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...
Tambours
...
Cris joyeux ...
... ...
Musique traditionnelle chinoise ...
... ...
... Un maître crie.
... ...
C'est mon fils. Il est beau, hein ?
Il fait la bagarre chinoise, la vraie.
- Qu'y a-t-il ?
- ArrĂŞte ! - Souris-moi. Qu'est-ce qui y a ?
- Concentre-toi. - Hein ?
- Concentre-toi ! - Bonne année quand même !
Qu'est-ce que t'as ? - On en parle plus tard.
- Tu vois, y a quelque chose. Dis-moi.
- Baaba ! Baaba !
Y a un pickpocket !
Baaba ! Le pickpocket !
Il est en train de voler la dame ! - Quoi ?
- Un pickpocket, ya hmar! Celui qui a le masque !
- Quoi ?
- LĂ -bas ! Regarde !
Ça y est ! Il lui a pris le porte-monnaie.
Elle parle arabe. - HĂ© !
- J'arrive.
- Vas-y ! ...
- Tu fais quoi ?
- Attends, y a un truc... C'est bon, j'y vais !
- Baaba !
- J'arrive !
- Tu vas oĂą ? On n'a pas fini !
- Encore lui !
Il halète. Sirène de police
- Reviens ici tout de suite !
Musique rythmée
...
Ne m'oblige pas Ă courir !
...
Poussez-vous !
Il halète.
- Qui c'est, l'enfoiré ?
...
Je suis lĂ !
Et voilĂ ! Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Cris
- AĂŻe !
...
Cris de douleur
- Putain !
- Joue pas avec ça !
...
L'homme halète.
Attrape. - J'en ai assez.
- Vas-y !
- Ha ! - Piège à con.
Il gémit.
...
Allez, FantĂ´mas ! Qui es-tu ?
Il halète.
Il rit. C'est encore toi ?
J'en ai marre de te voir !
Faut qu'on fasse un break, mon pote ! Arrête-moi ça.
- Allez vous battre dehors ! Je vais appeler la police !
- Vous inquiétez pas. Je suis policier.
Policier. - C'est ça, la police ?
- Police, poussez-vous !
- Vous êtes lents ! - C'est quoi, ce déguisement ?
- Ça s'appelle du camouflage.
- Ah oui ? - Tu connais rien.
Camouflage. Incognito. - C'est ça. Bien sûr !
Mais moi, je connais le numéro du SAMU.
Parce que tu es blessé.
- Oui, appelle. - Ah oui !
- Bon ! L'homme gémit.
Toi, change de rayon. Hein ?
Allez... Musique !
Musique traditionnelle chinoise
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Quelques points de suture. Dans une semaine, il sera comme neuf.
- Bravo, Keita. Une semaine de merde pour moi.
Déjà qu'on est en sous-effectif. Mais ça...
- Patron, je veux pas de ce congé. Pas de problème.
Une semaine avec ma mère, ça va m'achever. - Faites retirer
le pansement dans une semaine.
- T'as survécu à ça, tu survivras à ta mère.
- Vous la connaissez pas...
- Sept jours, minimum ! Ou je te colle un blâme.
- Non... - T'as saisi ?
- Trois jours.
Vous me payez pas. - Une semaine, OK ?
- Oui, j'ai compris.
Patron...
Pour mon augmentation, vous avez des nouvelles ?
Il inspire. Non ?
On déjeune et on en parle, quand même !
- C'est ça.
- Merci.
Bonne année !
- Bonne année !
- T'es nouvelle, toi ! - Oui.
- T'es la depuis quand ?
- Une semaine. - Ah, c'est pour ça !
Tac
- Alors ? - Chérie, ça va ?
T'inquiète pas. C'est juste...
une petite coupure de rasoir.
Je suis solide.
T'as encore mangé
un manuel de police ? - Et toi t'es encore assis dessus.
T'étais même pas en service !
- Ça va !
Un pickpocket récidiviste, j'allais pas le laisser filer.
- C'est ta grande passion, les pickpockets !
- Bon, OK...
Désolé pour hier. C'est ça, non ?
- Je t'ai attendu deux heures Ă l'agence.
- Il fallait m'appeler.
T'es dans mes favoris !
J'ai une sonnerie spéciale avec ta photo.
- Les appartements te plaisent jamais : trop bruyants, sombres ou petits.
- J'ai pas le coup de cœur.
C'est un feeling. Tu rentres, tu sens. T'es Ă la maison ou pas.
Tu choisis pas ces trucs-lĂ .
C'est l'appartement qui te choisit. Voilà , c'est ça !
- Faut qu'on arrĂŞte de se mentir : tu veux pas vivre avec moi.
- ArrĂŞte de dire n'importe quoi. On va trouver. Je te le promets.
- Sur la tête de ta mère ?
- Arrête de délirer.
- Tu lui as pas dit ?
- Quoi ?
- Tu lui as pas dit ?
- Je vais le dire. Je te jure !
- Tu m'avais dit qu'elle était d'accord.
- J'ai légèrement anticipé.
J'ai un petit décalage
de temps. C'est emmêlé, mais je vais le faire.
Promis. Mais c'est pas simple.
*Sonnerie Attends.
Attends. Deux secondes. *...
Oui ! (Ne bouge pas.)
Qu'y a-t-il, maman ?
- Quoi, qu'y a-t-il ? OĂą est-ce que tu es ?
- Avec Lin. C'est important.
Attends, bouge pas. C'est bon !
J'ai raccroché, Lin !
J'ai raccroché !
(Raccroche pas, maman.)
- J'attends pas beaucoup : j'ai pas d'unités.
- Viens, on visite. On maintient celle de demain.
OK ?
Je vais faire un effort sur mon feeling.
D'appart. La porte claque.
Il soupire.
Maman, qu'y a-t-il ? *-Qu'y a-t-il ?
Tu as eu le pickpocket ?
- Oui, je l'ai eu.
*-Ah ! Bravo, mon fils !
Tu as vu ? Toi et moi, on fait une bonne équipe. Reconnais !
- Maman, arrête avec ça. Je t'ai déjà dit,
t'es pas ma partenaire et on fait pas une équipe.
*-Espèce d'ingrat !
Grâce à moi, tu as eu le pickpocket.
*Et Ă chaque fois...
à chaque fois, c'est moi qui ai trouvé la "piss" du coupable.
- La quoi ? Déjà , on dit "la piste".
Comment tu veux la trouver sans savoir le dire ?
Cite-m'en une seule ! Une seule, qu'on rigole !
Musique salsa
...
Moteur puissant
Il crie.
- Putain, je suis tout crade !
Toi, mon coco...
tu es Ă moi !
OK !
Sirène de police
Hé ! Range-toi sur le côté.
Incroyable ! Si tu crois ...
que tu vas me semer, tu te fourres le doigt dans l'œil.
Parce que je suis derrière ton cul ! ...
C'est pas comme ça que je voyais
ma journée. Hé, tu m'as énervé !
Attention, attention !
Regarde-moi ça !
J'enfreins la loi par ta faute !
...
Oh...
Eh ben, voilĂ ... Tu te ranges finalement.
Bien !
...
On y va.
*Musique zouk
Il gémit. *...
*...
Bonjour, madame. Police de Miami. *...
- Pourquoi vous m'arrêtez ? Je suis déjà très en retard.
J'ai un rendez-vous. - Ça va devoir attendre.
Vous avez manqué de m'écrabouiller. Excès de vitesse,
et en plus, vous téléphonez au volant. Non !
- Désolée, je ne vous ai pas vu.
- Coupez la musique. *...
- Du calme ! Vous n'aimez pas la musique africaine ?
- Coupez la musique ! *...
- Écoutez ! Je m'appelle Iman Touré.
Je suis africaine. Mon mari est un diplomate.
Et c'est un homme
très important. - Ça marche pas comme ça ici.
Il coupe la musique. - Ah !
- Sortez de lĂ .
- Vous cherchez les embĂŞtements.
- Je vous demande pardon ?
- Je vous en prie ! - Je cherche les embĂŞtements ?
- On peut s'arranger.
- Non, je mange pas de ce pain-lĂ .
Écoutez-moi bien ! On est en Amérique. Moi, on ne m'achète pas.
Maintenant, descendez de lĂ . Allez !
Dépêchez-vous. Sortez.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? - Mettez-vous lĂ .
C'est pas comme ça que je voulais débuter ma journée.
- Que voulez-vous ? - Tournez-vous.
Tournez-vous. - Vous faites quoi ?
C'est quoi, ce cirque ?
Des menottes ? Attends, tu vas voir.
- Baaba !
La drogue est revenue dans le quartier. - VoilĂ autre chose !
Et comment tu sais ça, toi ?
- Je le sais, parce que je le sais.
Moi, j'enquĂŞte. Je me renseigne.
Renseignements à proximité de quartier.
Ça, c'est Kojak qui me l'a appris. Kojak,
le chauve, lĂ ! Elle parle arabe.
Rire - C'est bon !
- C'est avec lui que j'ai appris les enquĂŞtes.
Ça, c'est des policiers !
Et vous, la police, qu'est-ce que vous faites ?
Vous dormez ou quoi ?
- J'ai entendu. - Oui !
- J'ai entendu.
- La drogue, elle va faire du grabuge.
- Je vais me renseigner. - C'est vrai ?
- Non, c'est pas vrai. Rire
ArrĂŞte d'inventer des histoires avec les voisines.
- Mon fils...
Moi, la drogue, je la sens.
- C'est ça... - J'ai pas un grand pif pour rien.
- HĂ© !
Rire - Tranquille, c'est moi !
Rires
- Roland !
- Baaba, ça va ? - Bien, et toi ?
- Ça va. - Ça fait plaisir.
- Mon petit Roland. - Tata !
- Mon fils, comment ça va ? - Ça va. Et toi, tata ?
- Ce que tu es beau avec ce costume ! - Merci.
- C'est vrai, quel beau costume ! - Tu es "magnifaĂŻk" !
- Ça te rajeunit, mon salaud !
Parfait ! - Parle bien, s'il te plaît !
- Ça va, maman. Il revient des États-Unis.
Quelques gros mots français, ça le remet dedans.
- On reste pas ici. On monte Ă la maison.
Comment vont les enfants ? Et la madame ?
- Très bien. Ils vous embrassent.
- Regarde, Roland.
L'ascenseur est encore en panne.
- C'est pas grave, ça va... - Tu as vu ?
- On habite au premier étage. Ça va.
