Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
J'ai terriblement peur.
Apr�s la huit ou neuvi�me fois, on s'y habitue.
- Tu es magnifique, Dot. - C'est beau ?
Magnifique.
On commence � r�citer la pri�re de la mari�e.
Je me demande comment je vais r�agir.
C'est comme plonger dans l'eau,
on ne sait jamais si elle sera bonne avant d'�tre immerg�e.
Je suis si nerveuse.
Si je pouvais �tre belle comme toi en robe de mari�e, je serais bigame.
Viens.
Cette fille en robe de mari�e est un nouveau mannequin, non ?
Ouais. Elle est vendeuse en bas. On lui fait passer un essai.
Elle a mon approbation.
Ces types sont g�n�ralement moqueurs. Ne les laisse pas te g�ner.
J'ai de la r�partie. Les hommes se moquent de moi depuis des ann�es.
Dis, ma belle...
tu fais quelque chose ce soir ?
Je sors balader mes deux poissons rouges en voiture.
Il reste une place si �a vous int�resse.
Ne leur r�ponds pas. Tu vas te faire renvoyer.
Quand on veut m'emb�ter, j'ai toujours du r�pondant.
Honn�tement, si je rencontre un type qui n'essaye pas de me draguer...
je pense que je lui saute au cou.
Il sera probablement trop faible pour te supporter.
Oh, les hommes sont tous les m�mes.
Riches ou pauvres, quand �a en vient aux femmes, ils n'ont qu'une chose en t�te.
Prenez ces types aujourd'hui... Quand ils ne draguaient pas...
on savait � quoi ils pensaient juste en les regardant.
Et je ne parle pas que des mecs de la haute.
Dans le m�tro, � l'heure de pointe, il y en a qui se frottent...
vous savez ce que je veux dire.
Ou au cin�ma. Un �tranger vient toujours s'asseoir � vos c�t�s...
pour vous mettre la main sur le genou.
- Tout � fait. - Et comment !
- Bon, j'y vais. - Bonne nuit.
J'imagine que la nature a con�u les hommes ainsi.
C'est leur grande faiblesse.
Et on encourage cette faiblesse.
- Eh bien, pas moi. - Oh, non. Je sais, Dot.
- Mlle Haley ? - Oui, M. Thompson.
- Bonne nuit, Dot. - Bonne nuit.
Venez.
Je voulais juste vous dire que vous aviez tr�s bien fait aujourd'hui.
Oh, merci beaucoup, M. Thompson.
Vous �tiez magnifique. Je me demandais si vous vouliez faire un tour d'auto ?
J'adorerais, M. Thompson, mais c'est que...
mon mari est un boxeur professionnel.
Il a entendu dire qu'un type du magasin m'avait invit�e � sortir...
et il l'attend en bas pour le corriger.
- Oui. - Eh bien...
quand je parlais d'un tour d'auto, je n'avais aucune arri�re-pens�e.
Oh, non, M. Thompson.
Je ne pense jamais � mal comme �a.
Eh bien, bonne nuit.
Mince, Dot, cette id�e d'avoir un mari boxeur professionnel est g�niale.
Je vais utiliser ce truc moi aussi.
- Les hommes ne pensent donc qu'� �a ? - Eh bien, presque tout le temps.
Pourquoi regardes-tu le fleuve, b�b� ? Tu n'attends personne, j'esp�re ?
Ouais, mon grand-p�re arrive d'Europe � la nage ce soir.
Pig�.
Eh bien, quand il arrivera, salue-le de ma part
Tu penses que �a le touchera ?
H�, Dot.
- Viens. Je veux te montrer un truc. - Quoi ?
- Un type qui ne drague pas. - Un tel animal n'existe pas.
- Vraiment. - Sa femme doit le surveiller.
Non, il est seul. Aucune fille ne m�rite sa consid�ration.
Aucune fille ? Tu veux parier trente sous ?
- Qu'il va te parler ? - Ouais !
- D'accord ! Trente sous. - Tope-l�. O� est-il ?
Viens.
Si tu veux du bonbon Viens, viens, dis s'il te pla�t
Viens, b�b� me supplier
Si tu veux un petit baiser Il faut m'y pr�parer
Alors parle-moi bien, b�b�
- Et peut-�tre que j'accepterai - H�, vous �tes oblig�e de faire �a ?
- Je chante. - J'ai d�j� eu une tante...
qui faisait du bruit comme �a.
Elle appelait �a la "n�vralgie."
Ce doit �tre h�r�ditaire dans votre famille.
Ah, ouais ? �coutez, ma petite.
Si vous voulez prouvez que vous avez un truc h�r�ditaire, allez-y.
Le pont est � vous.
- Je ne sais m�me pas si j'ai gagn�. - Je vais lui demander.
H�, monsieur ? J'ai pari� trente sous que vous ne lui parleriez pas.
Qui a gagn� ?
Alors, vous �tes deux petites malignes, hein ?
Non, pas du tout.
Mais tous les hommes qu'on rencontre nous draguent.
Quand ma copine m'a dit que ce n'�tait pas votre cas, je ne l'ai pas cru.
Vous devez penser qu'� votre passage...
tous les hommes tombent en p�moison.
Non, pas du tout.
Si vous ne voulez pas qu'on vous drague, pourquoi vous habillez-vous comme �a ?
Pourquoi portez-vous ces v�tements ? Pour mettre en valeur votre ligne.
Et la taille. Pourquoi est-elle si basse ?
Ouais. Pour qu'un homme puisse s'en mettre plein la vue.
Et votre robe est faite pour se soulever au-dessus du genou avec le vent.
�coutez, s�urette.
Si vous ne voulez pas qu'on vous salue, mettez votre drapeau en berne.
Vous �tes comme toutes les autres filles.
Si un type vous drague, vous voulez appeler la police.
Et s'il ne le fait pas, vous voulez appeler l'arm�e.
- Vous n'avez pas l'air de m'appr�cier. - Vous �tes une enquiquineuse.
Eh bien, je m'appelle Dorothy Haley. Et je ne vous crois pas du tout.
Vous �tes comme tous les autres hommes. Avec une nouvelle approche, c'est tout.
- Vous finirez par nous draguer. - On ferait une bonne �quipe...
avec ma verve et votre culot !
- All�, Edna. - All�, Jane. Comment �a va ?
- H�, ma s�ur est l�. Viens. - D'accord.
- Allez, b�b� - H�. H�.
- Est-ce que tu veux - Je vous en prie. S'il vous pla�t !
Mes nerfs.
H� ! Vous ne pouvez pas presque chanter une autre chanson ?
Vous ne m'avez pas dit votre nom.
- Joe. - J'ai d�j� connu un Joe.
Il conduisait une Ford. Vous le connaissez ?
Eh bien, peut-�tre.
Non.
En fait, le type que je connaissais avait une Chevrolet et s'appelait Fred.
Non, �a n'aurait pas pu �tre le m�me.
- Vous �tes un vrai blagueur. - Et vous n'�tes pas mal non plus.
Juste assez.
H�, pourquoi �tes-vous si grognon ?
Les filles comme vous. Vous travaillez toute la journ�e dans un magasin...
et vous vous d�p�chez de rentrer dormir dans un immeuble bond�.
Et vous serez heureuse de le faire jusqu'� la fin de vos jours...
parce que vous �tes juste l� pour profiter de la vie.
Vous voulez �tre ici, avec des andouilles comme celles-l�...
qui crient � n'en plus finir pour se convaincre qu'elles s'amusent.
Vous n'avez pas assez de cervelle pour vous apercevoir...
que c'est maintenant que vous devriez faire des �conomies...
pour essayer d'am�liorer votre lot dans la vie.
- Vous aussi vous �tes ici, non ? - Je suis juste venu prendre l'air.
Mais vous remarquerez que je ne d�pense pas un sou sur vous, n'est-ce pas ?
Pas m�me pour une glace.
�coutez, gros balourd. Si vous pensez que �a me d�range...
que vous ne m'achetiez pas de glace, vous vous trompez.
Je ne voudrais jamais �tre vue en votre compagnie.
Merci de m'avoir raccompagn�e. Je me suis bien amus�e.
D'accord.
Eh bien, tu veux me revoir ?
Oh, pas question.
Mais les accidents arrivent.
Bon, il faut que j'y aille.
Il faut que je monte.
Tu vois, ma m�re est d�c�d�e et mon fr�re est chef de famille.
Il n'aime pas quand je rentre tard. Tu sais, il me couve.
Mais comme dit Edna, m�me bien surveill�e...
une fille ne sera sage que si elle le veut bien.
Ach�te aussi pour 10 sous de salade de pommes de terre.
Et ne me ram�ne pas de Limburger. Je ne veux pas de cette horreur ici.
Je sais ce que je dois rapporter.
J'aimerais bien qu'elle arr�te de crier dans les escaliers.
�a ne fait pas tr�s distingu�.
Ma m�re criait toujours dans les escaliers.
Vraiment ?
Ouais.
Mon p�re aussi.
Il a troqu� son pardessus contre de l'alcool et chop� une pneumonie.
Il �tait un vrai poivrot.
Mince.
Mais ma m�re �tait gentille.
- All�, Dot. - All�, Paula.
Mince. N'importe qui peut vivre dans cet immeuble.
Personne ne lui parle, sauf moi.
�a rend mon fr�re dingue. Mais comme dit Edna, on ne sait jamais...
si quelqu'un est bon ou mauvais, sauf le principal int�ress�.
