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Pr�t ?
Les pluies de Castamere.
T'es dur de la feuille ?
Toujours la m�me r�ponse � la con.
�coute, abruti.
La Belle et l'Ours.
Toi, t'as la feuille musicale !
�a compense ta petite bite !
La premi�re fois, je t'ai pris pour un eunuque !
Pas vrai, les filles ?
Un b�b� escargot sortant de sa coquille.
Ton chiard braillait ce matin.
M'a r�veill�e.
T'entends ?
T'as rien � dire ?
Je m'excuse qu'il t'ait r�veill�e.
Je me fous de tes excuses.
Fais-le taire, ou je m'en chargerai.
L'approche pas.
Petite pute sauvageonne.
T'aurais d� rester avec les tiens.
- T'entends ? - Boucle-la.
Quoi ?
C'est qu'une chouette, imb�cile.
Non.
J'aurais pas d� l'abandonner.
- Tu pouvais pas savoir. - Bien s�r que si.
Ils saccagent les villages alentour.
On se planque, et nos fr�res sont massacr�s.
- Ils devaient rester ici. - Jack le Noir m�ritait �a ?
Et Muid et Mully hach�s menu pour avoir d�sob�i ?
J'ai pas dit �a.
Ils auraient pas d� �tre l�.
Des protecteurs du royaume ?
- Je l'ai condamn�e. - Pas foutus de prot�ger La Mole.
On peut pas les poursuivre. C'est ce qu'ils veulent.
Et le petit Sam...
Je les ai condamn�s.
Elle a pu se cacher.
Je vous croyais morts apr�s votre exp�dition avec Mormont.
Personne ne revenait, puis vous �tes arriv�s.
Elle a surv�cu � Craster, la pire enflure que je connaisse,
� votre exp�dition
et � un foutu Marcheur blanc.
Elle a pu s'enfuir.
Peut-�tre.
Apr�s La Mole,
c'est nous.
Mance et son arm�e sont proches.
100 000 hommes.
Et on est combien ? 105 ?
Tu comptes Jack, Muid et Mully ?
102.
Comment 102 hommes en arr�tent 100 000 ?
Que le dernier survivant
br�le les cadavres des autres.
Si je quitte ce monde,
je pr�f�re pas revenir.
Il t'espionnait ?
Pas vraiment.
Les Dothrakis m�prisent les �trangers qui ont honte de la nudit�.
Ils font l'amour dehors pour que tout le khalasar en profite.
Mais tu n'es pas dothrak.
Peu importe. Ver Gris n'est pas int�ress�.
Les Immacul�s n'ont cure des femmes.
Il �tait int�ress�.
Pardon ?
Je pense qu'il �tait int�ress�.
Lors de leur castration, ils coupent tout ?
Tout ?
Le pilier et les cailloux.
Je l'ignore.
Pas curieuse ?
Je suis venu m'excuser.
Tu n'as pas � t'excuser.
J'esp�re ne pas t'avoir effray�e.
Tes le�ons de langue commune...
Elles sont pr�cieuses
- pour je. - Pour moi.
Pour moi.
Je ne t'ai pas appris le mot "pr�cieux".
Jorah l'Andal, il a appris ce mot.
Il m'a appris ce mot.
Te rappelles-tu ton nom de naissance ?
Je ne me rappelle rien.
- Toujours Immacul�. - La castration,
tu t'en rappelles ?
D�sol�e.
- D�sol�e qu'ils t'aient fait �a. - Pourquoi ?
- Pourquoi d�sol�e ? - Triste sort pour un enfant.
Si les ma�tres ne m'avaient pas castr�,
jamais Immacul�.
Jamais sur la Plaza d'Orgueil,
quand Daenerys du Typhon ordonna de tuer les ma�tres.
Jamais choisi comme chef des Immacul�s.
Jamais rencontr� Missandei de l'�le de Naath.
D�sol�...
pour aujourd'hui.
D�sol�.
Ver Gris.
Je suis heureuse que tu m'aies vue.
Moi aussi.
Le kraken.
Puissant
tant qu'il est en mer.
En dehors de l'eau, il n'a pas de squelette.
Il s'�croule sous son propre poids
et s'�crase comme une merde.
Il devrait le savoir.
Malheureusement, il n'est pas tr�s malin.
Que leur dis-tu ?
