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Regarde-moi ça, c'est magnifique.
Que c'est beau !
Bonjour, papa.
Bonjour, ma chérie. Vous êtes arrivés ?
Presque. Tata Ana est venue nous chercher à l'aéroport.
Mon chéri, ça va ?
- Il est quelle heure là-bas ? - Midi.
On te réveille ?
Le vol, ça a été ?
On n'a pas dormi.
- Salut, Alejandro. - Ana, ça va ?
Très bien.
Dommage que tu sois pas venu. Tu vas nous manquer.
La prochaine fois, désolé.
Ce sera que dans trois ans.
Je vais les inviter pour leur lune de miel.
On leur fera visiter l'Argentine.
Quelle bonne idée !
Félicite de ma part... Comment s'appelle la victime ?
Il s'appelle Joan. Je lui dirai.
Merci.
Papa, Tutu a dormi avec toi ?
Je sais pas. Je le cherche.
Je lui manque ?
Tutu, viens parler à ta maîtresse.
- Et ton frère ? - Tiens, parle à papa.
Bonjour, papa.
Salut, ma crapule, comment ça va ?
Bien. Bonjour, Tutu.
Mon amour, tu me manques.
Fais-moi un bisou.
Paco !
Mélangez pas ces grappes avec le reste.
Il faut les laisser à part.
- Très joli. - Ah oui ?
- C'est un peu serré. - Fais voir.
Tu as un peu grossi.
- Vraiment ? - Je te préfère comme ça.
- Je suis ravie. - D'avoir grossi ?
Que tu m'aies à l'œil.
Je t'aide ?
C'est bloqué.
Comme ça ?
Tu vas la casser.
Et de l'intérieur...
Tu es très belle.
Ça va ?
Je veux en faire !
Laura !
Rocío !
Maman, ta sœur est arrivée !
Dis bonjour à ta cousine.
Diego !
Tu vas où, comme ça ?
Dis bonjour à ta tante.
On va tous tenir dans cet hôtel ?
On a aussi loué une maison, si vous préférez.
On est crevés. On va pas s'occuper du logement.
Pour deux nuits, on s'en fiche. Moi, tout me va.
Décidez-vous. Je reviens tout de suite.
Ça va, mon amour ?
Voici donc Joan. Ma sœur, Laura, Diego, Irene.
Il est plus beau qu'en photo.
Enchanté. Ana m'a beaucoup parlé de vous.
Même chose pour nous.
- On a tout ? - Oui.
C'est parti.
Pas mal... Rien à voir avec le dernier.
Papa ?
- On met ça où ? - J'ai préparé vos chambres en haut.
Il est où, papa ?
Va voir dans la cour.
Mon beau papa.
Que tu es beau.
Ma grande sœur !
Tu m'as manqué.
Il a pris un coup de vieux, papa.
Depuis le temps que tu l'as pas vu...
Il fait vieux !
On s'en rend tous compte, sauf lui.
Les enfants...
Changez-vous, papi vous attend.
Passe-la-moi.
Va pas si vite.
N'aie pas peur.
Attache-les.
Freine !
C'est qui, ces abrutis ?
C'était pas ton neveu ?
Et celle qui conduisait ?
Je sais pas.
Ma femme m'a embobiné pour que je vienne vous parler de vin.
Ça,
c'est le...
moût.
La différence entre ça
et ça...
est faite par...
le temps.
C'est bien beau, tout ça, mais on boit quand ?
Tu veux boire ?
Si la prof est d'accord...
Et puis quoi, encore ? Pas question.
C'est le temps qui donne du caractère,
de la personnalité au vin. D'accord ?
Je reviens.
Je vous l'ai apporté de mon domaine.
Il est très bon.
Pendant que la prof a le dos tourné, qui veut goûter ?
- Super. - Il est chouette, non ?
Ça a l'air génial.
- C'est eux trois ? - Oui, Abel, Matias et Marco.
- Tu les accompagneras ? - Bien sûr, t'inquiète.
J'ai promis à la mariée que vous feriez du boulot de pros.
On fera même mieux que ça.
Il avait dit qu'il viendrait.
Il a eu un empêchement au boulot.
Il a dû rester.
Le boulot, ça peut attendre.
Il bosse pas comme nous, lui.
- Il doit être débordé. - Vous n'avez pas l'air de chômer.
On a des hauts et des bas.
On arrive à peine à rembourser le prêt.
C'est normal, au début.
Ça fait quand même deux ans.
C'est mieux que de se chamailler à la maison.
On se chamaille ici.
Déjà ?
T'as fini ? Qu'est-ce que je t'ai dit ?
Fous-moi la paix.
Que je lui foute la paix ?
Pitié, recommencez pas.
Quelle beauté.
Elle te ressemble.
Les yeux ouverts, elle ressemble à son père.
Comment il va, Gabriel ?
Il s'est barré en Allemagne.
- Pour trouver du boulot. - Et toi ?
On se sépare.
Je savais pas.
Pourquoi ?
Ça marchait pas entre nous.
Et mes parents...
l'appréciaient pas beaucoup.
Et la petite ?
Elle reste avec moi.
Ma chérie.
Je suis désolée.
Paco !
Tu reviens à chaque fois avec un nouveau môme !
Ils sont plutôt réussis, non ?
Comment tu vas ?
Fais voir ce petit chat, là...
Tu lui fais un bisou ?
Elle veut pas.
Je veux pas.
Viens là.
Tu m'as fait un bisou !
Un petit bisou.
Que tu es mignonne, merci.
Elle est belle comme toi.
Non, elle ressemble à son père.
Alejandro ? Tu rêves !
Qui t'a dit qu'elle était d'Alejandro ?
C'est la fille de Rocío et Gabriel !
Saloperie !
Un caca d'oiseau !
Espèce d'enfoiré !
Irene !
J'y vais, à tout de suite.
C'est ta fille ?
