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Mino ! De ce cÎté.
Le triomphe des dix gladiateurs.
Allons-y, c'est notre tour.
Tiens, prends.
Bravo Roccia.
Oncle Rezio, bravo.
Ce fût un vrai triomphe aujourd'hui.
Oui. Et assez facile en plus.
- Et ça ne sera pas la derniÚre fois. - Je crois bien.
Ouh, voici la bouffe !
Mais tu es blessé !
Mais non, c'est juste une égratignure.
Allez, pas d'histoire. Fais-moi voir.
Ce n'est rien.
Ăcoutez tous.
Je dois vous dire quelque chose.
J'ai décidé de ne plus descendre dans l'arÚne.
La prochaine fois, vous serez neuf.
Que dis-tu ?
Oui Mirta.
L'oncle Rezio est trop vieux désormais.
Tu as vu ce qui m'est arrivé dehors ?
Pour moi peu importe.
Mais je ne veux pas les compromettre,
En augmentant leur risque.
Tu plaisantes Rezio ?!
Comment ferons-nous sans toi ?
Mino a raison.
Nous sommes une seule chose.
Ou tous ensemble ou personne.
Oui c'est vrai, ça fait des années que nous sommes ensemble.
Rezio, ne nous abandonne pas.
N'insistez pas !
Vous savez que quand je prends une décision je m'y tiens.
Votre chef sera désormais Roccia.
- Tu es Rezio ? - Oui.
Bien. Je suis Napateo.
Tu sais qui je suis ?
Bien sûr. Quel gladiateur ne connait-il pas...
le nom du plus grand imprésario d'Antioche.
J'étais dans le cirque aujourd'hui,
Et je vous ai vus combattre.
Pas mal je dois dire.
Vraiment pas mal.
Ce jeune surtout.
Parfois, il me faisait penser Ă moi,
Quand je descendais alors dans l'arĂšne.
Mais c'est surtout toi, Rezio, qui m'a le plus plu.
Avec ton expérience, ta technique. Un vrai lion.
En conclusion, je voulais vous proposer un contrat,
Pour une série de spectacles dans les plus grandes arÚnes de Syrie,
De PhĂ©nicie et peut-ĂȘtre mĂȘme d'Ăgypte.
Je te remercie Napateo.
Nous serons heureux de travailler pour toi.
D'accord Rezio.
Je vous attends demain dans ma salle d'entrainement. Adieu.
Vous y pensez les gars ?
Un travail assuré pour plusieurs mois !
Que voulez-vous de plus ?
Assuré pour plusieurs mois !
Oui mais quelle fatigue ! Je me sens déjà fatigué.
J'ai toujours révé d'aller à Alexandrie.
Pourquoi ? On y mange bien ?
Minerve, pardonne-le !
Il y a la plus grande bibliothéque de notre époque. Ignorant.
Alors c'est décidé. à partir d'aujourd'hui, c'est moi le chef.
Ce fût une décision sage.
Tu n'as plus de souffle et tes muscles sont ramollis.
Et les réflexes ne sont plus si vifs.
Que disais-tu de mes réflexes gros bébé ?
C'est toujours moi le chef.
Plus vite, plus vite !
Pas comme ça. Donne-moi ça.
Joli coup Napateo !
Nous voici.
Et bien ? Que voulez-vous ?
Mais c'est toi qui nous a fait venir ici.
Je n'ai fait venir ici personne.
Excuse-moi un instant.
Apparemment tu ne te souviens pas mais tu es venu hier
Au cirque aprĂšs le spectacle pour nous offrir un contrat.
Ah oui, peut-ĂȘtre. Mais vous voyez, j'ai changĂ© d'idĂ©e.
Je n'ai plus besoin de vous.
Ăcoute Napateo, on ne nous roule pas, nous.
Ăcoutez, s'il y a eu un quiproquo je n'y peux rien.
Je ne peux vous donner du travail, je suis au complet.
Ce sont les meilleurs de la région.
Je n'ai pas de raison d'en prendre d'autres.
On va te faire voir.
Hier, tu ne nous as pas vu Ă notre maximum.
Nos adversaires n'étaient pas à la hauteur.
Nous pouvons faire beaucoup plus.
Mario, Sirvio, Metodio, Arminio ! Faites-lui voir !
Alors Napateo ?!
Ce ne sont pas là de bons arguments pour changer d'idées ?
Vous ĂȘtre douĂ©s je dois l'admettre.
Inutile de vous donner en spectacle,
Il m'en faut plus pour m'ébranler.
Mieux vaut vous en aller et me laisser en paix.
Excusez-moi un instant.
Tu avais raison, nous ne t'avions pas assez ébranlé avant.
Je vais te donner une leçon !
Tu parlais Ă moi ?
Et voilĂ . Nous pouvons y aller.
Disparaissez immédiatement, maudits !
Que je n'entends plus jamais parler de vous.
Et bien ? Comment cela s'est-il passé ?
TrĂšs mal.
Nous sommes encore plus au chĂŽmage qu'avant.
Comment ? Napateo vous avez fait une invitation bien précise.
Il a ravalé sa parole, ce maudit crùne chauve.
Je ne comprends pas. Napateo est un homme de parole.
Qu'est-ce qui a bien pu lui faire changer d'idées ?
- Allons-y ! - Gladiateurs !
- J'ai un message pour vous. - Comment ?
Il y a une personne qui veut vous parler.
Elle a un travail Ă vous offrir.
Les mendiants Romains ont moins de fantaisie pour arrĂȘter les passants.
Tiens mon ami, bois à notre santé.
Merci mes amis.
Buvez vous aussi Ă la mienne.
Merci.
De l'or ! De l'or !
Alors, on discute ?
Tu peux ĂȘtre sĂ»r que tu as toute notre attention.
Bien.
Suivez-moi avec quelques pas de distance.
Ce n'est pas loin.
Nous suivrions cette bourse jusqu'au bout du monde.
Qui est-elle ?