Que je suis Theon Greyjoy,
fils de Balon, h�ritier des �les de Fer.
En vrai ?
Je suis Schlingue.
S�r ?
On croirait un lord.
Redoutable,
fier.
Schlingue.
Jusqu'� quand ?
Toujours.
- � jamais. - Exact.
Jusqu'� ta mort.
N'oublie pas ce que tu es et ce que tu n'es pas.
Donne-moi Moat Cailin.
Stop.
Qui va l� ?
Kenning,
commandant de cette garnison.
Tu serais Theon Greyjoy ?
Pourquoi je te croirais ?
Je suis n� � Pyk.
Le dernier fils vivant de Balon Greyjoy.
Votre prince.
Je le jure par le dieu Noy�.
Ce qui est mort ne saurait mourir.
Si tu es mon prince,
- pourquoi marcher avec un Bolton ? - J'ai �t� captur� � Winterfell.
Je suis venu n�gocier
avec mes fr�res Fer-n�s.
Que veut Lord Bolton ?
La maladie vous d�cime.
Vous �tes surpass�s en nombre et bien loin de la mer.
Sauvez vos hommes
et abandonnez cette position intenable.
Il sera aussi juste avec vous qu'il l'a �t� avec moi.
Vous aurez la voie libre jusqu'aux Roches.
Il veut notre reddition ?
Mon p�re,
votre roi,
s'est jadis rendu � Robert Baratheon.
Je l'ai vu s'agenouiller.
Sans honte.
Il s'�tait battu avec honneur, comme vous.
"Sans honte, avec honneur"...
Je n'ai pas entendu.
"Sans honte".
"Avec honneur".
Seul un chien parle comme �a.
Ou une femme.
Es-tu une femme ?
- Tu ne sais pas... - Les Fer-n�s ne se rendent pas.
Je suis Schlingue...
Va donc le dire � ton ma�tre,
Theon Greyjoy,
ou qui que tu sois.
Tu marmonnes quoi ?
La reddition contre la vie ?
C'est ce qui est �crit ?
Hissez le drapeau blanc et ouvrez les portes.
Vous rentrez.
T'as cru qu'on allait les laisser partir ?
�corcher n'est plus � la mode.
Une bien triste r�alit�.
Les traditions sont importantes.
Que serions-nous sans notre pass� ?
On rentre, maintenant ?
Je pense, oui.
Dans une nouvelle maison.
Vous avez des origines lointaines ?
Un anc�tre de Braavos, oui.
Nous avons tous des anc�tres qui viennent d'ailleurs.
Nos anc�tres sont dans le Val depuis des mill�naires.
Nous avons repouss� chaque invasion.
La beaut� du Val n'a d'�gal que la noblesse de ses familles.
Lady Arryn disait souvent qu'elle comptait sur vous, Lord Royce.
Elle ne m'a rien dit de vous.
Mais elle n'en a pas eu besoin.
Usurier, prox�n�te.
Apr�s avoir tant l�ch� les bottes des Lannister,
votre langue n'a pas noirci ?
Nomm� Grand Argentier dans l'indiff�rence g�n�rale.
Un travail crapuleux pour un homme crapuleux.
Mais vous �tes venu r�der par ici
et flagorner Lady Arryn.
Elle m'a convi�.
Nous �tions proches
- depuis l'enfance. - Votre relation est connue de tous.
Les faiblesses de Lady Arryn ne nous regardent pas.
- Sa mort, si. - Bien entendu.
Son suicide nous afflige.
C'�tait un dr�le d'oiseau, c'est un fait.
Mais un suicide ?
Elle adorait son fils.
Elle ne l'aurait pas d�lib�r�ment abandonn�.
Il est �tonnant qu'� peine arriv�,
vous �pousiez Lady Arryn,
et qu'elle se jette dans le vide.
Elle a toujours �t� m�lancolique.
Elle n'�tait pas faite pour un monde si brutal.
Il y aurait un t�moin.
Votre ni�ce, semble-t-il.
Une fille simple et sans esprit. Elle ne sera d'aucune aide.
Nous d�sirons lui parler.
- Je vais la chercher. - Inutile.
Le t�moin ne doit pas �tre influenc�.
Approche, mon enfant.
Tu n'as rien � redouter de nous ou de lui.
Lord Baelish, ici pr�sent,
est-il ton oncle ?
