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Original subtitles

...

Je suis la nouvelle amie de la reine.

Je n'ai qu'à trouver celui qui en rêve

au point de lui acheter le collier de diamant le plus cher du monde.

- La reine saura, pour mon don ?

- Oh oui !

Mais ne lui en parlez jamais.

- Vous êtes la comtesse de Valois ?

- Je ne suis pas une voleuse.

- Mes lettres secrètes ont été volées.

Retrouvez le voleur. Et les lettres.

Si mon mari les lit, il divorcera.

- Ta femme joue les servantes, sur scène,

face à Fersen.

De nouvelles factures pleuvent. - Investir démontrerait

notre force. - Nous n'avons plus rien.

- La France cherchera un souverain.

Présent ici même.

- Quand j'assurerai la régence,

je m'occuperai de vous et de vos enfants.

- Je dois devenir une reine avec un vrai pouvoir.

Le mécanisme émet des cliquetis.

Musique sordide Le malade tousse.

...

Le malade tousse.

L'horloge tinte deux coups.

(- Cagliostro est un grand guérisseur.)

- Raison de plus pour ne pas l'appeler.

On ne veut pas de rétablissement in extremis.

Le malade respire péniblement.

... ...

- C'est fini.

...

- Laissez-moi avec mon père.

...

Le duc d'Orléans est mort.

Longue vie au duc d'Orléans.

- Que comptes-tu faire ? - Aller à Versailles.

- La mouche à l'étron !

- C'est l'étiquette, je n'ai pas le choix.

Le roi doit me nommer duc d'Orléans.

C'est l'occasion

de me réintégrer

à Versailles. - Qu'y gagneras-tu ?

- La foutue bague est coincée !

- Je t'apporte du savon et de l'eau. - Papa ne voudrait pas être mouillé.

...

- "M-A".

C'est parfait ! - C'est mal fait.

La hampe du M.

Je recommence.

- Villette, on doit faire vite. Le temps presse.

On va devoir payer le loyer. A quand remonte le don de Rohan ?

- Trois semaines. - C'est ça !

Et s'il voulait vraiment une réponse de la reine et allait la voir ?

- Va à Versailles et fais-le patienter.

Laisse-moi, maintenant. J'ai besoin de me concentrer.

La moindre erreur et on finit au bout d'une corde.

Musique menaçante

Générique

...

- Alors, qu'en est-il ? - Votre inquiétude est justifiée.

Rien ne vous appartient.

Même vos bijoux. Tout est propriété de la France.

Si vous devez affronter Provence,

le dauphin et vous serez menacés.

- Il me faut mon propre château. - Oui !

Vous pourrez y établir une nouvelle cour.

- Seigneur. - C'est peu probable.

Mais vous disposerez

d'un bien à léguer à vos enfants.

- Vous en avez repéré ? - Quelques propriétés

ont retenu mon attention. Surtout le château de Saint-Cloud.

La reine s'étonne.

Il surplombe la vallée, il est bien situé,

et l'air y est de bonne qualité.

- Quel est le piège ? Hormis que je ne possède rien.

- Le prix, votre Majesté.

Avec la remise à neuf, six millions de livres.

Elle soupire de déception.

Musique intrigante

...

- Les roses préférées de la reine.

En remerciement de votre don aux pauvres femmes perdues.

- Je vous remercie.

Et... c'est tout ?

J'avoue que...

je trouve cela assez... impersonnel. - C'est la manière dont la reine

remercie chaque donateur, en effet. - Ah... Je vois.

J'espérais apaiser nos relations. Mon don était modeste. J'abonderai.

- N'en faites rien. Ce serait gênant,

si elle persistait à vous en vouloir.

- Je persiste, elle cédera.

J'ai une bourse.

Venez. Nous devons convenir d'un dîner.

N'oubliez pas !

...

- Je veux bien parler en votre nom. Soyez patiente.

- Je comprends.

- Il y a un courtisan sur deux qui a reçu des roses de la reine.

La comtesse de Valois a dû récolter une fortune pour ses bonnes oeuvres.

- Je la trouve remarquable.

Si la France en avait un peu plus, des comme elle !

Lamballe s'indigne.

- Vous doutez d'elle ?

- Je sais qu'elle ment.

En tant que surintendante de la maison de la reine,

mon devoir est de le prouver.

Musique de salon au clavecin

...

La reine soupire. - Tu peux jouer un air joyeux ?

- Choisis un portraitiste, car je meurs d'ennui.

- Informez le conseil de la Maison royale

que Mme Vigée Le Brun

réalisera mon portrait officiel. Contente ? Ce sera tout.

Tout artiste peut reproduire nos traits.

Mais Vigée Le Brun, elle, voit notre être intérieur.

- Je me demande quel être elle verra en toi.

Un garçon ou une fille ?