Ma niĂšce.
Désolé mais mon invitation est uniquement pour les gladiateurs.
Alors change d'invitation.
Nous sommes tous ensemble.
Nous verrons.
Allons-y.
C'est ici que nous devons entrer ?
Oui, bien sûr.
Par lĂ .
De toute façon, avant d'informer Rome...
Nous devons en ĂȘtre absolument sĂ»rs.
Vous voilĂ donc.
Ăa me fait plaisir de vous voir.
Nous continuerons plus tard.
Que personne ne nous dérange. Pour aucun motif.
Avant tout, vous aimeriez savoir qui je suis et oĂș vous vous trouvez.
Mon nom est Publio Quintilio Rufo.
Et ceci est ma maison.
C'est le proconsul de l'empereur en Syrie.
J'avais besoin de vous voir.
J'ai su par hasard que vous étiez en contact avec un imprésario d'Antioche,
Mais heureusement, j'ai pu annuler votre contrat.
Donc, c'est toi que nous devons remercier.
Ne m'en voulez pas.
J'ai mieux Ă vous offrir. Disons plus Ă vous offrir.
Disons le double de ce que vous auriez gagné avec votre impresario.
- Et comment ? - Comment ?
Avec une serie de spectacles à Arbela, une splendide citée orientale.
J'ai ici une lettre pour notre résident dans cette vile.
Il vous présentera la Reine Moluya qui est aussi
Une jeune femme d'une extraordinaire beauté.
Et il s'arrangera pour que...
Vous puissiez faire votre spectacle Ă la cour.
Si tu me permets, une médaille si dorée et précieuse...
Aura sûrement un revers.
Pour la Reine Moluya nous ferons sûrement le spectacle dans l'arÚne.
- Et pour toi ? - Ah oui...
J'allais y arriver.
Vous devrez emmener avec vous un homme.
Le centurion Glauco Marcio.
Pouvons-nous savoir pourquoi il vient avec nous et en quelle qualité ?
Disons comme onziĂšme gladiateurs.
Naturellement, ce n'est pas par hasard que je viens vers vous.
Je sais qui vous ĂȘtes.
Je sais que votre loyauté n'est pas à mettre en cause,
Tout comme votre courage.
Venez !
Ici, il y a Arbela.
Un petit royaume neutre qui nous sépare des Parthes.
Qui, comme vous le savez, sont nos féroces ennemis.
Nous craignons que la Reine Moluya,
Influencée par son premier ministre,
Se prépare à lier une alliance avec les Parthes.
Vous comprenez donc qu'il est trĂšs important pour nous...
Si un homme pouvait s'infiltrer dans le pays,
Pour se rendre compte de la situation.
Nous sommes d'accord.
Nous partirons tĂŽt demain matin.
Nous serons prĂȘts.
Ăvidemment, la fille ne vient pas avec nous.
Elle serait un boulet.
Ăcoute Centurion !
Je suis avec eux depuis que je suis grande comme ça.
Et nous nous sommes toujours tirés d'affaire.
Si quelqu'un doit ĂȘtre un boulet, ça sera toi,
Avec ton air de grand général.
Si cela est une condition, je suis désolé mais nous ne pouvons rien faire.
J'avais raison Publio Quintilio.
Ces hommes n'ont pas le sens de la discipline, de l'ordre.
Nous aurions dû suivre ma premiÚre idée.
Prendre des soldats et les faire passer pour des gladiateurs.
Excuse-moi Roccia.
Mais si mon intuition ne me trompe pas, le centurion a raison.
Nous devrions laisser ici Mirta.
Mais mon oncle !
Moi et ma femme prendrons soin d'elle.
Nous la traiterons comme notre fille jusqu'Ă votre retour.
Accompagne-les dans leurs chambres.
Je vous saluerai demain avant votre départ.
Tu ne crois pas que tu aurais dû les informer du but réel de cette mission.
Et de l'exact mesures des dangers qu'ils devront affronter ?
Quand ils apprendront la vérité,
Ils pourraient faire marche arriĂšre.
C'est un risque que nous devons prendre.
Mais si un dixiĂšme de ce que j'ai appris sur eux est vrai,
Quand vous serez là -bas, ils ne feront pas seulement ce qui est nécessaire,
Mais bien plus encore.
L'important c'est de s'entendre avec eux.
Tu dois conquérir leur amitié.
Je le fais pour ton bien.
Si tu veux qu'ils te prennent pour un gladiateur, tu dois commencer par ça.
N'exagĂšre pas sinon il n'aura pas le temps d'apprendre.
Comment ? Mais si je l'ai à peine touché.
Ăa sera un problĂšme quand il devra entrer dans l'arĂšne avec nous.
Nous devrons faire attention Ă lui comme des mĂšres poules.
Qu'avez-vous Ă rire vous deux ?
Si l'eau ne les a pas refroidis, il vaut mieux intervenir.
Vite Sirvio, Ă moi.
ArrĂȘtez !
Pas d'arme.
Souvenez-vous que depuis notre passage de la frontiĂšre d'Arbela,
Nous sommes qu'une pacifique caravane.
Regardez celui qui les conduit, il porte un masque !
Nous devons ĂȘtre effrayants pour les avoir fait fuir ainsi.
Maintenant, pensons Ă manger.
Mais la viande n'était pas pendue ici ?
Mince, c'est à moitié vide !
- Donne ce que tu as volé ! - Que dis-tu ? RépÚte !
Tu as volé notre ration de viande.
Je n'ai rien volé !
Attention !
ArrĂȘtez ! On peut savoir ce qui vous arrive ?
Il a volé la viande.
Je n'y crois pas ! Et maintenant arrĂȘtez. C'est clair ?
Peut-ĂȘtre que Lepto a raison. Ăa doit ĂȘtre quelqu'un d'autre.
Roccia, Oncle Rezio !
Salut petits frĂšres.
Mirta, que fais-tu ici ?
Tu as vu qui a volé la viande ?