Qu'est-ce que tu fais ?
On peut savoir ce que tu fais ?
Felipe, t'es courageux de monter derrière cette folle.
Tu parles ! C'est des poules mouillées, les mecs.
Viens voir, ma poule.
Et vos casques ?
Nous, des poules mouillées ?
Raconte-lui ce que je faisais à son âge.
Les 400 coups.
Tu vois le toit de l'église ?
À ton âge, Paco grimpait tout là-haut.
Il emmerdait tellement les cigognes qu'elles sont parties.
C'est pour ça qu'elles me chient dessus.
C'est dégueu.
Arrête !
Elle est belle, hein ?
Belle et grande.
Il faut juste qu'elle soit plus sage.
Là et là.
- Ce sera prêt demain ? - Tu vas pas aller nue au mariage.
Bonjour.
Salut, fiston.
Elle t'a déjà vu à moto, ta mère ?
Maudite moto.
Tous ces gens qui arrivent,
c'est les invités du mariage ?
Un Catalan, un Argentin... Ana a trouvé un bon parti, comme Laura.
Si elles étaient restées,
elles auraient fini comme Mariana, avec ce pauvre Fernando.
Paco a vu ta robe ?
Il a flashé dessus.
Sur la robe ou sur ce qui va dedans ?
Ça suffit comme ça.
- Mais ta fille... - C'est bon !
Allez, papa !
Juste un peu derrière.
Tu maries ta fille.
Sois de meilleure humeur.
On t'a sonné, toi ?
Qu'est-ce qu'il faut pas entendre...
Quelle tête de mule.
Te gêne pas, connard.
Déjà qu'ils nous piquent notre boulot...
Arrête. Je te verrais bien trimer en plein cagnard.
Je travaillais sur ces terres
quand t'étais un minet occupé à draguer.
Viens pas me faire la leçon.
Vicente...
Au nom du Père, du Fils,
et du Saint-Esprit.
Que le Seigneur soit avec vous.
Mes chers frères, nous sommes rassemblés
pour que Dieu confirme par sa grâce
votre décision de vous unir,
en présence du ministre de l'Église
et de la communauté chrétienne.
La vue est géniale d'ici.
Arrête, t'es folle !
Quel trouillard.
Tu sais qui c'est, ça ?
- Ils doivent être morts. - Non.
Comment tu sais ?
Je sais pas, je devine.
Je les connais ?
C'est ta mère.
Et le P ?
Paco.
T'es sérieux ?
Tout le monde le sait.
Quoi ?
Qu'ils ont été amoureux.
- Et ton initiale ? - Je l'ai pas mise.
Fais-le !
Je vais le faire pour toi.
Non...
Arrête, c'est dégueulasse.
Allez, vas-y, écris.
Vas-y.
Mais tu vas repartir.
Pars avec moi.
- En Argentine ? - Oui.
- Ma mère voudra pas. - Ta mère ?
Prépare ton sac en douce et tire-toi.
Allez...
T'es folle !
Le clocher et l'horloge de l'église tombent en ruine.
Mais hélas,
nous avons besoin d'aide pour les réparer.
Dommage que le mari de Laura ne l'ait pas accompagnée.
Son aide avait été précieuse pour les travaux de la façade.
L'état du clocher ne l'aurait pas laissé indifférent.
Alors que les paroissiens...
Il rate pas une occasion de mendier.
Prenez soin de votre église,
elle vous appartient.
Au fait, pour lancer
le riz sur les mariés, attendez d'être sur la place...
Pourquoi pas.
Prends celui-là.
On trinque.
- Ça va ? - Oui.
Les dents.
Pas ce soir, s'il te plaît.
OK, lave-toi les mains.
Viens voir, ma chérie.
Ça va ?
Elle a eu un malaise en dansant.
Tu étais bien. Qu'est-ce qui t'arrive ?
J'ai sommeil.
C'est le décalage horaire. Tu es épuisée. Au lit.
Pose ça là-haut pour moi.
- Je t'aide ? - Pas la peine.
Tu as trop bu, toi.
Va-t'en, fous-moi la paix.
Quel caractère, ce papi.
Quel engin de merde...
Ça va mieux ?
Mariana...
C'est moi, papa.
Je veux descendre, appelle Mariana.
- Je vais t'aider. - Non.
Qu'est-ce que ça peut te faire ?
Appelle-la.
- Tu peux pas. - D'accord...
Mariana...
Papa t'attend dans l'escalier.
Quand est-ce que ça va revenir ?
Vous avez une idée approximative de l'heure ?
C'est général, partout.
S'il pleut ?
Non...
- Quelques gouttes. - À peine quelques gouttes.
Ils ont prévu de l'orage.
Essayez d'arranger ça au plus vite.
Soyez gentil.
Merci beaucoup.
Il dit quoi ?
Qu'il pleut.
Vicente !
- Ouvre, c'est Paco. - J'arrive.
Grouille, il y a du monde qui t'attend.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Tu vas me rendre un service.
J'ai besoin de deux gars... Allez, il est pas si tard...
On doit aller au domaine chercher un générateur.
- Maintenant ? - Dépêche-toi.
Merci.
C'est rien du tout, ça.
Irene ?
Tu es là ?
Toin-toin !
Toin-toin !
Paco, viens !
C'est le cri du tanard...
Elle est pas là ?
Elle est où ?
Pourquoi c'était fermé ?
Irene !
Qu'est-ce que c'est ?
Reste avec le petit, j'arrive.
Vous avez vu Irene ?
Elle est montée dormir.
Depuis, personne l'a vue ?
Mon cœur, je sais pas où tu es.
Si c'est une blague, ça me fait très mal.
Rappelle-moi tout de suite.
Ils doivent s'amuser.
Va voir Laura et reste avec elle.
Paco...
Felipe !
Viens voir !
Tu sais où est Irene ?
Non. Qu'est-ce qui se passe ?