Je t'en prie, ça crève les yeux. Tu te gaves de sucre.

Louis doit être ravi.

Marie-Antoinette hésite.

- J'attends d'être sûre.

- De ta maternité ou sa paternité ?

- Chut !

Nous avons été prudents, mais...

Combien d'honnêtes femmes doutent de la paternité ?

- Plus que tu ne crois. - Oh !

Toinette... - Chut !

- J'ai demandé à Fersen d'éviter Versailles.

Le temps que tout rentre en ordre. - Oui, bonne idée.

Mieux vaut que Louis le voie peu. - Oh ! Quelle m...

Cacophonie

Si Louis doute

qu'il est le père, autant dire que...

je peux oublier Saint-Cloud.

- Ne dramatise pas. Pour l'instant, tout va bien.

Tes dernières règles ?

La reine soupire. - Lors des répétitions de "Figaro".

- Et la dernière fois avec Louis ?

- Peu de temps après.

- C'est simple, alors ! C'est lui, le père.

Toinette.

Regarde-moi.

Si tu en es persuadée, il le sera aussi.

- Nos projections passent de 21 à 24.

- 24 millions ?

- Le minimum à emprunter, sous peine de faillite.

C'est imminent.

- On a eu un prêt du Parlement.

- Qui paye nos intérêts.

- On ne peut plus les solliciter.

- Non. Mais les banques, si.

- Si la nouvelle s'ébruitait, cela affolerait le marché.

- L'emprunt sera secret.

- Voilà, oui ! Je vous remercie.

- Alors, cette cheville ?

- Elle va mieux. Bien mieux, merci. Je suis allé chasser, ce matin.

- Est-ce bien raisonnable ?

- Tu veux m'enfermer à vie ? - Oui ! Si tu refuses

d'être prudent, je le serai.

Louis ! Tu connais ton frère

et ses ambitions.

Il est crucial que nous soyons à l'abri, avec les enfants,

si jamais il t'arrive malheur. - D'accord.

Que te faudrait-il ?

- Un lieu qui m'appartienne.

Qui ferait office de cour.

Dans l'hypothèse où la régence me reviendrait.

Je pensais à... Saint-Cloud.

- Saint-Cloud ? - Mhm.

- Oui, je connais bien.

Musique touchante

En effet, ce serait... parfait.

- Mais extrêmement coûteux.

...

- Combien ?

- Avec les travaux de rénovation... six millions.

- Oh.

Il n'y a... aucune raison de nous précipiter.

- Oh, non...

Mais pour être honnête, je préférerais

régler cette affaire au plus vite.

...

Je dois avoir l'esprit tranquille.

...

- Encore ?

- Tu as l'air étonné. Je t'ai rendu visite.

- Une seule fois.

Une seule fois, pendant... "Figaro".

- Il suffit d'une fois.

On s'améliore, de toute évidence.

...

Je dis à Breteuil de s'occuper

de Saint-Cloud ? - Pourquoi si vite ?

- Pourquoi une femme mariée ne peut rien posséder ?

- Son mari subvient à ses besoins.

- Mais pourquoi sa sécurité dépendrait de son mari ?

- Parce qu'il en est ainsi.

S'il te plaît ! - C'est injuste. Ta femme a besoin...

- De quoi ? Tu vis dans un palais.

- Sans aucun pouvoir. - As-tu une raison

de craindre pour ton avenir ?

- Non ! Bien sûr que non, voyons.

Louis...

- Si tu veux Saint-Cloud, vois mon contrôleur des finances.

Il décidera si on en a les moyens. - Mais c'est à toi...

- Je n'en décide pas.

- "Cher cardinal, je vous remercie de ce dernier don considérable

"à mon oeuvre de bienfaisance." Elle soupire.

Non ! Aux yeux de la reine, 20 000 livres , c'est dérisoire.

Recommence.

- "Merci pour votre don dérisoire."

- Mais non ! Contente-toi d'écrire ce que je te dicte.

"Cardinal de Rohan.

"Je ne peux m'abstenir de vous exprimer,

"par cette lettre, ma gratitude.

"Votre don en faveur des pauvres femmes perdues

"montre une générosité qui me surprend, je dois l'admettre.

"Sachez que jamais ne j'oublierai le tort que vous m'avez fait.

"Et pourtant, il éclot en mon coeur..."

Elle hésite.

"Un... un modeste bosquet de tendresse à votre égard.

"Votre reine, Marie-Antoinette de France."

Musique profonde

...

- Cet homme est une brute !

Et un traître ! On ne peut pas le laisser revenir.

- Il hérite de la plus grande fortune de France.

- Et après ?

- Il fera du Palais-Royal une cour rivale

à Versailles. Il faut l'en empêcher.

- Comment ? En le recevant ?

- Il sera moins enclin à comploter contre un allié.