Viens petite soeur.
Tu pensais vraiment que je serai restée à Antioche ?
Habits en soie, servantes à mon service et paresser toute la journée.
Et comment es-tu arrivée jusqu'ici ?
Tu as voyagé seule pendant une semaine ?
J'avais mon escorte. J'étais toujours derriÚre vous...
Et la nuit je m'approchais toujours plus.
Et vous n'auriez rien remarqué si je n'avais pas fini...
Mes provisions et dĂ» manger les votres.
- Et maintenant ? Qu'en faisons-nous ? - Rien Ă faire !
Elle repart tout de suite en arriĂšre.
- Pourquoi m'en veux-tu ? - Je n'ai rien contre toi.
Au contraire, je le dis pour ton bien.
- Et tu sais ce qui est bien pour moi ? - Bien sûr.
Peut-ĂȘtre plus moi que tes amis qui se comportent
Comme si tu étais un gladiateur toi aussi.
Mais regarde-toi ! Habillée de cette façon.
Sale et en guenilles comme un gueux de la Subure.
Je te hais ! Je vais te crever les yeux, t'arracher la langue...
Alors que si tu me croyais, il suffirait de peu
Pour faire apparaitre ce que tu es vraiment :
Une des plus belles et gracieuse jeune femme que je n'ai jamais vu.
Publio Quintilio Rufo...
Exalte votre bravoure.
Mais en ce qui me concerne,
Ce n'était pas nécessaire, elle ne m'était pas inconnue.
Nous te sommes reconnaissant pour ta bienveillance.
Tu penses que nous pourrons nous produire Ă Arbela ?
Depuis que les évÚnements politiques ont poussé
La Reine Moluya Ă s'allier avec les Parthes,
Mon influence sur elle a beaucoup diminuée.
Mais par chance,
Le premier ministre, le prince Arimandro,
A un grande passion pour les combats dans l'arĂšne.
Lui aussi parfois, aime Ă montrer sa force peu commune...
Lors des petites rencontres dans sa salle d'entrainement privée.
C'est un homme courageux alors ?!
Oui.
Mais surtout cruel.
Son plaisir n'est pas de gagner.
Mais tuer.
C'est seulement pour ça qu'il descend dans l'arÚne.
Pour pouvoir tuer par ses propres mains.
Mais c'est inutile que je vous en parle.
Vous le rencontrez ce soir mĂȘme.
La Reine est à peine revenue d'une de ses périodiques visites au temple d'Iside.
Il y aura une grande fĂȘte en son honneur.
Nous irons ensemble.
Ton hospitalité, Reine Moluya, est égale à ta beauté.
Ce n'est si souvent que je peux recevoir les demandes des représentants de Rome.
Mais cette fois, je peux te contenter, Sesto Vetullio.
Je souhaite seulement que tu ne regretteras pas si j'utilise...
Tes gladiateurs dans un spectacle en honneur des mes invités,
Mes chers amis Parthes.
C'est une excellente idée ma Reine.
De plus, si tu me permets de la compléter,
Je dirais de les faire combattre contre des gladiateurs Parthes.
Mais vous devrez ĂȘtre indulgents avec eux s'ils ne savent pas se battre avec...
L'élégance que vous avez l'habitude de voir dans les amphithéùtres Romains.
Voyez-vous, les gladiateurs Parthes sont entrainés...
Depuis tout jeune contre les ours des montagnes.
Et c'est seulement une fois qu'ils en ont tué un à mains nues...
Qu'ils commencent Ă combattre en public.
Nous connaissons bien la force des gladiateurs Parthes.
En effet, nous les utilisons pour entrainer nos enfants.
Qui deviennent gladiateurs une fois qu'ils en ont tué un à mains nues.
Mes hommes seront heureux de combattre comme et avec qui tu désires,
Prince Arimandro.
Et ils chercheront de ne pas te décevoir.
De ça, je peux t'en donner l'assurance, cher frÚre.
Lors de mon dernier voyage en Syrie,
Je les ai vus combattre dans le cirque d'Antioche.
J'ai rarement vu des athlĂštes avec une telle force et une telle bravoure.
C'est un éloge important pour vous.
La princesse Selima a beaucoup d'expérience.
Elle ne perd jamais aucun spectacle.
Elle aime aussi les gladiateurs, mĂȘme s'il s'agit
De raisons différentes à celles de son frÚre.
Et tu peux me donner tort ?
- Mais vous ĂȘtes onze ? - Oui, bien sĂ»r.
à Antioche, ils étaient seulement dix.
En effet, c'est vrai princesse.
Ils sont toujours dix.
Moi, malheureusement, je ne combats plus.
Je me limite à les assister avec mon expérience.
Servez ces hommes.
Je souhaite que vous vous amusez pour compenser notre...
Plaisir quand vous combattrez dans notre arĂšne.
Je te remercie, tu as été trÚs habile.
Malédiction ! Maintenant, je ne pourrai plus combattre pour de bon dans l'arÚne.
Tu auras d'autres occasions, dehors.
C'est bien toi qu'elle regarde, chanceux mortel.
Cette femme est plus dangereuse que tous les gladiateurs Parthes.
Maudit idiot.
Une force vraiment prodigieuse prince Arimandro.
Je dirais seulement qu'elle est gaspillée avec un adversaire si misérable.
Tu as raison gladiateur.
Nous deux, nous nous comprenons tout de suite.
Tu me plais.
Je veux te faire un cadeau. Tiens.
Pour une fois,
Essaie le goût d'enlever la vie à un adversaire sans risquer la tienne.
Je te remercie de ton cadeau, prince Arimandro.
Il est bien digne de toi.
Mais moi aussi, j'ai la prĂ©somption d'ĂȘtre un homme fort.
Et pour moi aussi, cet adversaire est faible.
Et pour ĂȘtre sincĂšre,
Un adversaire digne de moi,
Je n'en vois aucun.
Ne soit pas insolent, gladiateur.