Je sais juste qu'elle était pas bien.
Vous avez fumé ?
- Dis-moi la vérité. - C'est vrai.
Va faire un tour, essaye de la trouver.
Va la chercher, je te dis.
C'est quoi ?
C'est une blague !
Laura a reçu ce message.
Irene serait capable de faire une blague ?
- C'est arrivé quand ? - À l'instant.
- T'as rappelé le numéro ? - C'est un numéro masqué.
Tu vas où ?
S'ils l'ont enlevée, ils sont pas loin.
Je viens avec vous.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je l'ai laissé conduire.
J'ai trop bu.
Allez-y.
Soyez prudents.
Qu'est-ce qui se passe ?
Un câble a été coupé, on le répare. Circulez.
Putain.
Je vais par où ?
On va pas les rattraper.
On appelle la gendarmerie ?
Faites quelque chose, je vous en supplie.
Je veux pas te faire peur, mais les journaux sur le lit
pourraient signifier
qu'il s'agit des kidnappeurs de cette fille.
Pourquoi ils l'avaient kidnappée ?
Pour l'argent.
Qu'est-ce qu'ils lui ont fait ?
C'est peut-être pas les mêmes.
En fait, ils avaient menacé...
de tuer la petite si la police était avertie.
C'est pour ça qu'il faut être très prudent.
Ils l'ont tuée ?
Ils l'ont tuée ?
Vous allez rester plantés là à rien faire ?
Qui l'a vue en dernier ?
Il faut demander à Felipe.
Il sait rien.
À part qu'elle était fatiguée
et qu'elle est montée se coucher.
En fait, elle allait bien,
elle a pris un verre
et tout à coup...
On aurait mis un truc dans son verre ?
Quoi ?
Un somnifère...
Ils avaient sûrement un complice à la fête.
Le courant a été coupé quand elle était en haut.
Il faut appeler la gendarmerie.
Je t'en prie.
Pas question. Je ne veux pas qu'on lui fasse du mal.
Réfléchissons.
Que peut-on faire d'autre ?
Qui a la vidéo de la fête ?
- Qui l'a gardée ? - La vidéo ?
Les jeunes du centre.
Qui a eu l'idée d'inviter des délinquants ?
Bea les connaît.
Appelle-les tout de suite.
- À 4 h 30 du matin ? - Peu importe.
Bea t'avait prévenue qu'ils viendraient filmer ?
Elle a proposé, j'ai accepté.
Pourquoi eux ?
Ils feraient pas ça.
Paco.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
On sait rien.
Felipe...
Elle t'a rien dit de spécial ?
Comme quoi ?
Qu'elle voulait nous faire une blague ?
Non.
Vous n'avez vu personne de suspect ?
Pas du tout.
Et les vendangeurs ?
Juste un truc...
On est tombés à moto, sur la route.
On arrivait pas à redémarrer.
Les vendangeurs sont arrivés et nous ont aidés.
C'était quand ?
Hier.
De toute façon... c'était pas improvisé.
Ils savaient que Laura et ses enfants arrivaient
et ils ont tout préparé.
Les articles de journaux...
la coupure de courant.
Ici, personne ne les a vus. C'est des professionnels.
Quelqu'un est monté
poser les journaux sur le lit.
Un inconnu a dû entrer ici.
Pas forcément un inconnu.
Tu dois te reposer, Laura.
Laisse ça.
Vous connaissiez cette histoire ?
Ça fait des années.
C'était dans le coin ?
Pas loin.
Repose-toi.
Laisse les parents décider s'ils vont à la police.
J'ai très peur pour la petite.
Moins que sa mère, en tout cas.
Je devrais pas les aider ?
Tu sais pas si ce que tu fais l'aide ou lui nuit.
Laisse-les faire.
Et si c'était tes jeunes ?
Pourquoi ce serait eux ?
On rentre. Je tombe de sommeil.
Rappelle ta collègue.
Son portable est éteint.
Elle va me rappeler.
Il nous faut cette vidéo.
La porte est fermée, j'y peux rien.
Ouvre-la, bon sang !
Je m'en charge ?
Pardon, on t'a réveillé.
C'est pas grave. Il y a un problème ?
Non, rien.
Vous cherchez quelque chose ?
Je voudrais savoir
si un de ces trois jeunes
a un casier : Marcos, Abel...
Des petits délits.
Revente de drogues, vol...
Éteins la lumière et ferme la porte, s'il te plaît.
Et ne dis rien aux jeunes. D'accord ?
Désolé de te laisser comme ça.
Rentrez bien.
Tout va s'arranger.
On prendra des nouvelles.
D'accord.
Reviens bientôt.
Courage.
T'as pas prévenu Alejandro ?
Tu dois l'appeler.
Que fera-t-il, de là-bas ?
Il faut décider si on prévient la police ou pas.
C'est à vous deux de trancher.
Ana...
Bonjour, Laura.
Bonjour.
Ma famille s'en va.
Irene...
Irene, mon trésor...
Bonjour, mon cœur.
On va pas petit-déjeuner ?
Vas-y avec tata, j'arrive.
Bonjour.
Laura ?
Appelle Alejandro, qu'il vienne vite.
Appelle-le, s'il te plaît.
Il pourra pas le supporter.
Comment le lui dire ?
Tu dois l'appeler et lui parler,
y compris de la menace
au sujet de la police.
Paco...
T'en va pas.
Je suis là.
Allô ?
Pourquoi tu dis rien ?
Irene...
Il lui est arrivé quelque chose hier soir.
Qu'est-ce qui lui est arrivé ?
Mon Dieu, qu'est-ce qui se passe ? Tu es où ?
Ne pleure pas. Dis-moi où tu es.
Il y avait plein de gosses au mariage,
pourquoi ils ont pris ma fille ?
C'était la seule
dont le père pourrait payer une rançon.
D'où ils sortent cette idée stupide ?