Et facile à surveiller près de nous. - Je suis d'accord.

Il n'est plus banni. - Non !

Je refuse de l'accueillir. - Ce sont mes affaires.

Occupez-vous des vôtres.

...

Duc d'Orléans.

Nous sommes affligés par la mort de votre père.

Recevez...

nos sincères condoléances.

- Je vous sais gré de votre sympathie.

- Mon cousin ?

Attendez.

Ce deuil commun nous rappelle nos liens familiaux.

Mettons fin à notre différend.

- Rien ne me rendrait plus heureux.

Je suis votre serviteur.

(- C'est ça ! Et moi, je suis Jeanne d'Arc !)

- Vous êtes le bienvenu à Versailles.

Musique solennelle

...

- Donc vous devez rencontrer le contrôleur des finances ?

- Je me retrouve à quémander, pour Saint-Cloud.

- J'ai là de quoi faire pencher la balance.

Lisez ceci.

- Quelle joie de vous revoir ici. - Je vous remercie.

Je suis ravi moi-même de m'y revoir.

- Votre esprit nous a manqué.

J'étais très attaché

à votre père.

- Veuillez m'excuser.

- Quelle surprise ! Le retour du cousin prodigue.

- Je ne m'attendais pas à cet accueil de Louis, je l'admets.

- Vous êtes source d'ennuis.

Ils le savent. - Je suis ravie.

- Mais, si vous pissez dans la soupe,

ils préfèrent que ce soit dans celle de l'ennemi.

- Et vous, vous préférez quoi ? - Mhm ?

A moi, vous me rendez service.

Mais, si vous pouviez éviter de pisser sur la couronne...

je compte la porter un jour.

- Antoinette ?

Elle soupire. - N'y songez pas.

Musique de tension

...

Orléans rit, gêné.

- Six millions... pour un château ?

- Louis possède plusieurs châteaux, tout comme Provence.

- Je regrette. - Non.

- On ne peut pas acheter Saint-Cloud.

- Oh, c'est regrettable.

Il se trouve que Breteuil a mené une petite enquête.

- Ah ? - Et il a découvert...

que la dette de Vaudreuil s'élève à trois millions de livres.

Mais Yolande s'est mis en tête qu'elle pourrait la rembourser.

C'est impossible.

Calonne rit.

Sauf si elle bénéficie de l'aide d'un ami fidèle...

- Votre Majesté ! - Inutile de protester.

Vous pillez l'Etat pour rembourser cette dette.

Mais je me mets à votre place.

Ma favorite sait se montrer extrêmement persuasive, si besoin.

Tout comme moi !

Musique de pression

Alors dites-moi...

avez-vous toujours tant de réserves par rapport à Saint-Cloud ?

...

- Une acquisition de telle ampleur ne pourra être qu'impopulaire.

Votre Majesté a beaucoup d'ennemis.

- Raison pour laquelle je dois acheter Saint-Cloud.

- Que pensez-vous de la suggestion de prêt de 24 millions ?

- Mauvaise idée. Franchement, je n'ai pas mieux.

- Y a-t-il une banque dont la discrétion est assurée ?

- La Caisse d'Escompte a reçu notre soutien.

Elle ne peut nous refuser le sien.

- Mhm.

- Tu nous a mis dans le pétrin ! - Je ne lui ai rien dit !

Elle l'a découvert par elle-même. Ne la sous-estime pas.

- Ca peut causer ma perte ! J'ai ce poste car Louis a confiance.

- Accorde à la reine ce qu'elle demande.

Le problème sera réglé ! - Factures, deux créances, factures.

Je ne suis pas la poule aux oeufs d'or.

Pour Vaudreuil, je ne peux rien faire.

- Comment rembourser Saint-James ?

- Je n'en sais rien ! Trouve un autre bienfaiteur.

On entre.

- Comment s'en débarrasser ?

- Aurait-elle plus d'intérêt

pour les finances que pour les enfants ?

- Votre Majesté.

J'ai de bonnes nouvelles. - Enfin !

- J'allouerai une partie de ce prêt à la reine pour acheter Saint-Cloud.

- Six millions ? C'est dans nos moyens ?

- Mhm. - Sûrement pas ! Une femme mariée

ne peut posséder en son nom une propriété.

A qui reviendra-t-elle, par la suite ?

Qu'adviendra-t-il, si elle la transmet à une fille ?

Ou pire, à son frère, l'empereur !

Nous aurions alors un petit bout d'empire Habsbourg en France !

Je comprends sa crainte.

Mais si vous nous quittiez trop tôt, la reine aurait l'appui

de ses alliés. - Quels alliés ?

- Sire, croyez-moi...

si la reine acquiert Saint-Cloud, cela générera

plus de problèmes que cela n'en résoudra.

- Je suis en avance ?

- Mes nièces.