Il y a dans cette salle l'homme le plus fort du royaume.
C'est le prince Arimandro.
Je le sais ma Reine.
Mais un prince ne pourra jamais se battre avec un gladiateur.
Je peux moi aussi ?
Je crois vraiment que oui.
ArrĂȘte gladiateur !
ArrĂȘte je t'ai dit.
Maintenant, cela suffit.
Sois maudit !
Tu le regretteras.
Ce fût un combat émouvant.
Ăgal Ă ta valeur et Ă ta force.
Quant à toi gladiateur, voilà ta récompense.
Et souviens-toi que personne dans cette ville ne peut battre le prince Arimandro.
Conserve tes forces pour tes combats de demain dans l'arĂšne.
Merci Mirta.
Mais non, pas comme ça !
Je ferai mieux la prochaine fois.
Ne te fĂąche pas maintenant.
Je ne me fĂąche pas.
Mais si tu ne sais mĂȘme pas mettre ton armure,
Qu'arrivera-t-il dans l'arĂšne ?
Tu m'énerves tellement. Tu es si tranquille.
Mais bien sûr, pourquoi t'en faire ?
Tu ne vas pas rester lĂ Ă te consummer par la fatigue.
Tu t'inquiĂštes pour moi par hasard ?
Bien sûr !
Bien sûr...
Il suffit que quelqu'un soit plus faible
Et c'est tout le groupe qui est en danger.
Sois tranquille, tout ira bien. Je suis habitué à me battre.
Et les batailles sont toutes pareilles.
Mais l'arĂšne n'est pas un champ de bataille, souviens-t-en Glauco.
J'espĂšre que c'est moins dangereux.
Ăa peut-ĂȘtre plus dangereux en fait.
Et de façon totalement différente. Pas vrai Rezio ?
Tu es fort et courageux mais c'est ta premiĂšre sortie.
Promets-moi que tu seras à coté de Roccia.
Cela pourrait t'ĂȘtre utile.
Glauco n'a pas besoin d'une nounou. C'est le plus doué de tous.
Je l'espĂšre.
Bonne chance.
- Bonne chance petit frĂšre. - Merci petite soeur.
Tiens.
Bonne chance Ă toi aussi.
J'espÚre que cette anxiété ne signifie pas que
Tu me considĂšres seulement comme un petit frĂšre.
Ne faites entrer personne.
- Ăa sera un jeu d'enfant. - On va bien s'amuser...
Avec ces armes truquées, vous ne pouvez pas perdre.
Et souvenez-vous que vous recevrez une récompense si vous les tuez tous.
Et la mort si vous échouez.
Mirta !
Que fais-tu ?
Il faut les avertir Rezio !
Les armes des gladiateurs Parthes sont truquées.
Les maudits ! Allons-y !
Roccia, Mino, Lepto !
Ne t'en fais pas.
Rien ne va leur arriver.
Maintenant !
Les maudits !
Je ne veux pas d'argent de vous. Vous étiez dans l'arÚne hier,
Aujourd'hui vous ĂȘtes mes invitĂ©s.
- Tu veux boire ? - Oui merci.
Avec ce qui s'est passé dans l'arÚne,
Je ne peux plus repousser.
Cela serait trop déloyal envers vous.
Le moment est venu de vous informer du vrai motif de ma mission.
Il ne s'agit pas seulement de découvrir ce qui se passe dans ce pays.
Je dois vous dire quelque chose. Quelque chose de plus important...
Et dangereux !
Maudites crapules. S'il faut les cogner, je suis d'accord.
Ăa suffit avec les manigances. Vas-y !
Donc voilĂ ...
La Reine Moluya veut te parler.
- Seulement lui. - Comment ? Et nous ?
On peut savoir pourquoi ?
Calmez-vous les amis.
On ne peut refuser l'invitation de la Reine.
Surtout quand c'est demandé si gentiment.
Attendez-moi ici et ne vous en faites pas.
Si je ne reviens pas, vous viendrez me chercher, d'accord ?
Je vous suis.
Et si c'était un piÚge ?
Nous n'aurions pas dĂ» le laisser partit tout seul.
Ne vous en faites pas. Roccia sait se débrouiller tout seul.
Ah, te voici.
Je t'ai fait demander seulement pour t'informer que...
J'utilise d'autres systémes pour éliminer des adversaires inopportuns.
Je croyais qu'une Reine n'avait pas besoin de se justifier.
C'est ainsi en fait.
Mais ça me rĂ©pugne d'ĂȘtre accusĂ©e d'une ruse comme...
Celle que vous avez été victimes dans l'arÚne.
D'accord. Ce n'était pas toi.
Mais ça me semble étrange que dans une ville aussi...
Aussi bien surveillée que celle-ci,
Quelque chose puisse se passer en dehors de ta volonté.
Peut-ĂȘtre que je n'ai pas tous les pouvoirs que tu m'attribues.
Dans mon pays, beaucoup de choses adviennent en dehors de ma volonté.
Et mĂȘme contre elle.
Tu m'inspires beaucoup de confiance.
Je sens que tu es un homme loyal.
Ma vie ici n'est pas aussi sereine comme elle le semble.
Je suis montée sur le trÎne trop jeune et trop faible.
Peut-ĂȘtre que le seul moment oĂș je me sens heureuse...
Et quand je rentre dans le temple d'Iside, seule.
Et je laisse derriĂšre moi la Reine Moluya pour ĂȘtre seulement moi-mĂȘme.
J'ai besoin d'amis.
Je voudrai pouvoir compter sur toi et tes compagnons.
Mais...
Non, attends. Ne réponds pas tout de suite.
Parles en aux autres avant.
Quand tu voudras me voir,
Montre la bague que je t'ai donné à l'une de mes servantes.
Elle t'amĂšnera Ă moi.
Je suis venu Ă Arbela pour enlever la Reine Moluya.
Et la ramener en Syrie comme otage de Rome.
HĂ© bien ? Vous n'avez rien Ă dire ?