Pourquoi stupide ?
Parce que c'est faux.
Tu dis toujours que vous vous en sortez bien.
Vu ce qu'il a payé pour les travaux de l'église,
c'est normal que les gens pensent ça.
Il est au chômage depuis deux ans.
Maman...
Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu pleures ?
C'est rien, mon chéri.
Où est Irene ?
Viens, on va petit-déjeuner.
Il veut te parler.
Pourquoi tu m'as rien dit avant ?
J'arrivais pas à le croire. Même maintenant...
Elle a ses médicaments ?
Viens vite, je t'en prie.
Viens.
Quoi ?
Tu les connais bien, ces gars ?
Bien sûr.
Pourquoi ?
- Qu'est-ce qui se passe ? - Regarde.
Putain.
C'est arrivé quand ?
- C'est arrivé quand ? - Il y a deux minutes.
300 000 euros...
Les jeunes, ils ont ton numéro ?
Tout le monde l'a, au centre.
Si c'était eux, ils m'auraient pas écrit.
- Pourquoi on t'écrit ? - J'en sais rien.
Tu t'impliques trop dans tout ça.
Quoi ?
Tu es trop impliqué...
C'est pas ça, le problème.
Le problème, c'est que je reçois ça, à la place de la mère.
Le problème,
c'est que t'as fait venir ces mecs.
C'est ça, le problème ?
Si tu en es si sûr, appelle les flics.
Ils t'ont donné la vidéo ?
Oui.
Laura, ça va ?
Écoute...
On a reçu un message...
Il y a deux minutes.
Ah bon ?
Ça dit quoi ?
Bea a reçu le même.
Envoie-le-moi.
D'accord.
J'arrive tout de suite.
Elle a reçu le même ?
Oui.
Quarante ans que tu délires !
Bandes de cons !
Allez tous vous faire foutre.
Surtout toi, crève-la-faim !
Appelez le commissariat.
Tais-toi, abruti.
Crève-la-faim !
Vous me devez tous du fric !
Dégage !
Ces terres sont à moi !
Toutes ces terres sont à moi !
Fallait pas jouer tes terres au poker !
Ivrogne !
Attention à ce que tu fais !
Qu'est-ce qui te prend ?
Bande de crève-la-faim.
On rentre.
Bande de voleurs !
Dégage !
Lâche-moi !
On rentre.
Du calme.
Vous allez me rendre toutes mes terres.
Quelle mouche l'a piqué ?
Je croyais qu'il s'était calmé.
Pourquoi il nous retombe dessus ?
Il réclame ses terres trente ans après !
Pourquoi tu le laisses boire ?
Qu'il boive ou pas, il est pareil.
Un jour, c'est les flics qui régleront ça.
Il dit ces conneries depuis toujours, à moi, le premier.
Vous êtes tous perturbés, pourquoi ?
Pour rien. Il a bu.
C'est tout ce qu'il y a.
Rien d'autre.
Toi, je te retiens.
T'es obligé de boire au point de nous faire honte ?
Tu te fiches de notre réputation ? Pas moi.
Ils me doivent tout. Ils seraient où, sans moi ?
Pourquoi tu sors ça maintenant ?
Parce qu'on a besoin d'argent pour sauver la petite.
Ah oui ?
C'est toi qui as tout dilapidé !
Ça suffit !
C'est pas le moment.
Pour le bien d'Irene, il faut éviter ces esclandres.
Tu vas me dicter ma conduite ?
C'est bon.
N'oublie pas d'où tu viens.
T'es pas chez toi.
Tu te promènes ici, comme si t'étais de la famille.
Détrompe-toi, tes parents étaient mes domestiques.
Antonio, ça suffit !
Laisse-moi parler.
Si ça vous plaît pas, bouchez-vous les oreilles.
Tu me dois
encore plus que tous les autres.
Tu te vantes de ton domaine : "Mon domaine"...
C'est à moi que tu le dois, ton domaine.
Tu as forcé Laura...
Laisse-moi parler.
Tu as forcé ma fille
à te céder ces terres.
Paco !
Je t'ai forcée à vendre tes terres ?
- Quoi ? - Je t'ai obligée à vendre ?
Pourquoi vous parlez de ça ?
Je les lui ai achetées pour l'aider.
Ah oui ?
Oui.
Au prix qui t'arrangeait.
Je n'ai pas été bernée.
Alejandro et moi avions besoin d'argent.
Paco n'avait pas assez.
Je lui ai dit de me donner ce qu'il avait. Compris ?
Le prends pas mal. Tu le connais.
Donne ça à Laura. Qu'elle m'appelle.
Je vous emmène d'abord voir quelqu'un.
Qui ?
Je te dirai.
Je peux garder la vidéo ?
Pas de problème, je crois.
Non.
Faites voir les messages.
On peut les localiser ?
En général, c'est facile.
Mais ils savent se cacher.
Ils achètent plusieurs cartes SIM avec de faux papiers.
Ils envoient les SMS
depuis de vieux téléphones
qu'ils détruisent, avec la carte, après chaque envoi.
Mais il faut quand même les montrer à la police.
On n'a pas encore décidé si on la préviendrait.
Dès que la gendarmerie sera informée de la disparition,
elle interviendra.
Que devrait-on faire ?
Il faut faire croire que vous cherchez
à réunir l'argent.
Comment ?
En sollicitant votre entourage.
Qui pourrait sortir une somme pareille ?
Il faut qu'on sache que vous cherchez.
Ça vous fera gagner du temps.
Comment ils le sauront ?
Ils vous surveillent,
d'une façon ou d'une autre, c'est sûr.
Ne parlez pas de cette rencontre.
Même pas au père ?
Je peux vous voir seule ?
Oui.
Fernando...
il est fiable, ce type ?
Oui.
Pourquoi ?
Il va pas parler ?
Non, il s'est mis à la retraite.
Je le lui ai fait jurer.