Ça change rien pour toi. - C'est vrai que le premier étage...
- Tu sais, Roland... Je te jure... Dix ans !
Il m'a promis un pavillon avec un jardin oĂą je finirai ma vie.
- S'il t'a promis ! - Oui, mais tu sais ce que c'est.
J'ai pas eu mon augmentation.
On travaille dans l'administration. - C'est long.
- C'est tout un processus.
En avant, en arrière... - C'est vrai.
- Arrête d'être béni-oui-oui, toi !
- Non, mais... - Écoute !
Je vais pas finir ma vie ici,
quand mĂŞme !
- Quoi, finir sa vie ?
Elle va tous nous enterrer.
On va mourir avant toi.
- Eh ben, Inch'Allah !
- Elle a l'air en forme.
- Tu as vu ? Tous les jours.
- On aurait pu dîner ailleurs qu'à Belleville.
- C'est bien de dîner à la maison.
Ils rient.
- Un peu plus loin, lĂ -bas, y a un truc qui s'appelle la Tour Eiffel.
Tu y as jamais été, si ?
- J'y suis déjà allé. C'était avec toi, en CM2.
- Ah oui ? - Tu vois, tu t'en rappelles mĂŞme pas !
Ils t'ont lavé le cerveau à Miami.
- Donc, tu y es pas retourné depuis le CM2. Rire
*Elle chante en chinois.
*...
Alors, avec Lin ? Vous l'avez trouvé, votre appart ?
- Non, on n'a pas trouvé. Elle veut habiter dans le 15e.
Tu m'imagines, moi, dans le 15e ?
- Vous ĂŞtes mĂŞme pas
d'accord sur l'arrondissement ?
- On a visité plein de trucs, mais bon...
Je suis de Belleville, moi !
- C'est le problème. Belleville for ever! Tu changeras pas.
- Exactement ! Et puis, y a ma mère aussi.
Je peux pas la lâcher. Elle est chiante, mais elle a que moi.
- Lin a pas envie de vivre avec ta mère. C'est normal.
- C'est normal.
Elle travaille Ă Interpol.
- Je savais pas. Classe !
- C'est toi, la classe ! C'est quoi, ton job déjà ?
Le nom, c'est... Le long nom du job ? Rire
- Officier de liaison auprès du consulat de France.
- Tu vois ? Ça claque, ça !
- Mais j'ai été pistonné. - Et alors ?
On va pas se plaindre. Pour une fois que c'est un gars d'ici.
- Tu as raison. - Tant mieux !
Le beau-père est toujours à l'Intérieur ? - Non.
- ArrĂŞte, merde !
- Il a été nommé préfet.
- Ah, tu me rassures ! J'ai cru que tu allais perdre ta planque.
- Non, ça risque pas, ça ! - Tant mieux !
- Merci, monsieur.
- Merci.
Alors ?
- Quoi ? - Ben, parle.
Tu as pas quitté Miami, le soleil,
la dolce vita, les bras de ta femme pour nous faire un coucou.
Y a un truc.
- Oui. Je suis sur un case.
On parle de trafic de cocaĂŻne. - D'accord. Dis-moi.
- La came arrive en Afrique, au Daloa. Puis, du Sahel Ă Tanger.
Et de Tanger,
ici, Ă Belleville.
J'aimerais que tu te renseignes. - J'hallucine !
Ma mère m'a parlé d'un truc tout à l'heure...
Que ça revenait dans le quartier.
Je vais me renseigner.
Je vais faire le tour de mes indics. Et quel rapport avec Miami ?
Coups de feu
Cris de panique
...
Restez sous les tables !
Musique de suspense
...
Bouge pas ! Bouge pas !
... ...
- Debout !
Coup de feu
...
- Allez, démarre ! Démarre !
...
- Merde !
Il halète.
Musique sombre
Roland ?
Roland...
Zhou !
Non...
Roland !
Il pleure.
Roland !
Musique sombre
Sirène des pompiers
...
...
- Idrissa Diop. - Nationalité ?
- Daloane, mais résident américain. Il avait une green card.
- Qui la crim a mis sur l'enquĂŞte ? - Dubois.
Il est passé y a une heure.
Il a parlé d'Interpol. Il travaillait à l'étranger,
ton copain ? - Oui.
Idrissa Diop. République du Daloa.
- Dépêche-toi. Si on te voit ici,
on va m'engueuler.
- Merci, Émilie. - De rien.
- La Suède, le Danemark...
Pour les documents... - Attends.
Que fais-tu lĂ ? - Je voulais te voir,
alors, je suis venu.
- Ça va ? Tu tiens le coup ?
- Oui, ça va. - J'arrête pas de penser à Roland.
- L'affaire est chez vous ?
- Je peux rien te dire.
- Arrête, s'il te plaît.
- Tu veux me mettre dans la merde ?
- Un des tireurs était africain.
Roland enquĂŞtait sur un trafic au Daloa.
Tu peux m'ambiancer
lĂ -dessus ou c'est top secret ?
- Que veux-tu ?
Les gouvernements et les militaires sont corrompus,
les Islamistes foutent le bordel et la drogue passe.
L'Afrique, quoi !
- Merci. Mais ça, je le savais.
- Fais-nous confiance.
Si y a quelque chose Ă trouver,
on trouvera. - Quand ?
Dis-moi quand.
Le temps de remplir vos paperasses,
de faire des salamalecs avec les Américains,
le mec sera parti.
Il sera loin. Je l'ai vu. C'est un vrai tueur.
- On fait au mieux, mais c'est comme ça.
- Un problème ?
- Non, ça va. J'arrive.
- Je vais chercher les cafés. Une noisette,
comme d'hab' ? - Merci.
- HĂ© !
(-Baaba !)
- Je veux un déca avec six sucres. Comme d'hab' !
- Baaba, t'arrĂŞtes !
Tu me fous la honte.
Musique triste Inaudible
... ...
- Nous voudrions nous souvenir de toi, et garder l'image
de ce père, ce mari, ce fils,
ce frère, cet ami, qui a voué sa vie...
...
- Roland t'adorait, tu sais...
- C'était mon frère.
Si je peux faire quoi que ce soit, je suis lĂ .
- Trouve qui a fait ça.
- Je le promets.
Je vais avoir besoin
de toi pour ça. Faut que j'aille à Miami.
- Papa !
- Oui, ma chérie. - Papa,
tu te souviens de Baaba, le meilleur ami de Roland.
- Oui, je me souviens de lui.
- Il faut qu'il te parle. C'est important.
Musique sombre
Sirène de police
- Garcia !
Garcia !
Garcia !
Entre.
Ah, bravo pour la grosse boulette ! - Pardon, je suis sincèrement désolé.
- Iman Touré est la femme de Ladji Touré. Tu as une idée de qui c'est ?
- Euh... - Non ?
C'est le frère du président du Daloa.
- Ouh... - Et ça,
ça veut dire qu'il a un passeport et l'immunité diplomatiques,
et tout ça ! Ils sont cul et chemise
avec tout le gratin.
- Mais elle a manqué de m'écraser.
Et elle a voulu m'acheter. Je pouvais pas fermer les yeux.
- Ricardo, l'heure est pas aux excuses.
Je me suis expliqué auprès du commissaire.
Il s'est lui-même expliqué auprès du maire.
- Auprès du maire ?
- Oui, tu as bien entendu ! Le maire.
Pour résumer, tu es suspendu de tes fonctions.
Tu vas rentrer chez toi et y rester
pendant deux semaines.
- Deux semaines sans être payé ?
- Oui. Sans solde.
- Ça tombe mal. Pour tout vous dire,
ma mère se trouve dans une maison
de retraite qui me coûte
3 500 $ par mois. Il faut bien que je m'en acquitte.
- Je comprends.
Je peux te proposer une autre option.
- OK. Je suis prĂŞt Ă tout :
récurer les toilettes, laver les voitures, cirer les chaussures...
Musique festive
...
*Annonces d'accueil ...
*...
- Le chauffeur, c'est pour nous ?
- Non, c'est pour les Keita dans l'avion. - Quoi ?
Il rit.
- Oui, maman. Pour qui d'autre ?
- J'espère qu'on va pas le payer.
On sait jamais.
Musique salsa
...
Hé, hé ! La télévision !
- Madame, vous avez à boire derrière.
- Regarde.
Tiens, prends ! - J'ai pas soif, maman.
- Tiens. - Maman !
- Mets-le dans le sac. On en a besoin Ă la maison.
...
Hi! Hello!
Qu'est-ce qui y a ?
...
Il rit.
...
- Madame, s'il vous plaît...
- T'es sûr que c'est ici ?
- Tu vois ? Je t'avais dit que tu l'aurais, ton pavillon.
Il rit.
Non ?
Cri admiratif
Regarde la vue. T'as vu ?
Tout ça !
Elle pleure.
Ah non, maman ! Tu vas pas pleurer encore ?
- Je pleure si je veux, mon fils.
Ça fait longtemps que je rêve de ça.
- Oui, mais... Il rit.
Ça va ! Qu'est-ce qui y a ? - Merci, mon Dieu !
...
Merci, mon Dieu !
Merci, mon fils. Que Dieu te bénisse !
- Ça va, arrête. Profites-en. Car une fois
que j'ai résolu l'affaire, on rentre. Donc, profite.
Remercie-toi, d'abord.
- Je vais en profiter, mon fils. Ne t'inquiète pas.
- C'est ici, ma chambre.
LĂ !
- Ernesto ! - Oui, madame ?
Oui, madame.
- Ernesto, vous parlez espagnol ?
- Oui, madame.
Je suis cubain.
Ă€ Miami, tout le monde parle espagnol.
Cris joyeux Rires
... ...
Le jardinier vient le mercredi.
La femme de ménage,
le lundi et le jeudi.
Cela vous convient-il ?
- Le jardinier et la femme de ménage ?
- Oui. - Oui, bien sûr que ça me convient.
Ernesto rit.
Musique de suspense
...
- Bonjour.
- Vous connaissez Miami ? - Non.
- Vous allez adorer.
Je vous en prie. Asseyez-vous.
- Ah ! Pardon.
- Alors, votre fiche de poste.
La voilĂ ! Votre travail consiste, comme vous le savez,
à faire arrêter les français recherchés
qui se seraient exilés ici. - Oui, je sais.
- Donc...