Et ils ne le disent jamais.
Cette Edna pense pour vous, hein ?
Edna est g�niale.
Elle a un enfant de presque 7 ans. Elle est veuve.
J�r�me-7.
4-7-5-3.
Sa m�re a �t� tr�s malade.
All� ?
Esther ?
Tu ferais mieux de venir.
Oui.
Allez. Esther, ma�trise-toi.
21 h 15.
Je venais de regarder l'horloge.
Tu ferais mieux de t'arr�ter chez M. Levant.
Esther...
il faut que tu te ma�trises.
Il y a plein de choses � faire.
Au revoir.
C'est votre m�re, Mlle Gardner ?
- Oui. - Oh, je suis navr�e.
Merci, Mlle Haley.
C'est �trange- n'est-ce pas ?
Vous voulez que je monte avec vous, m'dame ?
Merci beaucoup.
Je vais bien.
J'imagine que je suis juste un peu fatigu�e.
Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Tu sais, un immeuble comme celui-ci est toujours un peu �trange.
Voici que sa m�re d�c�de au cinqui�me �tage.
Et ce matin, au deuxi�me...
Mlle Mills a accouch�.
Ouais ? Eh bien, elle n'a pas rendu service � ce gamin.
- Comment �a ? - En le mettant au monde, je veux dire...
alors qu'elle n'a pas assez d'argent pour s'en occuper.
Oh, Joe, quelle chose terrible � dire.
Qu'est-ce que ce gamin peut bien avoir comme avenir ?
Crever de faim dans un immeuble ?
N� au deuxi�me �tage.
Il mourra probablement au cinqui�me.
Toute une vie pour grimper trois �tages.
- Oh, Joe, tu es dur. - Ah, ouais ?
Eh bien, moi, je ne vais pas subir le m�me sort, compris ?
Pas de pauvret�, pas de mis�re et pas de vie �triqu�e
J'ai �pargn� 580 $, tu vois ?
Dans quelques mois, j'aurai mon propre magasin de radios.
Ouais.
Il y a d'autres choses dans la vie que l'argent.
Bien s�r, il y a plein d'autres choses dans la vie que l'argent.
Mais il faut avoir de l'argent pour se les payer.
Eh bien...
il faut que j'y aille.
Mon fr�re va me tomber dessus � bras raccourcis.
Je suis all�e � Coney Island une fois et je ne suis pas rentr�e avant minuit.
Il �tait f�ch�. Il m'a frapp� dans l'�il.
- Vraiment ? - Ouais.
- Tu veux que je monte avec toi ? - Oh, non.
- Ce serait pire. - Ouais ?
Eh bien, personne ne frappe une fille avec laquelle je sors, fr�re ou pas.
Il veut juste que je sois sage.
- Mais comme le dit Edna- - On s'en fiche de ce que dit Edna !
Eh bien, il faut que j'y aille.
Je t'avais demand� de ne pas rapporter de fromage Limburger.
Je ne veux pas que l'appartement sente le diable !
Eh bien, �a ne sent plus rien une fois qu'on l'a mang�.
Voil� ce que c'est, un immeuble d'habitations.
Une femme meurt, un b�b� na�t...
et une femme ne laisse pas son mari manger du Limburger.
Mince, tu es dr�le, Joe.
En fait, tu es le premier type avec lequel je sors qui ne me drague pas.
Il faut que j'y aille maintenant.
Tu sais, Joe...
je t'aime beaucoup.
D'accord.
Tu es probablement assez folle pour m'appeler au magasin.
Le num�ro est Schuyler-4...
6-5-8-3.
4-6583.
C'est comme �a que je fais pour me souvenir des num�ros.
Eh bien, bonne nuit.
� bient�t.
H� !
Une minute.
Je ne m'appelle pas Joe.
Mais Eddie Collins.
Un moment. Oh, Eddie.
Eddie, le poste de ce monsieur sera-t-il pr�t demain matin ?
Oui, monsieur. Je le pr�parerai ce soir. C'est un tr�s beau poste.
- Votre �pouse va l'appr�cier. - Eh bien, je n'ai pas d'�pouse.
Voil� pourquoi je peux me payer une radio � 300 $.
Eh bien, vous n'avez pas tort.
Bien s�r, si votre radio est toujours allum�e...
c'est comme avoir une femme.
- Oui. - Tr�s bien.
Tu as bien entendu ? Ce type a tout compris.
Prends-en de la graine, Eddie.
Ne te marie pas.
Aucune chance que je le fasse.
Il re�oit beaucoup d'appels depuis quelques temps, M. Lathrop.
Je ne voudrais pas te voir commettre une erreur, Eddie.
Tu pourras avoir ta propre �choppe dans six mois.
Mais pas si tu laisses une femme te mettre le grappin dessus.
Je n'y pense m�me pas.
C'est le danger.
Crois-tu que les hommes se marieraient s'ils s'arr�taient pour y penser ?
Je ne sais m�me pas parler � une fille.
Vous savez, je suis dr�le comme �a.
J'aimerais �tre gentil avec les filles.
Vous savez, leur dire de jolies choses, comme certains savent le faire.
Mais je n'y arrive pas.
Je pense � de jolies choses � dire.
Mais quand vient le temps de les mettre en mots...
je ne dis que des choses sarcastiques et m�chantes.
- All� ? - Mais moi, me marier ?
- Quelle blague. - Je l'esp�re.
Ouais. H�, Sheikh.
All� ?
All�, idiote.
Comment �a va ?
Bien s�r que c'est moi.
Ouais, au m�me endroit.
En avant du magasin de bonbons Loft.
�coute, t�te en l'air. Sois � l'heure.
Je n'attends pas les petites �tourdies au coin des rues, d'accord ?
Ouais.
19 h 30.
D'accord.
Tu m'attendais, b�b� ?
J'attends mon mari. Il est flic et fait sa ronde.
Pardon.
Ouais.
- Justement, je partais. - Eh bien, la belle affaire.
Tu es gonfl� de me laisser attendre dehors � la pluie battante.
Je ne savais pas qu'il �tait si tard.
Je m'amusais avec ce truc. Il est rigolo, non ?
Il peut tout capter, de KGO � L2O.
- Sans blague. - Ouais. Mignon, hein ?
- Je vais te montrer ce que j'ai fait. - Tu crois que �a m'int�resse ?
Je ne suis pas Marconi ou Edison ou celui qui a invent� ces trucs.
- Je suis rest�e � t'attendre- - D'accord.
J'ai fait une erreur.
La radio, c'est mon m�tier.
Je vais ouvrir mon propre magasin bient�t.
- Je pensais que �a t'int�ressait. - �a m'int�resse, Eddie.
Mais j'ai le droit d'�tre f�ch�e quand on me fait attendre sous la pluie.
Apr�s tout, on ne scie pas la sciure de bois.
Qu'est-ce que �a veut dire, �a ? "On ne scie pas la sciure de bois."
Ce qui est fait est fait.
Tout ce que je peux faire, c'est dire que je suis d�sol�.
- Est-ce que tu me pardonnes ? - Eh bien, j'ai le droit d'�tre f�ch�e.
D'accord. Tu es f�ch�e. Pourquoi tu rousp�tes ?
- Eh bien, j'ai le droit. - D'accord.
- Eh bien ? - Eh bien ?
Allez. Dis que tu me pardonnes.
Allez. Allez.
Allez. Dis-le.
Allez. Allez.
D'accord. Comment as-tu trouv� l'endroit ?
Je me souvenais que tu avais dit que c'�tait au troisi�me en avant.
- Enl�ve ton manteau et reste un peu. - Non, Eddie. Allons au cin�ma, hein ?
Regarde. Il pleut � boire debout.
- Eh bien, je ne peux pas rester ici. - Pourquoi pas ?
Mon fr�re me tuerait s'il savait que j'�tais seule ici avec toi.
Et si ta propri�taire me trouvait ici ?
- Elle me prendrait pour une tra�n�e. - Ils ne pensent pas � mal ici.
Ce n'est pas un h�tel � 12 $ la nuit.
Je vais t'attendre en bas.
Il pourrait pleuvoir pendant des heures. Restons ici o� c'est civilis�.
Il faut que j'y aille.
Et puis, ce n'est pas bien que je sois toute seule ici avec toi.
- Est-ce que je t'ai fait une avance ? - Non.
Mais je ne suis pas ce genre de fille. Je ne vais pas chez un homme.
�coute. J'ai d'autres soucis, d'accord ? Je vais ouvrir mon magasin bient�t.
J'en parlais au patron aujourd'hui.
Oh, mince, Eddie. �a va �tre super.
Pas de sentimentalisme avec moi.
Embrasse-moi, tu veux ?
- Pas de sentimentalisme, hein ? - Juste un peu, �a va.
- Allez. Enl�ve ton manteau et reste. - Oh, non. Je ne peux pas. Oh, non.
Allez. Enl�ve-le.
- Enl�ve ce chapeau. - Oh, non.
Eddie, je n'enl�verai pas mon chapeau.
- Enl�ve-le. - Non.
Oh, mince. Je ne savais pas qu'il �tait si tard.
- Il est encore t�t. - Il faut que j'y aille.
Il ne pleut plus.
H�, regarde. Un type qui essaie d'embrasser une fille.
O� ?
- Ici. - Oh, Eddie.
Je t'en prie, non. Il faut que j'y aille.
