Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Je vous demande d'applaudir, chers amis,
car nous arrivons au terme de notre belle f�te.
Le moment est venu d'�lire Miss Pancaldi 1971.
Je voudrais vraiment
qu'on applaudisse notre jury exceptionnel
pr�sid� par un grand monsieur, Anselmo Viani.
Merci de tout c�ur.
Dans un moment, il va chanter pour nous
un de ses grands succ�s. � pr�sent, j'ai une surprise pour vous.
Vous n'allez pas en revenir.
Figurez-vous que le comit� des Bains Pancaldi
a d�cid� cette ann�e
d'�lire une Miss Maman de l'�t�.
Nos assistants sont d�j� � l'aff�t.
Alors, jeunes et jolies mamans,
pr�parez-vous � devenir la reine de notre soir�e.
Je demande � notre orchestre
de jouer un interm�de pour patienter. On y va.
J'aper�ois nos s�lectionneurs � l'�uvre.
On est g�t�s, les femmes sont belles ce soir.
Je vois l�-bas
qu'une maman a �t� choisie.
Il faut l'encourager, chers amis.
Applaudissez-la bien fort. R�servez un accueil chaleureux
� ces jolies mamans qui vont concourir
pour le titre de Maman de l'�t�.
Faisons connaissance avec ces jolies mamans des Bains Pancaldi.
- Votre nom ? - Smarmugi Mara.
- Lorelli Elisa. - Parfait.
Je dis mon nom ? Anna Nigiotti Michelucci.
Bertucelli Luana.
J'ai une surprise pour vous.
La laur�ate va �tre choisie par un expert incontest�,
qui est aussi notre ami � tous.
Maestro, � vous.
La laur�ate !
Miss Maman de l'�t� !
Descends, idiote !
Faisons connaissance avec elle.
Nos assistantes, Marta, Emmanuela,
- lui remettent l'�charpe. - Juste un mot ?
Madame Anna, c'est bien �a ?
Vous auriez pu concourir pour Miss Pancaldi.
- J'ai pas raison ? - Absolument.
Elle est canon !
Vous �tes �mue ?
Oui, un peu. Prenez ce bouquet et faisons quelques photos.
Allez-y, je vous en prie.
Bon, tr�s bien. Madame, dites-moi,
vous avez des enfants ?
C'est difficile � croire.
Bruno et Valeria ? Ils sont l�-bas. Dites bonjour, les enfants.
Vous savez qu'ils chantent bien, M. Viani.
Et le monsieur l�, c'est votre mari ? Mario.
Il est un peu g�n�. G�n� de quoi ? On se le demande.
Vous �tes un homme combl� !
On applaudit bien fort
Miss Maman de l'�t�
et toutes les mamans. Merci beaucoup.
Je pars par l� ?
Revenons au concours de Miss Pancaldi.
Bravo, beaut� !
� pr�sent, nos finalistes
vont se pr�senter � nouveau.
Pozzi Susi.
Parfait. Maintenant,
le moment tant attendu est arriv�. Je me dirige vers les jur�s
que je vous demande d'applaudir. Ils ont proc�d� au comptage
de vos voix...
Professeur !
Professeur !
C'�tait de la bonne, hein ? C'est du g�chis de la fumer.
Le bouquin que vous m'avez offert est super.
J'ai ador�. J'ai de la super bonne came.
De l'h�ro pure. J'ai tout ce qu'il faut.
Merci, c'est gentil. Je vous en mets de c�t� ?
Non, merci, c'est gentil. Bonne soir�e.
Le casque ! Vous allez vous faire choper.
Caterina t'a attendu une demi-heure. Qui ?
Ton �l�ve, pour les cours particuliers.
J'avais fait du risotto et du rosbif, ils sont au four.
Il y a aussi du g�teau, j'en ai mang� une part.
Joyeux anniversaire, mon amour.
Sandra...
Assieds-toi. �a va pas ? Je suis d�j� assise.
Je rigole pas, c'est s�rieux. Enl�ve au moins ton casque, on dirait un fou.
Voil�, je l'enl�ve, �a change quelque chose ?
Je crois pas. J'ai le casque � la main, �a change quoi ?
Je trouve que �a change rien au probl�me.
- On va discuter, ou pas ? - Mon amour,
mais de quoi tu parles ?
�a peut plus continuer. M�me nos chats le savent.
Tu es trop bien pour moi. Tu es retourn� au parc ?
- Change pas de sujet. - T'es all� au parc.
C'est un moment solennel. On se s�pare, et toi tu me lances des vannes.
Un peu de s�rieux. T'as f�t� ton anniversaire au parc,
comme un toxico. Tu te rends compte ? � ton �ge.
Je suis pas toxico, j'en prends juste...
- De temps en temps. - Et encore.
- Oui, c'est �a ! - Au secours !
Je sais que c'est dur � dire, c'est dur � entendre.
Mais le moment est venu que chacun rentre chez soi.
Bruno, ne le prends pas mal, mais je suis ici chez moi. D�sol�e.
Tu fais semblant de ne pas comprendre ? T'as raison,
continuons comme si de rien n'�tait. Il est vraiment tar�, ce mec.
Michelucci, tu go�tes l'aspic de veau ?
- Il est d�gueulasse. - Je te le laisse.
Vous �tes le prof d'italien ? Il y a une dame qui voudrait vous parler.
� moi ? Je re�ois le mercredi. Elle est en bas. Vous la voyez ?
Vous ne m'avez pas trouv�. J'ai disparu sans laisser de traces.
Tonton !
�a alors ! Comment tu vas ?
- T'as pas vu maman ? - Non.
Mais t'es dingue, ou quoi ? Tu te sauves ? T'es l� aussi ? Quelle bonne surprise !
Si je m'attendais ! Salut.
- Tu vas bien ? - Comment on peut te joindre ?
On t'appelle, on t'envoie des mails. T'as l'air en forme.
Sergio a grandi, c'est fou.
- Moi, c'est Aldo. - Maman va mal.
- �coute... - Elle est en soins palliatifs.
C'est une question de semaines.
Va la voir, ou tu t'en voudras toute ta vie.
Je demanderais pas mieux. Mais avec les conseils de classe,
je suis vraiment d�bord�. �a me ferait plaisir de la voir.
Je vous fais signe. Je vous le promets. Laissez-moi un peu de...
�a m'a fait plaisir. Salut, Aldo.
Embrasse ton p�re. Je vous appelle.
J'essaie de vous appeler. Pourquoi... Quel gros enfoir� !
J'y crois pas ! Je t'avais dit que �a servait � rien.
D�marre.
Qu'est-ce qu'il fabrique ?
Ils ont arr�t� la chimio. Ils lui donnent des antalgiques.
La pauvre, elle dort tout le temps. �a va lui faire un choc de te voir.
T'as d�j� ton permis ?
- En mars, il a eu 18 ans. - 18 ans...
- En juin... - Il passe le bac.
Pour la fac, on verra. Pourquoi tu le laisses pas parler ?
Il a 18 ans, il conduit. Laisse-le parler. T'as pas pr�venu ta fianc�e que tu partais.
- Qui ? - Tu vis pas avec quelqu'un ?
Ma colocataire, tu veux dire ? Je vais faire une sieste,
j'ai pas dormi de la nuit.
T'es vraiment sympa, j'avais oubli�.
Va te faire foutre.
C'est quoi, cet endroit ? On dirait pas un h�pital.
Un centre de soins palliatifs.
- De quoi ? - De soins palliatifs.
- Elle dort. Vas-y. - Et toi ?
Je rentre. Tu peux dormir, y a un fauteuil.
Valeria.
Il y a des bus pour la gare, le soir ?
Une navette ?
- Pourquoi papa crie ? - Tais-toi et dors.
Tu te tires, tu m'entends ?
On t'a assez vue.
T'as compris ? Tu veux ma mort, c'est �a ?
Habillez-vous, mes ch�ris. On s'en va.
Dire que je suis rest� � Livourne pour toi.
Tu m'�touffes, tu entends ? Tu veux ma mort !
Mais �a va pas ? C'est toi qui t'en vas. Toi, toi seule. Les enfants restent avec moi.
- Pars pas, maman ! - Tais-toi !
Papa va se calmer, tout ira bien. Tu r�ves ! Toi, enl�ve �a !
Si c'est comme �a,
vous d�gagez tous les trois. D�barrassez le plancher !
Je veux plus jamais te revoir de ma vie.
