout.
- Les critiques aimeraient vous voir.
- J'arrive.
Je reviens.
Ils veulent encore me faire des compliments.
On se casse, sinon je lui colle une patate.
Dans sa gueule.
Allez.
On va emprunter des ingrédients pour les retravailler.
Musique japonaise
Une bonne danse digestive.
- Ça s'est bien passé.
- J'ai plein de trucs.
- Vous partez ?
Et votre éprouvette d'éclair aux fraises ?
Nous partir. Oui, malade.
On se verra bientôt au Cargo Lagarde.
Ça va être moi, le prochain chef.
Si tu parles encore du Cargo Lagarde,
tu sais où je vais te mettre tes éprouvettes ?
Vaut mieux toi pas savoir.
*- Le chef Cyril Boss vous remercie de votre visite.
Envoyez les plats.
Explosion de bœuf aromatisé au gingembre.
Pourquoi vous criez ?
C'est plus classe.
On ne hurle pas comme ça dans les 3 étoiles.
Qu'est-ce quej'en sais ?
Tartine d'os à mœlle vitrifié à l'encre de sèche.
On ne hurle pas.
- C'est Titi qui m'a dit.
Il a dit que c'était pas comme ça.
Je gueule pas non plus ? Non.
ll murmure le nom du plat.
Quoi ?
Ecume de tomates aux concombres.
Merci.
Je l'ai dit doucement.
Alors, chef ?
- C'est pas mal. - Pas mal ?
Je me lève à 6 h.
C'est pour la carte du Printemps, j'ai les critiques demain.
Demain. Tu viens pas ?
Où ça ?
Un peu de tenue.
Envoyez la suite.
- Merci.
- Jacky a raison.
Sa méthode est meilleure que celle de Lagarde.
Ces fruits sont bien répartis.
Faut arrêter de lui faire de la peine. Il cuisine si bien.
- ll a fait 200 km
pour faire sa demande en mariage.
Regarde-moi l'élégance de ce cake.
J'ai été trop dure ?
Ecoute...
Quoi ?
Il faut qu'on m'emmène à la clinique.
- Oui, ma chérie.
Je prends une tranche de cake pour la route.
Même deux.
J'arrive.
Son portable vibre.
Amandine ?
Faites pas de bruit, ma fille dort.
Attention de pas rayer les murs.
- Laissez, je vais le porter.
Non, je vais vous aider.
- C'est la dernière. Allez-y, je monte dans le camion.
- Filez, soyez pas en retard.
- Vous venez pas ?
- C'est vous qui aviez raison.
Sans amour, on est rien du tout.
Alexandre!
Commentje vais faire ?
Que fais-tu là ?
On se présente pas à un examen le ventre vide.
Je t'ai préparé un chocolat.
Assieds-toi. Je vais te servir.
Tu te souviens ? On appelait ça "la brioche à l'Amandine".
Tu m'en préparais chaquejour d'examen.
A l'époque, je cuisinais pour le plaisir.
Je suis devenu celui qui a le plus de restaurants étoilés.
J'ai oublié ce que j'aime le plus.
Toi et faire la cuisine.
Ils sont où, les autres ?
Je veux voir quand tu vas dire que
Balzac a pompé sur les Cosaques
pour écrire "Peau de chagrin".
T'as lu ma thèse ?
T'as lu ma thèse ? Mange.
Tu l'as lue ?
Trois étoiles.
Pourquoi y a rien de préparé ?
Marco veut plus rien nous vendre.
Il reste plus que des légumes bas de gamme.
On peut rien leur murmurer.
Quoi ?
Bonjour, M. Bonnot.
Je cherche Alexandre.
Il est pas là. Il viendra plus tard.
Vous lui direz de m'appeler ? Oui.
Vous voudriez travailler avec moi ?
Merci, non. Alexandre m'a fait confiance...
Vous êtes trop pur, Jacky. Il faut penser à vous.
Il s'obstine à vivre dans un temps qui n'existe plus.
Je suis pas d'accord.
C'est encore le meilleur.
Il m'a promis de me prendre comme second.
S'il garde ses 3 étoiles.
Mais vous allez faire quoi sans lui avec des frigos vides ?