Je ne sais pas.
Tant de choses nous sont arrivées.
Mais c'est la premiĂšre fois que l'on nous demande d'enlever une Reine.
Et dans son propre pays.
Ce n'est pas rien.
Ne pourrions-nous pas enlever le premier ministre ?
Je le trouve beaucoup plus antipathique.
Et surtout moins attrayant.
Je n'ai pas besoin de vous rappeler que cette frĂȘle jeune...
Fille est en réalité une femme cruelle et ambitieuse.
Et son ambition peut coûter chÚre à Rome.
Si son exemple venait suivi par d'autres qui nous sont alliés,
Le sort de l'empire serait en danger.
De toute façon, aucun mal ne lui sera fait.
Nous lui empĂȘcherons seulement de nous en faire.
Nous ferions mieux de nous en aller.
- Attention, animal ! - Non !
Tiens ! Trinque avec nous pour tes valeureux adversaires.
Les gladiateurs Parthes.
Je suis désolé mais le vin me fait mal.
Pris comme ça, il ne pourra te faire de mal.
Glauco...
Laisse-nous faire. Quel mal y a-t-il ?
Une petite bagarre.
Seulement pour se dérouiller les mains et se tenir un peu en forme.
- Mais oui Glauco. - Oui ?
Tous dessus les gars !
Calmez-vous les gars.
Viens, viens. Allez !
Viens, va te coucher.
Tu veux acheter des colombes ? Elles sont belles et dressées.
- Tu veux les acheter ? - Non.
Tu en veux ? Ăa ne coute rien.
- Roccia ! - Petolio, Attention !
Les gars, voilĂ Roccia !
C'est la deuxiÚme fois qu'ils tentent de nous éliminer.
Si on ne se dĂ©pĂȘche pas Ă l'arrĂȘter, c'est elle qui va le faire, pour toujours.
Mais de qui parlez-vous ?
Nous devons capturer la Reine Moluya et l'emmener Ă Antioche.
Mais ce n'est pas possible. Je lui ai parlé il y a peu.
- Elle semblait si... - Que voulait-elle ? Qu'a-t-elle dit ?
Eh bien, rien de précis... Du moins sur le principe.
- Et puis... - Tu vois...
C'était une excuse pour t'éloigner.
Et tout de suite aprĂšs, elle nous a fait assaillir par les gardes.
Et moi... Quel idiot !
J'étais à deux doigts de croire à ses mensonges.
Maudits Romains.
BientÎt, nous vous anéantirons.
Notre armée piétinera votre terre et nous détruirons vos villes.
Nos soupçons étaient fondés.
D'accord. Quand comptez-vous agir ?
Nous devrons d'abord étudier ses mouvements.
Et découvrir quand la vigilance des gardes faiblit un peu.
- Et puis... - Je connais le moment et le lieu.
Qu'est-ce qui s'est passĂ© ? OĂș est la Reine ?
Par l'Olympe, je n'en sais rien.
Tu vois bien qu'elle n'est pas lĂ .
C'est femme est une magicienne.
Les sacerdotes d'Iside ont des pouvoirs extraordinaires.
Mais quelle magie ?!
Il doit y avoir une explication logique et...
Nous la découvrirons. Mais pas tout de suite.
Désormais, ils ont dû trouver les gardes que nous avons assomés...
Et ils doivent sûrement nous rechercher.
Glauco a raison.
Rejoignons Mirta et retournons en ville.
Allez, au travail.
Alerte ! Nous sommes attaqués par les rebelles.
Parle, parle, maudit !
Continue.
Tu as vu ce qui arrive quand on ne parle pas ?
Qui est l'homme masqué ?
Qui est ton chef ?
Parle !
Jamais !
Le maudit ! Ses hommes se tuent au lieu de parler.
Et il devient chaque jour plus audacieux.
Libérer mes esclaves sous les yeux de mes gardes.
C'est un comble !
Allez Arimandro.
Tes mines ne s'arrĂȘteront pas pour quelques hommes en moins.
Tu pourras toujours te refournir dans les prisons qui sont toujours pleines.
Et tu pourras toujours refournir les prisons...
Avec les mécontents d'Arbela qui sont nombreux.
Je me réjouis.
Apparemment, les informations sur une nouvelle...
Attaque des rebelles ne sont pas vraies si dans la cour il rĂšgne autant de joie.
Malheureusement, ce n'est pas ainsi.
Mais six de ces bandits sont enchainés dans nos souterrains.
J'ai donné l'ordre de les tuer tout de suite.
Tu as bien fait.
Mais il vaudrait mieux que l'exécution advienne en public.
En présence du peuple tout entier.
Seulement ainsi nous pourrons donner un bon exemple.
Excellente idée ma Reine.
En effet, le peuple devient impatient
Et il a vraiment besoin d'un bon exemple.
Avec votre permission.
La déesse t'a inspirée la réponse que j'attends ?
Iside... m'a suggérée un oui.
Mais elle m'a conseillée de repousser l'annonce officielle des noces...
AprĂšs les fĂȘtes qui lui sont dĂ©diĂ©es.
Il manque encore beaucoup de mois et je ne pourrai attendre si longtemps.
Et puis, la situation évolue rapidement.
Que veux-tu dire ?
Il a été décidé d'envahir la province Romaine de Syrie.
- Décicidé ? Pour quand ? - L'armée Parthe est déjà en marche.
Elle va bientĂŽt passer la frontiĂšre pour s'unir Ă nos troupes.
Mais le traité que tu as signé avec les Parthes...
Les obligeaient à nous consulter avant de prendre une telle décision.
En effet. J'ai approuvé.
Sans m'avertir.
J'aurais dĂ» ?
Parfois, ton masque de fidĂšle premier ministre...
Est tellement parfait qu'il me fait croire que je suis une vraie Reine.
C'est une illusion dangereuse, Moluya.
Si tu es la Reine d'Arbela c'est uniquement parce que je te le permets.