Je te pr�viens, si tu remets les pieds ici, je te tue.
Vous avez tous vu ? Je l'ai foutue dehors.
Occupez-vous de vos fesses !
- C'est rien. - Le spectacle est termin�.
Alors, Nesi ? T'en perds pas une miette !
Fouille-merde !
C'est pas vrai. T'as pas mis tes chaussures. L'idiote, elle sait rien faire.
T'entends ? Bruno dit que je suis idiote. Soyez sages.
On va dormir chez papi et tatie, tous les trois dans le grand lit.
Vous savez qu'avec maman on s'amuse toujours.
J'ai pris une guitare
Et je joue pour toi
Je n'ai pas eu le temps d'apprendre Et je ne sais pas jouer
Mais je joue pour toi
Est-ce que tu entends ma voix ? Le premier grand bonheur
Que la vie m'ait accord� C'est ton jeune sourire
Tu es l'�toile de ma vie La nuit s'est �claircie
Et mon c�ur n'a pas pu te r�sister
C'est pas vrai ! En chaussons, par ce froid.
Il fallait qu'on se d�p�che. Moi, j'ai mes chaussures.
Moins fort, papi dort. T'es folle de les amener en pleine nuit.
Il �tait furieux, il hurlait,
- il allait me frapper. - Tu le rends dingue.
- Moi ? - �a devait arriver.
Tu es ma s�ur, soutiens-moi. C'est trop facile
de d�barquer ici, l'air innocent ! Mes tr�sors, vous allez faire
un gros dodo avec tatie. Et moi, je dors o� ?
Dans le canap� du salon. T'es pas contente ? Vous voulez un bonbon de quelle couleur ?
- On part. - T'es folle, o� tu vas ?
N'importe o�, ce sera mieux qu'ici. Laisse-moi les enfants.
Ils viennent avec moi.
- Un jour, tu le regretteras ! - Adieu.
C'est beau ici !
Regarde, maman. Il y a des fleurs. Elles sont en plastique.
Oui, mais elles sont belles. Et il y a un lavabo.
Maintenant, au lit. Il est tr�s tard.
Maman, il y a le petit J�sus. Je peux faire ma pri�re ?
Oui, ma ch�rie. Apr�s, tu dors. Mais j'ai envie de faire caca.
Elle est d�go�tante.
Je veux y aller toute seule. D'accord, ma ch�rie. Je t'attends ici.
Maman, tu es l� ? Oui, ma ch�rie, je suis l�.
Il pleut des cordes ! Impossible de dormir. Du coup, on commence � cogiter, on d�prime,
et on est d'une humeur de chien.
- Vous permettez ? - Un instant, c'est occup�.
- Tu as fini ? - Presque.
- Une minute. - J'ai tout mon temps.
Je vous offre une cigarette ?
- Une menthol. - Je veux bien.
Merci.
�a me revient maintenant.
Il me semblait vous avoir d�j� vue. L'�t� dernier, � la soir�e Miss Pancaldi.
Vous �tiez la plus belle maman, c'est �a ? J'�tais dans le jury.
Vous �tes le journaliste du Telegrafo ?
Roberto Lenzi, rubrique "Soci�t� et Culture".
Cin�ma et th��tre surtout. �a doit �tre dr�lement int�ressant.
� force, on s'en lasse. On est jamais chez soi.
Je ne vous demande pas ce que vous faites dans cet h�tel.
On est des gens bien, �a peut arriver.
Peu importe.
J'ai fait un gros caca. Bravo, ma ch�rie.
- Tu tires la cha�ne ? - Je le ferai.
Caca d'enfant, caca de J�sus !
Bonne nuit.
Vous savez, quand vous souriez, vous �tes le portrait crach� d'Ava Gardner.
L'ex-fianc�e de Walter Chiari ?
Vous �tes fou, Ava Gardner est si �l�gante.
T'as vu, maman fume ! Chut, idiote.
Vous devriez faire du cin�ma.
Moi ? Vous me faites marcher.
Pas du tout. J'aimerais avoir l'avis de mon ami,
le comte Paoletti. Vous le connaissez ? Il habite Via Calzabigi...
Oui, mais il passe l'�t� � Castiglioncello. Il re�oit les vedettes du cin�ma.
Mastroianni, Sordi, Paolo Panelli... Bonsoir, Doris.
�a me fait penser
que cet �t� Dino Risi va commencer
le tournage de son nouveau film l�-bas. Vous l'avez peut-�tre lu.
- Tu fumes ? - Juste un peu.
Vous �tes gentil, mais h�las, en ce moment, je n'ai vraiment pas la t�te � �a.
- Comme vous voudrez. - Excusez-moi.
Et puis, je crois pas avoir un don d'actrice.
On n'entend rien. La t�l�commande marche plus ?
Tu peux regarder ?
Elle est cass�e ? C'est pas grave.
Tiens, un revenant !
Y a pas de bouton, c'est moderne.
Pousse-toi, on voit plus rien. Je voulais seulement aider.
D�sol�.
Tu es son fils ? Le professeur ? Quelle femme extraordinaire !
Si j'avais 20 ans de moins et quelques semaines � vivre...
Tu veux te taire, Ennio ! Tu vas pas t'y mettre.
D�j� qu'on entend rien.
Qu'est-ce qui t'am�ne ? Je suis pas mourante, tu sais.
Tant mieux, je peux repartir tout de suite.
Il m'a jamais plu, ce Carmine. Je pr�f�re Christian,
il est beaucoup plus mignon. Il va se remettre avec Paola.
Peut-�tre.
T'as vu comment t'es habill� ? T'as jamais su t'habiller.
Et t'as vu tes cheveux ?
Il t'en reste plus beaucoup.
Allez, fais-moi un bisou.
Tu es toujours aussi beau.
Tu sens pas tr�s bon.
Je parie que... tu t'es pas lav� la figure.
Je t'enl�ve le rouge � l�vres. En Canc�rologie,
on lui a fait de la chimioth�rapie,
mais �a ne fait plus effet. On se contente de soulager ses douleurs.
Tu �coutes ce qu'on te dit ? On dirait pas qu'elle est en fin de vie.
C'est une femme extraordinaire. Je n'ai jamais eu de patient
aussi joyeux en phase terminale. C'est normal, si elle est sous s�datifs...
Tais-toi et �coute ce qu'on te dit. On l'a mise sous opio�des et on l'hydrate.
Elle dort bien mais quand elle se r�veille...
H�las, nous connaissons son �tat de sant�. Faites pas attention...
C'est idiot, je peux pas arr�ter de fumer.
Tu l'avais dans ta poche.
Dites-moi... J'ai une question. Tu permets ? C'est personnel.
Attends l�.
Je voudrais un m�dicament... en vente libre,
qui apaiserait mes angoisses, ma tristesse.
Un truc dans le genre des opio�des...
Vous avez d�j� essay� le bain de mer ? D�sol�, mes patients m'attendent.
Au revoir, Valeria.
Viens voir la comtesse.
Je d�teste aller � Cortina... Mes hommages, comtesse.
Je me suis permis d'inviter mon amie Anna. Enchant�e. Nigiotti Anna.
F�licitations pour la maison et la soir�e est magnifique.
Vous trouvez ? Moi, je m'ennuie un peu.
- On s'amusait plus avant. - Tu as raison.
Pardonnez-moi, je vais saluer M. le comte.
- Viens. - Mes hommages.
J'ai tr�buch�. Mes hommages.
Elle a tr�buch�.
Le l�che-bottes am�ne une nouvelle pute.
On mange mieux ici qu'� la f�te du PC !
- On va voir �a. - Mon petit Roberto !
- Qui t'a invit� ? - Bonsoir, Augusto.
Il est blagueur. Je te pr�sente Anna. Nigiotti Anna, enchant�e.
On s'est d�j� vus, non ?
- Ah bon ? Non. - L'an dernier � Cortina.
J'ai r�cup�r� votre raquette dans la neige. Vous portiez un ensemble de ski tout blanc.
Vous devez confondre.
Vous n'y �tes jamais all�e ?
Alors, je dois vous y emmener.
Bonne id�e. Augusto a un chalet magnifique.
- Si tu voyais �a. - Mais toi, je t'invite pas.
Le comte est coll� � elle...
Miss Pancaldi ? Beau petit lot, mais pas fut�e.
Elle cache bien son jeu. On dit que son mari l'a foutue dehors.
Il doit pas aimer les cornes.