Des mandats français arrivent. En cas de piste solide,
vous préparez le dossier d'extradition. Ensuite,
vous dépêchez la police de Miami pour qu'ils procèdent à l'arrestation.
VoilĂ , c'est tout !
- Ah ? Oui.
- Vous parlez anglais ?
- Mieux que ça. Je parle le flic américain.
Je suis trop vieux pour ces conneries.
- OK... - Danny Glover !
Dans l'Arme Fatale. Non ?
J'en ai un plus simple.
Un classique. Très simple.
Tu dois te poser qu'une question :
"Je tente ma chance ?"
Alors, tu la tentes ?
Pan ! Elle crie.
Ils rient.
C'est bien ? - C'est bien !
- Clint Eastwood ! - Oh !
Inspecteur Harry ! C'est un classique.
Il rit. - C'est formidable.
Écoutez,
ça va vous servir.
- Tant mieux !
- Et vous qui adorez les Américains,
ils font preuve d'un professionnalisme... Vous allez beaucoup apprendre.
- J'en suis sûr.
- Voilà votre bureau. J'espère qu'il est à votre goût.
- Oh oui ! Rire
C'est pas mal. - La maison
plaît à votre mère ?
- Oui, beaucoup. Merci. Beaucoup trop, mĂŞme.
- Parfait !
Je vous laisse, alors. Ah non !
J'allais oublier : vos clés de voiture. Elle vous attend
sur le parking. Les papiers sont dedans.
- Parfait. Merci, Hortense.
Musique de suspense
...
Clic
...
...
Mais non... Pas une Twingo !
Franchement, ils abusent.
...
Les pneus crissent.
...
Moteur Ă l'approche
Monsieur, s'il vous plaît !
Excusez-moi. - Oui, monsieur.
- Je peux faire un selfie avec vous ? - Oui, si vous voulez.
- J'ai regardé les états de service du bouffeur de grenouille.
Rires
Figurez-vous
qu'il a passé douze ans dans l'unité
des pickpockets. Quel taf de merde !
- Le pauvre !
- Je crois qu'il a couché avec les chefs !
- Non ?
- C'est comme ça qu'il a eu le job !
- Excusez-moi.
- Excusez-moi ! Excusez-moi.
Quand il arrive, vous l'envoyez chez Mendez.
Rires
- Salut Ă tous.
- Bonjour. - Bonjour.
- Baaba Keita. Policier français.
J'aimerais voir le capitaine Mendez.
- Ah...
- C'est vous, le Français ?
- Oui, de Belleville. Ravi de vous rencontrer.
- Ah, d'accord. - Oui !
- OK, suivez-moi.
- Bonne journée.
C'est par lĂ ? - Oui.
- M. Keita, voici le détective Ricardo Garcia.
- Ravi de vous rencontrer. - Moi aussi.
- Enchanté.
- Il s'est porté volontaire pour vous montrer nos méthodes.
Il devrait vous en apprendre énormément. - C'est sûr.
Garcia soupire.
Je suis ravi de travailler
avec la police de Miami, Sergent Garcia.
Vraiment. - Ne m'appelez pas "Sergent Garcia".
Je suis lieutenant.
Compris ? - Compris.
Et moi ? Mon arme.
J'y ai droit aussi. - Non, non...
Règle numéro 1 :
vous n'êtes pas autorisé à porter une arme.
Rire
- Très drôle !
C'est une blague ?
- Non, non ! C'est la loi Ă Miami.
- Quoi ? Non. Non, non... J'ai besoin d'une arme.
Il me faut un gun.
- J'ai bien mieux qu'une arme pour toi. Prends ma carte
de visite. Ça fonctionne super bien.
Allez, on y va.
- Non, non... Sergent Garcia !
Deux minutes, please.
- Règle numéro 2 : moi seul interroge les témoins.
C'est mon boulot. - Attends, Sergent Garcia.
Entre nous... On n'est pas forcés de respecter le règlement.
On peut contourner. On peut avoir des arrangements.
On peut avoir une discussion.
- Pardon, vous dites ? - Une discussion.
- Et c'est "Lieutenant".
- Lieutenant. - Ici, en Amérique, on suit le règlement.
- Donc, je peux pas avoir un gun, ni interroger des témoins.
Qu'est-ce que je peux faire ?
- Rien du tout. - Rien du tout ?
- T'es lĂ pour observer. - D'accord.
- Chez nous, tu es comme un bénévole.
- Quoi ? - Pour la faire courte,
ton boulot, c'est de faire joli. Tu es mon invité.
- Vous êtes très accueillants à Miami. Très sympa !
- Eh oui ! OĂą tu vas ?
Elle est lĂ , ma voiture. - This is your car?
C'est ta caisse ?
- Ben oui...
- Mais non ! On va mĂŞme pas faire Deux flics Ă Miami ?
Ça aussi, on oublie ? - Elle te plaît pas ?
- Mais on peut pas faire Deux flics à Miami dans une voiture comme ça.
C'est pas la voiture pour ça.
- Je vais te montrer les ficelles, Monsieur Deux flics Ă Miami.
Notre premier dossier, c'est un Français. Il s'appelle...
"Boyeur".
Oui, "Boyeur".
Bonjour. - Bonjour.
- Je suis le lieutenant Garcia
de la police de Miami. Savez-vous oĂą se trouve un certain "Boyeur" ?
- Euh, pardon ?
- Monsieur "Boyeur".
"Boyeur" ?
- Boyer.
- Oh, le Français ? - Oui.
- De ce côté. Au 319,
deuxième étage. - Merci. Bonne journée.
- C'est gentil. - Merci.
- Je vous en prie.
- Je te préviens : c'est la dernière fois.
- Que quoi ?
- Je te l'ai déjà dit : c'est moi qui gère, qui chope le gars,
qui l'embarque au poste... C'est aussi moi qui vais l'interroger.
- Je veux aider. C'est aussi mon affaire.
Sinon, qu'est-ce que je fous ici ?
What I'm doing here?
- Tu es lĂ pour jouer les touristes.
Tiens ! Va donc jouer avec les filles.
Garcia s'éloigne.
- Salut ! - Salut.
- Comment ça va ? - Salut !
- Bien, et toi ? - Bien, merci. C'est cool ici.
Vous profitez ? - Oui ! Tu vois, on bronze.
- C'est cool !
*Musique disco
Il frappe. *...
*...
- Bonjour ?
*...
- C'est mon rĂŞve de voyager Ă Paris.
- Ah oui ? - C'est en haut de ma liste.
- T'as une liste ? - La liste de mes rĂŞves.
- Excellent !
T'as une liste, toi aussi ? - Oui.
- OK ! Donne-moi ton numéro : je me charge de ta liste.
Paris, je connais comme ma poche.
*... Sèche-cheveux
- Excusez-moi... Excusez-moi ! *...
Elle hurle.
Désolé ! - Dégagez !
- Police ! Pardon, mademoiselle ! Pas de panique !
Je suis désolé !
Quelle connerie...
"Boyeur" ?
Bouge pas ! Reviens, salopard !
Reviens !
Putain de merde !
- Que se passe-t-il ? - Reviens !
- Je dois y aller. - ArrĂŞte !
- C'est mon partenaire. Je reviens. Bronzez tranquilles.
- Attends... Tu vas voir.
Tu vas voir. "Boyeur" !
Et merde !
HĂ© !
"Boyeur !"
"Boyeur", coupe le moteur !
"Boyeur" ! Coupe
le moteur ! Reviens ! Rire
- "Boyeur" !
...
- J'ai vu : t'as tout géré tout seul.
...
Bravo !
...
- Parle Ă ma main. ...
J'ai quelques questions Ă vous poser, si vous le permettez.
OĂą tu vas ?
- Nulle part. Je suis lĂ .
- C'est ça : tu bouges pas d'ici.
Tu restes lĂ . - D'accord.
- Donc, j'ai quelques questions
Ă vous poser. Vous vous appelez ?
- Marie. - Marie ?
Connaissiez-vous "Boyeur" avant hier au soir ?
- Boyer ! - Non.
*Musique disco
- HĂ© ! HĂ© ! *...
Qu'est-ce que tu fais ? *...
On touche pas.
- Je fais que regarder.
- Je rigole pas : touche Ă rien.
- Je touche Ă rien.
- T'as intérêt ! - OK.
- Avez-vous été agressée
d'une façon ou d'une autre par cet homme ? - Non.
- Non ? Je tiens à vous dire qu'il a violé une femme en France.
Et il en a agressé une autre à Miami
il y a deux semaines. - Pas de bol.
- Que faites-vous dans la vie ? Vous travaillez ?
Intéressant. D'accord, je note tout ça.
- Il est DJ ? C'est quoi, son nom de DJ ?
- Attendez ! Ne répondez pas à cette question.
Approche. Viens par lĂ une minute.
Écoute bien ce que je vais te dire.
Tu ne parles pas. - Compris.
- Je pose les questions. Toi, tu es un touriste.
C'est moi, le lieutenant. - OK.
- OK ? - Alors, fais ton boulot.
- Euh... reprenons.
J'avais une autre question.
Euh... C'est quoi, son nom de DJ ?
- DJ Saint-Germain-des-Prés.
- "Saint-Germaine"... - Germain !
... des-Prés.
- "Saint-Germaine"...
D'accord.
Euh... - Vous l'avez rencontré
hier soir, mais tous vos produits de beauté
sont dans sa salle de bains.
Vous êtes très prévoyante. - Bien, on va vous laisser.
Tenez, prenez ma carte.
Si vous le voyez, parlez-lui et appelez-nous. D'accord ?
On bouge. Allez, suis-moi.
On y va. - Au revoir.
La porte claque.
Salut, les filles ! Bye, bye!
- Salut ! - On se voit Ă Paris.
Belleville, OK ? - Appelle-moi.
Elle raconte des conneries. Je te dis qu'elle le connaît.
- Aucune importance.
En lui posant cette question, tu as enfreint la procédure.
- C'est pas une victime.
T'aurais dĂ» lui mettre la pression.
Tu perds ton temps avec le protocole.
- Écoute-moi bien. J'ignore comment vous bossez en France.
Mais ici, en Amérique, on bosse en respectant la procédure.
Je pouvais pas lui coller la pression :
je l'ai vue Ă poil dans la salle de bains.
Ça l'a traumatisée, la pauvre !
- Traumatisée, t'es sérieux, là ? Traumatisée ?
Rire
N'importe quoi !
Elle, traumatisée ? Non, mais n'importe quoi !
- C'est pas drĂ´le !