Ils ont envoyé le deuxième message aussi à Bea.
Bea ?
La femme de Paco.
Depuis quand vous connaissez Paco ?
On a grandi dans la même maison.
Avant que je parte, on était ensemble.
Ensemble ?
Oui, ensemble.
Amoureux...
Et maintenant ?
Chacun vit sa vie.
C'est terminé.
En bons termes ?
Qu'est-ce que ça peut faire ?
J'essaye de comprendre pourquoi sa femme a eu le SMS.
Pardon...
Papa, j'y vais.
D'accord.
Fais attention à toi.
Toi aussi. Tu vas me manquer.
Toi aussi.
- Appelle-moi quand tu arrives. - D'accord.
Vous venez toujours sans lui ?
Non.
Il n'a pas pu venir cette fois.
Si j'ai quelque chose, j'appelle Fernando.
Merci beaucoup, Jorge.
Reste, je veux qu'on regarde la vidéo ensemble.
Je te ramènerai.
Andrés !
Il y a quelqu'un ?
Andrés !
Viens, je suis pressé.
Tu vas rester un peu, après tout ce temps.
- On va le goûter. - Non.
Tu veux pas goûter ton vin ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ça n'a pas l'air d'aller.
J'ai un service à te demander.
Je te demande, avant de refuser,
d'y réfléchir.
Je réfléchis toujours avant de parler.
J'ai besoin d'argent en urgence.
Pour le vignoble ?
Non, c'est personnel.
Tu peux m'aider ?
J'ai réfléchi.
C'est non.
D'accord.
Je suis prêt à te vendre ma part.
Pourquoi, tout à coup ?
Écoute...
Cette association, entre nous,
ne peut pas durer.
On doit trouver une bonne poire qui achète le tout.
Oui, mais j'ai besoin de liquide, tout de suite.
Donc, je te vends ma part
à bas prix.
Tu laissais même pas des acheteurs visiter le domaine.
Eh oui.
Il s'est passé quelque chose ?
Réfléchis à ma proposition et réponds-moi au plus vite.
- Je dois y aller. - Où tu vas ?
Assieds-toi.
C'est pour quoi, cet argent ?
Décide-toi. C'est urgent.
Entendu.
Je vais réfléchir.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui t'arrive ?
C'est quoi ?
Tu l'as reçu quand ?
À l'instant.
Elle a pas ses médicaments sur elle.
Oui ?
Je suis avec Laura.
Tu viens de le recevoir ? Lis-le-moi.
Attends. Lis-le.
"Votre fille va mal. Elle peut plus respirer.
"Trouvez l'argent avant qu'elle meure."
Elle a reçu le même. Je te rappelle.
Je peux pas respirer.
- Ça va ? - Non.
Respire.
Voilà.
Tu veux descendre ?
J'étouffe.
Je lui ai dit :
"Et ma mère ?"
Elle m'a dit : "Prépare ton sac en douce
"et tire-toi."
C'est peut-être ce qu'elle a fait.
Pourquoi elle ferait ça ?
Je sais pas.
Bonsoir.
Au revoir.
Putain...
T'as du nouveau ?
On a passé les vidéos au peigne fin,
rien.
Mon pote dit un truc qui me paraît sensé.
Et si on l'avait pas kidnappée ?
Ils devaient venir ensemble, non ?
Pourquoi Alejandro a subitement
changé d'avis ?
Laura a dit que c'était pour le boulot.
Ça fait deux ans qu'il bosse pas.
- Quoi ? - Il aurait fait faillite.
Deux ans.
Putain...
Déconne pas, Fernando.
Comment il aurait monté ça depuis l'Argentine ?
Si la gosse est de mèche...
Il peut envoyer les SMS de là-bas.
Si c'était le cas,
Laura l'aurait soupçonné la première.
Laura, douter de son mari ?
Je sais pas...
Tu trouves pas ça bizarre qu'ils écrivent à ta femme ?
C'est bizarre.
J'ai très peur.
S'il lui arrive quelque chose...
Fernando a raison.
Il faut appeler la gendarmerie.
Si on ne le fait pas,
quel autre choix on a ?
Moi, j'appellerais la gendarmerie.
Et le temps qu'ils agissent,
comment la petite va survivre sans ses médicaments ?
Rassure-toi.
Dieu va nous aider.
Pourquoi il nous a fait ça ?
Arrêtez ces balivernes.
Il faut trouver l'argent.
Comment ? Ils vont le voler ?
On doit attendre.
Paco va peut-être nous aider pour l'argent.
Une somme pareille ?
Il a parlé à son associé pour lui vendre sa part.
Pourquoi il ferait ça ?
Il le fait pas vraiment.
Il fait semblant pour faire courir le bruit.
C'est son idée ?
On est allés voir un ami de Fernando,
un flic à la retraite,
pour avoir son avis.
Il a dit qu'on devait faire semblant de réunir l'argent.
Et après ?
Après...
Dans deux jours ou une semaine,
quand ils sauront qu'on n'a pas l'argent ?
Je sais pas.
J'en sais rien.
J'arrive plus à réfléchir.
Désolé de vous faire venir ici. Mon ami préfère...
être prudent.
- Il est où ? - Dans la voiture.
Il t'attend. Il s'appelle Jorge.
Laura... Il veut le voir seul.
Il tient le coup.
Il laisse rien paraître.
Il souffre intérieurement.
Tu as pleinement confiance en ton mari ?
C'est quoi, cette question ?
Il adore ses enfants.
On court un risque si on prévient la police ?
Même si le risque est minime,
il faut rester très discret.
Ils peuvent enquêter en secret, sans que ça se sache ?
Pourquoi vous n'avez pas accompagné votre famille ?
J'avais des entretiens d'embauche.
Ça s'est bien passé ?
Ça vous intéresse ?
Tout m'intéresse pour sauver votre fille.
- Vous avez trouvé du travail ? - Non.