Tu crois qu'elle aime �a, la comtesse ?
Elle a toujours la migraine.
C'est bient�t fini ? Bande de comm�res !
Excusez-moi. Je suis d�sol�e.
Voil� du g�teau au chocolat et chantilly.
Quelle belle f�te ! Vous devriez voir �a.
Le comte est un gentilhomme. T'en veux pas ? �a me dit rien. On peut y aller ?
- Valeria a sommeil. - Non, �a va mieux.
Attends un peu, sois gentil. Je dis au revoir et on y va.
D�sol�e pour le d�rangement. Ils vous emb�tent pas ?
Je vous avais pr�venus, imb�ciles. Le journaliste les a amen�s,
j'ai cru que c'�taient ses gosses.
Tu me donnes ta part ?
Il faut refaire l'�lectricit�
mais j'ai tout arr�t�. Giancarlo, tu lui raconteras �a plus tard.
Il nous co�te bonbon, l'appart de votre m�re. Sans parler du temps pass�.
Mais on le fait de bon c�ur.
- Si je peux participer... - Non, tu rigoles.
Avec toi, rien n'est jamais grave. Mais l'immeuble n'est pas aux normes.
C'est fou, il y a encore
des plombs en c�ramique.
Depuis 2003, il y a des nouvelles normes.
Je vais te lire un truc, c'est tordant. C'est le rapport du syndic.
Je te le lis, pour avoir ton avis.
J'ai oubli� les petits pois.
Mamie m'a fait lire tes po�mes.
- Pourquoi ? - "Le PVC est obligatoire..."
J'aimerais les adapter pour mon groupe.
J'aime beaucoup
"Venu au monde par les pieds"...
C'est comment d�j� ? Je sais pas, j'ai oubli�.
Je passe ma vie en r�unions de coproprios.
Dis-moi,
avec ton groupe, vous fumez ?
T'inqui�te pas, on est contre la drogue.
C'est bien.
Il y a aussi la peau de vache du 2e �tage qui laisse hurler son caniche la nuit.
L'autre jour, �a a bard�.
Heureusement que j'�tais l� pour calmer tout le monde.
Je serais bien mont� te montrer la chaudi�re mais ma coll�gue est seule.
T'en fais pas, merci pour tout.
Des gouttes...
Y a rien.
Elle doit bien avoir quelque chose.
Ces pauvres plantes.
Elles meurent de soif, comme toujours.
Je vous arrose. Si c'est pas moi qui le fais,
personne d'autre le fera.
Valeria m'avait dit que tu repartais tout de suite.
- Je suis content. - T'es pas couch�, � 23 h ?
Tu rigoles ? Fais pas attention au bazar.
- C'est si press� ? - Depuis la mort de maman,
je fais tout. Regarde, il y a l� toutes vos photos.
Ta maman avait tout entass� p�le-m�le dans une bo�te, j'ai tout class�.
Sinon, personne le fera.
Regarde ce qu'elle a gard�.
Tu �tais bon �l�ve.
- Je copiais les bouquins. - Il y a tes po�mes.
- Ils sont pas mal du tout. - Je te les range.
Ils �taient o� ? Je te les mets l�. Ta m�re �tait si fi�re de toi.
Tout ce qu'elle sait aujourd'hui, c'est que tu es prof au lyc�e.
C'est une �cole h�teli�re. Elle dit jamais aux gens
que tu l'appelles pas.
Je vais te montrer un album que je viens juste de finir.
Arr�te de fouiner, y a rien l�-dedans. Laisse-moi �a.
Il ne restait plus que les n�gatifs. Je les ai scann�s et je les ai imprim�s.
Elles sont magnifiques. Qu'en dis-tu ? Magnifique. Je les regarderai demain.
Je suis crev�. Je vais au lit. T'aurais pas un somnif�re ?
Je te fais une camomille.
- Tu rigoles ? T'as pas de l'alcool ? - Non.
Enfin, c'est pas s�r. Ma pauvre m�re avait une bonne descente.
D�gueulasse.
"Sujet : d�cris ta maison. D�veloppement :
ma maison est Via delle Navi, mais maintenant que
maman est actrice de cin�ma, on habite dans une villa � Castiglioncello.
Ou plut�t dans une petite maison au fond du jardin.
Elle est belle, comme la maison des 7 nains. Elle n'est pas � nous,
mais � un ami de maman."
Tu ne peux pas �crire �a.
Je ne suis pas actrice, je suis figurante. Je le gommerai apr�s. "Quand elle travaille,
des fois, elle nous emm�ne avec elle,
et parfois, avec Bruno, on va sur les roches.
Il p�che des crabes � l'�puisette, et moi, je le regarde."
Parle pas de moi, s'il te pla�t.
Alors, je vais devoir tout gommer.
Maman doit aller tourner une sc�ne dans la pin�de.
Aujourd'hui pas de baignade, l'eau est glac�e.
� midi, mangez l'omelette. Tu m'aides ?
S'il y a un probl�me, je suis pas loin. Je prends mes pantoufles.
On dirait pas, mais c'est fatigant
d'�tre figurante. Pr�ts, moteur, action. Et on recommence. Je me demande pourquoi.
Faites-vous tout petits. Dans le jardin, chuchotez et touchez � rien.
Pourquoi tu leur dis �a ?
Laisse-les s'amuser, ces petits.
Ils sont chez eux.
Fais voir tes biceps ! Tu es costaud.
Tiens-toi droit.
En route, Ava Gardner. Sinon, le producteur sera furieux contre moi.
Tais-toi, idiote.
Sandra, pourquoi je t'en aurais parl� ?
Comment elle va ? C'est pas brillant.
Non, tu viens pas, je vais rentrer... Bonjour, je m'appelle Luciano Vallesi.
Je suis le patron de cette bo�te de merde.
T'as fini ? Quel casse-pieds ! Je discutais juste avec ton fr�re.
Tu peux les convaincre d'embaucher les licenci�s de Delphi ?
- J'y vais. - Tu reviens quand ?
Quand ce sera fini. Ah oui. Si tu veux, je te d�pose.
J'ai un scooter, t'as pas remarqu� ? Tu as toujours raison.
C'est une femme extraordinaire.
- C'est qui, ce pauvre type ? - Mon patron.
Un cr�tin. Je conduis. Je veux pas avoir un accident.
C'est super d'�tre ensemble en scooter !
Oui, Loriano ?
C'est pas vrai !
Ils ont fouill� partout. Elle a mal dormi. On a doubl� les doses d'antalgiques,
et ce matin, elle s'est lev�e. Elle n'est ni dehors, ni au 1er �tage.
Il manque sa veste, sa robe et son sac.
Elle est dingue !
- Fous-moi la paix. - Ils se disputent.
- Qui ? - Maman et le monsieur.
Il lui crie dessus. Viens vite.
- J'ai rien fait. - Parle moins fort.
Et ces gosses, c'est ind�cent.
Quel rapport avec mes enfants ?
Pourquoi me traiter ainsi ? J'ai rien fait. Descends.
Doucement !
Mes petits ch�ris.
Ne restez pas dehors, il fait frisquet. Rentrons vite. Venez.
Bien, mon chou. C'est les panier-repas du tournage,
il y a plein de bonnes choses.
Entr�e, plat, l�gumes. M�me un dessert. C'�tait dur, aujourd'hui.
Il y avait une cam�ra � roulettes sur des rails, comme un petit train.
Je devais avancer avec un plateau sans tr�bucher
et sans regarder par terre, �videmment. M. Risi m'a f�licit�e
et demain, j'ai une r�plique � dire. Mais alors, pourquoi le monsieur
t'a disput�e et t'a tap�e ?
Il m'a pas tap�e. Faites-moi r�p�ter,
je dois �tre pr�te pour demain.
C'est le texte soulign�.
L�.
Tu es serveuse ? M. Mastroianni est moine.
Un moine qui tombe amoureux
de Sophia Loren, ou vice-versa.
Je sais pas trop. Les figurants, on leur donne jamais le sc�nario.
Je dois dire : "Bonsoir, mon r�v�rend." C'est �crit "bonjour".
Zut, je me trompe tout le temps. "Bonjour, mon r�v�rend.
Au menu, p�tes et petite friture."
Il y a �crit "friture". Je pr�f�re " petite friture".
Je suis s�re que M. Risi pr�f�rera "petite friture".
- Vous pr�f�rez quoi ? - Moi, je pr�f�re
qu'on rentre � la maison voir papa.