Elle pourrait me coller un procès.
Rire - Oui, t'as raison. J'oubliais !
- Je crois que t'en as assez fait pour ton premier jour.
- Ah oui, quelle journée !
Today was a good day!
Musique rythmée
...
- Daloane. Mais résident américain : il avait une green card.
...
*Sonnerie ...
AllĂ´ ?
- J'arrive pas à le croire ! T'as emmené
ta mère avec toi, à Miami !
- J'allais pas la laisser. T'appelles pour ça ?
- Mais va voir un psy !
*Vraiment ! - Pourquoi ?
- Car t'as foutu en l'air notre couple, à force de te coller à ta mère.
- Notre couple est pas en l'air, arrĂŞte ! C'est juste que, voilĂ ...
On est en désaccord.
Ça arrive. Une bonne dispute,
ça rapproche, non ?
Soupir *Je te laisse.
Je visite un appart.
- Vis... *-Bisous. Bye!
- Il visite un appart ?
Musique de suspense
...
...
...
- Plus un geste !
Lève-toi !
- Tu obtempères !
Debout ! - On s'emballe pas.
Je suis de la police.
- Si tu bouges, t'es mort. C'est clair ?
- Très clair. - Debout !
Doucement.
- OK.
- Tu sors. - D'accord.
- Anderson !
- Je suis de la maison.
- Je m'en fiche. Avance.
- Mains au mur. - D'accord.
- Mains au mur !
- Je suis de la police française. - C'est ça !
T'es armé ?
- J'aimerais bien. Mais mon coéquipier est strict.
Il respecte le protocole.
Il refuse de me donner un gun. - Écarte les jambes,
allez ! - Dans ma poche, j'ai sa business card.
Lieutenant Garcia.
- Quel nom ? - Lieutenant
Garcia ! - T'as entendu parler de ça ?
- Possible. Vérifie tout de suite.
- OĂą est la carte ? - LĂ .
Il souffle.
*Sonnerie
- Bonjour.
AllĂ´ ?
- C'est Cruz.
Avec Anderson, on a répondu à un signalement.
Et on vient de choper un prétendu
*flic français, un monsieur je-sais-tout : Baaba Keita.
- Reste contre le mur. - J'y suis déjà .
- Tu la fermes ! - D'accord.
- On allait le coffrer. Tu le connais ?
- Oui, ne bougez pas. Je suis lĂ dans dix minutes.
J'arrive tout de suite.
- Garcia le connaît.
- Ah ! C'est ton jour de chance.
*Sonnerie
- Tu peux décrocher ? C'est ma mère. - Non !
- Please! S'il te plaît. *...
Merci.
- Il vous rappelle. - Non !
Sirène de police
- Allez !
- Déjà une entrée par effraction ! C'est quoi, la suite ?
Un braquage ? - Y a pas eu effraction.
C'est la maison de mon cousin. La porte était ouverte.
En Afrique, on ferme pas les portes.
Toute cette affaire, ce n'est qu'un malentendu.
- Oh, un malentendu ?
- Oui. - Sans blague ?
Un malentendu ? - Ben oui !
- Laisse-moi t'expliquer.
Tu peux pas entrer n'importe où comme ça.
T'as aucun droit, mĂŞme si c'est le consulat qui t'envoie.
- Non, non...
- Si j'étais pas intervenu, toi, tu serais en taule.
Et tu sais ce qui me serait arrivé ensuite ?
Tu en as la moindre idée ?
- Non.
- J'aurais perdu mon job.
- Excuse-moi.
T'es en colère, je comprends. Mais je suis content quand même.
Comme je dis très souvent : "Une bonne dispute, ça rapproche."
Et c'est important. On fait équipe, non ?
- Tu veux qu'on se rapproche ?
- Oui. - Alors, Ă partir de demain,
je passe te prendre le matin et je te raccompagne le soir.
Tu veux aller pisser ? Je superviserai.
C'est enregistré ? - OK.
- OK ! Alors, salut.
Tu peux rentrer. - Merci beaucoup.
J'ai de la chance de faire équipe avec toi.
Merci, mon partenaire. T'es le meilleur !
Salut, Sergent Garcia. - C'est "Lieutenant" !
Tu te le fous dans le crâne ? "Lieutenant" !
- Baaba !
Baaba ! - Quoi ?
- Donne-moi
tes clés de voiture.
Ernesto, le chauffeur, va me donner des cours de conduite.
- Pour quoi faire ? - À ton avis ?
Pour avoir mon permis.
- T'en as pas besoin. Si tu veux, je te conduis aux courses.
- Et quand tu travailles la journée ?
Qu'est-ce que je vais foutre ? Des confitures ?
- T'auras pas le temps. On sera rentrés bien avant.
- Oui, oui, oui ! Occupe-toi des assassins de Roland,
et moi, je profite.
- Vas-y. Elles sont là , les clés. Dans mon pantalon.
- Dis-moi...
Et l'enquête, ça avance ? Tu m'as rien raconté.
- Ne pose pas de questions. Passe ton permis, je fais mon enquĂŞte.
Chacun sa mission.
Musique rythmée
...
- On continuera à ouvrir l'œil, mais vous comprenez le problème...
Ce Français n'est pas bête au point de se promener par ici.
- Il ne faut jamais sous-estimer leur connerie.
Et on a pas d'autres pistes...
- Coucou, les filles ! - Hi, guys!
- Pas de danger ? Tout va bien ?
Le moteur vrombit.
C'est génial !
Hé, j'adore ce job ! Je ferai ça quand je serai grand.
C'est sûr !
Bonne journée !
Il soupire.
Excuse-moi.
Tu me prends en photo,
s'il te plaît ? C'est pour ma copine.
- D'accord. Prends-lui sa photo.
*Sonnerie
Salut, maman.
*-Je te dérange ?
- Non, au contraire. J'ai besoin de faire une pause.
*-Tu es avec le Français ? - Oui, je suis avec lui.
Il est 10 h du matin...
et j'ai déjà envie de le jeter aux requins.
*Rire Avec ma chance, il s'en sortirait.
Il rit. *-Ça, c'est sûr !
- Je te laisse,
mais on se voit bientĂ´t. Au revoir.
CLUB DE PARIS OUVERTURE VENDREDI SOIR
Et voilĂ !
- Je dois aller voir mon cousin.
- Tu comptes me les briser longtemps ? On est ici pour bosser.
- Oui, on travaille. Mais je passe juste le voir.
Deux secondes pour l'embrasser.
On est partis du mauvais pied, mais sois cool.
C'est pour ma mère.
- Ta mère ? - Oui.
- Ta mère est avec toi ?
- Tu vas pas t'y mettre aussi ! Oui, je suis venu avec elle.
- D'accord.
- Laisse-moi lĂ . Je rentrerai en taxi.
Repose-toi bien. Thank you pour le tour de boat.
- Oh ! Tu crois pas que tu vas y aller tout seul ?
- D'accord.
- Bonjour.
- Bonjour. - Votre nom ?
- Baaba Keita. Sénégal Express. Voici mon stagiaire.
Rire Je plaisante : c'est mon photographe.
Alors ? - Désolée, vous n'êtes pas sur la liste.
- Comment ? - Vous n'y ĂŞtes pas.
- J'ai envoyé un mail de confirmation hier.
- Vous n'ĂŞtes pas sur la liste.
- Vous avez pas bien regardé.
- Je vous trouve pas.
- J'ai envoyé ce mail.
Il y a un problème. Vous allez me régler ça.
- Il y a un problème ?
- Oui, un très gros problème !
On m'a demandé quatre pages sur les actions de la fondation.
J'ai envoyé ce mail !
Mais voilà , je suis pas sur la liste ! Et ça, c'est un problème.
Je dois voir la conférence.
- Calmez-vous ! - On va pas se laisser faire !
C'est notre travail ! - Ne criez pas.
On va y remédier. - Je ne crie pas.
Je ne crie pas. - Désolée
pour cet incident. Entrez. - C'est mieux.
Merci.
- C'est gentil. - Je vous en prie.
*-Vos dons seront redistribués aux populations qui en ont le plus besoin.
*À Douba, en République... - Merci.
*-du Daloa, un dispensaire a ouvert ses portes. Aujourd'hui,
*notre fondation entre dans une nouvelle ère.
- C'est lui, ton cousin ?
- Non. - OĂą il est, alors ?
- Il arrive tout de suite.
- Il est pas lĂ ? - Non, il va arriver.
*-... créer des emplois, comme ici, dans notre entrepôt de Miami.
*-Madame Touré, la présidente de la fondation,
*va maintenant répondre à vos questions.
Applaudissements
...
- Oh, merde...
*-Nous sommes très touchés de l'attention que vous portez à notre fondation.
*Nous avons besoin de vous. (-HĂ© ! Je dois partir.)
*-Pour toute question, je suis Ă votre disposition.
- Oui.
Ici ! Une question !
Baaba Keita, Sénégal Express.
À l'heure où votre fondation entre dans une nouvelle ère,
n'est-il pas embarrassant d'avoir un de vos agents de sécurité,
un certain Idrissa Diop, impliqué
dans le meurtre d'un policier Ă Paris ?
*-Euh, je... - Il a lui-même trouvé
la mort, d'ailleurs.
*-Désolée d'apprendre cette nouvelle.
- Nous aussi. *-Mais il me semble
*que M. Diop
*ne travaillait plus chez nous.
*Par ailleurs, je ne le connaissais pas personnellement.
- La fondation était le sponsor de sa green card.
*-Excusez-moi, monsieur. D'autres questions ?
*Je vous ai répondu.
- Jolie confiance ! *-Une autre question ?
- Je suis journaliste !
*-Je suis confuse.
- Tout est clair, madame ! Tout est très clair !
*-La conférence va reprendre.
- On a la réponse !
*-On a d'autres questions, certainement plus intéressantes...
- Vous n'avez pas répondu. C'est bon, les gars !
Ça va ! C'est par là -bas, la sortie !
OĂą on va ?
Ne forcez pas sur les mains ! J'aime pas ça.
- Oh non... - Lâchez-moi !
- Oh, merde...
- C'est une grave accusation proférée à notre encontre.
Nous pouvons appeler la police ou porter plainte
pour diffamation. - C'est moi, la police.
Baaba Keita, police française.
- M. Keita ? - C'est bien, ça.
- Nous sommes aux États-Unis. USA. Ce n'est pas une colonie française.
