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Original subtitles

Eteins la lumi�re.

Merde!

Va te faire foutre.

Les gars, r�veillez cet encul�.

R�veille-le.

Allez, putain, l�ve-toi.

Mais j'ai remarqu� dans ce pays...

au cours du mois dernier, comment

Ie pr�sident et les gauchistes se sortent de leurs mensonges,

comment ils se tirent d'affaires malgr� leurs fausses d�clarations.

Qu'est-ce qui peut l'emp�cher de vous aimer?

Ainsi, 37 et 39, en plus de 35

racontent qu'il parle de l'amour que le Christ a pour nous.

Buchanan en tant qu'antis�mite, anti-immigrant et anti-New York.

Comment �a va, Ray?

Il devrait y avoir un foyer souterrain sp�cial

pour les encul�s qui ronflent.

J'�tais en train de dire que ce vieil Abram me rappelle le Vietnam.

C'est comme si un h�licopt�re atterrissait

juste � c�t� de ma t�te.

H� ho, c'est � moi ce lait.

Et ton nom, c'est Bridel?

Quel con.

Quelqu'un devrait parler � Jimmy Broadway � propos d'Abram.

Les g�teaux c'est pour tout le monde. Les sors pas de la cuisine.

D�sol�, maman.

Juste des copains.

Il les sort pas de cette putain de cuisine.

C'est un petit d�jeuner de f�te.

J'aime bien la pi�ce.

Ca va l� quand je fais un somme.

On fume pas ici.

Oh, merde!

Sors cette cigarette d'ici!

Faites moins de bruit. J'essaie...

Dites � ce foutu Jimmy Broadway...

Sors d'ici avec �a.

Je vais devenir g�rant, avoir une cl�

du coffre-fort.

M'man, je t'ai d�j� dit.

C'est fini, tout �a.

Je repars sur la bonne voie.

Je suis "clean" maintenant.

Baisse �a!

Allez, baisse �a!

Bon, �coute-moi.

M'appelle pas avant sept heures.

- Un Juif, non? - Non, plut�t dix heures.

C'est pas une histoire antis�mite, si c'est �a qui vous inqui�te,

parce que je suis pas antis�mite.

- Je serais plut�t pro-s�mite. - On dirait

quelque chose qu'on ach�te � la pharmacie.

Moi aussi, je t'aime.

Le gars s'installe, il rosse les poivrots, il salue la dame...

Salut, Andy.

Salut, Abram. Comment �a va?

Comme vous pouvez le voir, tout le monde m'en veut.

Ray est furieux contre moi.

- Je ne... - lls ne m'aiment pas, hein?

Je n'y peux rien.

Je ne suis pas de la rue.

O� je peux aller? Un foyer public? Je serai mort en un rien de temps.

Si on parle � leur chatte,

Ieur chatte peut pas r�sister, elle r�pond.

Vous �tes professeur, non?

Prof d'espagnol.

Plut�t suppl�ant.

Orthographe.

- Je voudrais �tre journaliste. - C'est bien.

Cet encul� assis sur moi s'est fait sucer la pine.

D I M A N C H E

Matthew?

Matthew Delacorta. Nous nous sommes rencontr�s au festival de Londres.

Vous ne vous rappelez s�rement pas. Je suis une amie de votre cameraman,

Terry Jennings.

Je m'appelle Madeleine.

Madeleine Vesey.

Bien s�r. Comment allez-vous?

Ca va bien.

Mais pas super. J'ai �t� rappel�e pour le nouveau film de Don Hillis.

- F�licitations. - C'�tait seulement une audition.

Je n'ai pas eu le r�le. C'�tait... juste une journ�e de travail, mais...

- Vous vous moquez. - Non, je suis d�sol�.

Vous auriez d� l'obtenir. Vous semblez parfaite pour

- un film de Don. - Vraiment?

Je prends �a comme un compliment. C'est comme ses autres films.

Chaque personnage est soit un mutant, soit un robot.

- D�sol�. J'avais oubli�. - Ce n'est pas grave.

Quelqu'un d'aussi occup� que vous ne peut pas se rappeler de tout.

Je lis dans la presse professionnelle les projets que vous devez r�aliser.

Mais que faites-vous ici? Je veux dire...

dans le Queens?

Est-ce que vous �tes en train de rep�rer des lieux de tournage?

Oui, c'est �a.

Pourquoi autrement seriez-vous ici, dans ce "no man's land"?

Qu'est-ce que vous cherchez? Des entrep�ts?

Des fonderies?

Des vues sur Manhattan?

Un "diner".

Bien s�r.

Est-ce que vous connaissez le Ciel Bleu?

Ca vaut le coup d'oeil.

Je pourrais vous le montrer, si vous...

Une table pour trois s'il vous pla�t.

Elle devrait avoir un nom, hein?

Qu'est-ce que vous pensez de Oliver?

Alors...

qu'est-ce que vous en pensez?

Je ne sais pas. Je n'ai pas encore vu le menu.

Je veux dire, comme lieu de tournage.

C'est pas mal.

C'est un peu loin.

C'est trop r�nov�?

Un peu chiqu�?

D�sol�e.

Les omelettes � la grecque sont d�licieuses, en tous les cas.

En fait, je ne veux rien manger.

J'ai d�j� eu mon petit d�jeuner.

Que diriez-vous d'un orzata?