- Cet appartement est ravissant. - J'ai des goûts éclectiques.

- A l'image de vos convives.

- Comtesse de Valois, mon invité, le comte de Cagliostro.

N'espérez rien de ses talents, il y a une longue attente.

- Comtesse, voilà une charmante surprise.

- Un homme qui lit l'avenir peut-il être surpris ?

- Elle est irrésistible !

- Trois jours ont passé et, au réveil, il n'en avait plus.

Cagliostro rit.

- Voilà pourquoi vous êtes proche du cardinal... en si peu de temps.

(- Un messager de la reine.)

- Veuillez m'excuser.

Un messager

de la reine.

- J'ai un message,

votre Eminence. - Je vais répondre.

Suivez-moi. - Bien.

- Je vous ai vue au Palais-Royal.

J'ai été attiré par votre force et votre tristesse.

- Gardez cela pour vos spectateurs ! - Qui avez-vous perdu ? Parents ?

Non. Un jeune.

Elle ricane.

Les esprits me montrent une enfant.

Non ! Un garçon.

Ou plutôt deux.

Peut-être même

des jumeaux.

Ils me demandent de vous dire

que vous avez été une bonne mère.

- Je vous interdis de faire votre numéro de foire avec moi.

- J'offre le réconfort. - Vous mentez.

S'ils parlaient, vous sauriez que j'étais une mauvaise mère.

- Mes aptitudes soulagent.

En dit-on autant des vôtres ?

Elle soupire.

Je me soucie du bien-être du cardinal.

Ce serait une proie facile pour une tentatrice sans scrupule.

- Je ne suis pas une tentatrice. - Oh, si !

Une tentatrice professionnelle redoutable.

Même si certains sont sceptiques. - Sceptiques ?

- La princesse de Lamballe a demandé aux esprits à travers moi

si vous étiez une menteuse. - Ah !

Qu'est-ce que les esprits en ont dit ?

- Il y a le bénéfice du doute.

- Surtout, remerciez-les de ma part !

Musique de joute verbale

Nous avons beaucoup en commun.

Je ne vois nulle raison, cher comte, de ne pas être amis.

Mais cherchez-moi

et je clamerai que vous êtes un imposteur

froid et calculateur.

...

- Et réciproquement.

- Montre la lettre. - Cagliostro était là.

- Il faut t'y habituer, le cardinal l'héberge.

Où est la réponse du cardinal ? - Euh...

Jeanne rit.

- Oh ! Là, c'est parfait.

Impossible de faire tant de fautes. Je n'en reviens pas.

Il ne s'est douté de rien et t'a pris pour un garde ?

- Oui, mais Cagliostro a le pouvoir de lire dans notre jeu.

- Il n'a aucun pouvoir.

Et puis nous avons passé un accord, de toute manière.

Méfions-nous de la princesse de Lamballe.

Elle a des soupçons sur moi. - Quoi ?

- Mais j'en fais mon affaire, je vais l'inviter à prendre le thé.

Musique angoissante

...

- Tenez-vous le plus droit possible.

...

- C'est fini, va t'habiller.

Sauve-toi.

...

Dites-moi.

- Parfois, la maladie stagne... - Mais là, non ?

- En effet.

La taille du dauphin a diminué de plusieurs centimètres.

La déviation s'est aggravée.

Cette maladie est ancrée dans votre famille.

On ne peut espérer aucune rémission.

- Combien de temps ?

- Deux ans.

Peut-être trois.

On prodiguera les meilleurs soins.

- Et... Madame Royale ?

Elle en mourra, elle aussi ?

- Les membres d'une même famille ne sont pas tous frappés.

Le duc de Provence y a échappé, vous y avez survécu.

Madame Royale ne présente encore aucun signe de la maladie.

Louis soupire.

Pardonnez-moi, sire.

Plus vous aurez d'enfants,

plus vous aurez de chances d'avoir un héritier en bonne santé.

- La reine ne doit pas l'apprendre, pour l'instant.

- Et si elle demande ? - Mentez.

Musique émouvante

...

Le dauphin rit.

...

- Joli navire !

...

- C'est un navire de la flotte royale.

Il fait 160 pieds de long, avec 72 canons.

- Le dauphin a une leçon.

- Fais-le encore naviguer.

Le dauphin rit. Allez, vas-y !

Laissez-le encore un peu jouer.

- Venez.

Le dauphin rit.

- Sa colonne vertébrale s'affaisse.

A un moment...

elle ne supportera plus le poids de sa tête.

Mon...

Mon frère aîné souffrait du même mal.

Nous partagions la même chambre.

J'ai été témoin de son agonie.

Musique déchirante Le dauphin rit.

J'ai entendu ses vertèbres se briser les unes après les autres.

...

Et ce cauchemar recommence.

...

- Je pourrai l'aider.

A moins souffrir.