- La police américaine aimerait peut-être m'entendre.
- M. Keita.
Ignorez-vous que nous sommes protégés par l'immunité diplomatique ?
Cela vaut pour ma femme et moi, et pour notre personnel
de sécurité.
Est-ce que vous comprenez ça. Hm ?
You understand?
Ce qui veut dire
que personne n'enquĂŞte sur nous.
C'est un acte de guerre dont je pourrais me défendre
en vous éliminant purement et simplement.
Mais ça ferait des histoires avec la France,
avec laquelle nous sommes en excellents termes.
Et puis,
nous ne sommes pas des assassins, contrairement Ă ce que vous pensez.
Je vais me contenter
de vous signaler aux autorités compétentes.
Musique de suspense
...
Keita rit.
...
- On verra.
On verra si l'enquĂŞte s'arrĂŞte
et s'il y a rien à découvrir.
- Hé ! Un bon conseil : ne t'approche plus de M. et Mme Touré.
- Sinon quoi ?
Cri
- Police !
Baissez vos armes !
Cet enfoiré est à moi !
Keita !
On se casse. Magne-toi le cul !
- À bientôt, les voyous.
- Au revoir.
Salut...
Merci.
Musique sombre
HĂ©, tu vas m'expliquer ?
Est-ce que t'es dingue ? Hein ?
Tu te fous de moi ou quoi ?
HĂ©, je te parle !
Tu m'as pris pour un con avec ton histoire de cousin ?
- OK, Max Giraud... Je vais pas te lâcher, gros connard.
- C'est quoi, un portefeuille ? Non, non !
HĂ©, c'est un crime !
Tu as pas le droit : tu es en Amérique.
- Tu as lu mon dossier ? Les pickpockets, c'est ma spécialité.
- Tu sais quoi ? Essayons une nouvelle approche.
Je peux comprendre, je suis pas idiot. Alors, maintenant,
explique-moi ce que t'as foutu.
C'est quoi, l'histoire avec tes cousins ?
- Ça va pas te plaire.
- On verra bien.
Vas-y !
- Je crois que cette fondation est une couverture.
Les Touré ont les mains sales : ils trafiquent de la cocaïne.
- Non, non. Pas Ă Miami.
On a vingt agences fédérales qui surveillent le marché.
C'est impossible !
- Je sais de source sûre que la drogue arrive au Daloa.
Elle passe par l'Afrique et elle arrive en France.
Je sais pas encore ce qui se passe ici, mais je le découvrirai.
- La drogue passe par le Delaware ?
- Le Daloa, en Afrique de l'Ouest.
Est-ce que tu sais oĂą est l'Afrique ? - Vaguement.
Alors, à Paris, tu avais déjà commencé à mener cette enquête ?
- Non. C'est trop gros pour moi.
Je suis qu'un simple flic. C'est mon ami qui menait l'enquĂŞte.
- Ton prédécesseur qui a été tué. - Exactement.
Mon meilleur ami.
- Merde, je savais pas... Je suis vraiment désolé.
- Idrissa Diop était un de ceux qui l'ont buté.
Et l'autre tueur, c'était Max Giraud. - T'as aucune preuve.
- Le tueur portait un masque, mais il avait la même façon de bouger.
Je suis persuadé que c'était lui. Je le sens.
- J'ai un scoop pour toi : "Je le sens", ça vaut rien au tribunal.
En plus, tu as pas de preuves de ce trafic.
- Pas encore. Mais je vais en trouver.
Crois-moi.
- Tu peux tout garder.
- Comment tu connais sa femme, Iman ?
- Je l'ai arrêtée pour excès
de vitesse.
Ses amis haut placés n'ont pas apprécié, j'ai eu des emmerdes
et ma punition, c'est toi.
Rire - C'est bien ma chance.
- Je suis un simple flic, comme toi.
Et ton affaire, lĂ , c'est trop gros pour moi.
Dans dix jours, je retrouve mon boulot pépère.
Je veux pas de problèmes. Je fuis les emmerdements.
J'ai ma mère en maison de retraite, et ça me met la pression.
Je dois débourser 3 500 $ par mois pour subvenir à ses besoins.
Tu comprends ? - Oui, je comprends.
- On est bons ?
- Oui, oui...
- Sûr ? - On est bons.
- OK.
*Sonnerie
- AllĂ´ ? *-M. Keita ?
- Oui, Hortense.
*-La consule veut vous voir immédiatement.
- Merci.
La consule veut me voir.
- Pour quoi faire ?
Merde... Allons-y.
Sirènes de police
*Sonnerie
- AllĂ´ ?
- AllĂ´, c'est moi. J'avais envie de te parler.
- Ça va pas, la tête ?
T'as vu l'heure ?
- Le décalage horaire !
*J'avais oublié.
- Écoute, on n'est plus ensemble.
- Arrête avec ça. *-Arrête de m'appeler.
Stop, c'est fini.
- Calme-toi.
- Je vais devoir changer de numéro ? *-T'es sérieuse ?
C'est pas possible ! J'oublie comme t'es chiante !
- Oublie pour de bon, car j'ai rencontré quelqu'un.
- T'as rencontré qui ? *-Quelqu'un.
- "Noisette, comme d'hab' ?" J'en était sûr !
Il est avec toi, lĂ ?
Passe-lui le téléphone. Vas-y, Noisette !
*Vas-y !
AllĂ´ ? AllĂ´, Lin !
Lin !
J'aurais dĂ» me le faire !
*Musique salsa
Baisse la musique ! Les voisins !
- HĂ© ! Je m'en fous des voisins.
Tu m'as dit : "profite", je profite.
- Quoi ? Tu bois maintenant ? - Et alors ?
- Profite pas de toute la bouteille. C'est n'importe quoi
de boire ! Soupir
- Trouble-fĂŞte !
- Et y a le décalage horaire. Faut dormir !
- Je m'en fous du décalage horaire. Voilà !
Moi, je veux garder les yeux ouverts.
- Elle est bourrée.
Elle rit.
*...
- HĂ© ! *...
Miami!
...
- Il faut qu'on chope ton enfoiré de compatriote, "Boyeur".
- Boyer.
- ArrĂŞte de me chercher des poux. Tu m'as compris !
On pense au boulot et on se fout du reste.
Mon capitaine veut des résultats, et toi, tu seras bien vu de ta consule.
- Une nouvelle boîte de nuit s'ouvre ce soir : Le club de Paris.
On devrait peut-ĂŞtre y faire un tour.
- Quoi ? Tu veux aller en boîte ?
On a du pain sur la planche ! On a pas le temps.
Tu m'écoutes quand je te parle ? - Je fais que ça.
J'ai droit qu'à ça, d'ailleurs : écouter, regarder et réfléchir.
OĂą peut-on trouver un DJ facilement ?
Dans une boîte française pour un DJ français.
- OK, mais il va falloir que tu te sapes.
- Ricardo ! - Hm ?
- Regarde ! Qu'est-ce que tu en dis ?
- Oh... Waouh !
Waouh ! Waouh !
Essaye des fringues qui font moins chauffeur de limousine.
Ici, Ă Miami, on aime les couleurs.
- Sans rire ? Je suis pas un danseur de salsa.
Le classique, c'est parfait.
- Non ! En costume, avec des baskets ?
- Quoi, mes baskets et mon costard ?
C'est parfait. C'est la classe.
C'est très bien.
Très chic !
- Tu te fous de moi ?
- Pas du tout.
C'est Paris ou Miami, la capitale de la mode ?
- Ne bouge pas de lĂ .
Alors, voyons un peu ce qu'on a par ici.
Oh ! Oui.
- Non, non ! Certainement pas.
- Pas mal ! - Non.
- Celle-ci ? - Non !
Tu sais ce que ça veut dire ? - Qu'on est des frères jumeaux.
- VoilĂ ! - VoilĂ !
Ils rient.
Je suis sûr qu'on va pécho. Oh là là ! - Oh là là !
Rire - Oui, c'est certain.
C'est par ici. Je t'en prie. ...
Après toi. ...
*Musique électro
*...
- Qu'est-ce que je t'avais dit ?
DJ Saint-Germain-des-Prés, Boyer. Il est là .
C'est lui. - Où ça ?
- LĂ . - C'est une fille !
- Non, le DJ. C'est Boyer. - Ah !
"Boyeur" ! À l'américaine. Rire
- Non, non. Boyer !
Fais-moi confiance : on dit "Boyer". - OK.
- Boyer, OK ? - Oui.
- Ce gars s'appelle Boyer.
C'est notre gars. On y va. On va le pécho.
- Oui, bonne idée. Allons choper "Boyeur" !
*...
- Comment on fait ?
- Y a trop de monde.
J'attends la fin
de son show. Et j'irai le choper discrètement en coulisse.
- Et moi ?
- Profite de la fĂŞte !
Tu peux t'éclater.
Déhanche-toi ! Wouh ! Bon, je te laisse une seconde.
Excusez-moi.
*Musique dance
*...
Cris joyeux *...
... *...
- Mec, je suis trop fan !
T'es génial ! Je suis trop content de te voir.
DJ Saint-Germain, la classe !
Ça fait plaisir. J'aime trop ta musique.
T'es génial, bravo !
On fait un selfie ?
- Non. Dégage de la scène !
- S'il te plaît, attends !
Pour le souvenir. Je suis Ă Miami, je vois qui ?
DJ Saint-Germain.
- C'est Saint-Germain-des-Prés. Dégage !
- C'est trop cool ! - Descends de la scène.
- Juste avant,
c'est des-Prés ou en-Laye ?
- Descends de lĂ !
- T'es stressé, attends. Je vais mettre de l'ambiance.
- Rends-moi ça ! - Je gère !
*Bonsoir, Miami !
Cris joyeux *Musique dance
*Salut, les expats ! How are you,
*Miami ? ...
*Ça fait plaisir. Welcome to the Club de Paris !
Cris joyeux
*Vous êtes chanmé ! Y a-t-il des Français dans la salle ?
Cris joyeux
*OK ! On est en force ce soir !
*Faites un maximum de bruit pour notre DJ préféré,
*le DJ Saint-Germain-en-Laye !
*Du bruit ! Cris joyeux
Cris joyeux
*Du bruit pour lui !
*Musique dance
*C'est pour toi, mon pote ! *...
*Allez ! On fout le feu ! *...
*Un, deux, trois... Bruit !
*Boum ! Ah, les confettis ! Cris joyeux
*Vous aimez les confettis ? Boum ! ...