C'est d�licieux. Non, vraiment, c'est une boisson aux amandes.

Je voudrais un bagel et...

des oeufs brouill�s. Et du caf�.

- Et un, comment �a s'appelle? - Un orzata.

Ca ne m'a pas bris� le coeur qu'ils ne m'aient pas donn� le r�le.

Ce n'est pas comme si j'aurais pu me permettre de le refuser.

Je ne devrais peut-�tre pas �tre aussi directe avec vous.

Vous avez d� rencontrer beaucoup de r�alisateurs depuis "Diversion".

Quelques-uns.

Matthew, � Londres, vous m'avez dit une chose que je n'ai jamais oubli�e.

Je parlais de mon �pisode avec le RSC, vous vous rappelez?

Quand j'ai eu ma crise de confiance et perdu ma voix?

Vous vous �tes pench� par-dessus Terry et m'avez dit quelque chose.

Vous ne vous rappelez s�rement pas.

Pas vraiment.

Vous avez dit :

"Un artiste devrait faire preuve de vigilance avec sa confiance et sa foi

et accepter le doute".

Vous avez dit "Le doute est le..."

Quel mot avez-vous employ�?

Protoplasme.

"Le doute...

est le protoplasme de l'art r�el".

J'ai dit �a?

Je ne l'ai jamais oubli�.

En fait...

�a m'a souvent r�confort�e.

Carj'erre dans un d�sert

o� je ne trouverai nul sentier

nul signe rassurant

pour me guider.

Nous y voil�.

Est-ce que je peux vous offrir quelque chose � boire?

Du vin?

Pour effacer

- le go�t de l'orzata? - Je ne bois pas dans la journ�e.

Mais je vais faire une exception.

C'est gentil.

Entrez.

D�sol�e, c'est plut�t minable.

Je n'aime pas le m�nage.

Les voisins. Ils aiment fureter.

Apportez Oliver ici.

Posez-le l�.

L'Angleterre ne me manque pas vraiment.

C'est comme si c'�tait une autre plan�te maintenant.

Mais je me demande parfois ce que je ferais si je n'�tais pas partie.

Ces gens, ils avaient tellement de foi en moi. Terry, Doug Craxton.

C'est Doug qui m'a pouss�e � continuer.

Aux r�p�titions, lorsque je n'avais plus de voix, il me disait :

"A la premi�re, �a ira, ma ch�rie".

Vous connaissez la douceur de sa voix?

Doug.

Mais dites-moi...

cette sc�ne dans "Diversion",

Iorsque la femme est sous la douche et que son mari...

et son ex-mari discutent ensemble.

Comment s'appelait le personnage? Celui que jouait Doug?

Quand l'ex va � la salle de bains...

pour lui poser une question sur le restaurant,

devant le mari actuel...

et que personne ne dit rien, mais que �a devient soudain tendu.

Vous vous rappelez de la sc�ne?

Oui, bien s�r.

Est-ce que �a vous est arriv�?

Ou l'avez-vous invent�, simplement?

Si �a m'est arriv�?

Non.

Quelle id�e originale, alors.

C'est un moment incroyable.

C'est tellement...

r�el.

Doug.

Les seules auditions auxquelles mon agent semble m'envoyer...

sont pour des r�les de mutants morts-vivants.

Et je ne les obtiens m�me pas.

Je suis trop vieille pour jouer un �tre humain.

Ne dites pas �a. Vous �tes une...

- une femme tr�s belle. - Ce n'est pas grave.

Je n'essayais pas de d�crocher un r�le.

Mais merci.

Voulez-vous un autre verre?

Racontez-moi une histoire, M. Delacorta.

Terry m'a dit...

que vous pouviez captiver toute une �quipe avec vos histoires.

Allez-y.

Captivez-moi.

Vous voulez que je vous raconte une histoire?

J'aimerais bien.

- Quelle histoire? - Celle que vous voulez.

Qu'est-ce qui ne va pas?

Rien.

Dimanche.

Dimanche matin.

Il �tait t�t.

Il ne faisait pas encore jour.

Je me suis r�veill�, seul...

chez moi...

je me sentais nerveux...

d�prim�.

En fait, j'�tais seul mais je n'avais pas de vie priv�e.

Je pouvais entendre mes voisins...

Ia musique � la radio...

Ies dessins anim�s, les informations

puis les �missions religieuses, et...

Ies pubs.

Comment pouvez-vous dormir avec �a?

Cet encul� assis sur moi s'est fait sucer la pine...

en remerciement pour ne pas arr�ter la putain ou le n�gre...

C'est l'histoire de ce Juif...

un Juif, d'accord?

Ce Juif...

A propos, Oliver, c'est pas une histoire antis�mite, t'inqui�te pas.

Je suis pas antis�mite.

Je serais plut�t...

- pros�mite. - On dirait...

quelque chose qu'on ach�te � la pharmacie.

Mon docteur dit Pros�mite.

Maintenant, je fais plus de cordes.

Est-ce que je vous ai d�j� racont� l'histoire du gars qui vient sauver...

C'est mon histoire. Ecoutez.

C'est � l'�poque de la Rome antique, et ce Juif est arr�t� par les Romains.

Au lieu de le tuer, ils lui donnent une chance.

Il peut sauver sa peau en se battant

contre un lion dans le cirque. Ils am�nent le gars...

et ils l'enterrent jusqu'au cou.