Des sandwichs au gruyère ?
Vous présumez de vos forces. Vous n'arriverez à rien.
Peut-être, mais je veux quand même essayer.
Essayer quoi ? Essayer quoi ?
Vous croyez être chef parce que vous refaites des recettes ?
Vous ne l'êtes pas.
Vous êtes un amateur.
Et on est chez les professionnels.
Vous avez déjà inventé quelque chose ?
Les œufs mimosa, le tiramisu ?
C'est vous ?
Non. Vous êtes un copieur.
Juste un type qui fait du karaoké.
C'est tout.
Rentrez chez vous.
M. Bonnot.
Bon...
Qu'est-ce qu'on fait ?
Rien.
On n'a pas de légumes, pas d'idée, Alexandre n'est pas là.
On est là.
C'est gentil, je fais quoi ?
Stanislas a raison.
Je fais du karaoké, j'aurais dû rester à repeindre des fenêtres.
Béatrice m'aurait pas quitté. Je vais la retrouver.
Quoi ? C'est tout ?
On a quitté notre travail et tu nous abandonnes.
- On va se retrouver au chômage. - Tu nous avais promis.
Je suis désolé.
Il a raison, t'as jamais été un professionnel.
Tu cuisines pour ton plaisir.
Un professionnel le fait en pensant aux autres.
Carreleur, je travaillais pour que les autres
marchent sur un sol droit.
- Téléphone pour vous, monsieur.
- Alexandre ? - Non, une dame.
Allô ?
C'est moi.
Mon bébé. Je suis content de t'entendre.
* Je m'en veux.
Je t'ai menti, j'aurais pas dû. En plus, pour rien.
Ici, tout est foutu.
Comment ça ?
Les critiques sont là, y a rien dans le frigo.
Ça va très bien aller.
T'es jamais aussi bon en cuisine.
Là, y a vraiment rien dans les frigos.
J'arrête tout.
Maintenant, j'en suis sûr,
* la cuisine, c'est pas pour moi.
Toujours des excuses. Pourquoi tu finis jamais rien ?
* Comment tu veux savoir ce que tu vaux ?
Ce que tu me cuisines, c'est incroyable.
Sinon, je t'aurais quitté.
C'était bon parce que toi, je t'aime.
Fais comme si tu cuisinais pour moi.
Pour ta fille aussi.
Ça y est ? J'ai une fille ?
J'arrive.
Finis d'abord ce que tu as à faire.
T'es sûre ?
T'inquiète pas. On t'attend.
A tout de suite.
Y a un supermarché, pas loin ?
Juste une épicerie au bout de la rue.
Commencez la mise en place.
Allumez les fours.
Titi, fais bouillir de l'eau. Moussa, Chang, avec moi.
Vous aussi.
Vous là-bas, venez tous.
Les gars!Je suis papa.
Je suis papa!
Musique de suspense
Bonjour, monsieur.
Un peu de légumes ? De belles tomates ?
Donnez-moi tout. Je vous prends tout.
Les légumes, les fruits, les oignons, les artichauts,
les ananas, les pâtes, le riz, les œufs, le fromage.
Je prends toute la boutique.
- Le bon Dieu vous envoie ? - Exactement.
Ne te laisse pas impressionner.
Prends ton jus de citron pour la voix.
Oui, papa. Je passe ma soutenance, c'est pas toi.
Le chocolat et la brioche, ça va te booster.
N'en fais pas trop.
J'en fais trop ?
Tu vas devenir un père collant.
Pas du tout.
Prends ton pull, il fait froid.
Je me gare, j'arrive.
On va utiliser ça pour les bouillons.
Chang, épluche les carottes. - Oui, chef.
Moussa, émince les échalotes.
Titi, tu blanchis les légumes.
On a1 h et demie pour inventer la nouvelle carte.
Une heure et demie. C'est impossible.
Mais on va essayer, d'accord ? - OUI, CHEF.
Vous ne faites aucune référence à Anastasia Vladimirovna.
Ça ne me semblait pas
indispensable dans le chapitre sur Dostoïevski.
Portable Allô ?
Gérard, je peux pas te parler.
Quoi ?
Ce salaud m'avait promis de livrer tous les légumes.