Tu es Alayne ?
Peut-�tre pr�f�rerais-tu que Lord Baelish sorte ?
- Laissez-la parler. - Inutile.
Parle, ne sois pas timide. Raconte ce que tu as vu.
D�sol�e, Lord Baelish.
Je dois dire la v�rit�.
- Je vais tout vous dire. - Je t'en prie, Alayne.
Dis-nous tout.
Je ne suis pas Alayne.
Mais Sansa Stark,
la fille a�n�e de Lord Eddard Stark.
Nous nous sommes rencontr�s � Winterfell.
Vous accompagniez votre fils, Ser Waymar, au Mur.
Sansa Stark ?
Vous m'avez menti, mis�rable vermisseau ?
Lord Baelish a menti.
Mais uniquement pour me prot�ger.
Depuis la mort de mon p�re,
j'�tais otage � Port-R�al.
Un objet de torture pour Joffrey et de tourment pour Cersei.
Ils m'ont battue,
humili�e, mari�e au Lutin.
Je n'avais aucun alli�.
Sauf un.
Il m'a sauv�e.
Il m'a sortie de l�,
� la premi�re occasion.
Il savait que je serais en s�curit�
aupr�s de ma tante Lysa.
Les Lannister ont des alli�s partout.
M�me dans le Val.
Il m'a fait jurer de taire mon identit�.
Votre secret est sauf.
Votre p�re a grandi dans ces murs. Nous avons chass� ensemble.
C'�tait un grand homme.
Raconte-nous ce qui est arriv� � ta tante.
Vous la connaissiez bien. Vous connaissiez ses tourments.
Elle a toujours ch�ri Lord Baelish. Elle me l'a avou�.
Depuis le jour o� il est arriv� � Vivesaigues.
Un gamin de huit ans, toute sa fortune tenant dans son sac.
Elle m'a confi� n'avoir jamais aim� Lord Arryn.
Elle a ob�i � son p�re, comme le veut la tradition.
Quand les Sept ont enfin permis qu'elle retrouve Lord Baelish,
elle �tait si heureuse.
Pour un temps.
Ma tante br�lait de jalousie.
Elle �tait terrifi�e � l'id�e que Lord Baelish
se lasse d'elle au profit d'une femme plus jeune.
Et puis,
un jour, elle l'a vu m'embrasser.
- Lady Sansa. - Un baiser chaste.
Sur la joue, rien de plus.
Lord Baelish est mon oncle.
Par alliance.
Il a toujours �t� pr�venant.
Je savourais ma libert�, gr�ce � lui.
Mais ma tante s'en est prise � moi.
Me maudissant, m'insultant,
me promettant la Porte de la Lune.
Lord Baelish a tent� de la calmer,
elle l'a frapp� et menac� de se tuer.
Elle longeait la Porte de la Lune. Il a essay� de la raisonner.
Il a jur� qu'elle �tait son seul amour,
mais...
elle s'est approch�e du gouffre et...
Tu n'y es pour rien, ma douce.
Ce n'est pas ta faute.
Rien d'�tonnant.
Elle allaitait encore son gar�on de dix ans.
Lord Royce ! Ce n'est pas le moment.
Mes excuses.
De m�me, Baelish. Nous avons �t� un peu durs.
Vous r�clamez justice.
Je ne peux vous en tenir rigueur, je r�clame la m�me chose.
� qui rendre justice, face � un suicide ?
Pas � Lysa, mais � son fils.
Il y a 20 ans, les chevaliers du Val chevauchaient
derri�re Jon Arryn, Ned Stark, Robert Baratheon,
pour supplanter Aerys le Fol.
Depuis, Royce, Corbray et Vanbois, toutes les grandes maisons du Val,
restent hors jeu, comme un gosse timide dans une rixe.
Doutez-vous de notre courage ?
Dans quel camp �tes-vous ?
Celui des Lannister qui ont ex�cut� votre ami ?
Bien s�r que non.
Catelyn Stark a suppli� sa soeur, et Lysa a refus� son aide.
Quand vous esquiviez la m�l�e, Tywin Lannister a fait le m�nage
du Nord au Sud.
Qui l'affrontera ?
Qui voulez-vous soutenir, Lord Baelish ?
Robb Stark est mort.
Soutenez Robin Arryn,
Le Lord du Val.
Un gar�on ch�tif.