... *...
*C'est génial !
*...
*Avec moi ! *...
*...
*Pour DJ Saint-Germain-en-Laye, du bruit !
*...
*Ah, merde !
*OK, c'est bon ! J'arrête. À plus tard ! *...
*Vous êtes géniaux ! Cris joyeux
*Salut, mon pote ! J'ai hâte de te revoir.
*Musique dance
*...
*...
- Hé, hé !
Oh, qu'est-ce que tu fais ?
Écoute, écoute !
- Avance ! - On n'est pas obligés d'en arriver là .
Je suis flic. T'as pas intérêt à me faire mal.
- Ta gueule ! - Doucement.
Inutile de le prendre comme ça. On peut discuter, d'accord ?
On peut s'arranger. - Ta gueule,
et avance ! - OK, OK !
Pas la peine de t'énerver. Doucement.
On va où ? Où tu m'emmènes ?
Arrête, s'il te plaît !
- Saint-Germain-en-Laye !
- Qu'est-ce que tu fous lĂ ? - Je suis trop fan ! Sois gentil.
- Casse-toi de lĂ !
- Juste un selfie. - Casse-toi !
- OK, passez une bonne soirée. Je vous laisse faire votre truc.
- Casse-toi ! - Je m'en vais.
Cris
Musique rythmée
...
- Putain !
...
Coup de feu
...
Bien joué, mon pote. Ramène-le !
Patrice Boyer, tu es en état d'arrestation !
Viens là ! Amène-le-moi !
- Tiens ! Cadeau pour toi !
Enfoiré...
- Félicitations... à vous deux !
Mon héros.
- Merci.
Elle me fait tourner en bourrique.
- J'ai vu ça, "mon héros".
Rire
- Je te revaudrai ça. - On est partners, c'est normal.
Il gémit.
- Ouh ! - Ça va pas ?
- Tiens-le-moi, s'il te plaît !
- C'est bon ?
- C'est rien : j'ai un ulcère à l'estomac.
Et ça fait mal.
...
- T'as des projets pour demain ?
- Hm ? - Je t'invite à déjeuner
Ă la maison.
- Oh ?
Non, impossible. Désolé.
- Là , tu offenserais ma mère.
- Je veux pas offenser ta mère, ni la mienne non plus.
Je dois déjeuner
avec elle. Et demain, c'est la fête des Mères.
- Viens avec elle.
Viens avec ta mère, Sergent Garcia.
- Comment tu viens de m'appeler ?
- Ah ! Pardon, OK...
Lieutenant.
"Mon lieutenant héros", ça te va ? - C'est mieux.
*Musique salsa
*...
- Pourquoi on met ces trucs-lĂ qui servent Ă rien ?
Et c'est pas la bonne taille.
Ça m'énerve. - Baaba ?
- Ça rentre pas ! - Baaba ?
Elle parle arabe.
(-N'importe quoi !) Sonnette
- Baaba ?
- C'est bon, Miami! J'ai compris.
- Non, on sonne !
... - Hein ?
J'y vais.
Bonjour.
Entrez.
Bonjour, Mani. Enchanté.
Votre fils m'a beaucoup parlé de vous.
Ils rient.
- Merci.
- Venez. Ma mère est dehors.
Rire
- Attends.... Pardon.
Attends.
Toi, tu parles espagnol ? - Comme ci comme ça. Je me débrouille.
C'est pas grâce à ça que j'ai eu le boulot.
Tu te rappelles ? Coucher avec mon patron !
Rire - Mille pardons !
Je suis désolé. - C'est rien.
J'ai quand même été pistonné.
Je suis qu'un simple flic.
Mais je ferai mon maximum pour ĂŞtre Ă la hauteur.
- Pour ton ami.
Est-ce que tu loues cette baraque ? - Non.
On me paye pour vivre ici.
- Sans déconner ? Rire
Bien joué ! ...
Et y a combien de chambres ? - Quatre.
(-Waouh !)
Madame !
Je m'appelle Ricardo.
- Merci, Ricardo.
Ils rient.
Bienvenue ! Suivez-moi.
- Soi-disant, il n'y avait pas de piscine.
- Elle est chauffée ? - Hm !
Rire - Génial !
Sirène
...
- Bonjour. C'est ici, la fondation des Touré ?
- Africain ? Tu cherches du travail ? - Oui.
- C'est par lĂ -bas.
- Merci.
- Tout droit.
- Salut, les gars !
60 $ la journée, c'est bon ?
Brouhaha d'approbation
Suivez-le. - Allons-y !
- À tout à l'heure !
Musique de suspense
...
Merci !
Hé, le gros baraqué, tu pourrais porter les sacs par deux !
- D'accord. - Faut se bouger !
- J'en prends deux.
- Tu dors ou quoi ?
Faut se magner, lĂ ! Merci.
...
- Oh...
Il éternue.
T'as pas faim ? Moi, j'ai faim. Goûte, c'est bon.
On mange Ă quelle heure ?
...
OĂą elle est, cette came, bordel ?
Un avion passe en survol.
Ils rient.
...
...
Moteur Ă l'approche Coups de klaxon
...
- OK ! Très bien.
Il peut partir.
...
- C'est bon, les gars. Beau travail !
Ă€ la semaine prochaine !
...
Le camion freine.
- Merci, j'avais chaud !
- Stop ! Ne bouge plus ou je tire !
- Ne tire pas ! Du calme, je suis flic.
- Ferme-la. Jusqu'Ă preuve du contraire, t'es un clandestin ou un terroriste.
- Doucement. Je suis pas... - Ferme-la !
- D'accord. - Mains en l'air.
Allez, sors de lĂ .
- Je sors de lĂ , d'accord.
Ça marche. À gauche ou à droite ?
- Tout droit.
Jusqu'au grillage. - OK !
- Avance. - Pas de problème.
Tu peux baisser le flingue ? - Marche. Allez !
- D'accord. Mais tu baisses le flingue ?
- Ferme-la ! - Une balle dans le dos, ça fait mal.
- Il a fait quoi ?
OK ! On arrive au plus vite.
Je veux Garcia dans mon bureau immédiatement.
N'importe quoi, ce binĂ´me ! Je l'attends de pied ferme.
- Le lieutenant Garcia
*est demandé immédiatement dans le bureau du capitaine Mendez.
*Le lieutenant Garcia est demandé
*immédiatement dans le bureau du capitaine Mendez.
- Je crois qu'il y a urgence. Merde...
Des avions passent en survol.
C'est pas vrai ! Qu'est-ce qu'il a foutu ?
- Enlevez-lui les menottes.
J'espère que la police française n'est pas comme vous.
- Laissez-moi vous expliquer.
J'ai une très bonne explication. - Économisez
votre salive : Garcia l'a déjà fait.
On a eu le temps de discuter pendant le voyage.
- Il est pas responsable. Il était pas au courant.
- Je m'en doutais, et c'est ce que je lui reproche !
Une chance pour vous que le sergent Morris passe l'éponge.
- Merci, Sergent.
- Je crois qu'il a quelque chose
à vous dire. - Oui. On l'a passé au peigne fin.
Le camion a été fouillé de fond en comble.
- Et le résultat est...
- Pas la moindre trace de cocaĂŻne.
- Vous avez entendu, Keita ? Pas la moindre trace.
- D'accord.
- Vous tenez à votre boulot ? - Bien sûr !
- Et toi aussi ? - Oui, Capitaine.
- J'en suis sûr ! - C'est vrai.
- Tu sais que je t'ai dans le nez. Ça fait deux fois !
Vous arrĂŞtez
votre enquête sur les Touré
ou j'en informe votre consule
qui meurt d'envie de vous dégager !
- C'est pas la peine de l'appeler. S'il vous plaît !
- Fichez-moi le camp !
Ouste ! Il m'énerve ! - Au revoir.
- Bonne soirée. - J'en peux plus d'eux !
- En route.
- Je suis désolé. - OK, c'est bon.
Il souffle.
Rire
...
- Pourquoi tu rigoles ?
- Tu lis maintenant ?
- Oui, monsieur. Je sais lire.
C'est mon loisir.
Laisse-moi tranquille. Je profite. - Pardon. Ça marche.
- Arrête de t'agiter comme ça !
Tu me déconcentres.
- OĂą sont mes affaires ?
- Ton bazar que j'ai trouvé dans tes poches ?
- Oui !
- Elle est lĂ .
(-J'hallucine.)
Il manque un truc.
- Tu parles de ça ?
- Oui.
- C'est Ă qui ?
- C'était à Roland.
- Ah, je le savais !
C'est pas ton écriture. - T'es pas Columbo. T'es Sherlock Holmes,
maintenant. - Écoute.
J'ai essayé de le décoder. Souffle
Mais je crois que c'est un numéro d'immatriculation.
- Merci. - C'est un indice. Tu as vérifié ?
- J'ai pas le temps de jouer au Cluedo : faut que j'y aille.
- Vérifie. Je te jure, c'est une piste.
Crois-moi.
- OK, c'est bon. T'étais en train de lire. Donc, lis.
- Va te faire voir.
Tu crois pas ta mère.
Elle soupire.
...
Rire - C'est sérieux ? T'es vraiment
en train de lire ?
- Écoute : tu reviens, je te frappe.
... - D'accord !
Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est pas possible.
- Bah, bah...
Agatha Christie ! Ça, c'est un livre pour la police.
On frappe.
- Bonjour. - Bonjour, Madame la Consule.
- J'ai appris que Boyer avait été arrêté ? - Oui.
- Je tenais à vous féliciter. - C'est le travail du lieutenant Garcia.
- Je voudrais que nous reparlions de ce... Soupir
ce petit incident fâcheux de la dernière fois.
M. et Mme Touré ont confirmé leur venue à notre garden party du centenaire.
Et je pense que ce serait l'occasion idéale pour vous excuser.
- C'est un ordre, madame ?
- Disons que si vous ne le faites pas,
vous risquez de retourner distribuer des PV Ă Belleville.
- Monsieur Keita ?
Une dame demande Ă vous voir.
De la fondation Touré. - Faites-la entrer.
- Très bien.
Venez, s'il vous plaît.
- Merci.
- Bonjour, M. Keita.
Vous ĂŞtes surpris ? Je comprends.
Merci de me recevoir.
- Je peux vous aider ?
- Il faut que vous contactiez cette personne au Daloa.
Le commissaire Abdoulaye Omassa.