Ma ch�rie, bien s�r qu'on va rentrer. On rentrera tr�s bient�t, vous verrez.
Tu es toute chaude. Tu fais de la fi�vre ? Mets-toi l�.
Fais un gros dodo et �a va passer.
On chante une chanson ?
Pardon, ma�tre, mais de quoi on m'accuse ? Des gens ont rapport� � la comtesse
que vos enfants auraient bris� une vitre. Ils m'ont jur� que c'est faux, je les crois.
Il y a aussi l'occupation abusive
- de la propri�t�. - Il nous a invit�s.
- Anna, tu viens ? - Une petite minute.
Je comprends bien, madame,
mais je vous conseille de partir au plus t�t.
Laissez-moi le temps de trouver un logement. Bien s�r, je ferai mon possible
pour que la comtesse patiente.
H� toi, l�-bas, on t'attend pour r�p�ter.
J'arrive. D�sol�e et merci.
- Vous �tes tr�s gentil. - C'est normal.
Ouvre-moi ce bouton.
83/1, premi�re ! Action !
Bonjour, mon r�v�rend. Au menu, p�tes et petite friture.
Coupez !
Vous n'aimez pas "petite friture" ?
Rends-moi mes enfants. Qui est ce connard ?
Un peu de respect. Je suis le mari de cette femme perdue.
Rompez, brigadier.
D'abord, je suis adjudant.
Et sauf votre respect, M. Risi, occupez-vous de vos oignons.
Excusez-moi, M. Risi.
H� toi, l�-bas, reviens ici !
- On n'a pas fini. - Que se passe-t-il ?
Marcello, tu vas pas t'y mettre !
Tu t'amuses bien ? L�che-moi !
Allez, montez dans la voiture. On dirait deux petits boh�miens.
Des heures dans un camion ! Viens les reprendre, si tu l'oses.
Bougez pas, les enfants.
Du calme, tr�sor. Viens chez tatie.
La petite est br�lante, elle a de la fi�vre.
La mis�rable ! Faire du cin�ma ! Tu vois bien que j'exag�rais pas.
Papa va s'occuper de vous, tout va redevenir comme avant.
Pas vrai, Mario ? Si t'avais vu comment il la regardait,
Marcello Mastroianni.
Elle a toujours �t� d�vergond�e. Ce soir, il y a des boulettes.
T'es content ?
Bruno, tiens-toi droit. Approche ta chaise.
Serviette sur les genoux.
Valeria, attends que papa ait commenc�.
Et pas de bruit en mangeant. Un petit peu pour moi.
Bon app�tit.
C'est bon ? Vous mangez jamais �a chez vous.
C'est du bordatino.
Ma grand-m�re m'a appris � le faire.
Attends, ch�ri. Mange tranquille, j'y vais.
Famille Michelucci.
- Non, je te les passe pas. - C'est maman ?
Fais ta vie, on s'occupe des enfants. Va voir papa que j'ai d� mettre
en maison de retraite par ta faute. Je te laisse, on est � table.
Il est mari�. Il a rencontr� cette fille et il a perdu la t�te.
Mais il n'ose pas quitter sa famille.
Ils forment un beau couple.
J'en ai les larmes aux yeux, je suis b�te !
- �a a �t� ? - Oui.
Bruno a eu 8 en r�daction. T'es premier ?
Bencini et Fontanelli ont eu 8,5. Faut bosser. Aujourd'hui, on r�vise maths.
Je veux que tu sois le premier. C'est pour ton bien, tu sais.
- Tu fais un foot ? - On a un ballon en cuir.
- Je peux pas. - Tu peux jamais !
- Bravo, ch�ri. - Esp�ce de fayot.
- O� tu cours comme �a ? - Tais-toi, maman.
Cette fois, on va y arriver.
Vite, elle est au bout du fil.
Bonjour.
Bien, merci. Et toi ?
C'est maman ?
Oui, Valeria est l�.
- Moi aussi, je veux lui parler. - Attends.
Je comprends. C'est quoi, ton num�ro ?
Il me le donnera.
Mais tatie est toujours � la maison.
D'accord. Moi aussi. Je te la passe.
Tiens !
Maman, t'es o� ? Tu vas venir ?
Tu sais que tatie a jet� mon gilet rose ? Elle a dit qu'il �tait d�go�tant.
Oui, maman, je suis tr�s sage.
Tu t'es piss� dessus. Non, c'�tait d�j� mouill�.
Je nettoierai. D�p�chez-vous.
Montez vite.
Je n'ai jamais �t� aussi heureux de ma vie, Jennifer.
Tu dois me promettre que notre amour durera toute l'�ternit�.
Je le promets.
- Allez, on y va. - J'ai peur.
Prends ton cartable. Et �teins la lumi�re, idiote.
On va se recoucher ?
T'es fou ?
Allez, viens.
Passe-moi ton cartable.
Il pleut !
Donne-moi la main.
Fais-moi confiance.
On va passer par ici.
J'ai peur.
Je vais t'aider. Doucement.
Fais attention.
Il fait froid.
- C'est trop haut ! - Allez, saute !
Tatie s'est r�veill�e.
- Je peux pas. - Tant pis pour toi.
Tu me laisses toute seule ? Maman, au secours, viens m'aider.
Il est tout seul.
O� est Valeria ? Elle arrive pas � sauter du toit.
Monte.
Ferme les yeux.
- Je peux pas ! - Ne t'en fais pas.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Maman est l�.
Un, deux, trois.
Mario, elle vole les enfants !
D�marre !
Allez, vite ! Monte ! On va finir en taule.
Dis pas de b�tises. C'est mes enfants ! Quelle gamelle !
Arr�tez, crapules !
Ici, il y a une bonne pizzeria. Tiens, une pharmacie.
J'ach�terais bien quelques trucs.
Il y a une belle lumi�re ! Quelle journ�e magnifique !
Il faut retourner � l'h�pital. Pour quoi faire ?
Emm�ne-moi faire un peu de l�che-vitrines.
- Maman... - Ou allons chez moi
passer un petit moment ensemble. Regarde cette belle robe.
Elle irait bien � Valeria. Elle a encore une belle silhouette.
Je comprends pas
- qu'elle reste avec ce demeur�. - Pourquoi ?
Giancarlo est un type bien. Il est vraiment rasoir, reconnais-le.
- Et en plus, il est moche. - Tu exag�res.
- Tu n'as besoin de rien ? - Non, merci.
- Slip, chaussettes ? - J'ai tout.
Je flaire quelque chose
entre ta s�ur et le type de l'agence. Il est bel homme, tu l'as vu ?
- Il est sympa et grand. - Et apr�s ?
De toute fa�on, tu te trompes. C'est �a !
Alors, tu peux me dire pourquoi sa femme l'a fichu dehors ?
J'en sais rien. La v�rit�, c'est que ta s�ur
est une trouillarde. Elle fait la sainte nitouche pour les enfants
mais ils sont grands maintenant ! C'est pas une t�te de mule, comme toi.
Non, maman, pas la f�te. Fais pas ton rabat-joie !
- Pourquoi tu cours ? - J'ai envie de voir.
- Il y a de la barbe � papa. - Moins vite.
J'en voudrais une.
Il faut faire la queue. D�sol�. C'est combien ?
C'est bon. J'ai toujours ador� la barbe � papa.
Tu y as droit ? Les enfants en mangent bien.
- T'en veux ? - J'ai toujours d�test� �a.
Maman, on peut s'en aller ? On danse un peu ?
- T'es dingue ? - Juste une.
Allez, viens. D�p�che-toi.
�a fait du bien.
Viens par l�, bouge un peu ces pieds.
Pourquoi ? C'est pas mauvais pour la sant�
Oui, comme �a. Serre-moi un peu contre toi. Depuis quand j'ai pas dans� ?
Nesi m'emm�ne voir des expositions et des pi�ces de th��tre.
Il est trop s�rieux, tu le connais. Il est si gentil, il fait mes courses
et il me paie des factures.
� mon anniversaire, il m'a offert un bouquet
de roses rouges �normes.
Allez maman, on y va. Tu commences � tousser.
On danse tout doucement. Comme �a, joue contre joue.
Tu te rends compte, il m'a demand�e en mariage.
- Qui �a ? - Loriano Nesi.
C'est son r�ve, le pauvre. Il me l'a �crit.
Il �crit des po�mes, comme toi. Mais il a honte, comme toi.