Parfois,
ces gar�ons deviennent puissants.
Ils meurent souvent jeunes.
J'aimais Lysa Arryn de tout mon coeur.
Elle aimait tellement son fils qu'elle l'a prot�g� � l'exc�s.
Il doit apprendre � manier l'�p�e, � chevaucher.
En effet, il est temps.
Oui, il est temps.
Temps qu'il inspecte le Val et les ch�teaux de son domaine.
Il est temps que Robin quitte le nid.
Ser Barristan.
Qui t'envoie ?
- Ser Barristan. - Ser Jorah.
Ai-je manqu� un Conseil ?
Qu'est-ce ?
Une amnistie royale, d�livr�e par Robert Baratheon.
Vous l'avez espionn�e.
Qui vous l'a donn�e ?
Quelle importance ?
- Elle le sait ? - J'ai pr�f�r� vous pr�venir.
D'homme � homme.
Plut�t que de le faire dans votre dos.
Je dois lui parler en priv�.
Vous ne l'approcherez plus seul.
Pourquoi l'Usurpateur t'a-t-il amnisti� ?
Parlons-en en priv�.
Parlons-en ici. Explique-toi.
� qui profite cette r�v�lation ?
C'est l'oeuvre de Tywin Lannister.
Il veut nous diviser
pour nous d�tourner de lui.
Le document est dat� de l'ann�e de notre rencontre.
Pourquoi cette amnistie ? Serait-ce un faux ?
Il est authentique.
Alors, pourquoi ?
J'�crivais � Lord Varys,
le ma�tre-espion de Port-R�al.
- � quel sujet ? - Des informations.
Lesquelles ?
Votre arriv�e � Pentos avec Viserys. Son projet d'alliance avec Khal Drogo.
Votre mariage.
La mort de votre fr�re.
Tu l'as inform� de ma grossesse ?
R�ponds et n'utilise plus ce nom.
Lui as-tu dit que je portais l'enfant de Drogo ?
On a tent� de m'empoisonner
� cause de tes informations.
Je vous ai emp�ch�e de boire.
Tu savais le vin empoisonn�.
Je le soup�onnais.
Tu m'as trahie depuis le premier jour.
Pardon.
Je ne voulais pas...
Khaleesi, pardonnez-moi.
Tu as vendu mes secrets au bourreau de mon p�re,
- � l'Usurpateur. - Je vous ai prot�g�e.
- J'ai tu� pour vous. - Et tu veux mon pardon ?
Je vous ai aim�e.
Aim�e ?
Comment oses-tu ?
Tout autre, je l'aurais fait ex�cuter.
Toi, mort ou vif, je refuse que tu restes dans ma cit�.
Retrouve tes ma�tres � Port-R�al.
Va obtenir ton amnistie, si tu le peux.
Plus jamais
tu ne me toucheras ni ne prononceras mon nom.
Tu as jusqu'au cr�puscule pour quitter la ville.
Si tu es toujours � Meereen apr�s le point du jour,
ta t�te finira dans la baie des Serfs.
Pars.
Imm�diatement.
Moat Cailin est � vous, p�re.
Suis-moi.
Des nouvelles de Locke ?
Peu importe.
Un estropi� et un petit gar�on.
Aucun lord du Nord ne les a vus.
Ils sont sans doute morts.
Le gros des Fer-n�s a quitt� le Nord.
Le reste suivra.
Gr�ce � toi.
D�cris-moi ce que tu vois.
La lande, des champs, des collines.
Ce que tu vois.
Rien.
Tu te trompes. Tu vois le Nord.
700 milles par l�, �a reste le Nord.
400 milles par l�,
300 de ce c�t�.
Le Nord est plus vaste que les six autres couronnes r�unies.
Et j'en suis le gouverneur. Le Nord m'appartient.
Quel est ton nom ?
Ramsay Snow.
Non, pas Ramsay Snow.
Ouvre-le.
De ce jour et jusqu'� ton tr�pas,
tu es Ramsay Bolton, fils de Roose Bolton,
Gouverneur du Nord.
C'est un honneur.
Je jure d'�tre digne de ce nom et de la tradition.
Je ne vous d�cevrai pas, p�re.
J'en fais le serment.
Je vais avoir besoin d'un bain, Schlingue.
� notre rencontre, tu n'�tais qu'une enfant.
