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Synched by Asimov1973
Tu sais o� il est, Alain?
- Pardon. Excusez-moi. Pardon.
Pardon. Pardon.
D�sol�. Pardon.
Pardon...
Excusez-moi.
Pardon, madame!
- Mais oui, viens I�, mon amour!
Alors, comment c'�tait, cette promenade?
- Tr�s bien.
On est all�s vers la digue et... - Hein? Comment c'�tait?
- Tr�s bien, on a �t� vers la digue,
et dans la vieille ville.
- On n'aime pas la vieille ville
du tout, nous.
Et on a bien rigol� avec ses copains?
On a bien rigol� avec ses copains?
Et on a �t� gentil comment?
On a �t� gentil comme �a.
On a �t� gentil
comme on est gentil avec maman.
- Alors?
Comment �'a �t�?
Hein?
Hein?
- Euh...
Tr�s bien.
Tr�s bien. Impeccable.
On est all�s vers la digue...
- L'avez-vous trouv� � I'aise?
- Pardon?
- Vous I'avez senti � I'aise, �panoui?
Parce qu'il est assez solitaire.
Anxieux.
Il n'aime pas la compagnie des b�tes.
- Non, non. Il �tait, euh...
Impeccable. Il �tait avec les autres...
Ils ont couru,
et ils ont,
euh...
communiqu�. - Oh! C'est bien.
Tr�s bien!
Formidable!
Merci.
- Merci, madame.
Ch�ri?
Ch�ri?
Ch�ri?
Oh, Jacques!
C'est pas vrai!
- Hein...
- Allez, l�ve-toi.
Allez.
Allez!
Allez, monte sur le lit.
�a va?
- Tr�s bien, mon ange.
Et toi?
- Mais t'es ivre mort.
- Tu as mis trois heures � te pr�parer.
- T'as vu tout ce que t'as bu? - T'inqui�te pas.
C'est de toutes petites bouteilles.
- T'aurais pu faire un effort, aujourd'hui.
- Ne m'engueule pas,
ma ch�rie!
Je ne supporte pas la s�v�rit�.
- Bien s�r.
Attends, bouge pas. Je vais t'en mettre un 2�me.
- Merci.
Deux minutes...
et je suis � toi.
- Oh, putain!
- Jean!
- Je suis d�sol�.
- T'as une mine d�gueulasse.
T'as encore fait les chiens, cet apr�m?
- Oui. Et les livraisons ce matin.
- Pourquoi t'acceptes tous ces remplacements?
- Elle a tellement I'habitude que je lui dise oui,
que j'ose plus dire non, moi.
De toute fa�on, j'ai le temps.
- Tu fais comme tu veux, c'est pas mon probl�me.
Mais tu dors pas au bar.
- D'accord. Bien s�r.
Je suis d�sol�. Je recommencerai plus.
- Bon. J'y vais. Tu fais la fermeture?
- Oui, oui, bien s�r.
- Si tu baisses un peu la lumi�re,
il se tirera tout de suite.
� Tintement de clochette
- S'il vous pla�t!
Un autre!
Vous avez bien fait de baisser la lumi�re, c'est plus agr�able.
- Merci, monsieur.
- Vous pourriez allumer la t�l�,
il y a un direct sur Eurosport.
- Oui, monsieur.
- Asseyez-vous. - Je n'ai pas le droit de quitter le comptoir.
- Vraiment? - Vraiment.
Sauf pour servir des boissons, et...
en cas d'incendie.
- Ah. - Oui, monsieur.
- Asseyez-vous!
Prenez un cigare. - Non...
- Prenez un cigare.
Les feuilles poussent au milieu des champs de cacao.
C'est ce qui leur donne cet ar�me particulier.
Vous sentez?
- Oui, monsieur.
- Avec I'embargo sur Cuba,
je les ram�ne par avion priv�.
Cela me fait le cigare, � peu pr�s, �...
Cent vingt euros.
� Tintement de clochette
� Clochette
- Bonsoir.
- Je... Je suis d�sol�.
C'est la 1�re fois
que je m'endors comme �a.
- Ben vue I'ambiance,
je vois rien de mieux � faire.
C'est mort ici, hein.
- Ah non, non, �a bougeait bien tout � I'heure.
Il est un peu tard, maintenant.
- C'est quand m�me pas normal
qu'il y ait personne au bar � cette heure-ci.
Normalement, ils ont pas le droit
de partir avant 3h00.
C'est interdit.
- En m�me temps, s'il y a personne...
- Vous �tes I�, vous.
- Oui.
- Et moi, je suis I�, non?
- Si.
- �a n'arriverait pas au Carlton.