L'idiot ne voulait pas que je les lise, mais je les ai trouv�s.
Tu vas me bouger ces pieds, oui ?
Tu es raide comme un piquet. Allez, on s'en va.
Tout le monde nous regarde.
Il faut t'amuser un peu, bon sang. Tu te laisses jamais aller.
Maman,
pourquoi je suis si malheureux ?
- Qu'est-ce que tu dis ? - Rien.
Tu as toujours �t� un peu bougon.
Il faut avoir confiance en toi.
Tu m'attends ? Je reviens tout de suite.
Je peux savoir ce qui vous fait rire ? C'est quoi, ton probl�me ?
- Je danse avec ma m�re. - Allez, d�gage.
Elle s'est �vanouie !
L�chez-la.
Je te fais des c�telettes pan�es. Je ferme et j'arrive.
Ce soir, c'est la finale de l'Eurovision. Au revoir, Mme Viviana. � mercredi prochain.
Bonsoir, M. Mansani.
Je crois que ma s�ur se doute de quelque chose.
Elle a failli aller � la r�serve. On y va.
D'accord, mais vite fait.
- On est l�. - J'ai faim,
je voulais aller acheter du pain mais Bruno a dit non
et il m'a tap� sur la t�te.
Elle jouait au ballon avec la bou�e. H�, les enfants.
- Faut pas faire �a, d'accord ? - Il a raison,
soyez gentils. Elle vient seulement le mercredi.
P�tes � la sauce tomate.
La sauce est pr�te, faut la r�chauffer.
- Merci, ch�ri. - Je dois partir dans 5 min.
D'accord, Armando. Viens.
Comment t'as vendu les deux cir�s ? Je les avais sur les bras depuis des mois.
J'ai fait un �norme rabais. T'as vu toutes ces factures � payer ?
Les fournisseurs, on les paie � la fin du mois.
Il faut commander des palmes,
- il reste que des grandes. - D'accord.
Oui, Armando ?
Tu veux me parler ? Non, il vaut mieux que j'y aille.
Cette paire de nu-pieds,
y a pas moyen de la vendre ?
T'aurais d� l'emmener dans les montagnes russes !
Une barbe � papa ! �a va �tre de ma faute.
Elle voulait danser. Emm�ne-la en scooter, tant que tu y es !
- J'ai pas demand� � venir. - �a suffit !
Laissons-la dormir, elle en a bien besoin. De votre c�t�,
essayez de vous pr�parer au pire. Vous croyez que c'est la fin ?
On verra comment elle r�agit. Ce qui compte, c'est qu'elle ne souffre pas.
Ce qui est s�r, c'est qu'elle ne remarchera pas.
Docteur, nous avons d�cid� de la ramener chez elle.
- Qui l'a d�cid� ? - Tais-toi, idiote.
- C'est possible ? - Tu r�ves ?
Les soins peuvent �tre administr�s � domicile.
Si vous vous en sentez le courage et si Anna le veut, ramenez-la chez elle.
Pour le moment, il faut attendre.
Doucement, les enfants dorment.
La porte est ouverte !
Allez, d�p�che-toi.
Papa.
Mon fils. Qu'est-ce que tu fais l� ?
Alors, comment tu vas ? Tu vas bien ?
Ne dis pas que tu m'as vu.
- M�me pas � maman. - D'accord.
Et Valeria ? Elle te fait enrager ?
Il faut que tu veilles sur elle.
C'est toi l'homme de la maison.
Pour l'instant, c'est comme �a.
- On verra apr�s. - D'accord.
Allez.
Retourne dormir.
Viens voir.
D�pense pas tout. Dis pas � maman que je t'ai donn� �a.
Allez, vas-y.
Elle rit ?
� mon avis, elle est immortelle.
Tu te rappelles quand elle est morte ? Aux Bains Pancaldi ?
Papa prenait des photos. Non, c'�tait du super 8.
Oui, t'as raison. Je me souviens,
elle a eu un malaise. C'�tait quoi ? Une congestion.
On l'a mise sur un brancard � l'infirmerie. Elle �tait p�le comme un linge.
Elle �tait morte.
Tout � coup, elle a ouvert les yeux. "Je mangerais bien un beignet � la cr�me."
Pourquoi vous riez ?
- Moi aussi, je veux rire. - C'est rien,
on discute.
Comment tu te sens ?
Non, ne touche pas � �a.
Tu peux me redresser ?
Passe-moi l'oreiller.
Doucement, tu es pr�te ?
- Doucement. - Arr�te, Loriano.
Tu les grondes toujours. Ils sont gentils, mes petits.
�coute, maman.
�tant donn� que...
le professeur dit que si on veut, c'est tout � fait possible.
Dis-moi, tu pr�f�res quoi ?
Rentrer chez toi ou rester ici ?
- Ma d�cision est prise. - Alors ?
Je l'�pouse.
J'ai pas compris.
Que dit-elle ?
Je sais pas. R�p�te. Si vous �tes d'accord.
C'est possible ou pas ? Mais quoi donc, maman ?
T'es bouch�e ou quoi ? Elle veut �pouser Loriano, ici pr�sent.
Laissez passer !
Nesi.
Pr�viens-la. Pousse-toi, on perd du temps.
- O� on va ? - � l'h�pital, ne t'en fais pas.
Va voir si elle est l�. Je veux pas de sc�ne.
- J'y vais ? - Tu restes ici.
- Les boules ! - Commence pas.
Papa.
Tiens, bonjour.
C'est rien du tout.
Je fais des analyses et je rentre � la maison.
- Je vais bien. - Ouais.
Et maman ?
Elle est en bas avec Valeria.
- Je l'appelle ? - Non, l'autre va revenir,
�a va faire un drame.
Approche.
Prends �a. Tu le donneras � maman.
Ne le lis pas. Range-le.
Cache-le dans ta poche.
Tu m'embrasses ?
C'est pas grave.
Allez, vas-y. �a fait rien.
Me regarde pas comme �a. Allez, vas-y !
Ma ch�re Anna, je te pardonne toutes tes erreurs.
Je t'aime tant. J'ai cette maladie du c�ur
parce que je souffre d'�tre loin de toi et des enfants.
C'est d�cid�, quand je sortirai...
O� est ta m�re ?
- Rends-moi �a. - Tu rigoles ?
Je fais �a pour votre bien � tous. Un jour, tu me remercieras.
Allez, pousse-toi.
Quand je sortirai, je viendrai te chercher
et on se remettra ensemble, si tu le veux.
Elle a rien � faire l� ! Elle a le culot de pleurer,
- alors qu'elle l'a tu�. - Calme-toi.
Elle est folle !
Elle me d�go�te.
C'est ce que papa aurait voulu.
Quelle honte ! Ne faites pas attention � eux.
Va-t'en ! Mario ne voulait plus de toi. Il n'aimait que moi.
Et ces pauvres petits.
Il voulait les revoir, eux, mais pas toi.
Toi, tu n'as jamais �t� aim�e parce que tu es �go�ste, m�chante
et moche comme un pou.
Tu devrais avoir honte ! Retourne dans le caniveau.
L�che-moi ! Et n'esp�re pas r�cup�rer l'appartement.
J'y suis, j'y reste. C'est � moi que Mario l'a donn�.
La sorci�re ! Je vais prendre un avocat.
Et voil� !
- Passez par l�. - Anna est en pole position.
Doucement !
Je voudrais de la lecture. Tu veux lire le journal ?
Non, les journaux racontent des horreurs. Je pr�f�rerais un magazine sur les acteurs,
avec des photos et des interviews.
Je vais envoyer quelqu'un l'acheter, j'ai un peu honte.
Comment �a, tu as honte ? Mon pauvre ch�ri. Bon d'accord, j'y vais.
Merci. Approche.
Allez, juste une minute.
Quoi, maman ? Comment �a va ? Tu as une petite mine.
�a va. Tu dors bien ? Ou tu rumines sans arr�t ?
Pas du tout. Je dors tr�s bien.
Admettons. Tu veux pas aller te baigner ?
Je vais y aller.
�a te ferait du bien. Oui, je vais aller me baigner.
Mon fils ador�.
Je vais t'acheter tes magazines people.
Oui, mon petit Bruno.
C'est quoi, ton probl�me ?
Il a �t� extra, il m'a fait passer avant tout le monde.
T'as entendu ? On peut faire le mariage samedi.
L'adjoint au maire me fait une faveur. J'ai eu son fils dans l'�quipe.