Pourquoi ?
Pourquoi...
Demandez-le à ceux qui ne m'ont pas pris.
À cause de l'alcool ?
Qui vous a raconté ça ?
Ça fait seize ans que je n'ai pas bu une goutte.
D'après votre femme, vous êtes ruiné.
Et alors ?
La police vous dira que cet acte
n'a pas été commis par des inconnus.
Bien sûr.
Puisque c'est moi.
C'est son père.
Viens, on s'en va.
C'est qui ?
C'est toi ?
Tu as raconté tout ça à ce con ?
Raconté quoi ?
L'alcool, le chômage, la faillite, tout !
C'est pas le moment, Alejandro.
C'est ma fille !
Laissez-moi décider de ce qu'il faut faire.
Bande d'enfoirés !
Bande d'enfoirés !
C'est moi qui lui ai parlé.
J'ai pensé que ça pourrait aider.
Ça l'aurait aidé de savoir que je suis au chômage
et que je suis ruiné ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Réponds !
Pourquoi je te soupçonnerais ?
- J'ai dit ça ? - Tu l'insinues.
Pourquoi je te soupçonnerais ?
- Toute ta famille me soupçonne. - Quoi ?
T'as pas vu leurs regards ce matin ?
Et ces deux-là !
Ils s'inquiètent tous pour ta fille et toi, tu parles que de Dieu.
C'est normal qu'ils te soupçonnent !
Dors un peu.
Comment dormir sans savoir où est ma fille
ni ce qu'on peut lui faire ?
Je me déteste de ne rien pouvoir faire.
Il faut prévenir la police.
Mon amour...
On peut l'aider.
Si tu veux bien.
Paco pourrait nous donner l'argent.
Tu as dit qu'il faisait semblant.
Il pourrait le faire.
Pourquoi il ferait ça ?
Laisse-moi essayer.
Laisse-moi lui parler.
Pour lui dire quoi ?
Je suis prête à tout pour la retrouver.
Non.
Pense à Irene. On va perdre notre fille.
Il ne te le donnera pas.
Peut-être que si.
S'il refuse,
on ira à la gendarmerie.
Il ne te donnera pas l'argent.
Tu le lui diras et tu n'obtiendras rien.
Je t'en prie.
Je t'en prie.
Je t'en prie.
J'ai demandé à entendre la voix de ma fille.
Ils me l'ont passée.
Elle m'a dit qu'elle n'allait pas bien.
Peu après, ils l'ont étranglée et jetée dans un puits.
Quand le corps a été retrouvé,
je n'ai pas pu reconnaître ma fille.
J'ai dit que ce n'était pas elle.
Paco...
Qu'est-ce que tu fais là ?
Tu es seule ?
Oui.
Il t'a répondu ?
Qui ?
Ton associé.
Non, pas de réponse. Mais le bruit a couru, c'est bien.
Oui, mais...
tu serais prêt à vendre vraiment ?
Le domaine ?
Oui.
Si tout ça arrivait à ton enfant,
tu ferais rien non plus ?
Je sais pas quoi te dire.
Ce domaine a des employés. Des familles en dépendent.
Je sais, mais...
Tu m'as toujours pas pardonné.
De quoi ?
De t'avoir quitté.
Tu m'as jamais laissé t'expliquer.
Je veux pas parler de ça.
Pas ici.
Ni ici ni nulle part.
Je veux pas en parler.
Tu te souviens de mon premier retour
après m'être mariée en Argentine ?
On s'était pas revus depuis trois ans.
Je suis venue seule. T'étais pas encore avec Bea.
Tu te souviens ?
Oui, je me souviens.
De la dernière nuit aussi ?
Oui, aussi.
Tu m'as conduite à l'aéroport.
On a parlé pendant tout le trajet.
Tout à coup, tu t'es arrêté.
Tu t'es mis à pleurer dans mes bras.
Tu pouvais pas accepter de m'avoir perdue.
On est descendus.
Tu t'es approché de moi.
Tu m'as embrassée...
Si tu cherches à te venger de moi,
ne fais pas de mal à la petite.
C'est ta fille.
Comment ?
Non, me fais pas ça.
C'est ta fille.
Ça va ?
Oui.
Elle voulait quoi, Laura ?
De l'aide.
Tu les aides déjà.
De l'argent.
- Pourquoi toi ? - Je sais pas.
Elle pense peut-être qu'elle m'a vendu les terres
trop peu cher.
Après tout ce temps ?
Ça va ?
Venez vous asseoir. Vous mangez avec nous ?
On a déjeuné.
- On vient aux nouvelles. - Il n'y a rien, on attend.
Paco et moi sommes très touchés par ce que vous vivez.
On aimerait vous aider par tous les moyens.
Mais en fait,
on a l'impression
d'être considérés comme redevables.
Comme si c'était notre devoir de vous aider.
C'est pas le moment.
Tout le monde est là...
Je veux que les choses soient claires.
Quelles choses ?
Ce que Bea veut dire...
Laisse-la parler.
Vous avez des prétentions sur ces terres.
C'est qui, "vous" ?
Vous tous.
On n'a pas de prétentions.
Mais on oublie pas comment Paco les a achetées.
C'était des terres sans valeur.
C'est ça...
Oui.
Paco et moi, on en a bavé 7 ans,
pour en tirer quelque chose.
- Ces terres sont à moi. - Elles sont à qui les travaille.
Tu vas les partager avec les vendangeurs ?
- On est pas venus pour ça. - Moi, si.
J'espère qu'Irene...
reviendra vite et qu'on en finira avec ces discussions.
C'est pas parce qu'on dit rien que tout va bien.
Je les ai vendues à bas prix
pour rendre service à un ami.
Mais tu avais besoin d'argent ?
Ça suffit.
Désolé.
Je n'ai besoin de l'argent de personne.
Merci.
Ma fille
reviendra.
Dieu nous aidera.