- Pourquoi je ferais ça ?
- Il veut mettre les Touré en prison, comme vous.
- Pourquoi je lui ferais confiance ? - Renseignez-vous.
Le pays n'attend qu'une chose : mettre fin à ce régime corrompu.
Musique africaine
...
*Sonnerie ...
- Commissaire Omassa.
- Baaba Keita, police française. Bonjour.
- J'ai eu vent de votre intervention lors de la conférence des Touré.
Nous pourrions
*collaborer. - Roland Weber, vous connaissiez ?
*-Votre ami Roland
est passé par la mauvaise voie : le ministère
*de l'Intérieur.
*Il ne faut pas y aller quand on s'attaque aux Touré.
Le lendemain, il a été tué.
- Pourquoi vous, vous ĂŞtes toujours vivant ?
- Je suis moins dangereux pour les Touré que votre ami.
Ici, on sait que le frère du président est un trafiquant de drogue.
*Roland, c'était la police française et Interpol. Il était gênant.
Voilà pourquoi il a été assassiné.
- Ladji Touré aurait commandité le meurtre ?
- Aucun doute là -dessus : Touré et sa femme.
Inspecteur Keita, je suis prĂŞt Ă partager toutes mes informations.
*Où vous en êtes avec vos enquêtes ? - Très honnêtement, nulle part.
*J'ai suivi le dernier convoi Ă la douane
où il a été fouillé : ils ont rien trouvé.
- Quelle douane ? *-Celle de Miami.
La drogue a pas pu passer le contrĂ´le.
- Pourtant, elle arrive jusqu'ici. Je vous le certifie.
*Avez-vous pensé que la drogue
pouvait être chargée ailleurs ?
Peut-ĂŞtre que l'avion ne vient pas directement
*en Afrique. Il y a quelques semaines,
j'ai demandé l'immatriculation de l'appareil. En vain.
- Vous voulez dire, comme une voiture ? *-Oui, absolument.
Avec une immatriculation, on peut le pister.
- Une immatriculation... *-Tenez-moi au courant, Keita.
- On se rappelle. *-Au revoir.
- OK. Merci, Abdoulaye. *-Bonne chance.
Musique de suspense
...
Il rit.
- Salut, ça va ?
Tu m'en veux. Je comprends.
Rire
Si j'avais su que ça allait
te retomber dessus, j'y serais jamais allé.
- Tu crois que c'est pour ça que je t'en veux ?
- Oui. J'ai rien fait d'autre.
- D'abord, tu me sauves la vie et après, tu m'ignores ?
Tu me croyais pas cap de prendre des risques pour aider mon ami ?
- Oui... T'as raison.
- Tu aurais dĂ» avoir confiance en moi. J'ai une dette envers toi.
- Je suis désolé.
- Je m'en remettrai, c'est bon.
- T'es mon ami ! - Ça va, les câlins !
Tu veux un café ?
- Oui. Je te demande pardon. Pardonne-moi, vraiment !
C'est l'immatriculation d'un avion.
C'est sûrement celui des Touré.
Tu peux m'aider à vérifier ?
T'as pas un pote au FBI ?
- Pourquoi au FBI ?
- Dans les films, tous les flics ont un pote au FBI ou Ă la CIA.
- Désolé, j'ai pas de pote à la CIA.
Ni au FBI.
- Dommage !
- J'ai un pote à la sécurité de l'aéroport.
Ça te va ? - Super ! Mais le FBI, c'est plus sexy.
- OK. Soupir
*Sonnerie - AllĂ´ ?
*-¡Hola Ruben! Comment ça va à l'aéroport ?
- Tout se passe bien.
- Je me trouve avec un ami.
Il aurait une question
Ă te poser. Je peux
*te le passer ? - Oui, vas-y.
- Je t'en prie. - Bonjour, Ruben.
Je suis le partenaire de Ricardo, Keita, un flic français.
J'aurais besoin
de savoir si ce numéro est celui d'un avion : K...
- K... *-Trois, deux, neuf.
- Trois, deux, neuf ?
- Vous pourriez trouver l'appareil ?
- Vas-y, cherche. - D'accord.
Je l'ai.
- C'est une immatriculation enregistrée au nom de l'African Children Foundation.
*Et l'appareil
*est actuellement stationné ici.
Ce sera tout ?
- J'aimerais savoir l'itinéraire.
- Le plan de vol ?
- Voilà , c'est ça : le plan de vol...
- Le plan de vol.
- S'il vous plaît.
C'est ce que j'avais dit.
- C'est ça ? - Oui, on l'a.
Il doit décoller, a priori, dans 48 heures pour...
- Caracas. - Caracas.
- C'est lĂ qu'ils chargent toute la came.
- Tout passe discrètement par un convoi humanitaire.
- Ils arrosent des mecs pour embarquer la came.
Une fois en Afrique, personne ne contrĂ´le.
- Et il te fallait le FBI pour ça ?
- Madame Mendez !
Capitaine ! Soyez les bienvenus. - Merci.
Musique rythmée
...
- Regardez qui voilĂ !
Le fan club de Julio Iglesias.
Elle rit.
...
... ...
Lieutenant, quel plaisir que vous soyez des nĂ´tres !
Vous permettez que je vous emprunte votre coéquipier ?
- OK ! - Je vous remercie.
- Bonjour, Hortense.
- HĂ© !
Lieutenant Garcia. Comment allez-vous ?
- Bien. - Garcia !
Viens tout de suite.
- Tout de suite, maintenant ? - Oui, maintenant.
- Excusez-moi.
- J'espère que vous êtes inspiré.
Si ça ne vous venait pas, pensez à Belleville.
Madame Touré, monsieur Touré...
Vous connaissez notre officier de liaison,
monsieur Keita.
- Monsieur Keita, quel plaisir de vous revoir !
- Votre premier contact
a été... comment dire ?
Peut-ĂŞtre, un peu rugueux. Mais, M. Keita a quelque chose Ă vous dire.
- Moi ?
Ah oui, absolument !
Je vous présente mes plus sincères excuses
pour mon attitude inqualifiable.
Des vieux restes de mon quartier de Belleville.
Vous connaissez Belleville ?
Vous y êtes allés ?
Désolé de mes insinuations. Vous n'êtes pas des trafiquants
de drogue et n'avez pas fait assassiner
un policier français.
Non, évidemment.
Sinon, vous ne seriez pas lĂ . Rire
... On est d'accord !
... Ça me paraît évident.
Rires
...
Bien sûr ! ...
Bonne soirée. - Bonne soirée,
monsieur Keita.
- Maintenant que j'y pense... Belleville, j'y suis allé.
Une fois.
Ton copain y était aussi.
- Je sais que c'est toi. - Il est mort lĂ oĂą il a grandi.
C'est touchant, je trouve.
Cris
- Oui, une bonne droite !
...
C'est de la triche !
C'est pas du jeu !
Cri de douleur
- Garcia, pas bouger !
- Ouah ! Viens, mon pote !
Je t'attends, viens !
Enfoiré ! Ça fait mal...
- Ça va ?
- Si. Ça va.
Pourquoi dès que je suis avec toi, je ruine mes pompes ? Pourquoi ?
- Je sais pas. Désolé. - Laisse tomber.
Alors ? C'est quoi, la suite ?
- D'abord, le plus dur, ça va être de l'annoncer à ma mère.
*Musique slow rock
*...
Maman ?
- Mon chéri, tu es rentré ?
- Oui.
Tiens. - Un cadeau ?
C'est louche. C'est pas la fête des Mères.
- Je voulais te dire bravo et merci pour la piste.
- Laquelle des pistes ? Y en a eu tellement ?
- La carte de visite. - Ah !
La carte de visite.
Le numéro d'immatriculation, c'était ça !
Tu as vu ?
Quand je te dis : "c'est ça", c'est ça.
Il rit. Mais il fallait pas me faire un cadeau.
On est des partenaires.
Tiens ! Tu me la mets sur la table de chevet.
- D'accord. Sur la table de chevet, Mme Kardashian.
- Chéri !
Il y a Ă manger dans le frigidaire.
- Mais il faut que je te parle. - Non,
pas pour l'instant. Ne me dérange surtout pas.
Ernesto et moi, on doit finir.
Il fait chaud...
Ernesto !
- Finir quoi ?
Finir quoi ?
Pourquoi je lui ai dit de profiter ?
*Sonnerie
Salut, c'est moi. C'est Baaba.
- Hou là ! C'est quoi, cette voix ? Ça va ?
- Faut que je te dise. Je suis plus sur l'affaire de Roland.
Pas juste l'affaire : je me suis fait virer.
- Mais qu'est-ce que t'as fait encore comme connerie ?
- J'ai vraiment merdé.
- Comment ça ? *-La consule me donne 15 jours
pour boucler mes bagages. Et je l'ai pas encore dit à ma mère.
- Ah non, tu vas pas me parler de ta mère encore !
- Je sais pas comment l'annoncer à ma mère.
- Moi non plus. - Elle va avoir une attaque, c'est sûr.
- Ça vous laisse un peu de temps pour en profiter.
C'est l'occasion de faire du tourisme.
Tiens, une idée ! Si tu veux, je t'apprends à surfer,
et toi, tu m'apprends le kung-fu. - Tu surfes ?
- Évidemment que je surfe. On est à Miami : que crois-tu ?
- Keita, c'est Abdoulaye.
- Que se passe-t-il ? *-Un coup d'État au pays. Le peuple
et l'armée sont dans la rue. Le président est en fuite.
*Un gouvernement est mis en place. - Ça veut dire quoi ?
*-Les cartes changent de mains. Le nouveau ministre
vient de signer les mandats d'arrêt contre les Touré et Max Giraud.
*On les transmet à Interpol pour être diffusés partout.
- La police de Miami pourra les arrĂŞter ?
- Trop tard ! Ils ont déjà décollé pour Caracas.
Et je parie que dans les 48 heures Ă venir,
ils seront ici pour décharger leur dernière cargaison de drogue.
Il y a une piste clandestine, mais je ne sais pas oĂą.
- J'ai une amie chez Interpol, elle pourrait vous aider.
*-Ce serait pas du luxe.
On n'a que deux jours.
Je dois les intercepter
avant qu'ils ne disparaissent.
- OK, je te tiens au courant. Merci, Abdoulaye.
Ricardo !
Rends-moi service : tu peux t'occuper de ma mère ?
Je dois partir en Afrique.
- Quoi ?