Les papiers sont faits. � la mairie, je commence � conna�tre pas mal de gens.
- Tu es tr�s appr�ci�. - T'es g�nial.
Toi aussi. On a toujours eu un super contact.
- Tu lui mettras la t�l� ? - Pas de souci.
J'ai apport� une rallonge. Je vais installer un lecteur DVD et le c�ble.
Ma belle Anna, je vous envoie un baiser.
Professeur Cerrai, je vous en prie, restez assis.
J'arrive tout de suite.
Je vous ai apport� plein de films d'amour.
Dans mon enfance, on habitait Via delle Navi, mais apr�s, on a beaucoup boug�.
On a v�cu au sous-sol d'un magasin, dans un meubl�,
et pr�s du man�ge de la Via dei Pelaghi.
Plus vite, les enfants. Ils m'�coutent pas.
Du calme. Il faut respecter les r�gles.
Mon fr�re Bruno va au lyc�e, c'est un b�cheur.
Moi, l'�cole, c'est pas mon truc. D'abord, j'�tais � Carlo Bini.
J'ai fait ma 6e � Lamarmora, et ma 5e, � Pistelli.
Et l�, je vais � Colombo. J'ai fait ma 4e l�-bas.
Moi aussi, je suis en 4e G. Encore une co�ncidence. Je suis en compta
mais les �tudes, c'est du temps perdu. Je veux bosser.
J'aimerais arr�ter apr�s la 3e mais on verra.
- T'es dans ma chambre. - Je parle.
Tu veux faire quoi ? Je voudrais �tre agent de police.
C'est un m�tier qui a du prestige. C'est super !
Voil�. Je vous dois combien ?
L'avocat a tout r�gl�.
Je vous offrirais bien un caf�, mais tout est dans les cartons.
La prochaine fois,
pensez � nous appeler, soci�t� Mainardi.
Oui, merci encore.
On a du gaz, on se fait des p�tes,
apr�s, je file au bureau.
Pourquoi cette t�te ? �a te pla�t pas ?
On a enfin un appartement.
L'avocat te trouve un appart, t'embauche et t'offre les meubles.
Il me les pr�te. Il est gentil. C'est rare, les gens comme �a.
Maman !
Giancarlo est super. Il est Capricorne.
Il joue au foot, son p�re est policier.
Je crois que je suis amoureuse.
Prends une aspirine. Quelle b�casse ! Je fais des p�tes.
Cabinet Cenerini. Je vais voir s'il est l�, ne quittez pas.
Ma�tre, c'est M. Canessa, je vous le passe ? Bien.
- Je ne l'ai pas eu. - Ah bon ?
Vous appuyez sur le bouton rouge de mon poste
avant de raccrocher sinon �a coupe.
Pardon, je m'y perds dans ces touches.
- Je le rappelle. - Non, je vais l'appeler.
Merci, excusez-moi.
Cabinet Cenerini.
Un moment, c'est occup�. Ne quittez pas.
J'ai raccroch�.
- Vous voulez bien venir ? - Oui, bien s�r.
- Mais non, t'es b�te ! - Je peux entrer ?
Venez.
Nous serons mieux � c�t�.
Entrez. Voici Anna.
Je vous pr�sente Giuliana, mon �pouse. Bonsoir.
Je m'appelle Nigiotti. Bonsoir, Anna. Je suis enchant�e.
Elle est pass�e me prendre. Ce soir, on va au th��tre.
Il faut rentabiliser l'abonnement.
M�me si Mauro s'endort toujours d�s le d�but.
Une babiole pour vos enfants.
Bruno et Valeria, c'est �a ? J'esp�re que c'est la bonne taille.
C'est du cachemire ! Il ne fallait pas.
Giuliana adore les enfants.
Asseyons-nous.
Je me disais que vous pourriez
venir d�jeuner un dimanche.
J'aimerais tant conna�tre vos enfants. Volontiers, mais je ne veux pas g�ner.
Tu avais raison, elle est charmante.
Mme Giuliana, si vous permettez,
vous �tes encore plus belle qu'en photo.
- Quel chou ! - Un cognac ?
Juste une goutte.
Du Benzetril en gouttes et de la Bromucod�ine
pour la toux.
Je prends �a avec. Je ne peux pas les donner sans ordonnance.
Oui, je sais.
Le Dr Risaliti ne re�oit pas aujourd'hui. Je vous l'apporte demain.
Le Dr Risaliti est p�diatre.
J'ai toujours �t� content de lui,
je suis fid�le � ce bon vieux Risaliti.
Je ne peux pas.
Soyez gentille, je n'habite pas...
Allez-vous-en, s'il vous pla�t.
- Je demande un service... - �a suffit !
La Bromucod�ine et le Benzetril, c'est le cocktail des toxicos en manque.
Je le sais. J'ai l'air d'un toxico ?
�a d�file toute la journ�e. M�me en costard. Essayez une autre pharmacie,
ou allez chercher de la m�thadone. Baldacci ? On se conna�t.
Vous me prenez pour un cr�tin ? Sortez d'ici.
Andrea Baldacci ?
Appelle la police.
Baldacci !
Les gars, Baldacci s'est remis avec Elena Tallini !
Elena, je te s�pare de ta copine. Avec qui tu veux pr�parer l'expos� ?
Avec Michelucci, le pauvre, il me fait piti�.
Petite cr�neuse ! Mais �a me va, Michelucci est un �l�ve s�rieux.
Tallini avec Michelucci.
Giacomelli avec Algranti. C'est d�cid�.
Tu bosseras pendant que je ferai mes ongles.
J'ai pas compris. Je viens chez toi ?
Tu crois que je vais me d�placer ? Viens apr�s 17 h. Avant, je serai avec Andrea.
- T'as compris ? - Oui.
- T'as compris quoi ? - Ce que tu as dit.
Tu m'as pas l'air bien d�gourdi sur le sujet.
Bruno, ch�ri. J'ai parl� � ta prof principale Elle est tr�s contente de toi.
Arr�te de venir voir les profs.
Ton prof de sciences est sympa.
Tr�s mignon. Il m'a donn� son num�ro. En sciences, on a une femme.
Ah bon ? Avec qui j'ai parl�, alors ?
- Tu peux partir ? - Au bureau, j'apprends
� faire des photocopies, c'est tr�s dur. Au revoir, mon amour.
Selon Burckhardt,
le Moyen-�ge est transcendantaliste,
universaliste... Dire que j'avais mis une culotte en dentelle.
Ce con, il avait tennis.
... anthropocentriste, particulariste, humaniste.
Bon, je te la montre mais pas touche.
Tu diras rien, Andrea est super jaloux. Il faudrait qu'on r�dige.
Avec Andrea, on baise sans arr�t. Il pense qu'� �a. Je dois faire gaffe,
il veut jouir en moi.
Je parie que tu l'as jamais fait.
�crivons d�j� le titre. "Les transformations sociales
du Moyen-�ge � la Renaissance".
T'as d�j� roul� une pelle ? Je suis s�re que non.
D'apr�s Andrea, j'assure comme une b�te. C'est une question de technique.
�a suffit.
Tu me casses les couilles ! On peut finir ?
- T'es dingue ! - Tu me parles pas
comme aux putes de ton quartier pourri.
Arr�te !
Tu l'as jamais fait ?
Moi non plus. Mais c'est un secret.
Viens.
Allez, viens.
Jure de le dire � personne.
- Embrasse-moi. - D'accord.
- On se ferait tuer par Andrea. - D'accord.
Embrasse-moi. Mange-moi.
Vite, Bruno. On a interro de latin. On se met derri�re toi pour pomper.
Elle a �t� Miss Pancaldi, y a 10 ou 15 ans.
Elle taillait des pipes aux maris des amies.
Mon cousin me l'a dit.
Elle a jou� dans un film
parce qu'elle se tapait l'acteur... Mastroianni ?
Elle bosse chez un avocat et il para�t
qu'ils font m�nage � trois. C'est vraiment une grosse nympho.
Taisez-vous, Baldacci a un truc � dire.
Je me la suis faite.
�a m'�tonne pas de Baldacci. Raconte.
Elle est venue voir les profs.
Elle m'a regard� en rentrant aux chiottes.
Elle a ferm� le verrou. Je l'ai bais�e debout et apr�s, en levrette.
Elle aime qu'on dise des cochonneries. Apr�s, Elena voulait baiser,
mais j'�tais crev�. Elle est m�me venue me voir
� la pharmacie de mon p�re.