Mince.
Tu restes deux minutes dans mes bras et tu dis qu'il faut "que tu t'en ailles."
Non. Tu ne comprends pas. Il faut que j'y aille.
On dirait que je suis empoisonn� ou quelque chose comme �a.
Non, mais il se fait tard et je ne peux pas rester plus longtemps.
Je sais. Il faut que tu y ailles.
Oh, Eddie. Ne sois pas contrari�.
Je ne suis pas contrari�. Mais tu dis toujours "demandons � Edna."
Eh bien, j'ai demand� � Edna.
Il n'est que 4 h.
Ouais, mais je ne suis jamais rentr�e plus tard que minuit.
Mon fr�re va me tuer !
Mince, petite. Ne sois pas comme �a.
Si seulement je pouvais trouver Edna.
Tu ne peux donc rien faire sans l'aide d'Edna ?
Mon fr�re l'aime bien.
Si elle �tait l�, il ne m'en voudrait pas.
Au moins, il ne crierait pas.
Il a un caract�re �pouvantable.
Eh bien, tu veux qu'on essaye encore d'aller chez Edna ?
Non.
Si elle �tait l�, elle aurait ouvert la porte.
Elle doit coucher chez sa tante.
Viens.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Je vais monter dire � ton fr�re que tu �tais ici avec moi.
Tu ne peux pas y aller. �a finirait en dispute.
Il n'y aura pas de dispute.
Une seule remarque et je lui en colle une. Fin de la dispute.
Oh, mince, Eddie.
Je t'aime vraiment beaucoup.
D'accord.
Ne dis pas juste "D'accord."
Bon sang, petite.
Je ne suis pas tr�s-
Je ne serais pas ici si-
Les mots me viennent-
- Pourquoi tu pleures ? - Oh, Eddie.
Ma petite ch�rie.
Je suis d�sol�.
Tout est de ma faute.
4 h du matin.
Qu'est-ce que je vais dire ?
Je sais ! Tu peux dire qu'on va se marier.
- Il d�couvrirait que c'est faux. - Comment ?
Quand on ne le fera pas.
Eh bien, on le fera.
- On le fera ? - Tu voudrais bien ?
Tu veux dire que tu-
tu me demandes en mariage ?
Ouais.
Oh, bien s�r que je t'�pouserai, Eddie.
D'accord.
Je vais adorer te marier, Eddie.
Tu ne le regretteras jamais, je te le promets.
Mais je ne pensais jamais que tu voudrais te marier.
Moi non plus.
Oh, Eddie, si tu veux te r�tracter-
Alors tu veux en discuter, hein ?
- Non. - �coute.
Je ne recule jamais devant rien, d'accord ?
Et laisse-moi te dire un truc. Tu ne me roules pas dans la farine.
Pas du tout.
Si je ne pensais pas tu es la meilleure, je ne t'aurais jamais m�me regard�e.
Pour moi, rien que la cr�me, tu piges ? Et si tu penses que je suis le genre...
de type qui demande � toutes les filles de se marier, tu te fais des id�es.
Oh, mince, Eddie, tu es hilarant.
Tu pourrais m�me te f�cher pour une demande en mariage.
Mais �a ne marche pas avec moi.
Tu essaies de jouer au dur...
mais tu n'en es pas vraiment un.
Tu as un c�ur gros comme �a.
Et tu es honn�te aussi.
Balivernes.
Le genre de type sur lequel une fille peut se fier.
Je suis tomb�e amoureuse de toi la premi�re fois que je t'ai vu.
Tu es gentil, respectable et tendre.
Oh, Eddie. Tu es le plus brave type au monde.
D'accord.
Et on peut �tre heureux. Beaucoup de gens sont mari�s et heureux.
�a ne nous arrivera jamais �a.
Je ne pense pas.
Eh bien ?
- Tu veux que je monte avec toi ? - Non.
Je n'ai plus peur maintenant.
Je n'ai plus peur de rien.
Tu sais...
c'est un peu comme ne plus �tre seule.
Ouais. C'est vrai, hein ?
On se marie quand ?
Demain matin. Je prendrai la journ�e de cong�.
Dis, �a me fait plut�t plaisir.
Qu'est-ce que tu penses de �a ?
Oh, Eddie.
Bonne nuit, petite.
Bonne nuit, ch�ri.
- Eddie ? - Quoi ?
�poux.
D'accord.
H�, taxi.
All�, Edna.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Jim est venu chez moi il y a une heure pour voir si tu �tais l�.
Il se faisait du souci alors je suis revenue ici avec lui.
Je ne me rappelais plus de l'h�pital o� tu devais aller visiter cette fille.
Elle doit �tre dans un �tat- pour que tu restes jusqu'� 4 h.
Bien essay�, Edna, mais ce ne sont que des sottises.
- O� �tais-tu ? - O� penses-tu que j'�tais, Edna ?
- Je vais me marier. - Non.
C'est grave � ce point-l�, hein ?
Comment �a, grave � ce point-l� ?
Je pensais qu'une fille pr�sentait son fianc� � sa famille avant.
Une fille fait �a dans une famille o� elle n'est pas prisonni�re.
Ouais ? Eh bien, pas que tu aies assez de cervelle pour le savoir...
mais j'ai �t� un bon fr�re, d'accord ?
J'ai �t� un p�re et une m�re pour toi. C'est moi qui paye pour tout ici.
Et tu as beaucoup de culot de rentrer � 4 h du matin...
pour me dire que tu vas te marier.
Pourquoi t'y objectes-tu ? Tu ne le connais m�me pas.
Non, mais je vais rectifier �a.
Am�ne-le ici. Qu'il rencontre la famille comme n'importe qui d'honn�te le ferait.
Et �ventuellement, si je le trouve bien...
tu pourras le marier.
- �ventuellement ? - Oh, �a t'offusque, hein ?
C'est ce que je pensais.
Un mariage pr�cipit�.
- De quoi parles-tu ? - Tu sais tr�s bien de quoi je parle.
- Je n'ai rien fait de mal. - Je ne suis pas un idiot.
Oh, Jim, tu es pourri.
Et tu peux prouver que tu ne l'es pas.
Dis-moi que tu attendras ou je saurai qu'il faut que tu maries ce type...
et si c'est le cas, je ne veux pas de toi ici.
- Qu'est-ce que tu penses de �a ? - O� est-ce que je vais aller ?
Retourne d'o� tu viens, esp�ce de tra�n�e.
Maintenant, sors. Et tu ne prendras pas de v�tements avec toi non plus.
J'ai pay� pour toutes les fripes que tu portes.
Allez, vas-t-en.
Tu m�rites tout ce qu'il t'arrive.
Et comment.
Une fille �lev�e sous la bonne influence d'un bon fr�re comme le tien.
Tu vas probablement finir � la rue.
C'est ce que tu as en t�te, n'est-ce pas, Jim ?
Et je n'aurai pas piti� pour elle non plus.
Non, je ne m'attends pas � ce que tu aies piti� d'elle, Jim.
Mais laisse-la prendre ses v�tements.
Je les ai pay�s.
Ouais, mais ne sois pas chiche.
Laisse-la voir qu'il n'y a pas un autre homme...
qui la traitera aussi bien que son propre fr�re.
Allez, laisse-la prendre ses v�tements.
D'accord. Prends-les et fiche le camp.
H�, Dot.
H�. O� vas-tu ?
Avec la petite, esp�ce de brute. Tu l'as trait�e de tra�n�e, non ?
Juste parce qu'elle est rentr�e � 4 h du matin...
et que tu penses savoir o� elle �tait.
Eh bien, je suis sortie jusqu'� 4 h et tu savais o� j'�tais...
alors je me doute bien de ce que tu penses de moi.
Je te reverrai au cimeti�re. Allez, Dot.
R�veille-toi, Dotty. R�veille-toi.
All�, Floyd.
M'man vient de crier dans l'escalier...
pour dire qu'elle pr�parait le petit-d�jeuner pour la jeune mari�e.
C'est toi, la jeune mari�e ?
Oui, ch�ri. Je vais l'�tre aujourd'hui.
C'est quoi, une vieille mari�e ?
Oh, esp�ce de petit singe.
Allez. Va jouer ailleurs.
Je veux voir Dotty se lever.
Sors d'ici.
Je veux voir Dotty sortir du lit.
� son �ge.
- Quelle heure est-il ? - Presque 11 h.
J'ai appel� le magasin et dit qu'on �tait toutes les deux malades.
Est-ce qu'Eddie est pass� ?
- Non ? - Pas encore.
Je me demande pourquoi il n'est pas venu.
Peut-�tre parce qu'il ne sait pas que je suis ici.
Ce serait une bonne raison.
Il ne viendrait certainement pas me voir, moi.
Oh, il ne te d�teste pas, Edna.
Non, pas d�tester.
Il me hait.
Et ce n'est pas juste une haine banale, fruit d'un amateur.
Je parie qu'il passe des heures � pratiquer sa haine contre moi.
Il est comme �a. Tu sais, il est un peu bizarre.
�a va �tre g�nial. Il va bien te faire rire.
C'est gentil de m'avoir aid�e comme tu l'as fait hier soir.
Je te suis tr�s reconnaissante.
- Et merci � Jim. Il m'a sauv� la vie. - Comment �a ?
Imagine s'il n'avait pas �t� aussi odieux hier soir.