Papa!
J'arrive. Pardon, excusez-moi.
Pardon, madame...
Il faut queje parte,
j'ai un problème au restaurant.
Ton travail est formidable.
J'ai pas tout compris, mais c'est très beau.
Je suis très fier de toi.
Pardonnez-moi,
elle est formidable. Faut quej'y aille.
Papa ? Oui, quoi ?
Merci.
Pour ce matin, le petit-déjeuner ?
C'était bien. A tout à l'heure.
Poursuivons, Mlle Lagarde.
Oui, Alexandre a eu une très grande époque,
mais il n'a plus évolué.
Sa cuisine est préhistorique.
Je me tais.
Je voudrais pas vous influencer.
La carte.
Alors ?
Qu'est-ce qu'il nous a préparé ?
- Alexandre!
Paul. Tu es venu.
J'ai encorejamais raté lejour de ta nouvelle carte.
- Ton peintre fait la carte du Printemps.
Il les a trouvés où, ses légumes ?
L'épicier du coin.
On est morts.
Faut appeler Alexandre Lagarde. C'est incroyable.
On veut le féliciter.
Je ne me souviens pas d'une telle subtilité
alliée à une telle modernité.
Comment fait-il pour mettre autant d'émotion ?
Une femme m'a plongé dans une baignoire
pour me laver le corps avec de l'eau tiède...
Pas vous ?
Ça ne m'étonne pas d'Alexandre.
Je sais qu'on dit beaucoup de mal de lui,
mais j'ai toujours pensé que c'était le meilleur. Toujours.
C'est clair.
Alexandre, c'est Stanislas. Rappelle-moi.
Les critiques veulent voir Alexandre
et il est injoignable.
Je retourne en salle.
Dites-leur qu'il travaille.
Ses recettes sont magistrales.
On envoie les calamars.
Ce mélange traditionnel, moléculaire.
Je suis sur le cul!
Qu'il ait pu créer un truc pareil.
Je suis sur le cul.
Ils vont créer une 4e étoile pour lui.
- Bonjour tout le monde. - BONJOUR, CHEF.
- Vous étiez là ?
Vous aussi, M. Matter ?
Je peux goûter ?
Papa, tu m'as pas dit que tu venais ?
T'avais pas à le savoir.
Vous avez fait ça avec les légumes de l'épicier.
C'est tout ce quej'avais sous la main.
Vous avez entendu ? Vous avez gagné.
Alexandre.
Je suis tellement, tellement content de te voir.
Ils t'attendent. Tu vas faire un triomphe.
Y a eu des frictions entre nous,
mais c'est du passé.
Je tiens à ce que tu restes au Cargo Lagarde.
J'insiste.
Brother.
Je vais t'annoncer.
Le moment est venu pour moi.
- Attends... Alexandre.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Venez avec moi.
Mesdames et messieurs, vous avez aimé ma carte du Printemps
etje vous en remercie.
Mais...
ce matin, je n'étais pas là.
J'étais à la soutenance de ma fille.
Elle l'a eue avec les félicitations.
Merci pour elle.
Je salue nos amis du Guide qui sont là incognito.
Pas du tout.
Jacky, viens.
Viens.
Je vous présente Jacky Bonnot.
C'est lui qui a créé la carte du Printemps.
Merci, chef.
C'est le nouveau chef du Cargo Lagarde.
D'accord, Stanislas ?
Ah mais... oui.
Je cherchais un successeur. Je l'ai trouvé.
Je vous annonce que
j'arrête la course aux étoiles.
Qu'allez-vous faire ?
Vous le saurez bien assez tôt.
Félicitations.
Merci, chef.
Bonne chance.
Merci.
Jacky.
Il était beau, votre millefeuille.
Tenez, offrez ça à Béatrice.
Ça devrait mieux se passer, cette fois-ci.
- Alexandre.
- Jacky Bonnot est ma botte secrète.
Messieurs,
j'avais annoncé une surprise. C'est Jacky Bonnot.
Stanislas.
Viens voir. - Oui, papa.
On a sauté les étapes trop vite.
Avant de reprendre les rênes, retrouve le sens du produit.
Très bien.
Que veux-tu que je fasse ?
On va trouver.