- Merci.

...

La reine ne doit rien savoir...

sur ce qui l'attend.

...

- Il lui faut s'y préparer. - Pas encore.

Pas maintenant.

- A cause du bébé ? - Oh... pauvre petit être.

Pardonnez-moi.

Le Suédois.

Où se trouve-t-il ?

- Avec son régiment, j'imagine.

La reine n'en parle pas. - Inutile de la protéger.

Je connais ses sentiments à son égard.

Et la lignée des Fersen ?

Est-elle saine ?

- Le généalogiste de la cour le saura.

Souhaitez-vous que je me renseigne ?

- Je vous en prie.

Je suis si heureuse que vous soyez venue.

- C'est un choix étonnant.

Etes-vous une grande admiratrice du roi Henri ?

- Ce portrait est dans ma famille

depuis longtemps. - Oh ?

- C'est un parent.

- Mais vous préférez vivre à Paris qu'à Versailles.

- Au plus près de mes bonnes oeuvres.

- Les pauvres femmes perdues ?

Victoire nous fait crocheter sans relâche pour leurs orphelins.

- Je vous en prie. J'ai à vous offrir du chocolat chaud

et du gâteau. - Pourquoi m'inviter ?

- Vous avez des soupçons sur moi.

Je ne supporte pas les accusations.

Cela me contrarie au plus haut point.

Mais, en l'occurrence,

vous avez vu juste.

Je suis une menteuse.

- Je le savais. Il n'y a jamais eu d'oeuvre de charité.

- Quelle idée ! Bien sûr que si.

- Alors sur quoi avez-vous menti ?

- C'est...

sur ma prétendue intimité

avec la reine.

C'est ce que je désire le plus au monde.

Je me sens tellement honteuse.

C'est ma protectrice.

Mais elle me parle à peine.

Je me figurais tant de choses, je m'imaginais devenir son amie.

Partager des secrets, rire avec elle. Je nous voyais...

toutes les deux, blotties dans son lit.

A parler.

Jusqu'à s'endormir dans les bras l'une de l'autre.

Musique touchante

...

Oh, non !

J'ai dit ce qu'il ne fallait pas ? - Oh, ce n'est rien.

Il y a eu une époque... où j'avais une amie semblable.

Mais aujourd'hui,

il en est autrement, je ne suis plus dans ses faveurs.

Jeanne s'émeut.

- Nous voilà bien, à pleurer comme des madeleines !

Lamballe rit.

Nous sommes des âmes soeurs.

Et j'espère qu'un jour...

nous serons amies.

...

Asseyez-vous.

...

- Excellent !

Ni nausées, ni étourdissements ? - Non, rien.

Tout va bien. - La reine en avait pour les autres.

- Chaque maternité est unique. - J'avais raison.

- Et votre digestion ?

- A nouveau, tout va bien. La santé du dauphin m'inquiète.

- Il est de constitution fragile et donc plus sensible

aux changements de température et à l'humidité.

Tout comme sa Majesté, enfant. - Et sa colonne vertébrale ?

Sa taille ?

- Cela s'arrangera.

Alimentation adaptée, exercices,

du grand air, voilà mon ordonnance. - Ce sera tout.

Musique cruelle

Je vous remercie. - Merci, docteur.

...

Musique intrigante

- Lamballe ! Alors, où en sont vos recherches ?

- Le généalogiste nous dira précisément

à qui nous avons affaire. - Bien !

...

Lamballe soupire.

- Les Fersen vivent vieux.

- En effet.

Merci.

Vous... vous n'en direz rien à...

- Je ne compte pas...

- Je ne... - Lui en parler.

Ils rient.

Je ne comptais pas lui en faire part.

Ni à elle, ni à personne.

- Bien.

Sinon, avez-vous des nouvelles

du duc de Polignac ?

Musique de connivence

- Il s'est installé à Saint-Domingue avec Vaudreuil.

- J'imagine que vous avez hâte de les rejoindre.

- Je préfère servir votre Majesté à Versailles.

- Vous y êtes appréciée.

...

Je...

...

Laissez-moi.

...

- La Caisse d'Escompte est honorée d'aider au rayonnement du pays.

- Le roi est ravi du prêt généreux accordé par votre banque, sachez-le.

Il étend le rayonnement de la France.

J'assurerai le roi de votre discrétion

au regard de cette affaire délicate.

- Merci, messieurs.

(- Nous voilà avec 24 millions de plus.)

Ils se doutent du subterfuge.

- Il y a un banc d'anguilles sous roche.

Si personne ne l'apprend, ce sera un miracle.

- Je n'ose penser aux retombées.

- Je dois penser à l'impensable.

- Tout comme moi.

Bris de porcelaine - Non !

- Ce n'est pas grave. On en casse sans arrêt.

La célèbre Elisabeth Vigée Le Brun.