On aurait �t� mari�s dans trois mois et apr�s avoir �t� bern�e...
par l'alliance, la c�r�monie � l'�glise et tout �a...
j'aurais d�couvert son vrai visage.
Oui, monsieur. Il m'a sauv� la vie-
parce qu'on se fait �lectrocuter de nos jours pour avoir assassin� son mari.
Bont� divine, qu'est-ce que tu fais ?
- J'essaie un truc qui ne marche pas. - Quoi ?
J'ai mis de l'encre noire dans le lait blanc et il est devenu noir.
Mais quand je mets du lait blanc dans l'encre noire...
elle ne devient pas blanche.
Range cette encre et nettoie tout �a.
D'accord.
Oh, Edna ? Quelle heure est-il ?
Un peu apr�s 11 h.
- O� as-tu mis mes bas ? - Je les ai mis-
Est-ce bien la maison de chambres de Mlle Cook ?
M. Collins est-il l� ?
Collins. Eddie Collins.
Pardon ?
Il a d�m�nag� ?
Eh bien, il y vivait hier soir.
Il a d�m�nag� ce matin ?
Eh bien, est-ce qu'il a dit o� il allait ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il m'a quitt�e. - Ne sois pas ridicule.
C'est vrai.
Je voudrais qu'il cr�ve.
On a toutes souhait� �a un jour ou l'autre.
Appelle son magasin. Tu as le num�ro ?
Schuyler 4-6583.
Schuyler 4-6583.
Et d�p�chez-vous, ch�rie. Il y a le feu.
Tiens.
All� ?
All�, les Radios Lathrop ?
Pourrais-je parler � M. Collins, je vous prie ?
Eddie Collins.
Laissez faire les blagues. Il est l�, je veux lui parler.
C'est la fille qu'il doit marier.
Un impertinent qui flirte avec moi.
Quoi ?
Il a �t� renvoy� ?
Pourquoi ?
Il a dit qu'il avait �t� renvoy� pour avoir vol� dans la caisse.
Tout va bien alors.
S'il a perdu son emploi, c'est s�r qu'il va vouloir te marier.
Je ne sais pas si on me faisait une blague ou non.
Le voil� justement. Tu vois ? Tous ces atermoiements pour rien.
Oh, mince, et moi qui ne suis m�me pas encore habill�e.
Oh, donne-moi ces bas.
Je ne veux pas m'abonner � une de vos revues.
Et je me fiche que vous veniez de sortir de prison.
- C'�tait lui, Edna ? - Non. Un vendeur d'abonnements.
Que vais-je faire ?
Arr�te de te faire un sang d'encre.
Si Eddie est la moiti� de l'homme que je le soup�onne d'�tre...
il ne te laissera pas tomber.
C'est le probl�me avec nous, les femmes.
Si seulement on voulait bien voir que-
Il y a un truc qui br�le.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je te le fais cuire.
500 g de beurre.
Je t'avais dit un peu de beurre, pas tout le paquet.
500 g, c'est un peu.
J'y vais, Edna.
Ch�ri, tu me rends folle. Vas dans le couloir.
Tu ne peux pas faire plus de b�tises ici.
Peut-�tre que tu peux t'attaquer au papier peint maintenant.
Tu veux que je le fasse avec un couteau ?
Vas-t-en !
- Ce n'�tait pas lui, hein ? - Non. Un vendeur de-
Pour l'amour de Dieu, ne fais pas cette t�te.
C'est ton jour de noces, pas tes fun�railles.
Il va arriver. Il y a un p�pin quelque part, c'est tout.
Ouais, hier soir- C'est �a, le p�pin.
Ne sois pas ridicule. Il va arriver.
Je l'aime tellement.
Tu peux encore l'aimer et boire une tasse de caf� en m�me temps.
Je ne veux pas de caf�. Je ne veux plus jamais manger.
- Parfait. Alors bois du lait. - Je ne veux pas de lait.
Allez, bois un peu de lait. �a va te faire du bien.
Tu sais, la premi�re chose qu'il faut savoir, c'est que-
Je deviens hyst�rique.
Ouvre la porte, Floyd.
Et si c'est un vendeur de cercueils, dis-lui qu'on en prend deux.
Qui est mort ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.
�coute. Tu vas �tre un homme mari� bient�t.
Habitue-toi � entendre ta femme pleurer.
J'�tais chez toi et on m'a dit que tu n'�tais pas l�...
alors j'ai pris la chance de venir ici.
J'ai appel� chez toi et ta propri�taire m'a dit que tu avais d�m�nag�.
J'ai trouv� une plus grande chambre de l'autre c�t� de la rue.
Ma propri�taire �tait furieuse.
C'est pour �a qu'elle n'a pas voulu te dire o� j'�tais.
Et au magasin, on m'a dit que tu avais �t� renvoy� pour vol.
On te faisait une blague.
Vraiment ? Je suis si heureuse.
- D'accord. - Maintenant, tu peux peut-�tre manger.
On mangera en ville. Il faut qu'on y aille.
Va chercher tes affaires.
La voix de son ma�tre.
- Tu sais comment y aller ? - Je vais trouver.
- Allez au m�tro H�tel de ville. - Ouais ?
Puis, quand vous sortez du train, vous marchez tout droit...
et vous tournez � droite.
Il y a deux sorties. Prenez celle de gauche.
- Compris ? - Ouais.
Une fois dans la rue, vous allez tout droit-
Je vais prendre un taxi.
Je vais te dire quel taxi prendre.
H�, qui se marie, toi ou moi ?
Oh, Edna essaie juste de nous aider, Eddie.
Tu n'�tais pas de l'autre c�t� pendant la guerre, j'esp�re ?
Non. Quelle est la r�ponse ?
Je me demande comment ils se sont d�brouill�s sans toi.
Je donnais mes ordres par t�l�phone.
Tu ne veux pas venir au mariage ?
Je d�teste ces trucs-
La mort, les fun�railles et tous ces trucs-l�.
Oh, Edna, Je ne pourrai jamais assez te remercier pour tout ce que tu as fait.
Pas de probl�me, petite.
J'esp�re juste que tu seras tr�s heureuse.
Si elle ne l'est pas, tu vas avoir de mes nouvelles, esp�ce d'abruti.
D'accord.
- Bonne chance. - Au revoir.
Au revoir.
Oh, ch�ri !
Bonne nuit.
- All�, ch�ri. - All�.
- Qu'est-ce que c'est ? - Juste quelques bonbons.
Oh, mince, Eddie.
- Tu sais pourquoi ? - Bien s�r. Parce que tu m'aimes, non ?
- Oh, dis-le. - Quoi ?
Dis "Je t'aime, ch�rie."
Avec les lumi�res allum�es ?
Oh, Eddie.
C'est notre anniversaire.
�a fait dix semaines qu'on est ensemble.
C'est gentil de m'avoir apport� des bonbons.
Et j'ai des nouvelles pour toi. J'ai trouv� le magasin.
Le patron va me pr�ter cent dollars...
et avec les 650 $ que j'ai �pargn�s, je vais pouvoir m'�tablir.
Il va me laisser avoir toutes les radios que je veux.
- Qu'est-ce que tu penses de �a, hein ? - Ce sera super.
Bien s�r, au d�but, il va falloir se serrer un peu la ceinture...
mais au bout du compte, �a en aura valu la peine.
- Mince, qu'est-ce que je suis heureux. - Vraiment, Eddie ?
Ouais. Je r�ve d'avoir mon magasin depuis bient�t deux ans.
Et m�me si je n'aime pas trop lancer des fleurs...
et tout ce sentimentalisme-
Un type aurait pu tomber sur une pire femme que toi.
- Esp�ce de petite peste. - Oh, Eddie.
Je t'aime tellement, ch�ri.
D'accord.
H�, mets ton manteau et ton chapeau, je t'emm�ne voir l'endroit.
- Oh, je ne peux pas maintenant. - Pourquoi pas ?
J'attends Edna. Elle a appel� pour me dire qu'elle arrivait.
Qu'est-ce qu'elle veut ?
Eh bien, je voulais lui demander conseil.
- � quel sujet ? - Sur-
Eh bien, sur le magasin. Voir ce qu'elle en pense.
Oh, mince. Ce serait dommage qu'elle n'aime pas l'id�e.
Oh, Eddie, ce n'est pas gentil de dire �a.
La voil�. Ne sois pas m�chant, je t'en prie.
Entrez.
- All�, Dot. - Bonjour, Edna.
Comment va le Grognon ?
Je pensais qu'on t'avait envoy� � Washington...
pour dire au Pr�sident comment diriger le pays.
Le Pr�sident est plut�t venu me voir.
Ne fais pas attention � lui, Edna.
- Il est heureux comme tout aujourd'hui. - Il en a l'air.
Il va ouvrir son propre magasin bient�t.
J'ai entendu dire que Wannamaker mettait la cl� sous la porte.
Ils ont probablement pens� que la comp�tition serait trop forte.
Je descends acheter un journal.
Viens, assis-toi.
J'ai tellement de choses � te dire.
- Toujours amoureuse ? - Je suis folle de lui.
Edna, je vais avoir un b�b�.
Oh, Dot.
- J'ai peur. - Ne sois pas ridicule.
Ma m�re en a huit.
Ouais. Ma m�re est morte en accouchant de moi.
Ouais, mais les choses ont chang� maintenant.
Tu sais, les h�pitaux sont meilleurs, les m�decins et tout le reste.
�a ne d�range plus aucune fille.