Et ça sera ainsi tant que je le permettrai.
Ne l'oublie jamais.
Ce pays est dans mes mains !
Il l'était déjà avant la mort de ton pÚre.
Et cela a continué jusqu'à ton accession sur le trÎne.
Alors pourquoi m'épouser et devenir roi ?
Tu ne pourras jamais ĂȘtre plus puissant que ça.
C'est vrai.
Disons que je voudrais donner Ă mon pouvoir une forme plus officielle...
Et définitive.
Et puis, tu me plais beaucoup.
Peut-ĂȘtre que tu as raison Arimandro.
Je comprends moi aussi qu'il n'est plus possible d'attendre.
Nous donnerons l'annonce de nos noces dés demain.
AprÚs l'exécution des rebelles.
Comme tu veux ma Reine.
Tu sais que tes désirs sont des ordres, pour moi.
OĂș vont-ils ?
Il y a un moyen infallible pour le savoir.
- C'est Ă dire ? - Suivons-les.
Nous pourrions faire autrement ?
Mirta, que fais-tu ici ?
Prenez-les ! Ils ne doivent pas s'enfuir.
Regarde !
La Reine est seule.
Vite, aux chevaux !
Rezio, je ne viens pas avec vous.
Attendez-moi au temple d'Iside.
Je vous rejoindrai dés que possible.
Que dis-tu ?
Je dois avertir Sesto Vetullio.
Désormais, il ne peut plus rester à Arbela.
Mais tu es devenu fou. Tu sais ce que tu risques en restant en ville.
C'est un citoyen Romain. Je me sens responsable.
Qu'avez-vous fait ?
Je comprends ta surprise mais tu dois me croire, et vite.
Je suis un centurion aux ordres du proconsul de Syrie.
Maintenant que la Reine Moluya est entre nos mains,
Nous devons retourner immédiatement à Antioche.
Je suis venu te demander de partir avec nous.
Tu ne peux pas rester ici.
Tu serais le premier Ă subir la colĂšre d'Arimandro.
Bien sûr... Bien sûr.
Je te remercie.
Mais avant de partir, je dois détruire des documents.
Dis-moi oĂș je dois vous rejoindre.
Nous t'attendrons au temple d'Iside.
Je te prie seulement de ne pas trop tarder.
Nous devons quitter Arbela cette nuit.
Ne t'inquiĂšte pas, je viendrai vite. Tiens, couvre-toi.
Je te remercie, Sesto Vetullio.
- Tu as entendu ? - Bien sûr.
Que dois-je faire ?
Aller au rendez-vous.
Avec Arimandro et les soldats.
Mais Selima !
Si je fais cela, je ne pourrai plus retourner Ă Rome.
Je couperai tous les ponts derriĂšre moi.
Pour dire la vérité, je croyais que tu les avais...
Déjà coupés quand tu as accepté notre or.
Il y a déjà fort longtemps.
Tu es injuste Selima.
Si j'ai trahi Rome, c'est pour toi. Pour ton amour.
Pas pour l'or.
Mais tu ne l'as jamais refusé.
Ăa ne fait rien. N'en parlons plus.
Nous devons agir vite, trĂšs vite.
Maudit sois-tu ! Tu ne pouvais pas regarder ?
Vu notre situation, il me semblait plus sage...
De frapper d'abord et discuter ensuite.
Ton résident n'es pas là . Pouvons-nous partir ?
Il va arriver d'un moment Ă l'autre.
- Glauco ! - Mirta !
Rentre dans le temple, ne sois pas imprudente.
J'ai envie de t'étrangler !
Tu m'as rendu folle d'inquiétude.
S'ils ne m'avaient pas retenue, je t'aurais rejoint.
C'est gentil de ta part de t'inquiéter pour moi.
Mais le désir de m'étrangler l'est moins.
- C'était affectueux. - D'accord.
Alors tiens. Voici mon cou Ă ton entiĂšre disposition.
Regarde ! Ăa doit ĂȘtre leurs chevaux.
Prince, le temple est complÚtement cerné.
Bien. Dés qu'ils sortiront, vous les attaquerez.
Mais il m'attendent. Ils ne bougeront pas si je n'arrive pas.
Je sais. C'est bien pour cela que tu vas les rejoindre...
Et vous sortirez ensemble.
Ce n'est pas ce que nous avions convenu.
Je devais vous accompagner et ne rien faire d'autre.
S'ils se barricadent dedans, nous perdrons trop de temps.
Et toi aussi, tu veux que tout soit résolu trÚs vite,
Sans aucune complication pour personne.
Rejoins tes hommes maintenant. Et n'oublie pas mes ordres.
Ramenez-moi ici les Romains, morts ou vifs.
Et leur prisonniĂšre morte.
Mais tu ne vas pas...
J'ai décidé de profiter de l'occasion que m'offrent ces imbéciles de Romains.
Demain, tout le peuple saura que la Reine a été tuée par les Romains...
AprÚs que l'enlÚvement ait échoué.
Tu ne crois pas que cette provocation puisse justifier notre attaque Ă la Syrie ?
Ainsi, nous ne serons ni des provocateurs ni des envahisseurs.
Mais des vengeurs.
Et surtout, tu pourras régner tout seul.
Ăvidemment.
Et je serai me souvenir de qui m'a aidé.
Tu verras Mirta, ça te plaira beaucoup.
Je regrette seulement que...
Nous ne pourrons nous marier tout de suite.
Mais à peine arrivés à Antioche,
Tu poursuivras vers Rome.
Je veux que tu m'attends lĂ -bas, chez ma mĂšre.
Mais je veux rester avec toi. Te suivre partout.
MĂȘme Ă la guerre si c'est nĂ©cessaire.
Tu es un vrai garçon manqué.
Ăa va ĂȘtre dur de faire de toi la femme d'un centurion Romain.
Enfin, le résident arrive.
Allons-y vite, et en silence.
Vite les gars.
Je n'ai pas pu faire plus vite.