Une fille du Nord d�couvrant la capitale.
Tu n'es plus une enfant.
Pourquoi m'as-tu couvert ?
Ils vous auraient tu�, sinon.
Ce n'est pas une r�ponse.
Vous mort, que serait-il advenu de moi ?
Je n'en sais rien.
Moi non plus.
Mise sur celui que tu connais plut�t que sur un inconnu.
Tu crois me conna�tre ?
- Je sais ce que vous voulez. - Vraiment ?
Je pensais que �a me r�jouirait.
Mais en fait, pas vraiment.
Plus rien ne te r�jouit.
- C'est faux. - Exemple ?
- Tuer Polliver, Rorge. - T'es triste,
parce que t'as pas tu� Joffrey toi-m�me ?
J'aurais voulu �tre l� et voir son regard
quand il a compris.
Rien de tel que ce regard-l�.
T'as �t� son garde du corps, t'aurais pu le sauver ?
J'�tais pas son foutu go�teur.
Ce petit con m�ritait de clamser,
mais le poison...
c'est une arme de donzelle.
Un homme utilise l'acier.
C'est ta stupide fiert� qui cause. Tu seras jamais un grand tueur.
J'aurais tu� Joffrey avec un os de poulet.
Et j'aurais pay� pour voir �a.
T'aurais d� me laisser caut�riser.
C'est qu'une �gratignure.
Une �gratignure qui te ralentit dr�lement.
On n'a plus � marcher bien loin.
Ma tante va payer ?
- Bien s�r qu'elle va payer. - Je l'ai jamais rencontr�e.
Sans importance.
Tu partages son sang.
Famille, honneur, toutes ces foutaises.
�a compte, pour les gens de la haute.
Je suis pas de la haute.
Qui veut franchir la Porte Sanglante ?
Le Limier sanglant, Sandor Clegane.
Et son...
compagnon de voyage, Arya Stark,
la ni�ce de votre Lady Arryn.
Acceptez mes condol�ances.
Elle a tr�pass�.
Il y a trois jours.
Je n'ai jamais quitt� la maison, oncle Petyr, j'appr�hende.
Nul besoin.
La place du lord est aux Eyri�s, disait toujours m�re.
- Selon elle, c'�tait plus s�r. - �a ne lui a pas r�ussi.
On peut mourir � table.
Dans son lit.
Et m�me sur son pot de chambre.
Tout le monde meurt un jour,
alors ne te soucie pas de ta mort, songe plut�t � ta vie.
Prends-la en main,
tant qu'elle dure.
Voil� ce qui fera de toi le Lord du Val.
Pouvons-nous y aller ?
Le vin est toujours d'un grand secours.
Et je t'en remercie.
Duel judiciaire.
D�cider de la culpabilit� d'un homme
devant les dieux,
en regardant deux hommes s'�triper, �a en dit long sur les dieux.
Quand ?
Bient�t.
Oberyn a ses chances ?
La "Vip�re rouge de Dorne", �a sonne un peu mortel, non ?
- Je ne l'ai jamais vu combattre. - Il va mourir, et moi avec.
Oberyn est confiant.
Un euph�misme.
La peine, pour r�gicide ?
�cart�lement, pendaison ?
La roue ?
- D�capitation. - �a manque de raffinement.
C'�tait mon neveu, donc comment appeler �a ?
Fratricide pour les fr�res, filicide pour les enfants.
"Nepoticide", sans doute.
Matricide, parricide,
infanticide, suicide.
Chaque membre de la famille a droit � un mot pr�cis.
Cousins.
Les cousins, tu as raison.
Il n'y a pas de mot dans ce cas. Bien vu.
- Tu te souviens de cousin Orson ? - Bien s�r.
Il est devenu simplet, suite � une chute, enfant.
Simplet ?
Il �crabouillait des scarab�es dans le jardin.
- �a le r�jouissait. - Toi aussi.
Vu ton enfance, tu aurais pu avoir un peu d'empathie.
Au contraire.
En riant du malheur des autres, je me sentais enfin normal.
- On s'en est vite lass�s. - Parle pour toi. Tu as disparu.
J'avais � faire.
Je n'en doute pas.
- Je suis rest� avec Orson. - Pourquoi ?
Par curiosit�.
Pourquoi faisait-il �a ? Qu'en tirait-il ?