- Qu'en pense Eddie ? - Il ne le sait pas.
Pourquoi tu ne lui dis pas ?
Eh bien, il a tellement ce magasin � c�ur.
�a va lui prendre chaque sou de ses �conomies.
Je ne sais pas quoi faire.
Edna, je suis si inqui�te.
Si le magasin peut rendre Eddie heureux, je veux qu'il l'ouvre.
- Bien s�r. - Quand je pense � ma m�re-
� moins d'avoir ce qu'il y a de mieux-
tu sais, les meilleurs m�decins et tout �a-
je vais �tre terrifi�e.
Pauvre petite.
Bon, �coute. Ce type que tu as mari� est tr�s bien.
Il est un pur � 100%. Je sais quel est son probl�me.
C'est un sensible.
Bien s�r, il ne m'aime peut-�tre pas, mais bon, peu importe.
Napol�on aussi avait des ennemis.
Dis-le � Eddie ce soir. Et si je connais bien les hommes...
il arr�tera les gens dans la rue demain pour leur annoncer la bonne nouvelle.
- Tu le crois vraiment ? - Les hommes sont tous pareils.
Ils font les fiers. On croirait qu'ils ont fait quelque chose.
J'esp�re qu'il sera vraiment comme �a.
- Il le sera. - Je ne suis pas s�re.
Il se plaint toujours de vivre dans un immeuble d'habitation...
et que c'est p�ch� d'avoir des enfants quand on ne peut pas les �lever.
Je n'ai pas lu dans les journaux qu'il �tait n� � la Maison Blanche.
Il �tait tr�s pauvre. C'est pour �a qu'il est comme �a.
Le voil�. Ne dis rien.
Tu es encore l� ?
Tu as achet� ton journal, Eddie ?
Je suis arriv� au kiosque et je n'avais pas de monnaie.
Tu l'ach�teras la semaine prochaine. Il y aura plein de nouveaux meurtres.
Tiens, laisse-moi arranger ta cravate.
- On dirait un mauvais bretzel. - La cravate est-
Tu ne fais que la porter. Les autres doivent la supporter.
Je ne comprends pas comment tu as pu choisir une telle fille comme amie.
- Elle est �tourdissante. - L�ve le menton.
Regarde ce qu'on a achet�, Eddie.
- O� avez-vous pris tout �a ? - Eddie nous a donn� 50 sous.
Il dit n'importe quoi.
Pourquoi �tes-vous mont�s ici ?
Allez jouer dehors. Allez.
Allez.
Allez. Sortez d'ici.
Merci beaucoup, Eddie !
H� ! Donne m'en un peu !
Pauvres petits. Ils jouaient dans le couloir en bas.
Ils n'ont aucune chance de r�ussir dans la vie.
Eddie, tu leur as donn� l'argent ?
J'ai mieux � faire avec mon argent que de le gaspiller sur des gamins.
Dis, t'es un chic type.
- Tu vas vendre quoi dans ton magasin ? - Laisse faire.
Avec ta fa�on de faire les choses, si tu t'en m�les...
je risque de me retrouver avec une boucherie.
Bon, je m'en vais.
Rappelle-toi. Dis-lui.
- Me dire quoi ? - Oh, rien, Eddie.
Elle a un secret � te confier.
Elle a un secret, mais tu le connais d�j�. Tu g�res ma maison maintenant.
- Bien s�r. Au revoir, ch�rie. - � demain.
- Au revoir, le Grognon. - � bient�t, l'�tourdie.
C'est quoi ce secret ?
Oh, je ne sais pas si �a va te plaire.
�coute, je suis tellement heureux pour le magasin, tout va me plaire.
Eh bien ? De quoi s'agit-il ?
Je retourne travailler.
- Travailler ? - Ouais.
H�, �coute. Ma femme ne travaille pas.
- Quel mal y a-t-il � cela ? - Je travaille dans la famille.
Pourquoi voudrais-tu travailler ?
Eh bien-
Je m'ennuie parfois ici, seule toute la journ�e.
- Tu ne peux pas aller au cin�ma ? - Tu as parl� de se serrer la ceinture.
Ouais, mais je n'ai pas dit qu'il fallait la serrer � ce point-l�.
- Tu veux un plus grand appartement ? - �a me va.
Mais j'aimerais qu'on soit chez nous- tu sais, qu'on ait nos meubles.
Tu comprends ? Si je travaillais, tu pourrais quand m�me avoir le magasin.
- Et avec mon argent, on pourrait- - Tu crois que j'accepterais ton argent ?
- Oh, ce serait normal. - Pas pour moi, pas du tout.
Pour moi, un mari est un type qui prend soin de sa femme, s'occupe d'elle...
et veille � ce qu'elle ne manque jamais de rien.
Si je ne suis pas capable de faire �a, je ne serai pas un mari.
Prendre ton argent. Pendant que tu travailles-
ou te laisser le d�penser sur un truc que je devrais payer.
�coute. Il y a un nom pour les types de ce genre.
- Je ne voulais pas te contrarier. - Je ne suis pas contrari�.
Mais disons que je ne suis pas aussi heureux que je l'�tais.
C'�tait notre anniversaire de dix semaines.
Et j'avais trouv� le magasin et tout �a.
Quand je suis rentr� ce soir, je flottais sur l'air.
�a g�che un peu tout.
Mince, je ne savais pas que tu n'�tais pas heureuse.
Oh, Eddie, je suis heureuse. Tout va bien.
N'en parlons plus.
- Je parie qu'Edna t'a mis �a en t�te. - Non, ce n'est pas elle.
N'en parlons plus.
Tu es fou de joie � l'id�e d'avoir ce magasin et �a va te rendre heureux.
C'est tout ce qui m'importe, que tu sois heureux.
�coute. Je suis le mari et c'est � moi de te rendre heureuse.
Si un mai ne sert pas � �a, alors il ne sert � rien.
Mince, j'ai dit � l'agent immobilier que j'irais le voir ce soir.
Je n'arrive pas � me d�cider pour cette enseigne.
"Eddie Collins" ou "Edward Collins" ?
Bien s�r, "Eddie Collins" est parfait pour une taverne ou un truc comme �a.
Mais ce n'est pas assez distingu� pour un magasin de radios.
Je reviens dans 15 ou 20 minutes.
Et je pense toujours que cette Edna t'a mis cette id�e en t�te.
AMEUBLEMENTS
J'avais peur que tu ne viennes pas.
- Pourquoi voulais-tu me voir ici ? - Dot et moi, on d�m�nage ici.
- Vous d�m�nagez ici ? - Bien s�r. J'ai tous les meubles.
Voil� pourquoi je t'ai fait venir. J'ai pens� que tu pourrais m'aider � d�corer.
Tu vas t'en m�ler de toute fa�on, alors aussi bien que ce soit maintenant.
Vous d�m�nagez ici ?
Ouais, Dot m'a confi� son secret.
Quel rapport avec d�m�nager et d�penser de l'argent ?
Eh bien, elle voulait travailler.
- Tu veux dire... c'�tait �a son secret ? - Ouais.
Et j'ai compris pourquoi.
Elle voulait une demeure avec de beaux meubles et tout �a.
- Combien �a t'a co�t� tout �a ? - J'y ai tout mis.
- Oh, non. - Ouais.
- Toutes tes �conomies ? - Bien s�r. C'est un bel endroit.
Le vendeur de meubles d�charge. Tout est neuf.
Quand ce sera fini, �a aura l'air d'une maison avec du v�cu.
Toute une surprise pour la petite, hein ?
Et ton magasin alors ?
Je me suis dit, pourquoi la faire crever de faim pendant que j'ouvre un commerce ?
Le magasin aurait pu ne pas marcher.
Je n'aurais pas laiss� faire. �a aurait march�. Ne me dis pas le contraire.
Et tu as d�pens� toutes tes �conomies ?
Bien s�r. Elle en vaut la peine. Elle est g�niale, cette petite.
Tu vas me faire pleurer, Eddie.
- Pourquoi ? - Tu ne peux pas savoir.
H�, allez. Tu n'as jamais rien vu d'aussi beau que le salon. Viens.
Attends de voir la chambre. Il y a les draps, les oreillers, les lits, tout.
Et la cuisine- On a plein de casseroles.
�a va �tre comme une f�te.
Je vais dire � Dot que Pat et Sue ont un nouvel appartement...
qu'ils pendent la cr�maill�re et qu'on est invit�s.
J'en ai parl� � la bande et ils vont jouer le jeu.
�a va �tre comme, tu sais, une de ces f�tes-surprise.
Et le clou sera quand je lui demanderai, "Alors, petite, aimes-tu ton chez-toi ?"
Que penses-tu de cette id�e ?
Je ne sais pas.
Tu n'y as pas pens�, c'est pour �a.
H�, une minute. Ne mets pas cette grosse chaise pr�s du divan.
- C'est l� qu'elle va. - Pas du tout. De ce c�t�-ci.
- Tu ne sais donc pas ce que tu fais ? - Tu ne peux pas t'emp�cher de parler.
H�, h�, attends qu'ils arrivent.
D'accord, d'accord. Il fallait que je mange quelque chose.
Et ne buvez pas tout le punch.
Les voil�.
�coute, Pat. Souviens-toi qu'on est chez toi. Tu es l'h�te.
- Bon. J'enl�ve ma veste et mon col. - Ce n'est pas dr�le.
- �a fait toujours rire d'habitude. - Ouvre la porte. Allez.