Excusez-moi.
- Tu lui as dit quoi d'autre ? - Tout.
On s'était juré.
Désolée, c'est pour la petite.
C'est justement pour elle qu'il ne fallait rien dire.
Qu'as-tu fait ?
C'est pour notre fille.
Tu as pensé à sa vie ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
T'avais pas ça, avant.
Regarde.
T'as vu dans quel état tu te mets ?
Je vais vendre ma part à Andrés.
C'était pas un stratagème ?
Je suis terrorisé pour la petite.
Payer ces gens, c'est les encourager à continuer.
Tu dirais pas ça si c'était notre fille.
Si.
Si tu étais mère, tu serais moins sûre de toi.
Par chance, je n'ai jamais voulu être mère.
C'est ma fille.
Qu'est-ce que t'as dit ?
C'est ma fille.
Qu'est-ce que tu dis ?
Tu es devenu fou ?
Ne me touche pas !
- On va parler. - Je veux pas.
Assieds-toi, qu'on parle.
Je veux pas.
Écoute-moi.
- Je croyais qu'on se cachait rien. - Je t'ai rien caché.
Va-t'en, je veux être seule.
Laura me l'a dit hier.
Elle te dit que c'est ta fille et tu la crois ?
On avait couché ensemble une dernière fois...
Et elle est tombée enceinte !
Tu vois pas qu'ils veulent du fric ?
Ça a commencé avec le domaine
que t'aurais pas payé assez cher.
Ça a pas marché, alors ils sortent ce mensonge.
- Pourquoi un mensonge ? - Et pourquoi pas ?
Ils veulent pas d'argent. Tu l'as pas entendu ?
Que veux-tu qu'il dise ?
Il sauve les apparences.
Et sa femme vient te dire que c'est ta fille.
Pourquoi ce mariage au village, tu crois ?
Plus personne se marie à la campagne.
Ils sont tous de mèche !
T'as couché avec elle une dernière fois ?
Et si le lendemain, elle a couché avec son mari ?
Comment tu sais que c'est ta fille ?
Pourquoi elle te le dit maintenant ?
Comment tu peux être si naïf ?
Laura est là ?
Elle est là-haut avec Rocío, pourquoi ?
Ma petite...
La pauvre, où est-elle ?
Bonjour.
Tu peux nous laisser seules ?
Tu lui as menti ?
À quel sujet ?
Ce que tu as dit à Paco...
Je pensais pas qu'il te le dirait.
Si tu essayes de lui soutirer de l'argent
avec ce mensonge,
je vais devoir tout dire à ton mari.
C'est pas un mensonge.
Mon mari est au courant.
Qu'est-ce qui se passe ?
Les gars ont entendu au village
que vous allez vendre le domaine.
Qui va nous payer ?
N'écoutez pas ces conneries. Je vous paierai. Reprenez le boulot.
Laura ?
Laura est là ?
Elle doit être en haut, pourquoi ?
Quelqu'un veut la voir.
Qui ?
Un ami à moi. Dis-lui de descendre.
Laura !
Du nouveau ?
Il se passe quelque chose ?
Il paraît que t'as vendu le domaine ?
Oui.
C'était fermé à clé.
Ils l'ont fait pour que vous croyiez qu'elle était dedans
et que vous vous rendiez compte plus tard de l'enlèvement.
- C'est votre fils ? - Oui.
Il dormait dans la même chambre cette nuit-là ?
C'est étrange qu'ils ne l'aient pas enlevé, lui.
C'aurait été moins risqué.
Un petit qui dort est plus facile à emmener qu'une adolescente.
Donc, ils avaient une raison de la viser.
Laquelle ?
Fernando m'a dit des choses au sujet de votre fille.
Quelles choses ?
Quelqu'un savait que ce n'était pas votre fille ?
Bea a parlé à Fernando.
Je n'en sais rien.
Ce ne sont pas des professionnels.
Mais des proches qui détiennent cette information.
Personne ne le savait, jusque-là.
Je ne dis pas qu'ils l'ont fait parce que c'est la fille de Paco,
pour son argent.
Mais ils ont voulu
multiplier leurs chances d'être payés.
Autrement dit,
si vous ne pouviez pas payer, Paco vous aiderait.
Quand on a décidé
de la garder,
on s'est promis de ne le dire à personne.
Soyez attentifs à votre entourage.
Essayez de trouver qui le sait.
Assieds-toi.
C'est vrai qu'il a vendu ?
Pourquoi ?
Je sais pas.
Les gens en disent quoi ?
De quoi ?
De cette folie qu'il commet.
Les gens jasent.
Comme ils ont rien à faire au village, ils parlent.
Ils disent quoi ?
Qu'on ne fait ça que pour son enfant.
Et avant ?
Fernando,
je t'en prie.
Au début, il y avait des soupçons.
Au sujet de ma fille ?
Quels soupçons ?
Paco et Laura ont été ensemble longtemps.
On dit que ta fille fait des choses
qui font penser à Paco, petit.
On dit ?
Qui le dit ?
- La famille. - Mais qui ?
Certains...
Donc, ils le savent.
Plus personne n'en parlait.
Mais maintenant que Paco a vendu son domaine...
Maintenant...
tout le monde le sait.
Tu l'aimes encore ?
C'est pour la petite.
C'est pas vrai.
Et s'ils l'avaient fait eux-mêmes ?
Je sais ce que je fais.
Tu le sais pas.
- C'est qui, cette fille ? - La copine de mon fils.
Ils étaient là pour une nuit.
Alejandro...
Je suis sûr qu'on va la retrouver.
Celui qui a fait ça ne peut pas être loin.
J'ai l'argent, je l'ai reçu aujourd'hui.
Toute la somme.
Pourquoi tu fais ça ?
Pourquoi je fais ça ?
Si je le faisais pas et qu'il arrivait quelque chose à...
à Irene,
je ne me le pardonnerais jamais.