Et cet �norme...

ce monstrueux lion...

Du caf�. Deux bagels et de la confiture de framboises.

Un pamplemousse rose.

Un bol de c�r�ales avec des raisins.

Mais rien n'avait de go�t.

Le lion voit la t�te du Juif qui d�passe du sable...

et il fonce en se l�chant les babines!

Le lion bondit sur le Juif, mais il �value pas bien son saut...

Ie Juif redresse la t�te...

et mord les couilles du lion.

Attendez, attendez.

Deux secondes plus tard, le lion est tordu de douleur...

et la foule hurle, "H� le Juif, bats-toi comme un homme!

H� le Juif, bats-toi comme un homme!"

Peut-�tre qu'il faut �tre juif pour bien raconter cette histoire...

hein, Oliver?

Sous mes yeux s'�talait toute la libert� d'une journ�e vide.

Dimanche.

Jour du n�ant.

C'est seulement quand je suis entr� que j'ai vu que c'�tait une �glise.

Je n'ai jamais �t� religieux. De toute fa�on, je suis juif.

Un pr�tre pronon�ait son sermon.

Toute l'�glise sentait les bougies et l'encens...

et le doux parfum des femmes.

J'avais l'impression de faire quelque chose de mal.

Sacril�ge, mais aussi fantastique.

La personne devant moi s'est agenouill�e...

puis �a a �t� mon tour.

J'ai regard� le pr�tre, pensant qu'il me prendrait pour un imposteur...

mais il a juste dit quelques mots.

Voici le corps, le sang du Seigneur J�sus Christ en rachat de nos p�ch�s.

Cette femme dans la rue avec la plante � moiti� morte?

J'ai senti que si je la regardais, elle ferait tout ce que je voudrais.

Normalement, je suis un homme timide.

Je n'oserais m�me pas regarder une jolie femme, mais aujourd'hui...

maintenant...

"Bonjour", elle a dit.

"Matthew Delacorta".

En regardant son visage...

et en �coutant la belle musique de sa voix disant "Matthew Delacorta",

j'ai souhait� que ce soit vraiment mon nom.

J'allais lui dire qu'elle se trompait lorsqu'elle a parl� de nouveau.

"Je m'appelle Madeleine".

Je me suis dit 'Matthew Delacorta a bien de la chance...

que cette femme veuille tellement qu'il se souvienne d'elle'.

La mani�re dont elle me regardait...

(c'est-�-dire Delacorta)

...avec ses grands yeux bleus, souhaitant qu'il se souvienne d'elle.

J'ai attendu avant de r�pondre...

parce que je voulais m'accrocher...

aussi longtemps que possible.

Et alors...

tout en se servant un deuxi�me verre, cette femme m'a regard� et a dit :

"Racontez-moi une histoire...

Monsieur Delacorta".

Quelle histoire...

�trange, M. Delacorta.

Oui.

C'est une histoire tr�s �trange.

- Maintenant, c'est vous qui racontez. - Moi?

- Je ne connais aucune histoire. - lnventez-en une.

Inventez-en une. Vous �tes actrice.

Il �tait une fois une femme...

qui avait pris l'habitude de collectionner des vieilleries.

Tout ce qui �tait moisi ou d�labr�, qui semblait avoir besoin d'un toit.

Un dimanche matin...

elle est sortie pour aller chercher une plante...

qu'elle avait vue en solde dans une vitrine la veille au soir.

La plante �tait � moiti� morte, bien s�r, c'est ce qui l'avait attir�e.

Enfin bref...

sur le chemin du retour, tout en se d�menant avec ce truc...

elle a aper�u un type pitoyable

qui la regardait de l'autre c�t� de la rue.

Gros...

Ie teint blafard, l'air malheureux... il la lorgnait

comme un homme qui n'a pas vu de vraie femme depuis longtemps.

Des v�tements affreux.

Un vieux costume marron frip�...

de lourdes chaussures marron, qu'on dirait achet�es dans la rue.

Il avait cet air qu'elle imaginait...

sur ces types qui...

...vous savez...

...qui regardent fixement...

tout nus...

des vid�os dans une salle noire.

Naturellement, sa compassion l'a attir�e vers ce...

sp�cimen path�tique...

et, par pure piti�...

elle a d�cid� de le draguer. Apr�s des ann�es d'exp�rience...

elle savait que la com�die Delacorta marcherait...

probablement avec ce type. Sous un regard vide, il avait...

un air opportuniste.

Bien entendu...

il est tomb� dans le panneau exactement comme elle l'avait pr�vu.

Il a dit "Madeleine.

Bien s�r...

Je pensais bien que c'�tait vous".

Elle l'a amen� au petit restaurant habituel...

pour y faire la m�me conversation ennuyeuse qu'avec ses pr�d�cesseurs

puis ils sont retourn�s...

chez elle...

et elle lui a vers� un verre de vin de mauvaise qualit�...

un horrible...

chardonnay de Californie...

qu'elle a cors� d'une forte drogue.

Une drogue...

qui lui donne d'�tranges illusions de grandeur.

Puis...

quand son monstre de mari est rentr�,

ce type pitoyable l'attaque et...

r�ussit peut-�tre l� o� tous les autres ont �chou�.

La d�livrant ainsi de sept ann�es d'emprisonnement dans le Queens.