Je ne savais m�me pas que Pat et Sue avaient d�m�nag�s de la 92e rue.
Bien s�r. Ils ont un bel appartement ici.
- All�, Dot. - All�, Sue.
- Comment �a va ? All�, Eddie. - Je ne savais pas que vous d�m�nagiez.
Oh, je suis ici depuis une semaine. Entrez.
Bonjour, tout le monde.
- All�, Chad. Comment vas-tu ? - All�, Dot.
All�, Pat. Comment vas-tu ?
Laisse-moi prendre ton manteau.
- Tu veux un Schnaps. - Oh, non merci.
Oh, mince, Sue, c'est super. Pat a d� assassiner un millionnaire.
Tu n'as encore rien vu. Viens que je te montre la cuisine.
On croirait qu'il est chez lui.
Une armoire avec du verre � l'int�rieur.
Et un �vier et une bassine.
Et regarde �a. Des bo�tes.
C'est pour le sel, le poivre, les �pices et tout �a.
Tu mets le sel dans celle marqu�e "sel" Le poivre dans celle marqu�e "poivre".
Mince, Eddie, c'est g�nial, hein ?
- Regarde cette belle table. - Le type a dit que c'�tait pour manger.
Oh, Eddie, tu penses qu'on aura un endroit comme �a un jour ?
- Tu aimerais vivre ici, petite ? - Oh, mince, qu'est-ce que tu penses ?
- Bien s�r, on ne pourrait pas- - Pourquoi pas ?
Eh bien, on n'en a pas les moyens... pas encore.
Eh bien, pourquoi pas maintenant ?
- Eh bien, il y a le magasin en premier. - Ouais.
Ah, ouais. C'est vrai. Attends de voir la chambre. Viens !
Dis, si Eddie peut acheter �a � Dot, qu'est-ce que tu attends ?
Je me disais bien que ce sujet serait abord�.
Regarde-moi �a.
Oh, c'est super.
Regarde, petite. Voil� un lit.
C'est le meilleur lit sur le march�. Soixante-cinq dollars.
- Mais comment sais-tu- - Oh, Pat me l'a dit.
Allez. Touche �a. Touche-le.
C'est pas du lit, �a ? Pas comme notre vieux matelas.
Je ne t'ai jamais vu si enthousiaste. La maison te pla�t vraiment.
Viens. Je vais te montrer autre chose.
Tout simplement g�nial.
Il y a les ponts l�-bas et tout New York � nos pieds.
Les lumi�res sont belles, non ?
Et le fleuve.
Les �toiles.
Elles sont magnifiques, non ?
Et rien d'artificiel en plus.
Un toit comme celui-l� serait g�nial pour que... des enfants y jouent.
Tu ne trouves pas, Eddie ?
Tu sais, ils prendraient l'air...
et leurs m�res ne redouteraient pas les tramways, les taxis et tout �a.
Tu sais, m�me les gosses de riches n'ont pas de meilleur endroit qu'ici.
Tu aimes �a, n'est-ce pas, petite ?
Oh, je trouve que c'est grandiose.
Je suis ravie pour Pat et Sue.
Bon. On serait mieux de rejoindre les autres maintenant.
Sue, c'est le plus bel appartement que j'aie jamais vu.
- Ravie qu'il te plaise, Dot. - Oh, tout y est beau.
Dot, assis-toi.
C'est parti.
Eh bien, petite, il est � toi.
- � moi ? - Bien s�r.
- Comment �a, � moi ? - � toi.
C'est ici que tu vas vivre. Je l'ai achet� pour toi.
- Tu l'as achet� pour moi ? - Bien s�r.
Tu sais ton secret sur ton retour au travail ?
J'ai compris que tu n'aimais pas o� on vivait. Voici ma solution.
- Et ton magasin ? - C'est ici.
Tu as d�pens� tout ton argent pour �a ?
J'ai tout mis.
Tu veux dire, tout ton argent ?
On ne doit plus rien, c'est tout � nous.
Eh bien, qu'en dis-tu ?
Je ne sais pas.
�a n'a pas trop l'air de te plaire.
Naturellement, Eddie. Elle est �tonn�e.
On ne dig�re pas un truc comme �a en une minute.
- Tu le savais, Edna ? - Ouais, je l'ai aid� � d�corer.
Pourquoi l'as-tu laiss� d�penser tout son argent ?
Eh bien, on dirait que c'est rat�.
Oh, non, pas du tout, Eddie.
Je pense que c'est g�nial. Je suis ravie.
- Tu es un mari r�v�. - D'accord.
Dot est d��ue pour toi, Eddie. Elle voulait que tu aies le magasin...
et pas que tu d�penses l'argent sur autre chose.
- Tout � fait. - Bien s�r.
C'est exact, ch�ri. Mais je trouve �a g�nial.
Pourquoi as-tu fait �a ?
Eh bien, je me disais qu'on reste mort longtemps. Alors il faut vivre.
C'est ce que je dis. Quand je pense � la vie de mes parents.
Ils n'avaient pas assez d'argent pour vivre � deux...
et ils ont eu neuf enfants.
Ma m�re lavait des planchers dans un immeuble � bureaux.
Elle travaillait tous les matins � 4 h. En sant� ou malade, �t� comme hiver.
Je la vois encore sortir quand il faisait moins 20...
avec une toux � vous arracher le c�ur.
Et pourquoi ?
Pour �lever quelques enfants... et mourir.
Et mourir sans aucun r�confort.
Pas pour Dot.
Chaque sou que l'on gagne, elle et moi on va le d�penser sur nous.
- Ma s�ur est morte en �levant- - Oh, arr�tez ! Vous voulez bien arr�ter !
Je ne vois pas de quoi d'autre on pourrait bien parler.
D'accord. L�, l�, ch�rie.
- Qu'y a-t-il ? - Dot va avoir un b�b�.
- Ne te fais pas de souci, Eddie. - Elle est juste hyst�rique, c'est tout.
- On n'aurait pas d� parler de tout �a. - C'est exact. On ne devrait pas.
Sue me l'avait dit, mais j'avais oubli�.
Tout le monde � New York semble �tre au courant sauf le principal int�ress�.
Oh, Eddie, laisse-moi le faire.
Ne sois pas ridicule, d'accord ?
Tu vas � l'h�pital dans quelques semaines.
Tu sais bien que le m�decin t'as dit de ne pas trop en faire.
Il ne sait pas de quoi il parle. Je ne l'aime pas.
- T'en veux un autre ? - Non.
Si on ne peut pas avoir le meilleur, ils se valent tous, j'imagine.
Il n'est pas si mal. Je m'inqui�te, c'est tout.
� quel propos ?
De tout. Que tu doives faire �a avant d'aller travailler...
et que tu sois oblig� de surveiller chaque sous que tu d�penses.
Je ne veux pas plus de b�b� que toi.
D'accord, d'accord. Tu me l'as dit des centaines de fois.
N'en parlons plus.
Tu as un autre m�decin en t�te ?
Eh bien, il y avait un article dans le journal sur une femme de la haute.
Le m�decin s'appelait Burgess. Sa photo y �tait.
Mince, ce qu'il avait l'air gentil.
Pas qu'on puisse se le permettre. Il n'est que pour les millionnaires.
Eh bien, tant qu'� ne pas l'avoir, aussi bien choisir le meilleur.
C'est nous.
Ne l'am�ne pas ici. Je n'ai pas envie qu'elle se moque de moi.
- Bonjour. - All�, Edna.
- All�, Eddie. - Au revoir.
Floyd a tellement chahut�, je n'ai pas pris de petit-d�jeuner. Tu as du caf� ?
Bien s�r.
Tu as une nouvelle blanchisseuse, � ce que je vois.
Je me suis dit que tu ferais cette blague.
Tu n'as pas assez de bleu dans l'eau.
Je savais que tu trouverais qu'il y a un probl�me.
- Tiens. - Merci. T'as une cigarette ?
Non, j'ai arr�t�. Elles me faisaient mal � la gorge.
Viens, Edna. Allons dans l'autre pi�ce.
Ouais, vas-y. Fiche le camp, d'accord ? Tu me donnes le tournis.
Parfait.
- Comment tu te sens ? - Oh, �a va.
- Et quand tu te sens mal, t'es comment ? - Je m'inqui�te.
Ouais et tu inqui�tes les autres aussi. Tu l'inqui�tes, lui.
Ton fils va probablement devenir un animateur � la radio.
Mince, il est 7 h 50. Il faut que j'y aille.
Surtout, ne touche � rien. Je finirai en rentrant.
- Au revoir, ch�ri. - � plus tard.
- Au revoir, l'Enquiquineuse. - Au revoir, Grognon.
Touche du bois.
Gentil gar�on.
- Voil� ce qui me rend malheureuse. - Quoi ?
Il fait attention � tout.
Il dit que fumer fait mal � la gorge. Il a arr�t� pour �pargner de l'argent.
�a semble injuste qu'il doive arr�ter de s'amuser juste � cause de moi.
Ouais, c'est dur pour les �poux.
Personne ne sait ce qu'endure un mari quand sa femme a un b�b�...
et quelle belle sottise.
Ce doit �tre g�nial pour une femme quand tout est parfait-
tu sais, quand elle peut se payer un m�decin comme ce Burgess...
et quand elle sait que son mari d�sire le b�b�.
Toi, tu le veux, n'est-ce pas, Dot ?