Asseyez-vous.

Je veux que vous réalisiez mon portrait.

- Je suis flattée, Majesté.

Vous devez choisir un artiste de l'Académie.

La reine hésite.

- Je fais rarement ce que je suis censée faire.

Et puis...

Qu'à cela ne tienne.

Vous êtes désormais membre de l'Académie.

Je leur ai écrit.

Vous êtes la portraitiste la plus demandée de toute l'Europe.

J'ai exigé que vous soyez immédiatement admise.

- Ils ont dû s'étrangler !

- Ca, je l'espère bien.

- Avez-vous un type particulier de portrait en tête ?

- Je voyais quelque chose... de style exotique.

Oriental !

Avec une coiffe.

Et peut-être un tigre à mes côtés. - Pardonnez-moi, votre Majesté.

Mes portraits montrent le vrai visage des gens.

Marie-Antoinette rit.

- C'est ce que je voulais entendre.

Mon portrait doit représenter la France, qui je suis.

Débarrassée de tout artifice ou tigre.

C'est d'accord ? - Oui.

On vous contactera,

pour les détails pratiques.

- Votre Majesté.

Votre Majesté.

- Nous devons discuter.

Il est crucial que nous soyons unis,

sur un sujet qui nous concerne tous les deux.

- Quoi donc ?

- Saint-Cloud.

Tu... tu peux acheter Saint-Cloud.

Toi et les enfants

y serez en sécurité, si je disparais.

Musique touchante

- Oh, merci !

Les enfants vont l'adorer.

Merci.

...

- Son propre château ! Mais quelle arrogance.

- De la perversion.

- Si la reine a ses biens, nous le pourrons aussi.

- Et nous pourrons enfin nous passer des hommes !

Qu'est-ce que vous crochetez ? - Une écharpe.

- Mais les petits des femmes perdues ont plutôt besoin de chaussons.

- Ce n'est pas pour eux, c'est pour Marguerite.

Elle est frileuse.

N'est-ce pas ? - Si.

- Dites-moi, le généalogiste, qu'a-t-il trouvé ?

- Il confirme.

- Oh ?

- Le roi Henri II est son aïeul direct.

Elle claque les lèvres et râle.

- Est-ce mal, d'être un peu déçue ?

- Elle descend d'un des bâtards du roi.

Pas étonnant qu'elle aide les femmes perdues.

Elle est marquée au fer rouge comme enfant illégitime.

Jeanne de Valois est bien celle qu'elle prétend.

Adélaïde soupire.

Sa place est à Versailles, autant que nous.

Elles rient.

(Jeanne) - "Cardinal de Rohan,

"votre réponse m'a divertie.

"Mais, pour cette correspondance, veuillez respecter certaines règles.

"Adressez vos lettres par retour. Confiez-les à mon garde personnel.

"Ne tentez jamais de me contacter autrement que par le Lt Armand.

"Ce serait trop dangereux pour nous deux."

- "Ma très chère reine,

"soyez assurée de mon absolue discrétion.

"Votre réputation n'a rien à craindre, avec moi."

Une cloche sonne. Brouhaha

- Le sol de la Bastille grouille de rats et de crapauds.

L'air est rempli des cris

des auteurs emprisonnés par le roi pour le reste de leurs jours.

- Ou trois semaines, dans votre cas.

- La liberté !

- A notre supposée liberté. - Mhm.

Ca m'étonne de te voir. Je croyais que tu préférais Versailles.

- Me voilà chef de famille. Je comprends le sens de l'héritage.

Tu sais, cette bague signifie que je peux être roi.

Vos jolis fantasmes de changements ne sont peut-être que des rêves.

Versailles est concret, et j'y ai ma place.

- Tu joues sur deux tableaux. - Bien sûr !

- Il faudra choisir.

- Est-ce vrai que la reine et le Suédois

ont couché, lors des répétitions de "Figaro" ?

- Pourquoi, à votre avis, j'en ai fait un couple de théâtre ?

Indécollables !

Musique de stratagème

Musique fastueuse

...

- Regarde !

C'est mon château.

Et, plus tard...

ce sera peut-être le tien.

...

Viens.

...

On visite ? Hein ?

Oui ? Allez !

...

Marie-Antoinette s'émerveille.

Alors ?

Regarde comme c'est beau.

Oh, Mousseline !

Tu as vu les oiseaux, tout là-haut ?

...

Cherchons une chambre pour ton frère.

Avec d'immenses fenêtres,

pour faire entrer l'air frais.

...

Mousseline ?

...

Mousseline ?

Où te caches-tu ?

Mousseline ?

Marie-Thérèse ?

Marie-Thérèse !

Tu m'entends ?

Marie-Thérèse !

Mousseline rit.

Ils chahutent.

Marie-Thérèse !