Tu as rencontré des soldats en venant ici ?
à Arbela, le peuple s'est révolté.
Ils ont fermé les portes. Personne ne peut plus entrer ou sortir.
Mais ici, dans les alentours, tout est calme.
Maintenant, dĂ©pĂȘchons-nous.
Je suis désolé.
Mais nous te libérerons seulement quand nous aurons franchi la frontiÚre.
Stop !
- Tu as entendu quelque chose ? - Non.
Justement. Il y a trop de silence.
Avant, il y avait plein de rouge-gorges ici.
EmmĂȘne les femmes au temple.
- Attrape ça. - Merci.
Rentrons dans le temple.
Rentrez dans le temple. Il y a un passage secret.
Dans le temple les gars.
Va dedans !
Venez donc !
Allez-y, vous !
- En avant ! - Défoncez cette porte.
Vite !
Attention, regardez !
Regarde, la Reine. Il faut l'arrĂȘter !
Nous devons d'abord arrĂȘter les Parthes.
Mets en sécurité Mirta.
Attends-nous ici.
Vite, au passage !
Sauvons-nous, tout s'écroule !
Ăloignons-nous. Ăa pourrait s'Ă©crouler ici aussi.
Nous pouvons nous reposer un peu.
Il y a au moins dix mĂštres de pierres entre nous et les Parthes.
- Aucun de vous n'est blessé ? - Non.
Mirta, oĂș es-tu ?
OĂș est Mirta ? Mirta !
Mirta !
Tu vas payer pour tous. Emmenez-la !
- Retournons en arriĂšre. - Oui. Allons-y !
Non ! Nous ne pouvons remonter. Le temple s'est écroulé sur le passage.
Venez avec moi. Essayons de sortir de ces souterrains.
Nous avons dĂ» faire des kilomĂštres.
Ce maudit Vetullio. Ce traitre !
C'est de sa faute si Mirta est prisonniĂšre et si la Reine s'est enfuie.
C'est étrange qu'elle s'est enfuie au lieu...
De s'unir Ă Arimandro et aux soldats.
C'est encore plus étrange qu'elle nous ait sauvés la vie.
Je n'arrrive pas Ă comprendre.
Eh, regardez lĂ -bas, la sortie !
Allons-y, vite !
Mais quel est cet endroit ?
Attention !
Peut-ĂȘtre qu'ils attendent son signal.
Soyez prĂȘts les gars.
ArrĂȘtez ! Ce sont des amis.
Vive la Reine ! Vive la Reine...
Par tous les dieux.
C'est toi le chef des rebelles.
DerriĂšre ce masque,
J'ai tenté de faire ce que je ne pouvais pas en tant que Reine.
Donner de l'espoir Ă mon peuple...
Et l'aider à se libérer d'Arimandro et de sa tyrannie.
J'ai une nouvelle trĂšs grave Ă vous donner.
L'armée Parthe est en marche vers Arbela...
OĂș elle s'unira aux troupes d'Arimandro.
Ils attaquerons ensemble la Syrie.
Il faut informer tout de suite le proconsul et déplacer les légions.
Elles devront arrĂȘter les Parthes avant leur arrivĂ©e Ă Arbela.
Quand je saurai que vous les retiendrez...
Alors j'attaquerai l'armée d'Arimandro en ville.
Ainsi, je pourrai protéger vos arriÚres.
Tu dois partir immédiatement pour Antioche.
Je sais ce qui le retient.
Notre camarade, Mirta.
Elle n'était plus avec nous aprÚs l'écroulement du temple.
Glauco.
Toi seul à l'autorité pour convaincre le proconsul de la gravité de la situation.
Tu dois y aller. Sois tranquille.
Nous nous occuperons de Mirta.
Je vais envoyer tout de suite mes hommes au temple.
Ils pourront chercher dans toute la zone et rentrer aussi en ville.
Ils passeront inaperçus.
Ils la trouveront.
Mais qu'avons-nous fait pour mériter tant de douleurs ?
Par ordre du prince Arimandro,
Dix citoyens seront tués pour chaque soldat tué par les rebelles.
Et sera puni par la mort toute personne qui sera trouvée en
Possession d'une arme ou qui offira un refuge aux rebelles.
En avant, vite !
- Vous l'avez trouvĂ©e ? - OĂș ?
La fille a été faite prisonniÚre.
Elle est enfermée dans les souterrains.
Vite les gars. Nous devons la libérer.
Nous irons tout de suite en ville.
Dis-moi comment est la situation ?
Les portes sont surveillées ?
Parle !
Que se passe-t-il Ă Arbela ? Vous avez bien vu quelque chose.
Nous en avons trop vu ma Reine.
Trop de douleurs, trop d'atrocités.
Arimandro a déchainé ses mercenaires.
Il n'y a pas une maison oĂș l'on ne pleure pas un mort.
Je ne peux plus attendre. Je dois l'arrĂȘter.
Quitte Ă tous mourir durant cette tentative.
Nous n'attendrons pas les légions pour attaquer Arbela.
Oui ma Reine.
C'est déjà l'heure du départ ?
Je voudrais que ce moment de paix et de sérénité...
Ne finisse jamais.
Demain, un grand nombre de mes hommes mourront.
La guerre est toujours une chose horrible.
Mais la tienne est juste.
Il s'agit de la vie de tout un peuple.
Ton peuple.
Si j'avais écouté mon coeur et tes paroles,
Ce jour-lĂ dans ton jardin, nous aurions eu
Le temps de trouver un plan moins dangereux.
J'ai peur pour ta vie Moluya.
Elle m'est plus chĂšre que la mienne.
Quand tout sera fini,
Je te demanderai de me répéter ces paroles.
S'il te plaĂźt.
C'est tous les jours la mĂȘme chose.
Les femmes peuvent passer. Les hommes de ce cÎté.
Et maintenant ? Que faisons-nous ?
C'est toujours moi qui doit penser pour tout le monde. Suivez-moi.