J'en meure d'envie- si ce n'�tait d'Eddie... et le fait que j'aie peur.
- Comment sais-tu qu'il n'en veut pas ? - Les choses qu'il dit.
Je le sens dans sa fa�on d'agir. Il n'aime pas les enfants.
- D�tes, quel �ge a-t-elle ? - � peine sept mois.
Bien s�r, tous les parents sont fiers de leur enfant.
Mais honn�tement, m�me si c'�tait l'enfant d'un autre...
je serais forc� d'avouer qu'elle est la plus maligne que j'aie jamais vue.
- Tu ne penses pas, maman ? - Honn�tement, oui.
H�, regardez ! La petite diablesse s'est empar� de mon doigt.
Voil� ce que je veux dire. C'est malin, non ?
- Elle est ravissante. Regarde-la. - Couchie-cou. Couchie-cou.
Couchie, couchie-cou.
- On a r�par� le poste de M. Randall ? - Oui, monsieur.
- Mince, quel bel enfant. - C'est ce qu'on se dit nous aussi.
- Dites, M. Lathrop- - Oui ?
Pensez-vous qu'une femme qui va avoir un enfant...
vous savez, qu'elle n'a pas toujours voulu...
pourrait apprendre � l'aimer...
comme si elle l'avait toujours voulu ?
Ta femme, hein ?
Elle a peur.
Dites, il n'y a aucun danger, j'esp�re ?
Eh bien, beaucoup de femmes accouchent sans avoir � appeler la milice.
Il n'y a aucun danger quand elles sont bien soign�es.
Il faut qu'elle ait confiance en son m�decin.
Exactement. Ce n'est pas le cas de ma femme.
Ce n'est pas bien.
Elle parle d'un Dr Burgess.
Burgess ? Il faut �tre millionnaire pour se le payer.
- Tu vas d�jeuner, Eddie ? - Non, je ne d�jeune plus. J'engraisse.
Ce Dr Burgess est bon, hein ?
Et cher.
Quand un roi na�t, il est appel�.
Je me demande comment on peut arriver � voir un type comme celui-l�.
- M. Lathrop, vous pouvez venir voir ? - Oui. Bien s�r.
H�, Joe. Ton fr�re est toujours promoteur au Club Empire ?
Ouais.
Tu penses qu'il pourrait me laisser participer � une des pr�liminaires ?
Certains de ces boxeurs sont bons. Pourquoi veux-tu te faire rosser ?
Dix dollars le round. Quatre rounds, 40 dollars. J'ai besoin de cet argent.
Je peux t'arranger �a, mais t'es dingue.
Parfait.
19 h. Dis, il n'y a pas d'heures fixes dans ton m�tier ?
Un type voulait qu'on r�pare sa radio, alors je l'ai fait � mon compte.
On croirait que tu rentrerais plus t�t avec ta femme bient�t � l'h�pital.
- Comment va-t-elle ? - Elle se fait trop de bile.
- Elle ne devrait pas faire �a. - Je ne pense pas qu'elle le sait.
Tu devrais lui dire.
- Tu as d�n� ? - Je n'ai pas faim.
Tu dormais, petite ?
Mince, Eddie, �a ne te ferait pas de mal d'�tre ici de temps � autre.
D'accord.
Ce "d'accord" me fait une belle jambe, n'est-ce pas ?
Mince, petite, tu sais que je suis avec toi, non ?
On ne dirait pas. Tu n'as pas pass� une soir�e � la maison en deux semaines.
Je ne veux pas �tre d�sagr�able, Eddie...
mais j'ai peur.
C'est le m�decin ? C'est �a qui te fait peur ?
Tout va bien, j'imagine. C'est ma faute.
Tu sais, parfois on a confiance en certaines personnes et parfois pas.
Pour aucune bonne raison. C'est comme �a, c'est tout.
Bien s�r que je sais ce que c'est, petite.
Tu vas rester ici et m'accompagner � l'h�pital ce soir, n'est-ce pas ?
Tu peux en �tre s�re.
Non. Attends une minute.
- Je dois sortir- - Laisse faire. Ce n'est pas la peine.
- Oh, non. Juste une demi-heure. - Tu ne peux m�me pas rester un soir.
Je reviens tout de suite. Promis.
Ton miel cherche des abeilles.
All� ?
Ouais, c'est sa secr�taire.
Qui veut lui parler ? Joe ? Un certain Joe veut te parler.
All�, Joe.
Ce soir ? Bien s�r que j'y serai. G�nial. �a ne pouvait pas mieux tomber.
Merci. � bient�t.
Je serai de retour un peu plus tard, mais avant 21 h.
J'ai un autre type � voir.
- Bonne nuit pour prendre rendez-vous. - Et comment.
Ce n'est pas un rendez-vous. Vraiment. Je reviens d�s que je peux.
Embrasse Jenny, d'accord ?
- Quelle Jenny ? - La Jenny qui sera l�.
D'accord !
Et ce soir, je l'emm�ne � l'h�pital.
Mais je suis certain que votre m�decin est comp�tent.
Ce n'est pas �a. C'est une gamine et elle a peur.
Sa m�re est morte en couches.
Elle a lu un article sur vous, Dr Burgess...
et bien �videmment, on ne pensait jamais pouvoir vous voir.
Elle disait que ce serait bien d'avoir un type comme vous � ses c�t�s.
- Vous lui avez dit qu'on se voyait ? - Non, monsieur.
On ne s'entend pas tr�s bien ces jours-ci.
Je travaille la nuit et je ne lui en ai pas parl�.
Elle pense que je lui mens, je crois.
Je ne peux pas tout lui dire.
Je suis un peu b�te comme �a.
Bien s�r, je ne peux pas vous payer votre tarif, mais je vais vous dire.
Je gagne 45 $ par semaine, 15 de plus la nuit. Et 40 pour un combat ce soir.
Et j'ai �pargn� 381 $, vous voyez ?
- Vous �tes boxeur professionnel ? - Non, monsieur.
Mais un copain m'a trouv� une place dans les pr�liminaires du Club Empire.
Je suis pay� 10 dollars le round. Je veux bien me faire rosser pour 40 $.
�coutez, Dr Burgess.
J'ai toujours eu de la fiert�, vous voyez ?
Vous savez, gagner ma vie, ne rien devoir � personne.
Mais je ne suis plus comme �a maintenant.
Je vous en supplie.
Si elle savait que vous serez l�, tout irait bien.
Mais voici : elle est tellement inqui�te...
j'ai peur qu'elle n'en meure.
Vous voulez bien, docteur ?
Je vous donnerai les 381 $ que j'ai �pargn�s et vous rembourserai le reste.
Dites-moi que vous allez le faire, docteur ?
Que Dieu me prot�ge, je donnerai ma vie pour vous.
Je vais m'en occuper.
Merci.
J'imagine que je suis moi-m�me un peu nerveux.
C'est ridicule, non ?
D�sol� de ne pas avoir un cigare ou autre chose � vous offrir, docteur.
J'ai arr�t� de fumer. �a me faisait mal � la gorge.
C'est beau ici.
Oh, je ne voulais pas-
D'accord.
- Il a dit 21 h. - Ne t'en fais pas.
On croirait que la moindre des choses serait d'�tre avec moi ce soir.
L�, l�, ne laisse pas �a te monter � la t�te.
Un, deux-
Vas-t-en. Vas-t-en.
H�, Mike, assomme-le, d'accord ? C'est pas un abattoir ici.
Je voulais lui donner une chance, mais je le sors au prochain round.
Pourquoi tu n'abandonnes pas ?
Je sais ce que je fais.
Je ne me ferais pas rosser comme �a, m�me pour cent dollars.
Ouais ?
Eh bien, c'est la diff�rence entre toi et moi.
Un, deux, trois, quatre...
cinq, six...
sept, huit, neuf-
Ne m'�limine pas, d'accord l'ami ? J'ai besoin du fric.
Ma femme va avoir un enfant.
Pourquoi tu ne l'as pas dit plus t�t ?
Il faut que je tienne.
Accroche-toi. Prends une grande respiration.
L�chez-vous.
Merci. Au revoir.
J'ai pr�venu l'h�pital. Le taxi sera l� � 23 h.
Je n'aurais jamais cru qu'Eddie me ferait �a.
Mais, ch�rie, il n'a qu'une heure de retard.
Certaines heures durent toute une vie.
Il m'a quitt�e.
� quelle heure l'enfant est-il attendu ?
D'une minute � l'autre.
- J'en ai deux. - Ouais ?
Combien de temps avant qu'ils t'�nervent ?
Le mien a r�ussi en moins de 2 mois.
- Mais bien s�r, il �tait brillant. - Ouais.
D�sol�e d'�tre en retard, petite.
C'est pour toi que c'est dommage.
Je n'ai pas pu m'en emp�cher.
Tu ne pouvais pas rester quelques minutes avec moi.
Tu sais que je suis nerveuse. Mais tu va au bar avec tes copains...
et tu te fais rosser dans une bagarre de poivrots.
C'est ce que tu crois ?
C'est ce qu'on dirait.
D'accord.
Tu veux que j'y aille avec toi ?
Plus besoin de t'en faire pour moi, Eddie.
TAXIS NOIR & BLANC
J'ai Burgess qui va s'occuper de toi !
Facturation seulement.
- Et alors, docteur ? - F�licitations. Des jumeaux.
- Des jumeaux ? - Des jumeaux.