Soupir

Marie-Thérèse, plus jamais tu ne disparais comme ça.

J'ai cru t'avoir perdue.

Jeune homme, qui êtes-vous ?

Que faites-vous dans ma maison ?

- C'est mon fils.

Le nouveau duc de Chartres.

Incline-toi, Louis-Philippe.

J'ai passé un peu de mon enfance ici.

Quand nous avons appris votre visite,

Louis-Philippe a insisté pour vous montrer les lieux.

Il y a des rats partout, le grenier est peuplé de fantômes.

Mais ce lieu est divin, en dehors de cela.

Vous aimez les cerises ?

Conduis la princesse au verger. Les fruits sont exquis.

- Ne t'éloigne pas, que je puisse te voir.

Compris ? Je te rejoins tout de suite.

A quoi jouez-vous ?

- Le roi a eu la bonté d'accepter mon retour à Versailles.

Vous pourriez en faire autant.

Jamais je n'ai trahi la France.

Je reconnais...

vous avoir manqué de respect.

Me le pardonnerai-je un jour ?

J'ai été jadis votre confident et ami.

Puis-je le redevenir ?

- Vous avez été mon seul ami.

Je rêverais de retrouver cet homme-là.

Mais ce n'était qu'une illusion.

Malgré le pardon de mon mari, vous n'aurez jamais le mien.

Musique sombre

Veuillez m'excuser.

- Je sais pourquoi vous achetez ce lieu.

Vous aurez un refuge quand Louis vous expulsera,

vous et votre petit bâtard.

J'ai des témoignages.

De Beaumarchais... ainsi que d'une femme de chambre

qui a noté la présence de taches sur vos draps.

...

- Ce bébé est un Bourbon.

Il rit.

- Quelle magnifique actrice, une fois encore !

Mais la nature a le dernier mot.

...

Les femmes sont des traînées et les maris sont suspicieux.

Tous les bébés ressemblent à leur père.

Quand celui-là sortira du four,

il ressemblera plus à un saumon qu'à un coq au vin.

...

Je persuaderai la France que cet enfant est illégitime.

La reine s'indigne.

Je peux avoir l'appui des journaux

du Palais-Royal pour vous. - En échange de ?

- D'un mariage entre mon fils et Madame Royale.

Marie-Antoinette ricane.

- Elle n'a encore que huit ans.

- Vous devrez penser à son mariage un jour.

Elle sera heureuse, si nos enfants partagent notre alchimie.

- Ma fille ne servira jamais l'ambition d'une dynastie.

Si elle se marie un jour, ce sera un mariage d'amour.

Elle aura sa propre fortune, sa propre demeure,

et ne sera redevable envers aucun homme.

Encore moins... un Orléans.

La voilà, la raison pour laquelle j'ai acheté Saint-Cloud.

Foutez le camp de mon palais.

...

- Depuis quand on écoute Chartres ?

- Il a dit qu'il avait de quoi le prouver.

Je ferais mieux d'aller dire la vérité à Louis.

- Jamais ! C'est de la folie. - Si. Si, je le dois.

- Il n'aurait pas acheté Saint-Cloud en ayant un doute.

Chartres ne peut rien prouver.

Louis et Fersen ont le même teint. Si ce bébé

ne parle pas suédois, personne ne saura.

- A commencer par moi.

- Non, et peu importe.

Toinette, peu importe.

Ca ne change rien à ton amour pour le bébé.

Je n'ai pas raison ?

Musique émouvante

- Mhm...

- Ne baisse pas les bras.

C'est compris ? On garde la tête haute.

Allez, je veux un grand sourire ! - Non, arrête.

Marie-Antoinette rit.

- Tout ira bien.

Je te le promets.

Musique de complot

- J'ai un travail à vous confier.

Vos imprimeurs auront du pain sur la planche.

Quel délai, pour un million d'exemplaires ?

...

- Un million ?

- On ne peut répondre tout de suite. - Non.

- Donnez-moi votre réponse ce soir.

Suivez-moi. - Ce soir ?

- Cette robe ne plaira pas à la Maison royale.

- C'est la robe idéale pour un portrait moderne

d'une reine moderne.

- Je le souhaite.

Je sais que vous aimez peindre des portraits fidèles à la réalité.

Mais faites un petit quelque chose pour mes cheveux.

Chaque maternité les rend fragiles.

- Justement, je vous voyais bien porter ceci.

- J'adore cette idée !

Musique guillerette

...

- Votre Majesté, ces mois de correspondance m'ont comblé.

A chaque nouvelle lettre,

mon désir de votre compagnie ne fait que grandir.

(Jeanne) - "Mon cher Rohan,

"hélas, plus ma grossesse avance, plus la fatigue me gagne.

"J'aimerais tant être plus vaillante,

"pour savourer votre vivacité d'esprit."

(Rohan) - Votre Majesté me flatte.