Pourquoi tu ne te pardonnerais pas ?
Tu n'as aucune obligation envers elle.
Comment ?
Aucune obligation, tu dis ?
Non, mais c'est mon droit.
- Ah oui ? - Oui.
Seize années ont passé. Seize années.
Et vous me le dites quand vous avez besoin de moi ?
Paco, je dois te dire quelque chose.
La naissance d'Irene m'a sauvé la vie.
J'étais...
perdu, noyé, détruit par l'alcool.
Je ne rentrais même plus à la maison.
Une nuit de désespoir, j'ai demandé à Dieu :
"Tue-moi ou sauve-moi, mon Dieu."
Cette nuit-là, je suis rentré
et Laura m'a avoué qu'elle était enceinte de toi.
J'ai cru que c'était la fin,
que je l'avais perdue,
pour de bon, vraiment.
Mais il s'est passé le contraire.
Dieu m'a donné un grand coup pour me faire réagir.
- Dieu ? - Oui.
Laura voulait avorter.
Je savais pas.
Je l'ai convaincue de la garder.
Dieu m'a donné ce coup pour me sortir de la merde.
Dieu ?
Mon Dieu.
C'est lui
qui m'a sorti de l'enfer.
Je suis sûr qu'il va la sauver aussi.
Ton Dieu va sauver Irene ?
Peut-être qu'il m'utilise pour sauver Irene.
Tu l'as sauvée une fois, cette fois, c'est à moi.
Je risque la vie de ma fille pour ton orgueil de merde.
Quel orgueil ? Je n'ai plus d'orgueil !
Toi, tu n'as plus d'orgueil ?
Alors, accepte son aide pour la sauver.
Ton Dieu l'aurait déjà fait, s'il avait voulu.
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Dis-lui de venir.
- On t'a suivie ? - Non, appelle-le.
Tu devais jamais venir ici.
- Comment va ma fille ? - Bien, mais je peux plus continuer.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- On a pu la suivre. - Tais-toi.
Je veux l'entendre.
Il faut arrêter. Ma famille est détruite.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Paco a vendu le domaine. - C'est bien.
Il faut la lâcher. Ils soupçonnent toute la famille.
Et toi ?
J'en sais rien. Demain, ils vont tout découvrir.
Demain, ce sera fini. Sois tranquille.
Je peux plus les voir souffrir.
- Attends demain. - Non !
- Fais pas chier ! - Te mêle pas de ça !
Si on se fait prendre, on te met hors de cause.
Libérez-la ou je balance tout.
- Attends demain matin. - Non.
Tu peux pas dire non après toutes ces galères.
- Où tu vas ? - Les prévenir.
Attends.
- Non. - Attends.
J'en peux plus.
T'as promis de rester jusqu'au bout.
- Je me suis trompée. - C'est trop tard.
Séparons-nous pour de vrai, au lieu de faire semblant.
Demain, ce sera fini, on partira.
On va se faire arrêter.
Je veux toucher ce fric, coûte que coûte.
- Pas moi. - On avait un accord.
Ça faisait partie de l'accord, d'écrire à la femme de Paco ?
T'as fait ça ?
J'ai fait ça.
T'envoies des messages sans m'en parler ?
Écrire à une seule personne, ç'aurait été louche.
- Tu te venges de ma famille. - Je les déteste, ces connards.
Tu vas fermer ta gueule !
M'oblige pas à tout dire à la gamine.
Je vous en supplie.
Lâchez-la.
Je vous en supplie.
Écoute.
- Je vais la libérer. - Tout de suite.
Je peux pas en pleine nuit.
- Je le ferai à l'aube. - Promets-le.
D'accord.
Sur la vie de notre fille.
Jure-le-moi.
Je te le jure.
Tu vas me manquer.
T'en as mis, du temps.
C'était long.
Il t'a dit quoi, le médecin ?
C'est un virus.
Il t'a donné quelque chose ?
C'est un interrogatoire ?
Pourquoi ton pantalon est mouillé ?
Où tu étais ?
J'ai dû m'arrêter sur la route pour vomir.
Je me suis lavé le visage et j'ai mouillé mon pantalon.
Sauvez-moi.
Ils vont me tuer aujourd'hui.
Je vous en prie.
Laissez l'argent à l'endroit demandé.
Je vous en supplie.
Vous avez appelé la gendarmerie. Votre appel peut être enregistré.
Il y a quelqu'un ?
Vous m'entendez ?
L'argent est dans la voiture, mais je veux d'abord la voir.
Je veux entendre Irene.
Ça va ?
Je suis là, je suis avec toi.
Comment tu te sens ?
Ils t'ont rien fait ?
Je te fais mal ?
Mon amour !
Parle à maman, je t'en prie, mon cœur.
Merci.
Tu leur as donné l'argent ?
Merci.
Je te le rendrai.
Emmenez-la voir un médecin. Elle paraît faible.
Je t'aime, ma beauté.
Regarde-moi.
Merci.
Mariana !
Ils ont retrouvé Irene !
Bea ?
Laura ?
Irene ?
Ici !
Mon amour.
- Je vais t'aider. - Merci, Joan.
Donne.
- On doit se dépêcher. - Pourquoi ?
Il faut rendre la voiture à l'aéroport.
Ma chérie, ne descends pas seule. Attends-moi, d'accord ?
Ses médicaments, ils sont où ?
Dans mon sac.
Très bien.
Dis-moi quand tu arrives. Je t'appellerai.
Papa...
Oui, mon cœur ?
Pourquoi c'est Paco qui est venu me chercher ?
Au revoir.
Bon voyage.
Portez-vous bien.
Au revoir.
On rentre.
Viens t'asseoir.
Je veux te parler.
Il fait froid, on rentre à la maison.
Fernando...
Assieds-toi.
Adaptation : Massoumeh Lahidji
Sous-titrage : HIVENTY
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