Bien s�r...

s'il �chouait...

il serait transform� en palmier...

pomm�.

- Je sortais justement. - Comment vous vous appelez?

Oliver.

Je suis le mari de Madeleine. Ben.

Et voici notre fille Suky.

- O� est Madeleine? - Je ne sais pas.

Elle doit �tre en train de prendre une douche. C'est embarrassant.

Pourriez-vous aller dire � Mad que je suis l�?

Je ne veux pas l'effrayer.

J'avais l'intention de pr�parer le d�jeuner de Suky.

Vous voulez que moi, j'y aille?

Ca vous d�range?

Frappez un peu plus fort.

Quoi?

Allez-y.

Qu'est-ce qui se passe? Nom de Dieu, Ben!

Je ne savais pas que tu avais de la compagnie � l'�tage.

Matthew, je vous pr�sente mon mari, Ben.

Ben, voici Matthew Delacorta.

- Qu'est-ce que tu fais ici? - Je voulais faire � manger � Suky.

J'ai �t� pris de court. Tu sais, ma vessie.

On a eu un mariage tr�s int�ressant. Chaque fois...

qu'il m'arrivait quelque chose de bien son corps se mettait � fuir.

Comme le contrat du Chucky Cheese. C'�tait quoi l�, ta thyro�de?

A propos, vous �tes bien le vrai...

Matthew Delacorta? De "Diversion"?

- Oui, le metteur en sc�ne. - J'ai lu un article sur vous...

dans un magazine.

Je ne savais pas que vous �tiez ami avec ma femme.

- On s'est rencontr�s aujourd'hui. - Vraiment?

Aujourd'hui seulement?

C'est formidable.

Et vous �tes mont� � l'�tage?

Je t'en prie.

Un mari, �a peut �tre tr�s p�nible.

- ll a vu toute la maison? - C'est une maison agr�able.

Maman, il a dit qu'il s'appelait Oliver, pas Matthew.

Je lui ai dit le nom de la plante.

- Le nom de la plante? - Tu ne comprendrais pas.

- Le nom de la plante? - C'est une petite plaisanterie...

entre maman et M. Delacorta.

Une autre plante � ajouter � la collection.

Vous �tes mont� � l'�tage? Je vous ai d�j� demand�?

Oui, Ben. Est-ce qu'il y a autre chose que tu aimerais savoir?

Mais il parlait pas...

de la plante.

Je vous rappellerai � propos de...

- cette audition. - Quelle audition?

Pourquoi faut-il que tu g�ches tout?

- Le dimanche, c'est... - Ta journ�e � l'�tage?

Je vais partir.

S'il vous pla�t.

Attendez.

Je reviens tout de suite.

Tiens, je crois que j'ai mis les pieds dans le plat, hein?

Je suis vraiment d�sol�.

Pas de probl�me.

Ma femme...

Je ne veux pas g�cher ses chances de travailler avec vous.

J'aimerais �tre franc avec vous.

Je crois qu'elle n'est pas tr�s bien.

Arr�tez-moi si je me trompe,

mais j'ai cru �tre correct avec vous,

mais elle m'accuse comme si je faisais expr�s de la contrarier.

Je ne veux pas vous retenir.

Vous �tes un homme occup�, je comprends.

Regarde.

J'ai quelque chose pour toi.

Super.

J'ai �t� enchant� de faire votre connaissance. Au revoir.

Je ne voudrais pas vous contrarier, mais regardez �a.

C'est elle qui m'a fait �a.

C'est l'oeuvre de Madeleine.

Elle croyait que je voyais une autre femme.

Elle s'est servie d'un s�cateur.

...d'emploi � vie.

D'autres n'ont aucune raison d'�tre am�res.

En l'occurrence, quitter lBM est...

une b�n�diction. Ainsi Betty Hauser partage sa vie entre le bridge...

Ies voyages et les oeuvres de charit�.

C'est trop serr�?

Bien. Tu peux l�cher tes cheveux. Laisse-moi voir.

C'est parfait.

Vous �tes exactement pareilles.

Mais je suis plus petite.

Ca, on peut pas te le reprocher.

Mais je suis cor�enne.

On reprend � partir d'ici, d'accord?

Allez, essaie. Attends.

"Souhaitez-moi bon vent...

car j'erre dans un divers"

D�sert.

Alors je descends les escaliers en me disant :

"Belle femme.

Un peu bizarre, mais...

formidable, tu vois ce que je veux dire?"

- Une vraie dame! - Exactement. Bref...

- Un peu de classe. - Je descends, et sur qui je tombe?

Son mari!

Ouais. Son foutu mari.

Un type costaud. Un bal�ze.

Et je me dis 'll va se passer quelque chose d'�trange'.

Il me montre une cicatrice en disant qu'elle a fait �a avec un s�cateur.

Elle l'avait surpris avec une femme.

J'aime autant te dire que j'�tais heureux de partir de l� en entier.

- J'ai eu chaud! - ll y a des fous dans ce monde.

Je ne sais pas quel genre de lame...

Pas besoin de voir l'arme pour savoir que le danger est l�.

Le probl�me, c'est que j'ai oubli� mon manteau. T'imagines?

Vous revoil�.

Je n'aurais pas d� partir comme �a.

C'est moi qui m'excuse de vous avoir laiss� seul avec Ben.

Je suis heureuse que vous soyez revenu.