- Elle a achet� quoi ? - Des capotes.
Baldacci, comme je me suis tap� ta copine, elle est peut-�tre enceinte.
Si j'�tais vous, je ferais le test. Sans rancune.
Andrea, je te jure que c'est pas vrai. Michelucci est dingue, tu le sais.
Le lyc�e m'a appel�. Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Mon Dieu ! Mon ch�ri.
Il t'a pas rat�, dis donc !
- C'est qui, cet abruti ? - Un mec.
Andrea Baldacci, tu le connais ? Non, pourquoi ?
Tu es sorti avec sa petite amie.
Fais-moi voir. T'es encore plus mignon.
Mon bourreau des c�urs.
- T'as du ventre. - Quoi ?
Qu'est-ce que tu as ? Mais rien du tout, t'es fou.
Valeria ne doit rien savoir. Je vais te le dire, tu es grand.
Me dire quoi ?
- Tu sens ? - T'es enceinte.
Mais de qui ?
Emm�ne-moi sur ton scooter. Roule � fond dans des chemins plein de trous,
j'y arriverai pas.
Bruno, il faut que tu m'aides.
Tu es une grosse nymphomane, tu penses qu'� baiser. Tu me d�go�tes.
Pardon, je voulais pas. Reste l�, Bruno. O� tu vas ?
Qu'est-ce qui se passe ? Pas de questions. T'as de la place, non ?
Je te r�chauffe la soupe.
J'ai mal.
Tu veux me dire quelque chose ?
Le truc, l�. Augmente-le.
Valeria, Loriano.
- Voil�. - Encore plus.
Le docteur ne veut pas
qu'on te donne trop de morphine. C'est magique.
On sent plus rien et on s'envole.
Cristiano.
Comment ?
- Vous l'avez appel� ? - Qui ?
Cristiano.
C'est qui ?
Mon pauvre petit.
Qu'est-ce qu'il y a ?
O� vous �tiez ? J'ai augment� le truc...
�a doit rester sur 2. Valeria, viens voir une seconde.
Apparemment, on a un fr�re qui s'appelle Cristiano.
T'es barge ? T'as fum�, ou quoi ? Idiote. Maman a �t� enceinte,
elle me l'avait dit.
Mais quand ?
- Quand ? - Loriano !
T'es au courant, non ?
Il doit avoir 28 ans.
Mais comment �a ?
Vous vous rappelez l'�t� o� elle est partie trois mois
avec l'avocat et sa femme ? Elle est all�e accoucher en secret.
Je pensais qu'elle �tait all�e avorter.
Il est o�, ce Cristiano ? Il a grandi dans la famille de son p�re.
Le pauvre, il a cass� sa pipe.
Anna a regard� grandir le petit
sans se faire conna�tre. Mais moi, je sais � quel point elle l'aimait.
Et lui, il ne sait rien. �a faisait partie de l'accord.
- Quel accord ? - Mon Dieu, on a un fr�re.
- On a un fr�re. - �a peut arriver.
Il vit � Livourne ? Qui c'est ?
Vous �tes vraiment bouch�s !
- Tu fais des myst�res. - C'est qui ?
Pourquoi c'est � moi de l'annoncer ?
- Qui c'est ? - Le fils de l'avocat.
Quoi ?
�a y est, je leur ai dit.
Tu te rends compte ? Et toi, tu m'as jamais rien dit.
T'�tais trop petite. M�me moi, j'�tais gamin.
Apr�s �a, t'es parti t'�clater loin d'ici.
M'�clater...
Et tu m'as laiss�e me d�merder.
Je me suis mari�e, j'avais pas 20 ans.
- C'est ma faute ? - Oui, c'est ta faute !
Tu m'as abandonn�e ! Merci, grand fr�re ! Ferme-la.
- Je t'emmerde. - Va te faire foutre !
Toi aussi, Nesi, va te faire foutre. C'est facile d'envoyer chier tout le monde.
Il pouvait arriver n'importe quoi. Si t'�tais l�, j'�tais rassur�e.
Tu me traitais mal mais tu m'aimais.
Tu me tapais, mais le soir, tu m'aidais � m'endormir.
Tu inventais des histoires rien que pour moi.
Mon fr�re ador�.
Et un jour, tu as disparu.
J'appelais parce que tu me manquais, et tu disais : "Tout va bien, et toi ?"
Des fois, tu r�pondais m�me pas.
Moi, je me demandais ce que je t'avais fait.
J'�tais peut-�tre pas tr�s maligne, mais pourquoi me traiter comme une d�bile ?
Allez, Valeria.
� cause de toi, j'ai recommenc� � fumer. T'es vraiment chiant.
Pourquoi tu t'es sauv� ?
Pourquoi ? Tu t'en es bien sortie.
Ta m�re est inconsciente, mais pas m�chante.
J'ai �t� m�chante, mais j'ai mes raisons.
Ton p�re, je l'avais rencontr� avant elle. Il me faisait la cour.
On mangeait des pizzas, on allait au cin�ma. J'en �tais folle. En tout bien tout honneur.
C'�tait comme �a, � l'�poque. Et puis un jour,
je l'ai invit� pour lui pr�senter papi. Ta m�re avait 16 ans.
Elle a toujours �t� plus jolie que moi, je le sais bien.
Mais elle �tait surtout plus... moderne que moi.
Elle m'a trahie.
Si tu savais comme j'ai souffert.
Mais on n'y peut rien. �a fait tellement longtemps.
C'est horrible, l'orgueil. Ne fais pas comme moi. C'est ta vie.
Si tu veux partir, va-t'en. Il y a d�j� assez de ranc�ur comme �a.
Tatie m'a dit que papa avait laiss� de l'argent
et que je pouvais le prendre. Et t'es pas venu quand elle est morte.
T'as rat� maman qui embrassait son cercueil. Elle pleurait comme une madeleine.
J'ai rat� tellement de choses.
Si au moins t'�tais riche et c�l�bre.
Mais je suis pauvre et inconnu.
T'es vraiment un abruti. Non, m�me pas. Je suis normal, c'est pire.
Je ne comprends pas, vous �tes... Ton fr�re et ta s�ur.
Je m'appelle Valeria. Et lui, c'est l'a�n�, Bruno.
Excusez-moi.
Oui ? Non, j'arrive.
J'arrive tout de suite.
Excusez-moi, c'est une journ�e
un peu sp�ciale. Dites-moi si je peux faire quelque chose...
En fait, on est venus t'inviter au mariage de notre m�re.
Enfin, de ta m�re.
- La n�tre, quoi. - Elle se marie ?
Alors qu'elle est mourante...
- Exactement. - C'est �a.
- Bien s�r. - Nous pensons
que �a lui ferait vraiment tr�s plaisir.
Et peut-�tre que pour toi, ce serait sympa ?
Notre m�re compte beaucoup pour nous. Elle a g�ch� ma vie. Et celle de Valeria.
Si tu viens au mariage, elle pourrait g�cher la tienne. Qui sait ?
Je reviens. Attendez-moi ici.
Je reviens, j'en ai pour quelques minutes.
T'es vraiment con de dire �a !
- C'est la v�rit�. - Pourquoi tu lui dis ?
C'est notre fr�re quand m�me.
Dites-leur que j'ai eu un impr�vu. Mais soyez aimable surtout.
Quand vous �tes s�re qu'ils sont partis, appelez-moi.
Les gens sont fous.
Ta m�re se marie et tu me dis rien ? Mais elle m'a invit�e. J'adore les mariages.
- Elle t'a invit�e ? - Quelle belle ville !
Pourquoi tu dis que c'est moche ?
- On sent la mer. - Je te pr�sente ma s�ur.
C'est pas trop t�t ! Il me cachait.
Ce t�tu voulait pas nous amener sa fianc�e. Pas le mot "fianc�e", il aura une attaque.
Attends ! Tu es vraiment tr�s jolie.
Toi, tu es ravissante. Il me l'avait pas dit. C'est un type tr�s n�gatif.
Il est incapable d'exprimer ses �motions.
- Tu le supportes ? - Je l'adore.
- Vous avez fini ? - Quel casse-couilles.
Pas touche, chenapans ! On a d�j� pas assez. Soyez sages, les enfants.
S'ils continuent, je leur botte les fesses. Giancarlo. Excusez-moi, docteur.
Il nous manque un plateau de petits fours. Et on n'a pas eu les canap�s.