- Gar�ons ou filles ? - Les deux.
- Des jumeaux ! - Oui, monsieur.
Il y a de plus en plus d'enfants.
L'autre fois, j'�tais ici et j'�tais tout seul.
C'est votre premier ?
Oui et mon dernier.
Je ne revivrais pas �a pour tout l'or du monde.
Vous avez combien d'enfants ?
Six ou sept. Peut-�tre huit.
Je ne sais plus.
Vous ne savez plus ?
Je sais que j'en ai six.
Mais ce qui se passe en haut, je ne le sais pas.
Me voici.
Vous �tes le p�re d'une belle petite fille, M. Vernon.
Super.
- Mettez-le l� sur le- - C'en est trop pour lui.
- Il va s'en remettre. - Qu'est-ce qu'il a ?
- J'ai des sels. - Parfait. Faites-lui sentir.
�a va aller.
- Il est blanc comme un drap. - Donnez-lui une minute.
Les gens se moquent des p�res.
Ils ne savent pas ce qu'un type doit endurer quand sa femme est enceinte.
S'il en avait autant que moi, il ne se r�veillerait pas.
Il reprend connaissance. Il va bien.
- Qu'est-il arriv� ? - Vous venez d'avoir un enfant.
Je ne revivrais pas �a pour tout l'or du monde.
Tenez-le ou il va encore tomber.
�a va, M. Vernon. Venez avec moi.
Tenez-le.
Mince, je commence � �tre nerveux moi aussi.
Ne soyez pas nerveux.
Dites, M. Linsky, je voulais vous poser une question.
Ma femme n'�tait pas tr�s enthousiaste � l'id�e d'avoir cet enfant.
Dans deux semaines, elle ne pourra plus s'en passer.
- Honn�tement ? - C'est comme �a. Faites attention.
Ne la laissez pas croire que vous vous en faites plus pour le b�b�...
que pour elle.
Les femmes deviennent jalouses dans ces conditions.
Vous savez, int�ressez-vous, mais ne vous inqui�tez pas.
Apr�s tout, vous connaissez votre femme depuis des ann�es et pas le b�b�.
Ouais, c'est vrai.
Pardon. Je dois appeler mon partenaire.
M. Collins ?
- Ouais ? - Un gar�on.
D'accord.
Votre femme pourra vous recevoir dans quelques minutes.
Merci.
H�, qu'est-ce que vous pensez de �a ?
Mon petit a d�j� presque 22 heures.
Ils vieillissent tr�s vite quand ils sont jeunes.
- All�, docteur. Comment vont-ils ? - Tr�s bien.
Dites, docteur, j'ai 350 dollars avec moi.
- Ouais, eh bien, votre facture est ici. - Je peux vous donner-
J'ai un autre patient. Je dois me d�p�cher.
- Bonne chance, mon gar�on. - Merci.
Mince, il ne me laisse jamais lui parler d'argent.
C'est �crit, "Pay�."
Et voici un ch�que.
"Payez � l'ordre du fils de M. Edward Collins, 50 $."
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Il donne 50 $ � votre enfant pour lui ouvrir un compte en banque.
Et il n'a pas voulu que je le paye.
Mince. Quel type, hein ?
Oh, ils sont magnifiques, Mme Linsky.
Chaque fois que j'ai un b�b�, mon mari m'offre un nouveau bracelet.
Si je n'arr�te pas bient�t, je n'aurai plus de place.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Oh, non, ce n'est pas le v�tre. Ce b�b� a six jours.
On dirait qu'elle d�teste l'enfant.
Peut-�tre qu'elle ne le voulait pas.
Est-ce que les parents d�testent les enfants qu'ils ne veulent pas ?
J'ai entendu parler de gens comme �a.
Vous aimez celui-ci ?
- Oh, il est adorable. - Oh, non.
C'est le jeune Mussolini.
C'est �trange quand on y pense, non ?
Tout le monde sur terre a d�j� �t� un petit paquet comme �a.
- Et celui-ci, il n'est pas mignon ? - Oh, ravissant.
Regardez-moi ces petites mains.
Avez-vous d�j� vu un nez plus adorable ?
Mince, il est g�nial.
Vous ne voulez pas prendre votre b�b� ?
C'est le mien ?
Vraiment ?
C'est lui.
Pas la peine de pleurer, Mme Collins.
Ce n'est pas la premi�re fois qu'un b�b� est n�.
Non, mais c'est la premi�re fois que ce b�b�-ci.
Vous pouvez entrer.
All�, petite.
Comment te sens-tu ?
�a va.
Merci pour les fleurs.
D'accord.
C'est �a ?
Oui, et ce n'est pas un "�a."
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
N'en parlons plus.
- �a me va aussi, petite. - C'est ce que je pensais.
On va le ramener dans la pouponni�re.
J'ai demand� au Dr Burgess comment on s'�tait retrouv� avec lui.
Il a ri et m'a dit que tu me raconterais.
Oh, mon patron le connaissait.
Il l'a fait pour lui.
Et en plus, il m'a fil� un ch�que pour le compte en banque du b�b�.
Vraiment ?
- C'est gentil de sa part, hein ? - Ouais.
Ces �minences travaillent beaucoup pour les bonnes causes.
Alors, tu penses que ton b�b� est une bonne cause, c'est �a ?
Mince, tout ce que je dis est mal interpr�t�.
Oh, Eddie.
Je donnerais tout pour-
Pour que les choses soient diff�rentes.
Tout va bien aller, petite.
On ne va pas arr�ter de vivre juste parce qu'on a eu un b�b�.
Toi et moi, on va bien s'amuser, comme toujours.
Dans six mois, on aura oubli� qu'on a un enfant.
Je t'en prie, laisse-moi maintenant. Je suis fatigu�e.
Bien s�r.
Quand vas-tu rentrer ?
Dans deux semaines environ.
Eh bien, d�p�che-toi.
J'ai envie de sortir.
� bient�t, petite.
� bient�t.
Je reviendrai chaque jour.
Oh, Mme Linsky, elle grossit de jour en jour.
Comment allez-vous l'appeler ?
Je vais la nommer Shelly, en l'honneur de ma belle-m�re.
Elle s'appelait Esther, mais c'est presque pareil.
Alors, comment vont les m�res aujourd'hui ?
- All�, Edna. - All�.
- Le taxi est en bas ? - Oui. Tu es pr�te ?
- Vous partez maintenant ? - Oui.
Mais je vous ai entendu dire � votre mari que vous sortiez demain.
Je veux le surprendre.
Alors �coute, petite.
Tu as bien r�fl�chi ?
Oui.
Je ne pourrais pas vivre avec un homme qui n'aime pas son propre enfant.
Il ne pense qu'� sortir.
Pour rien au monde, je ne retournerais � Eddie.
Je finirais pas le d�tester.
Ce sont tes fun�railles, petite.
Eh bien, qu'allez-vous faire de tout �a ?
Eh bien, je me suis dit que le petit voudrait peut-�tre jouer avec.
Quoi ? Un b�b� de deux semaines ?
C'est un tout petit ballon.
Le docteur est dans la salle. Il faut attendre quelques minutes.
- Dr Gibson ? - Oui ?
Une minute, s'il vous pla�t.
- Le b�b� tousse. - Vite, docteur.
- O� ? - Dans la pouponni�re.
Mon b�b�.
Il est arriv� quelque chose � mon b�b� !
- Quelque chose est arriv� � mon b�b�. - Non, Mme Collins. Tout va bien.
- Je veux mon b�b�. - Il va bien.
- Je veux mon b�b�. - �coutez-moi. Venez.
Je veux mon b�b� !
Qu'y a-t-il, petite ?
- Il est arriv� quelque chose � mon b�b�. - O� ?
L�-dedans.
Ce n'est pas votre b�b�. Il n'y a aucun danger.
Votre mari va le chercher. Tout va bien.
- �a va. - Il va bien, ch�rie.
Regarde. Le voil�. Il va bien.
C'�tait le b�b� de Mme Burns. Rien de grave.
Juste une petite toux.
Mince, petite.
Je ne savais pas que tu l'aimais.
Et moi qui pensais que tu ne l'aimais pas.
Comment as-tu pu penser �a ?
Les choses que tu as dites ce soir-l� dans l'appartement-
Tu sais, sur ma m�re et tout �a.
Eh bien, c'est ce que je pensais � l'�poque.
Mais c'est diff�rent quand on a son propre enfant.
H�, regarde. Le petit coquin s'est empar� de mon doigt.
Le Dr Burgess a dit qu'il avait une tr�s belle t�te.
Il a dit �a ?
H�, attention, l'ami.
Vous transportez peut-�tre le futur Pr�sident des USA dans votre taxi.
C'est ce qu'ils disent tous.
- Ah, ouais ? - Oh, Eddie. Pas maintenant, Eddie.
H�.
Laisse-moi le prendre, veux-tu ?
- Tu veux vraiment, Eddie ? - Bien s�r.
Fais attention. Mets ton bras sous sa t�te.
- D'accord. - Et voil�.
Dis, le Dr Burgess avait raison pour sa t�te.
C'est la plus belle t�te de b�b� que j'aie jamais vu.
Il a une t�te magnifique, n'est-ce pas ?
Oh, Eddie, passe-le-moi. Il te bave dessus.
Baver ? S'il n'y avait que �a.
Je suis mouill� de bord en bord.
Mais �a me va.
La Fin
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.