Je suis d�sol�e, je ne savais pas du tout que Ben allait venir.

- J'ignorais que vous �tiez mari�e. - Nous sommes s�par�s.

Ce n'est pas comme si...

Je ne sais rien sur vous non plus.

C'est vrai.

Sauf dans le sens biblique.

- Pardon? - Le sens bib...

Oh, mon Dieu.

Est-ce que je deviens folle, ou est-ce qu'on a pas, vous et moi...

J'avais la nette impression que vous et moi, nous avions bais� ensemble

tout � l'heure.

Ou j'ai peut-�tre imagin� toute l'histoire.

Ca s'est pass�.

C'�tait merveilleux.

- Je m�rite bien �a. - Pourquoi dites-vous �a?

- Je le pense vraiment. - C'est dr�le comme on...

s'accroche � l'id�e que �a doit �tre un acte d'une importance capitale.

Ca n'a rien de diff�rent que de boire un caf� ensemble.

C'est comme un pr�liminaire avant l'�change de num�ros et d'adresses.

Pour moi, c'�tait tr�s r�el.

R�el?

C'est dr�le.

J'ai l'impression que tout ce que je fais depuis ce matin, c'est...

comme une audition prolong�e.

M�me le geste le plus simple...

semble forc�.

- Vous voyez ce que je veux dire? - Maman, qu'est-ce que tu attends?

Va chercher ton manteau.

Est-ce que tu peux prendre le mien, aussi, s'il te pla�t?

C'est le marron.

Je vois.

Vous aviez oubli� votre manteau.

Je vais...

chercher votre manteau.

Suky.

Va chercher ton sac.

aller manger dans un autre resto. Qu'est-ce que vous en dites?

Ecoutez...

Je tiens � �tre franc avec vous.

Depuis que j'ai rencontr� votre mari,

tout ce qui s'est pass� me laisse une impression bizarre.

On ne peut pas vraiment vous le reprocher.

Au fait...

I'avez-vous jamais attaqu�...

frapp� � coups de couteau...

ou de s�cateur ou quelque chose comme �a?

Quoi?

Il m'a racont� que vous l'aviez attaqu�.

- Je pensais que �a pouvait �tre faux. - Pouvait �tre faux?

Qu'est-ce que vous imaginez? Bien s�r que c'est faux.

C'est simplement qu'il m'a montr� sa cicatrice.

Quelle cicatrice, bon Dieu?

Ici.

Il vous a montr� la cicatrice de son op�ration du coeur

et dit que c'�tait moi?

Ca, c'est quelque chose.

Et vous l'avez cru? Je dois vous convaincre que je ne suis pas folle?

C'est bon. Je vous crois.

Il avait un souffle au coeur.

Ils l'ont ouvert et lui ont mis une valve artificielle.

On peut l'entendre faire tic-tac, comme le crocodile de "Peter Pan".

Quand il ment, �a va plus vite. C'est plut�t utile avec un mari.

Apparemment, oui.

Il prend de la warfarine pour son sang. Vous savez ce que c'est?

De la mort-aux-rats.

De la mort-aux-rats?

Pas �tonnant qu'il se conduise d'une mani�re bizarre.

C'est dr�le.

Ce n'�tait pas un porc quand je l'ai rencontr�.

Les gens changent, j'imagine.

Suky! Madeleine, comment vas-tu?

Bonjour, Judy.

Sarah, Suky est l�.

Bonjour, Sarah, bon anniversaire!

Quel joli costume! Entre donc.

Non, je ne vais pas rester, Judy.

- Au revoir, ma ch�rie. - Maman, tu restes pas?

Judy, je te pr�sente un ami, Matt.

Est-ce que je peux te parler une minute?

Ecoute, Ben est ici.

Qu'est-ce que tu veux dire?

Je vois que vous vous �tes retrouv�s tous les deux.

Ma femme pensait qu'on vous avait effray� pour de bon.

Qu'est-ce qui est arriv� � ton groupe de soutien?

Je voulais que tu voies la sc�ne de Suky.

Je dois lui souffler ses lignes.

Ecoute...

Je suis cens�e avoir le moins de contact possible avec toi.

Il y a un terme l�gal pour ce que tu fais : c'est "harc�lement".

Ca n'est pas Delacorta. Je savais qu'il me faisait marcher. C'est qui?

Scottie Elster. Hewlett Packard. Ventes du secteur c�te est.

- Tenez, voil� ma carte. - Gros ordinateurs?

Univex 1502.

Bon �quipement.

Fiable.

Et vous?

Vous �tes dans quel secteur?

Ce que je fais?

Je suis metteur en sc�ne.

Sans blague!

J'en reviens pas. Je croyais que vous �tiez un larbin comme moi.

J'y travaille, Scottie.

Tu ne l'as jamais vu.

Tu as pass� ton temps � l'h�tel � faire la gueule...

pendant qu'on �tait l�-bas.

Tu ne ram�nerais pas chez toi un type que tu connais pas pour un r�le?

Va te faire foutre! Et si je le trouvais s�duisant?

J'ai retrouv� cet article.

Suffit d'�tre s�duisant pour coucher avec toi sous de faux pr�textes?

- Et cette histoire d'attaque? - Je n'ai jamais...

Je lui ai racont� mon op�ration.

- Et je devrais te croire... - Je le jure.

Ecoute.