Les incapables ! Comment on fait ? Calme-toi, Loriano. Assieds-toi.
Ne t'�nerve pas. Je suis all� aux toilettes trois fois.
C'est tr�s bien.
Cristiano, entre.
- Je peux ? - Merci d'�tre venu.
Merci � toi. Chiara, mon amie.
Quelqu'un d'autre a insist� pour venir. Ma m�re.
Bruno, laisse-moi te regarder. Tu te souviens ?
Bien s�r. Le buffet est par l�. On peut y aller ?
Merci, vous m'avez enlev� un poids.
- Le buffet est par l�. - Oui, bien s�r.
La mari�e est pr�te. Je vous attends, d�p�chez-vous.
T'es habill� comme un contr�leur de bus.
Le maire-adjoint est venu. M. Caciagli. D�sol�e du d�rangement. Enchant�e.
O� est Bruno ?
- Je suis l�, maman. - On commence, non ?
Cristiano !
Madame Anna. Mon ch�ri, viens me voir.
Laisse-moi te regarder.
Comme tu es beau !
�a t'allait bien aussi
les cheveux longs quand tu �tais �tudiant.
- C'est ta fianc�e ? - Oui, Chiara.
Comme elle est jolie ! Vous vous mariez quand ?
Bient�t, je ne sais pas. Ne fais pas comme Bruno.
Monsieur a trouv� la fianc�e id�ale
et il fait la fine bouche.
Mme Giuliana, vous vous �tes d�rang�e.
Mon Dieu, Anna.
On commence ?
Viens, Loriano. On va pas y passer la nuit.
Les t�moins sont l� ?
On peut commencer la c�r�monie.
�tes-vous M. Nesi Loredano, dit Loriano ?
Tu t'appelles Loredano ?
Et vous, Mme Nigiotti Anna ?
Conform�ment � la loi,
je donne lecture des articles du Code civil
sur les droits et les devoirs des �poux. Dans le mariage, les �poux acqui�rent
les m�mes droits et les m�mes devoirs. Les �poux se doivent mutuellement
fid�lit�, secours et assistance.
Ils agissent au mieux des int�r�ts de la famille
dans une communaut� de vie.
Le mariage leur impose
de pourvoir � l'�ducation de leurs enfants
en tenant compte des capacit�s
et des pr�f�rences de chacun d'entre eux.
Pour �a, j'arrive un peu tard.
M. Nesi Loredano dit Loriano, acceptez-vous de prendre pour �pouse
Mme Nigiotti Anna ?
- Il a dit quoi ? - Il a dit "oui".
Encore heureux !
Mme Nigiotti Anna, acceptez-vous
de prendre pour �poux M. Nesi Loredano ?
Si j'avais su qu'il s'appelait Loredano...
Mais c'est pas grave, je le prends quand m�me.
- Les t�moins ont entendu ? - Oui.
Au nom de la loi, je d�clare
M. Nesi Loredano dit Loriano
et Mme Nigiotti Anna
unis par les liens du mariage.
Le moment est venu d'�changer les alliances.
C'est pas vrai...
Ne t'inqui�te pas, Loredano.
Tout va bien.
Vous pouvez embrasser la mari�e.
Livourne est une petite ville, mais c'est un vrai probl�me.
Les rues sont satur�es de voitures. J'ai pas raison ?
Et le stationnement payant, �a fait hurler les gens.
Arr�te, Sergio. Avec la voix du chanteur, c'est trop top.
Chantez plut�t en anglais. C'est pas les bons po�tes qui manquent.
Il y a Dylan Thomas, ou m�me Shakespeare. Tes paroles sont g�niales, tonton,
pourquoi t'�cris plus ? Tu �crivais, Bruno ?
Des conneries de gamin. Tonton, pourquoi tu viens pas vivre ici ?
Ce serait trop cool. On pourrait faire connaissance.
Un jour, peut-�tre. Prenez la place Mazzini...
On pourrait faire un parking sous le nouveau port.
Tu rapportes des plateaux ? La prime � la casse, c'est bien.
Tu vas ouvrir ? Il faut qu'on continue cette discussion.
D'accord.
- Je suis d�sol�e. - Il est sympa.
J'y vais. Je t'adore, Bruno. Quelle journ�e !
Bonsoir. Pardon, mais j'ai su qu'il y avait...
Salut, entre. Valeria est dans la cuisine. Merci. D�sol�.
Il y a ton patron qui est l�.
Bonsoir. J'ai apport� ce bouquet.
- Pour ta m�re. - J'avais compris.
- Tu veux un caf� ? - Oui, merci.
- Comment �a va ? - Je sais pas, � ton avis ?
- Bonsoir. - Enchant�.
Je suis le fils de... le fr�re de...
- enfin le fils de... - Pas de probl�me.
Voici ma s�ur, non, ma fianc�e. Excusez-moi, je suis un peu perdu.
Elle vous r�clame tous les deux. �a l'a trop fatigu�e.
J'ai augment� les s�datifs.
Ma ch�rie, tu peux me l'enlever, j'en ai plus besoin.
L�ve un peu la t�te.
Donne.
Je vous ai entendus chanter. C'�tait Sergio.
On chante, nous aussi ?
C'�tait quoi d�j�,
celle qu'on aimait tellement ?
Tous les trois.
C'est incroyable !
Tu chantes ?
�a suffit, maintenant.
Tu vas te fatiguer. Repose-toi un peu.
J'ai la t�te qui tourne mais c'est bien.
Essaie de dormir un peu.
- Pourquoi tu ris ? - Je pensais � Lenzi.
Il �tait ridicule.
Je me souviens pas de lui.
Lenzi, le mec qui avait une moumoute. Un jour, elle s'est envol�e
et elle est tomb�e dans la mer. Ah oui, le journaliste.
- Et le fasciste ? - Le Comte Paoletti ?
- Augusto Paoletti. - Il est mort ?
Il a plong� dans une piscine vide. La t�te la premi�re.
C'est pas glorieux, comme fin.
Et Mansani ? Quel mollasson !
Mais il �tait gentil. Quand on est partis, il �tait si triste
qu'il a ferm� le magasin. Pauvre chou.
Il �tait fou de toi. Ils �taient tous fous de toi.
Pas ma�tre Cenerini.
Je m'�tais fait des id�es. Moi, je dirais que si.
Eh non. Il n'avait d'yeux que pour sa femme.
Une belle femme. Vous l'avez vue ? T'es beaucoup mieux qu'elle.
Mais le meilleur de tous, c'�tait votre p�re.
C'�tait mouvement�, mais on s'aimait tant.
On s'aimait trop.
Cette maudite photo l'avait rendu fou, le pauvre.
Quelle photo ? Elle est l�, dans le tiroir.
Prends-la.
Tu vois ?
Ce cr�tin de photographe,
il l'avait mise en vitrine.
En passant devant, papa a entendu des r�flexions.
Vous savez comment sont les gens...
Surtout � Livourne. Qu'est-ce que t'as contre Livourne ?
Tout.
Ton p�re �tait aussi but� que toi.
Quelle vie, mes enfants !
Mais on s'est bien amus�s. Pas vrai ?
- Je veux la voir. - Il vaut mieux pas.
- Ma ch�rie... - Attends un peu.
Bruno, je suis si triste.
Je m'y attendais pas. Excuse-moi.
Sergio.
Mon amour, dans mes bras. Giancarlo, attends une minute.
Je suis trop triste.
- �a fait trop mal. - Je suis l�, Valeria.
C'est trop dur.
Papa, on va peut-�tre rentrer ? Oui, �a vaut mieux.
C'est trop dur.
C'est pas du boulot, regardez,
ils ont mis des salet�s partout. C'est ni fait ni � faire.
Ils s'en contrefichent.
Permettez, c'est moi qui les mets.
- C'est trop haut. - Je suis pas un nain.
Enlevez-moi ces salet�s. Vous prenez une petite �ponge
et vous nettoyez bien. L� et l� aussi.
On prend le bus ou tu pr�f�res marcher un peu ?
On peut aussi prendre un taxi.
Comment �a va, mon amour ? �a va bien.
Si tu veux, on reste jusqu'� demain. Je peux aller acheter
un truc � manger pour ce soir.
Sandra...
Tu as apport� ton maillot ? Qui vient � Livourne sans maillot ?
Bien s�r que je l'ai.
Moi, non.
Je l'ai pas apport�.
Sois pas b�te. Viens, elle est bonne. Allez, lance-toi.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.