N'oubliez jamais que, pour ma part,

je ne désire rien davantage que le privilège de savourer

la douceur rayonnante de votre attention.

...

Musique grandiose

...

Le bébé babille.

...

- Il te ressemble.

...

- Il a l'air en bonne santé.

...

Faites sonner les cloches.

Dites à la France que j'ai un autre fils.

- Oui, votre Majesté.

- Pour moi ?

Non, je ne puis accepter.

- Grâce à votre oeuvre de charité, je suis proche de la reine.

Elle tient à ce témoignage de gratitude.

- Je le vends et verse à ces femmes l'argent empoché.

- Non, n'en faites rien. La reine tient à ce que vous le gardiez.

- J'admets que c'est une pure merveille.

- Rien d'impossible, pour le joailler de la couronne. Pauvre homme !

- Pauvre homme ? Pourquoi ?

- Il n'a pas trouvé preneur pour le collier de diamant.

Il s'apprête à le dessertir pour vendre les pierres.

Musique dramatique

- "Pardon, l'affaire est urgente."

- "Urgente." - "Je convoite un bijou unique.

"Le fameux collier de diamant. Et ce, depuis longtemps.

"J'ai ouï dire qu'il serait détruit. Il me faut ce collier."

- C'est trop brutal.

Jeanne soupire.

- Mhm... Recommence.

"Cardinal de Rohan, je m'attirerais la haine de tous,

"si on apprenait que je veux ce collier.

"Je dois donc le faire en toute discrétion.

"Alors j'ai besoin de votre aide."

...

On entre.

Qu'a-t-il répondu ?

- C'est joli, là où tu crèches, mais fais changer la serrure.

Trop facile à crocheter.

- Tu as mis le temps.

Tu ne recevais pas mes messages ?

Tu connais bien un diamantaire d'Anvers ?

- Vraiment ? C'est tout ce que tu as à me dire ?

Jeanne soupire.

- Comment vas-tu ? - Pas très bien.

Tu le sais peut-être, mais j'ai perdu ma femme.

On était sur un coup au Belize. Un lieu effroyable.

Ca grouille de pirates. - Mhm...

- Elle a été tuée par l'un d'eux, qui a fui avec notre butin.

Je ne m'en suis pas remis.

Je l'aimais, cette folle.

Comment t'as pu me faire ça ?

M'obliger à te pleurer, après nos enfants ?

On entre.

- Que dit le cardinal ?

- C'est qui, lui ?

- Oh... Nicolas de La Motte.

Mon mari.

Il revendra les diamants.

Vite, sa réponse !

Jeanne souffle.

Elle crie de joie.

Il... il a dit oui !

Il achète le collier. - Lis jusqu'au bout.

Il souhaite discuter des modalités.

Avec la reine.

De vive voix.

Musique troublante

- Comment tu vas t'en sortir ?

Ma jolie...

...

Musique mystérieuse

...

(Orléans) - Plus vite !

...

De ce côté aussi.

Allez !

On ne va pas y passer la nuit !

- Que se passe-t-il ?

- J'en ai fait envoyer un million en France.

Elle ne s'en remettra pas.

Imagine quand ses admirateurs sauront que le dauphin est bâtard !

Elle râle.

- Les leçons de philosophie portent leurs fruits.

- Il est obsédé par Marie-Antoinette.

La prédiction devait élargir ses aspirations.

- La maison ne rembourse pas.

Elle rit. L'idée de changement

a du mal à faire son chemin chez certains.

- Pas chez moi. Vous, vous connaissez du monde ?

- Je peux vous recommander des alchimistes.

- Je veux la vérité, pas un tour. - Désolé, Félicité.

Je ne sais rien.

- Non ! Et puis quoi, encore ?

Ces symboles ? Compas, oeil omniscient.

Vous êtes un familier de la franc-maçonnerie.

- Sornettes !

- Ce groupe de penseurs veut faire tomber papes et princes.

Est-ce que c'est vrai ?

Allez, répondez-moi !

...

Je suis prête à payer.

...

- Un palais rien qu'à moi.

Entièrement rénové et débarrassé de toute trace des Orléans.

Comment y croire ?

- La tête haute, un sourire, tout devient possible.

Marie-Antoinette rit.

- C'est ta façon de sortir de situations délicates ?

- Oh !

Musique émouvante

Un cheval hennit. - Halte !

- Halte ! - Ho !

- Mais qu'est-ce qui se passe ?

- N'avancez plus.

Protégez la reine.

Ne restons pas là.

- Faites demi-tour, pour la sécurité de la reine !

- Demi-tour, on rentre à Versailles.

Hennissement

- C'est Orléans.

Il trouble l'opinion et la retourne contre moi.

...

Générique

...

Sous-titres SME : Damien Armengol - TASTI.EU Belgique

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