Ecoute-l�. Tu sais que �a ment pas.

Ma ni�ce veut se lancer dans le cin�ma.

Quels films avez-vous faits?

- Rien d'important. - Ne soyez pas modeste.

"D�votion". J'ai fait "D�votion".

"D�votion"?

Ah oui, bien s�r.

Qui jouait l�-dedans, d�j�?

Subalowsky. Joe Subalowsky.

Selwyn.

Oliver Levi?

Je vais pas beaucoup au cin�ma.

Ce n'est pas comme mes enfants.

Johnnie-O...

Viens ici. Viens dire bonjour. Voici mon fils, Johnnie-O.

Johnnie, c'est, j'ai oubli� votre nom.

C'est Mattie, un grand metteur en sc�ne qui conna�t beaucoup de stars.

Vous connaissez Schwarzenegger?

Pose-lui des questions sur son prochain film.

- Esp�ce de salaud. - Non, allons-y.

Je voulais vous dire...

j'ai retrouv� cet article dont je parlais.

Dans le journal "L'Atlantique", vous savez?

Je ne l'ai pas lu.

Il y a votre interview dedans.

Vous dites tant de choses sens�es et pleines d'esprit

sur le doute et la foi.

Vous faites allusion � votre prochain film.

Est-ce �a vous d�rangerait de nous raconter...

de quoi il s'agit vraiment?

Eh bien, je pr�f�re pas.

Allez! On est entre amis ici.

Il ne voulait rien me dire sur son autre film, "D�votion".

- Avec l'acteur Joe, Joey... - "D�votion".

Ouais, "D�votion".

Vous ne voulez pas dire plut�t "Diversion"?

- "Diversion", c'est ce que j'ai dit. - "Diversion", avec...

Daniel de Bosola?

C'est pas un vrai nom. C'est celui de la pi�ce de maman.

C'est vrai.

Venez.

On va au "diner", c'est �a?

Je pensais que �a serait utile si je vous emmenais visiter le quartier.

Vous montrer quelques coins.

Pour votre film, Matthew.

Ca n'a pas beaucoup d'identit�, le Queens.

Pas comme Brooklyn ou le Bronx. Ca donne l'impression de temporaire.

C'est �a que vous voulez?

Dans votre film, Matthew?

Tout �a, �a me para�t tr�s fragile...

comme si �a avait �t� griffonn� distraitement.

Depuis que Ben nous a tra�n�es ici, Suky et moi, la premi�re fois...

je sens qu'un...

coup de vent pourrait tout �craser.

Vous devez aller quelque part?

Est-ce que je vous retiens?

Pas avant huit heures.

Non, sept heures.

Bien.

On a encore du temps devant nous.

En bas, c'est la gare de triage.

Vous devriez y jeter un coup d'oeil.

Pour votre film.

Il s'agit de quoi, votre film? Si �a ne vous d�range pas de me dire.

Il s'agit...

d'un SDF.

Enfin, un SDF temporaire.

Il est dans un foyer pour hommes...

avec 10 autres types. G�r� par l'�glise.

C'est sur lui et sur eux et comment il essaie de refaire surface.

C'est une voie tr�s diff�rente...

de vos autres films.

Quel genre d'homme est-ce?

C'est un type normal.

Classe moyenne.

Il avait un bon boulot, une maison...

une femme.

Pas d'enfants, Dieu merci, vu ce qui lui est arriv�.

- Qu'est-ce qui lui est arriv�? - ll travaillait pour une grosse...

pour lBM, en fait, dans le nord, � Kingston.

En comptabilit� fiscale.

Depuis presque vingt ans. Un employ� d�vou� � sa compagnie.

Bon salaire. Voiture. S�curit�.

- Jusqu'� ce qu'il soit vir�. - Pourquoi est-ce qu'on l'a vir�?

D�graissement.

C'est bien.

C'est une bonne id�e pour une histoire.

Un type normal, de classe moyenne qui perd son travail...

et s'enfonce.

Bon sang, qu'est-ce qu'on peut tomber bas dans ce pays!

Il a �t� � deux doigts de la mort.

Qu'est-ce que tu racontes?

Il a s�duit une belle jeune fille...

qui, en r�alit�, �tait...

une sorte de...

tueuse � la hache.

Pour lui, le pire, c'est...

de n'avoir rien � faire tout d'un coup

Je comprends.

On passe sa vie � vouloir plus de temps, et quand on l'a,

on se...

Les journ�es semblent tout simplement nous engloutir.

Les journ�es.

Mon Dieu, les journ�es.

Pas de travail.

Pas d'espoir de travail.

C'est comme si chaque jour �tait dimanche.

Il se l�ve le matin et attend le soir pour aller au lit.

Il a h�te qu'il soit l'heure d'aller au lit.

Quand il va au lit, il n'arrive pas � dormir...

retournant tout �a dans sa t�te.

Quand on se l�ve, on a h�te que ce soit l'heure d'aller au lit.

Bref, il me dit :

"Tu connais ce type, Oliver?"

Je dis "Le Juif, c'est �a?"

Il dit, "ll a failli clamser.

Il a bais� une obs�d�e qui a essay� de lui couper les couilles."

Arr�te tes conneries!

Je l'ai eu en direct!

Moi, je dis "Je me tire, salut."

Tu veux pas rester pour ces conneries.

C'est peut-�tre contagieux, hein?