M. Matter. Oui, mon ami.
Je peux avoir un contrat de travail ?
Maintenant ?
Oui, j'aurais besoin d'un contrat de travail.
- Fais-lui.
- Oui. On va signer.
Tout de suite.
- Fais-lui un chèque, aussi.
Je vais vous faire un chèque.
D'accord ? Oui, d'accord.
Ça tombe bien. Je viens d'être papa.
- C'est formidable.
Je suis pressé. Il faut que je parte à Nevers voir mon bébé.
Donne-lui ta voiture, aussi.
Donne-lui ta voiture.
Je veux bien.
Y a de l'essence ?
- Oui.
* Coup de tonnerre dans la gastronomie,
Alexandre Lagarde a renoncé à la course aux étoiles.
*- Sa brigade travaille sous les ordres d'un jeune chef.
Nous avons tenté d'en savoir plus.
* Pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce nouveau chef ?
* Monsieur ?
- Salut, Jacky. Salut, Antoine.
T'es venu acheter ta tenue de chef ?
Oui. - Non ?
Si.
Rajoute 20 tenues pour ma brigade.
Je tenais à te l'annoncer en personne.
Salut, Antoine.
* ... Jacky Bonnot, un surdoué de la cuisine.
Vous êtes le papa ?
Oui, c'est moi.
Félicitations.
C'est un travail d'équipe.
J'y serais pas arrivé sans ma brigade.
Vous parlez de... ? Ça, j'étais tout seul.
Je peux lui faire du bœuf bourguignon ?
Dans 2, 3 ans.
Pourquoi c'est si long ? - C'est un bébé.
Ça fait longtemps que t'es là ?
- Elle est tellement belle.
Ça s'est bien passé ?
Un contrat de travail.
C'est super.
Faut queje te raconte...
Moi aussi, faut queje te raconte.
Tu veux bien devenir ma femme ?
Fais-moi une vraie déclaration. Pas une demande à la noix.
Une vraie déclaration ? Ouais.
Genre...
Béatrice,
mon amour,
veux-tu devenir ma femme ?
Oui.
Attends.
La fois où tu m'as menti,
pourquoi "techniquement, on n'était pas ensemble" ?
Techniquement, je m'en souviens pas très bien.
Bonjour à tous.
Bienvenue dans la nouvelle émission hebdomadaire
"Les grandes recettes d'Alexandre...
"Et Jacky."
JACKY, A MANGER!
*- Pour cette première, nous allons faire un classique.
La côte de bœuf rôtie.
Aujourd'hui est un grand jour.
Aujourd'hui, Le Guide est paru
et grâce à Jacky, Cargo Lagarde a conservé ses 3 étoiles.
Merci.
Trois étoiles que vous avez conservées depuis15 ans
grâce à un travail formidable, Alexandre.
Vous n'êtes plus au Cargo Lagarde.
Pourquoi vous faire engager comme cuisinier à Nevers ?
C'est chouette, Nevers.
On voit des images chouettes
de vous en train de cuisiner dans votre nouveau restaurant.
Bon déjeuner.
Je suis là avec Carole.
* La maîtresse de maison.
Nous travaillons au milieu des gens.
Pour retrouver des sensations dejeunesse.
- Regardez comme c'est beau.
Je crois qu'elle est bientôt prête.
Regardez ce quej'ai apporté. Du romarin ?
Magnifique. Pour faire quoi ?
Le mettre sur la côte de bœuf. - Non.
Comment ça ? On ne met pas de romarin.
Vous plaisantez ?
Vous ne gâcherez pas cette côte de bœuf.
Y a les sucs de cuisson,
c'est ça qui est important.
Nous sommes en direct.
On le dit en direct.
Remettez-la ici. Non!
Ça va masquer le goût.
Venez. Non.
Pas de romarin!
- Revenez. On est en direct.
- Je la mets à l'eau plutôt que de mettre du romarin.
- C'estjuste un peu de romarin.
Pourquoi pas du thym aussi ? Et de la ciboulette.
- Coupez!
Musique enjouée
- Coin, coin. Petit, petit.
Coin, coin, coin.
- Coupez. Clap de fin.
Sous-titrage TITRA FILM Paris
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