C'est trÚs, trÚs prisée. Je ne peux la vendre moins chÚre.
- Bien sûr, je le sais... - Allez, avancez. Vite.
Ăa te va trĂšs bien.
Avancez femmes ! Faites vite !
Passez, passez ! Par lĂ .
Vous deux, stop !
Je ne peux compter que sur une dizaine d'hommes.
Les autres sont morts ou prisoniers.
Mais je suis sûr que quand nous attaquerons les soldats,
Tout le peuple descendra dans la rue pour nous aider.
Prépare tout pour demain matin.
Restez ici. Je vais vous cacher jusqu'au moment décisif.
Ce n'est pas possible.
Nous devons absolument entrer dans les souterrains du palais.
Notre camarade y est prisonniĂšre.
Mais c'est plein de gardes ! Vous n'y arriverez pas.
Nous devons réussir.
Et si nous ne réussissons pas, tu sais déjà ce que tu devras faire.
Mais tu verras que demain matin, nous y serons nous aussi.
Sois tranquille.
Attendez. Si vous ĂȘtes si fous Ă vouloir essayer,
Peut-ĂȘtre que je peux vous aider Ă entrer dans le palais.
Il y a des soldats qui sont de notre cÎté.
OĂș ce sont cachĂ©s les gladiateurs ? OĂș est la Reine ?
- Je ne sais pas. - OĂș allait le passage du temple ?
- Je ne sais pas. - Continue !
ArrĂȘte !
Savais-tu qu'ils étaient envoyés par le proconsul d'Antioche ?
La Reine est-elle d'accord avec eux ?
Ătaient-ils en contact avec les rebelles ?
Réponds !
Maudite sois-tu ! Je vais te faire dire tout ce que tu sais.
Vite, en avant !
DĂ©pĂȘchez-vous !
Je ne sais pas comment faire pour y arriver.
Entre ici et les souterrains, il y a des dizaines de gardes.
Et pratiquement chaque salle est surveillée.
Nous y arriverons.
Une salle aprĂšs l'autre.
Réveillez-là .
Peut-ĂȘtre qu'elle ne sait rien.
Aucune femme n'aurait pu résister une nuit entiÚre à de telles tortures
Peut-ĂȘtre...
Mais son silence peut dire aussi qu'elle n'a pas atteint sa limite de résistance.
Nous les femmes, nous avons beaucoup de fantaisie pour ce genre de chose.
Je trouverai quelque chose de mieux adapté.
Prince, Prince...
Viens, le peuple se révolte.
Une centaine de rebelles se dirigent vers le palais.
Que dis-tu, animal ?
Continuez vous deux.
Ă mort Arimandro ! Tous au palais !
Peut-ĂȘtre que ça te convaincra Ă parler.
HĂ© toi !
Roccia, par ici.
Viens, fuyons. Il n'y a pas de temps Ă perdre.
Non. Je veux faire quelque chose avant.
- Tu vas mourir ! - Non par pitié !
- Sois maudite ! - Par pitié !
Non, non... Roccia, Ă l'aide...
Ă l'aide... Non, non...
Courage Mirta !
Mirta, Mirta !
- C'est fini Mirta. - Trésor, tu es sauvée.
Faites sortir tous les soldats.
Brisez cette révolte et tuez tous ces chiens.
Quand l'armée Parthe entrera à Arbela,
Tout devra ĂȘtre fini.
Donne le signal.
Le signal ! Le peuple s'est rebellé !
- En avant ! - Pour Arbela !
La voilĂ !
Je savais que vous auriez réussi.
Les soldats combattent encore et ils sont plus nombreux que nous ma Reine.
Ici, nous pourrons résister.
Du moins si les légions ont réussi à bloquer l'armée Parthes.
Cire, deux légions Romaines sont positionnées à cinq milles de nous.
Bien Hari. Aucune Romain ne devra survivre aux armes des Parthes.
Allez Romains !
Nous reviendrons et nous lui ferons payer.
Ce n'est pas le moment de penser Ă nous venger.
Les Parthes ! Ils arrivent !
Que dis-tu ? Que dis-tu ?
Je les ai vus de la terrasse. Ils ne sont qu'Ă quelques milles de la ville.
Allons voir cela !
Mais ce n'est pas possible !
Nous le serons bientĂŽt.
Si c'est vrai. Que les Dieux nous viennent en aide.
Allez gladiateurs.
Nous avons un compte à régler. Ce chien ne verra pas la victoire.
Les voilĂ !
Celui-lĂ est pour moi !
Nous sommes sauvés ! Voici notre armée.
Nous ferons raser au sol toute cette ville !
Toute la population paiera avec son sang.
- Nous nous vengerons. - Ces ordures paieront chers la rebellion.
- Les aigles ! - Que dis-tu ?
LĂ -bas, regardez. Les aigles.
Les aigles de Rome.
Les légions. C'est Glauco qui arrive.
Hourra ! Hourra !
Il n'y a plus d'espoir.
Nous devons nous enfuir immédiatement d'Arbela.
Allons-y.
Que fais-tu ? Tu ne viens pas ?
C'est inutile. Pour moi c'est la fin.
Je ne pourrais jamais fuir assez loin.
Je dois trouver dans la mort,
Le courage...
Et la dignité...
Qui m'ont manqués durant ma vie.
Vive la Reine... Vive la Reine... Vive la Reine...
- Glauco ! - Mirta !
C'est un jour vraiment heureux pour ton peuple.
Reine Moluya.
Mais si tu me permets de le dire,
Il y a quelqu'un ici qui est doublement heureux.
Ils sont vraiment chanceux.
Et je les envie beaucoup.
Ă chaque femme,
Arrive ce moment.
Pas pour une Reine.
Pour moi, ce moment est déjà venu.
Mais il n'a fait que passer prés de moi.
Il ne s'est pas arrĂȘtĂ©.
En avant, bon Ă rien.
Traduit par un passant Juillet 2016.
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