Vous pouvez vous imaginer ce gros encul� avec une gonzesse?

Abram doit �tre dingue. Il entend des voix ou des trucs comme �a.

C'est �a. Il est schizophr�nique.

Voulez savoir comment je sais �a?

Comment?

Le Pr�sident des Etats-Unis me l'a dit...

et aussi la Vierge Marie.

Je pige que dalle.

File de la monnaie.

Tu me prends pour un distributeur?

Ajoute �a � ma note.

Qu'est-ce qu'il y avait dans le coffre?

Putain, tu sais exactement ce que je veux dire.

Une pile de billets de cent dollars.

Mon cul!

Les gars, venez voir!

C'est le Roi du Lysol et la femme � la hache!

Regardez, l�!

Ca baigne?

Salut, les gars.

Ca va?

C'est mon amie, Madeleine.

Voici Subalowsky, Selwyn, Sam...

Ray...

T'as vu Abraham. Subalowsky m'a dit �a.

Non, j'ai pas vu Abraham.

- Pas aujourd'hui. - ll d�conne compl�tement.

Distinguerait m�me pas son trou de balle d'un trou dans la terre.

Pas toi, Oliver. Je parle d'Abram.

Tu vas faire venir ta dame au foyer ce soir?

Faut qu'on y aille. On doit aller quelque part.

A plus tard, les gars.

- A plus tard. - Fais bien attention � toi!

Sois l� � sept heures. N'oublie pas que c'est dimanche...

et Jimmy va �tre sur notre dos.

Oui.

O� est-ce qu'il doit aller?

Je n'arrive pas � croire que vous ne m'ayez pas dit.

Si souvent...

j'ai essay� de dire la v�rit�.

Je suis d�sol�.

Pourquoi...

d�sol�?

Il y a peu de metteurs en sc�ne qui iraient vivre dans un foyer...

pour un film.

Les gens posent toujours la m�me question.

Peu importe o� on va.

On arr�te de sortir parce qu'il y a toujours cette question.

"Qu'est-ce que vous faites?"

C'est la question, parce que...

ce qu'ils veulent dire, c'est "Qui �tes-vous?"

La seule chose qui compte, c'est :

- "Qui �tes-vous?" - Ou ce qu'on pr�tend �tre.

Quand il fait la queue pour recevoir son ch�que de la S�cu...

et que ces gens...

Ils nous regardent comme si on �tait des sangsues.

Ils croient qu'ils me font la charit� avec ce ch�que.

Qu'ils aillent se faire foutre.

J'ai gagn� cet argent. J'ai pay� le droit de l'avoir.

Dit ce type.

C'est quoi, son nom?

Son nom?

Matthew, j'imagine.

Quelquefois, j'ai l'impression...

que la v�ritable moi est retourn�e � Londres...

et qu'elle vit toujours l�-bas... heureuse.

Vous comprenez ce que je veux dire?

Comme si cette dr�le de vie ici �tait juste un petit...

caprice de l'imagination. Vous...

Comme si �a ne se passait pas du tout dans le monde r�el.

Mais c'est tout ce qu'il y a.

C'est qui je suis.

C'est apparemment qui je suis.

Je comprends.

Mais ce type pense pareil.

Comme si le vrai lui �tait encore � Kingston avec sa femme, un boulot...

Ce qui lui arrive dans le foyer, c'est comme vous avez dit, un r�ve.

- ll va se r�veiller � tout moment. - On s'accroche...

� ce qu'on avait, esp�rant un miracle et que tout sera diff�rent demain.

Jamais il n'a eu l'intention de vivre dans le Queens.

Vous croyez qu'on a l'intention de vivre dans le Queens?

Ce n'est pas un lieu.

C'est un non-lieu.

Celui qui vient ici devient une non-personne

et commence � faire des trucs incroyables. Vraiment.

La vie dans la rue, c'est que du hasard.

- ll peut se passer n'importe quoi. - Ce matin, je...

Vous savez, ce que je disais sur les hommes qui...

se branlent dans une pi�ce noire? Je ne faisais pas allusion � vous.

Il m'est arriv� une chose bizarre.

Je passais devant une fen�tre et j'ai vu ce type, ce...

ce type que je connaissais...

assis, l�...

compl�tement � poil.

Et tu sais...

Ie plus bizarre, c'est que...

�a m'a...

excit�e.

Ca te choque?

Pas vraiment.

Ecoute...

est-ce que cette journ�e ne te para�t pas...

bizarre?

Vis-tu beaucoup de journ�es comme �a?

Pas beaucoup.

Je rencontre un homme que je connais � peine dans la rue.

On prend un verre.

On parle.

On fait l'amour.

Il s'enfuit en pensant que je suis folle,

mais plus tard, nous voil�...

assis dans un restaurant comme de vieux amis...

qui discutent de...

Je ne sais pas.

J'ai l'impression que quelque chose d'incroyable s'est pass�, mais...

en m�me temps, �a semble...

parfaitement naturel et ordinaire.

Tu vois �a?

Tu vois? Tu vois �a?

Allez, Ray, laisse tomber. Allez, viens.

Il peut pas faire �a.

- Ca appartient � tout le monde. - Laisse tomber.

Merci, monsieur.

Merci beaucoup.

La chaudi�re est en panne.

David, t'es revenu. Je me demandais

� qui je donnerais ton lit.