Je lui ai pos� la question :
"Orson, pourquoi tu �crabouilles ces scarab�es ?"
Sa r�ponse :
"�crabouille les scarab�es. �crabouille-les."
Je ne fus pas d�courag�.
Je d�cidai de r�soudre le myst�re qui entoure le coeur d'un abruti.
Je me rendis donc � la biblioth�que de Mestre Volarik.
Volarik. Il a essay� de me peloter.
Moult r�cits sur des grands hommes, et si peu sur des abrutis.
Une injustice.
Quoi qu'il en soit, rien sur la nature de son trouble
ou l'origine de son obsession pour les scarab�es.
Retour � la case d�part.
Impossible de parler avec Orson,
mais je l'ai �tudi� attentivement
pour trouver une explication � son comportement.
Au fur et � mesure que je l'observais,
j'ai entraper�u quelque chose.
Son visage �tait comme un livre
�crit dans une langue inintelligible.
Il n'�tait pas stupide, il suivait sa logique.
Logique que je tentais de saisir.
Je passais un temps infini � l'observer.
Je d�jeunais dans le jardin, au son de...
Il occupait mes pens�es.
P�re radotait sur l'h�ritage familial,
je pensais aux scarab�es d'Orson.
J'ai lu les conqu�tes des Targaryens.
Entendais-je le vol des dragons ? Non.
J'entendais...
Je ne trouvais aucune explication satisfaisante.
Je devais savoir.
Je d�testais voir ces scarab�es mourir sans raison.
Chaque jour, hommes, femmes et enfants sont tu�s par douzaine.
- Ces scarab�es, on s'en cogne. - Je sais, mais �a m'angoissait.
Des tas de scarab�es, des ann�es durant.
Combien de bestioles �crabouill�es et retourn�es � la poussi�re ?
Dans mes r�ves,
je me tenais sur une plage de carapaces de scarab�es.
Je me r�veillais en larmes,
je pleurais ces petits corps �cras�s.
J'ai tent� d'arr�ter Orson.
- Il faisait deux fois ta taille. - Il m'a repouss�.
Il a marmonn� un "kuuh" et a continu� le carnage.
Chaque jour,
jusqu'� ce qu'une mule le tue d'un coup de sabot.
Alors, � ton avis ?
Pourquoi ?
Qu'est-ce qui le motivait ?
Je l'ignore.
Bonne chance.
- Un peu l�g�re, l'armure. - Je veux pouvoir bouger.
Mettez au moins un heaume.
Vous ne devriez pas boire.
C'est le guerrier aguerri qui parle ?
- Je bois toujours avant un duel. - �a pourrait vous tuer.
Me tuer.
Je ne mourrai pas aujourd'hui.
Tu affrontes �a ?
Je vais le tuer.
Un vrai colosse.
La taille ne compte pas, une fois clou� au sol.
Les Sept soient lou�s.
Devant les dieux et les hommes,
nous sommes assembl�s pour �tablir la culpabilit� ou l'innocence
de...
cet homme,
Tyrion Lannister.
Que la M�re leur accorde mis�ricorde.
Que le P�re d'En-Haut
leur d�livre la justice qu'ils m�ritent.
Que le Guerrier guide la main de notre champion...
Ne m'abandonne pas � ce monde.
Jamais de la vie.
Tu sais qui je suis ?
Un mort.
Je suis le fr�re d'Elia Martell.
Tu sais ce qui m'a fait venir dans cette ville puante ?
Toi.
Avoue avant de mourir.
Tu as viol� ma soeur.
Tu l'as assassin�e.
Tu as tu� ses enfants.
Avoue, et j'abr�gerai tes souffrances.
Dis-le.
Tu l'as viol�e.
Tu l'as assassin�e.
Tu as tu� ses enfants.
Attends. Tu meurs d�j� ?
Tu ne peux mourir avant d'avoir avou�.
Dis-le.
Son nom.
Elia Martell.
Tu l'as viol�e. Tu as tu� ses enfants.
Qui te l'a ordonn� ?
J'ai tu� ses enfants.
Je l'ai viol�e.
J'ai �crabouill� sa t�te comme �a !
Les Sept ont parl�.
Tyrion Lannister,
au nom du Roi Tommen de la maison Baratheon,
premier du nom,
je vous condamne � mort.
Traduit Par La Communaut� WWW.MY-SUBS.COM
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