- Abdoulaye compte interpeller les Touré et Max dans 2 jours au Daloa.
En partant maintenant, je pourrai l'aider.
- Tu m'abandonnes avec eux ?
- Tu peux pas venir avec ton ulcère. - Tu débloques, mon pote ?
- Mais...
- On a commencé ensemble, on finira ensemble.
Ulcère ou pas ulcère. Mon passeport est prêt.
On roule ensemble, on meurt ensemble.
- Ah oui, j'aime ça !
- Ouais ! - J'adore ça !
Rire
J'adore ce film. Allez, en route !
- En route, partenaire ! - Yes!
Musique rythmée
...
- On y est. - OK...
Merci pour la balade.
Vous pouvez me passer mon sac ?
Oh, c'est quoi, ces manières ?
Merci !
- Lieutenant Keita, soyez le bienvenu. - Enchanté, Commissaire.
- Abdoulaye Omassa.
Euh, Garcia ?
- Lieutenant Ricardo Garcia, oui. - Allez !
Entrez, s'il vous plaît.
Welcome! - Merci.
- Votre amie d'Interpol m'a envoyé les données satellite.
On a une piste clandestine à la frontière.
- A-t-on une chance de les choper ? - Oui, elle est réelle.
- Tiens ! - Ah oui !
Et moi ?
- Prends ça.
- OĂą est mon flingue ?
- On n'a pas d'accord avec les États-Unis. Donc, pas d'arme.
- Attends, je fais pas les lois.
- On s'en fout ! On est en pleine zone de non-droit !
- Dépêchons-nous.
- Quoi ? - On y va.
- Allez ! - Il nous faut un hélicoptère.
- Attendez !
Je fais quoi avec ça ? C'est pas sérieux.
- L'armée n'a plus d'hélicos dispos.
Donc, j'ai fait une entente
avec un pilote privé. C'est là , on descend.
Inspecteur Keita, Ă cause
du coup d'État, il n'accepte ni chèques, ni cartes.
Il faut le payer par Western Union, et ça fait 3 000 $.
- Euh non, non... - Tu les as ?
- Non, non... Attends.
Il a un truc Ă te demander.
- Il veut :
3 000 $, Western Union, Ă payer tout de suite.
- On y comprend rien, comme au restaurant chinois.
C'est pourquoi les 3 000 $ ?
- L'hélicoptère.
- Ah, voilĂ !
Il imite un hélicoptère.
- 3 000 $ pour un hélicoptère ?
... OK.
Regarde ! Western Union, ça marche ?
- Ça marche.
- OK... Une petite minute.
Vous avez une super Wi-Fi.
- Oui.
- Ah, c'est bon !
C'est approuvé.
D'accord ? - D'accord.
Musique pop rock
...
- Attendez-moi !
Ne me laissez pas ! HĂ© !
*...
HĂ©, les mecs ! Merde, c'est quoi, cette bestiole ?
Je viens de me faire piquer. - Tu vas choper la malaria.
- Déconne pas... C'est vrai ? - Oui.
- On sait jamais.
- Ah non, merde... Pas moi !
- Fais gaffe aux éléphants. Grouille-toi.
- Où ça ? Attendez-moi !
Ne me laissez pas seul ! Rire
Un éléphant, t'es sérieux ? - Oui. Reste là .
Musique rythmée
...
Garcia grogne.
Le club au complet : ils sont tous lĂ . - Eh oui !
- Ça rigole pas : c'est qui, ces mecs ? - C'est le comité d'accueil.
Ces hommes,
c'est des tueurs.
Ils passent toute la drogue dans le Sahel. C'est leur business.
- OK, on bouge plus !
Les mains en l'air ! Déconne pas, OK ?
Oui, prends les armes. - Prends ça.
- Déconne pas avec nous ! (-Attention.)
(Et voilĂ !)
(Je peux le garder ?)
- Ouais, tu peux. (OK !)
- Tiens ça.
- Tourne-toi ! Que regardes-tu ?
Musique sombre
...
- Vite, les gars ! - OK...
OK... - Pas d'arme pour toi.
- Oh non ! Pourquoi j'aurais pas d'arme ? C'est pas juste !
Musique sombre
...
- Il faut intervenir maintenant.
C'est maintenant.
- Au quad ! Vite, vite !
- Il faut en finir avec ce criminel. - Je m'occupe de l'avion.
- Et moi, je fais chauffeur de quad ?
- Allez, Garcia ! Démarre.
- Lieutenant ! Abdoulaye !
On va chercher nos excuses.
- Oui, et en beauté ! Allons-y ! - C'est bon !
Musique rythmée
...
Cris ...
... ...
- Qui t'a donné ça ?
...
...
Coups de feu - À couvert !
...
Cris ...
... ...
Coups de feu
...
Elle crie.
... ...
- Ne tuez pas cette garce ! Elle est Ă moi !
Couvrez-moi !
Coups de feu
...
- Ne tirez pas ! Ne tirez pas !
- Jette ton arme !
- Ne tirez pas ! C'est bon, c'est bon...
Cris
...
- On décolle !
...
Le moteur démarre.
...
Coup de feu
- Police ! Air CocaĂŻne, c'est fini
pour vous ! On descend !
Éteins le moteur et descends.
Vous êtes en état d'arrestation !
Coup de feu
...
Musique rythmée
...
- Range-toi !
Stop !
Allez !
...
Vous voulez jouer ? Alors, on va jouer.
Coups de feu
...
Descendez !
Descendez tout de suite !
Allez, descendez ! Elle pleure.
Il rit.
Allez, descendez !
Oui, mains en l'air ! Contre le capot de la voiture.
Hm...
Nous y revoilĂ . On ne bouge pas.
Comme vous le savez, vous n'avez aucune chance de m'acheter.
Dommage, hein ? Je ne mange pas de ce pain-lĂ .
À part ça, j'adore la musique africaine.
LĂ , on s'y croirait. Quelle ambiance !
Oh, regardez qui voilĂ ! Regardez !
- Avance. - On a la paire !
- Avance !
- On y va. Allez !
Ah ! Rire
Regarde ! Y a quelqu'un qui veut te présenter des excuses.
- Regardez les deux, lĂ !
- T'as vu ça ? - Oui, bonne pioche !
Tu portes une arme, toi ! C'est illégal.
- Il paraît qu'on peut toujours s'arranger avec les lois.
- T'as raison : on s'arrange.
Rires
Ah, belle pioche ! Chacun son tour, les Touré.
- C'est ma première arrestation en Afrique.
- Waouh ! - Waouh !
Ça, c'est la belle vie ! - La vraie vie.
- C'est le rĂŞve ! - T'as pris ton maillot ?
- Qu'est-ce que tu crois ? Et toi ? Rire
- Évidemment ! - Encore heureux !
- C'est cool ! - Super cool !
- On est très bien.
- C'est pour toi. - Merci.
- Le capitaine Mendez vous envoie toutes ses félicitations.
Le consulat de France vous fait savoir
qu'il est très fier de vous deux.
Vous avez fait un boulot épatant. Alors, vous allez
récupérer vos postes.
En ce qui concerne
le paiement de l'hélicoptère... - Oui ?
- La police de Miami va vous rembourser. - Magnifique !
- Bonne nouvelle, non ? - Même une très bonne !
Pensez à la facture. À ce soir !
- Une facture ? - Quoi ? Quelle facture ?
- Comment ça ? - Pourquoi tu...
Ah oui... Il faut une facture pour l'hélicoptère.
- Ah ? - Tu dois leur présenter une facture.
Si tu veux être remboursé.
- Qu'est-ce que c'est, ces conneries ? Quelle facture ?
Il m'en a pas filé ! - J'en sais rien.
- Rappelle-le ! - J'y suis pour rien.
- Tu m'as embarqué là -dedans !
- C'est toi qui as insisté pour venir ! - 3 000 $...
Ma mère va me tuer
si je me fais pas rembourser.
- Lin !
Salut. - Salut.
- T'es en vacances ?
- Commence pas !
- T'es officiellement sur l'affaire ?
T'es forte, toi !
Sonnette d'ascenseur
Tu me présentes pas tes amis ?
- Mes collègues. - Hé, les gars !
Les salopards que vous allez interroger,
je les ai arrêtés. Baaba Keita, police de Belleville.
Cadeau ! Ça fait plaisir.
Quoi ? C'est important qu'ils sachent
Ă qui ils ont affaire.
"Noisette, comme d'hab'" est pas venu ? - Baaba ! Lui, c'était rien.
C'était personne.
- OK.
MĂŞme pas pour porter tes bagages ?
*Musique soul Brouhaha joyeux
*... ...
- Je m'appelle Ricardo. *...
*... ...
Keita !
Ne me laisse pas tout seul !
*...
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Je dois passer aux aveux ?
Rire OK.
Si je te dis qu'on va vivre ensemble, toi et moi, sans ma mère,
tu me crois ? - Pourquoi t'as changé d'avis ?
- Je crois que ma mère a une histoire avec Ernesto, le chauffeur
de la consule.
Et la première fois que je t'ai vue, t'étais comme un matin de Noël.
- Tu me dis ça que maintenant ?
- Je sais pas quoi dire d'autre.
- Attends...
- Quoi ?
- J'ai déjà entendu ça.
- Quoi ?
- C'est dans un film !
- Ah bon ? Peut-ĂŞtre.
- Tu te fous de moi.
- Je sais pas. - Non, mais tu...
Ils rient.
- T'y as cru. - Non !
- ArrĂŞte, tu allais m'embrasser ! - Trop pas !
- C'était à deux centimètres. - C'est pas vrai !
- Si, arrĂŞte ! Cri
Ne mens pas. ...
- Tu fais quoi ?
Il parle chinois.
- C'est vrai.
- Quoi ?
- T'es comme un matin de Noël.
*Musique pop latine
*...
*Sonnerie ...
- Tiens, c'est ta mère ! - Oui...
- Ça, on s'y attendait pas ! Il rit.
Ah non !
- Non, fais pas ça !
T'as fait ça ?
- Ben ouais !
*-AllĂ´ ? AllĂ´ ?
*Baaba ?
AllĂ´ ?
AllĂ´ ?
- Tiens ! Baaba rit.
Va le chercher !
*... Garcia rit.
- Non, c'est toi qui vas le chercher. Rires
- Suivez-moi ! Suivez-moi, les filles !
*...
...
...
Musique de suspense
...
...
...
...
Sous-titrage : HIVENTY
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