Jimmy, qu'est-ce qui se passe?

Ta m�re a appel�.

Apparemment, elle croyait que...

c'�tait ton appart.

- Qu'est-ce que vous lui avez dit? - J'ai dit...

que c'�tait le Waldorf Astoria. Qu'est-ce que tu crois?

Je lui ai dit que c'�tait un foutu foyer de l'�glise pour SDF.

La prochaine fois, je dirai que c'est la morgue.

- Service de chambre. - Vous les abattez, c'est tout frais.

Quelle heure tu as, Andy?

7 h 01.

Il n'y a qu'Oliver qui manque.

Ce gars est suffisamment intelligent pour comprendre le r�glement.

Je ne vais pas me r�veiller demain matin...

et d�couvrir que tu es mari�, n'est-ce pas?

Non, je le jure.

Qu'est-ce que c'est que �a?

Ben?

C'est toi?

Nom de Dieu. Ben!

Qu'est-ce que c'est?

Esp�ce de con.

Pauvre Oliver, presque mort. Voil� qui le ressuscitera. Ben.

Compl�tement dingue.

Il para�t normal,

mais accuse-le d'�tre agressif et c'est toi qui as l'air cingl�.

Mon Dieu, tu es tremp�.

Je vais enlever �a.

Tu trembles.

L'eau �tait froide.

Je suis d�sol�e.

Je suis d�sol�e.

- J'ai rien fait. - Moi j'ai un probl�me.

Attends. Attends une minute.

Attends une minute.

Personne n'a dit que tu mentais...

mais j'�tais dans les environs...

et je t'ai vu sauter comme si tu jouais au basket.

Si moi je t'ai vu, imagine qui d'autre t'a vu.

Tu peux pas r�clamer des indemnit�s

et t'amuser � sauter comme un connard.

Je ne r�ponds pas aux calomnies.

Ils te surveillent, Abram.

Il va appeler son avocat.

- J'ai eu une promotion de g�rant. - Tu te fous de moi.

C'est vrai.

Seulement...

je dois rentrer apr�s la fermeture. Mon boulot finit � dix heures.

Dehors � 7 heures...

rentr�s � 8. Aucune exception.

C'est une chance unique.

Chaque fois que tu pourrais faire quelque chose de bien...

pourquoi faut-il que tu d�sob�isses � mes r�gles?

Il y a un probl�me ici, tu vois. Ce type, Oliver.

Non, attends, c'est...

Non, c'est s�rieux, cette connerie.

C'est toi qui fais le r�glement ici.

Et ce type... Le Lysol, hein?

Il prend le Lysol et maintenant...

c'est dans son coin priv� et personne peut...

Quand j'aurai fini avec Jimmy, tu pourras discuter avec Jimmy.

Pour l'instant, c'est moi qui parle � Jimmy.

On parle de �a maintenant.

Il dit pas bonjour...

Ie matin, il partage pas...

Tout ce foin pour un foutu d�sinfectant.

Ils peuvent pas faire �a.

Ils peuvent pas faire �a. C'est contre le r�glement.

R�gle num�ro 1 : respectez l'espace priv� des autres.

Mon Dieu.

Qu'est-ce qu'il y a?

Il est presque huit heures.

Est-ce que tu peux rentrer au foyer?

Non.

Est-ce que c'est un probl�me?

Je suppose que non.

Qu'est-ce que c'est?

Les pr�d�cesseurs d'Oliver.

Je vais te dire autre chose.

Je l'ai vu ce matin...

avec une...

grosse liasse de billets de vingt dollars.

C'est comme s'il la planquait, tu vois ce que je veux dire?

De quoi tu m'accuses?

Oliver, pas toi.

C'est comme s'il �tait, tu sais...

en train de la planquer.

En douce, hein?

Ouais, en douce.

Des billets de vingt?

- ll me manque un billet de dix. - Bien, messieurs...

A quoi est-ce qu'on a affaire ici?

Un voleur?

Un acte criminel? De quoi...

est-ce qu'on parle, nom de Dieu?

Pissez-moi dessus mais me racontez pas que c'est la pluie. Vrai, Ray?

Vrai.

Donc, messieurs,

faisons ce qu'on a � faire.

Ne fais pas attention.

Ca arrive tout le temps.

Tu dis qu'il te manque de l'argent?

Oui, Jimmy...

mais c'est un billet de dix, pas vingt.

Ca aurait pu �tre des billets de dix.

Qu'est-ce qu'on va faire pour r�soudre �a, Andy?

Il est huit heures.

Oui, l�, t'as raison.

Comme �a, il y a pas � trouver de solution.

Vous suivez le r�glement tout simplement.

C'est ce que vous voulez, les gars?

C'est �a que vous voulez?

Qu'est-ce qu'il y a?

Qu'est-ce qu'il y a, Matthew?

C'est de �a qu'on a parl�...

pendant tout le dernier quart d'heure!

Merde.

Qui va avoir les trucs d'Oliver?

Comment est-ce qu'il a pu avoir un grand coin comme �a?

C'�tait un homme poli.

Ta gueule.

Foutaises. Y avait quelque chose de pas net avec ce type.

- J'ai jamais cru � son truc d'lBM. - ll �tait plut�t laveur de chiottes.

Bonne journ�e.

Ouais, bonne journ�e.

Sous-titrage vid�o : C.M.C.

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