- Vous savez, le Carlton...
- Vous trouvez
que �'a baiss�, aussi?
Vous croyez qu'il va revenir?
- Qui �a? - Ben le barman.
- Je sais pas.
- Vous voulez pas I'attendre avec moi?
- Si.
Bien s�r, mademoiselle.
- C'est gentil.
Il sent bon, votre cigare.
Normalement, je d�teste I'odeur, mais I�...
- Oui. C'est le...
C'est les feuilles.
Qui poussent dans le cacao...
dans les champs.
- Ah oui?
- On les fait venir par avion priv� de Cuba � cause de la...
Du...
- De I'embargo? - Voil�. Voil.
�a va?
- C'est mon anniversaire.
- Bon anniversaire, mademoiselle.
- Ah, ben c'est mal parti.
J'avais tellement envie de m'amuser ce soir.
J'aurais donn� n'importe quoi pour un cocktail,
un peu de musique.
Oh! Pfft!
Qu'est-ce que vous faites?
- Un cocktail?
C'est ma sp�cialit�.
- Oh! C'est pas trop risqu�?
- Au cas o�, je dirai...
que je travaille ici.
� �
Qu'est-ce qui vous ferait plaisir?
- Je sais pas, euh...
Quelque chose qui rende gai.
- Un anniversaire: quelque chose � base champagne.
- Et qui soule vite.
- Qui soule vite, alors un Pick-Me-Up.
- Parfait. Magnifique!
- Alors, champagne...
- J'adore regarder
les gens travailler.
�a m'impressionne toujours,
les gens qui savent faire quelque chose.
Moi, je sais rien faire.
Oh... Si. La conversation.
Ben... Et vous?
- Ah oui!
- Un autre.
� Clochette
� Clochette
Vous �tes � quel �tage?
- Moi?
- Ben oui.
- Au 5e.
Au 5e �tage.
� Clochette
- Suite imp�riale?
Nous, on a que la royale.
Tu me fais visiter?
- Oui.
Alors ici, vous avez... ici.
De ce c�t�, on a...
- Bonsoir.
- ... le salon.
Par I�, la salle de bain.
Et I�, ici, le bureau avec I'acc�s � internet,
Wi-Fi, USB et...
fax.
La chambre � coucher.
Par ici, s'il vous pla�t.
- Vous devez �tre vraiment tr�s riche, vous.
- Pourquoi vous dites �a?
- Parce qu'il faut vraiment tout faire � votre place.
- Comment �a?
- � Joyeux anniversaire
� Joyeux anniversaire
� Joyeux anniversaire...
� Ir�ne �
� Joyeux anniversaire
- Martine?
Martine!
Ils sont partis, la royale?
- Ce matin. Ils ont piqu� un peignoir.
- Les caf�s, messieurs, dames.
Alors, le d�ca?
- S'il vous pla�t.
S'il vous pla�t!
- �a va?
- Jean, mais...
mais qu'est-ce que tu fais?
Jean, �a va?
- Merci beaucoup, monsieur.
- J'ai pas tr�s faim.
Tu prends quoi,
toi?
- Oh, ben moi aussi, tr�s bonne id�e.
Avec plaisir.
- Ir�ne.
- Oui?
- Bon anniversaire.
- OH!
Oh! Oh, merci!
Jacques!
� Clochette
- Seule?
- Pour I'instant.
- Et votre...
oncle?
- Mon grand oncle,
vous voulez dire.
Il cuve.
- Un cocktail?
- Un seul?
OH!
Oh, merde!
Mais qu'est-ce que...
Les vieux, �a se l�ve t�t.
Depuis le temps, tu devrais le savoir.
- J'ai fait une insomnie...
Je suis all�e m'a�rer un peu sur la plage.
- Oui, moi aussi, j'ai fait une insomnie.
Et je vous ai vus
au bar,
avec ce type,
vous a�rer tendrement sur un canap�.
- Excuse-moi, Jacques.
Je sais pas ce qui m'a pris.
C'�tait la 1�re fois, je te jure.
A�e!
- Dans quelques mois je te retrouverai
I� o� je t'ai ramass�e.
Dans un bar d'h�tel,
en minijupe,
avec un air faussement d�tach�.
- Je m'inqui�te pas.
Tu seras tellement bourr�
que tu viendras s�rement me demander comment je m'appelle.
Et me proposer une petite coupe.
Merde! C'est pas vrai!
Oh, quelle conne!
- Oh, putain!
Oh, putain, putain, putain!
- Je I'ai quitt�. J'ai tout quitt� pour toi.
Je I'ai quitt�. J'ai tout quitt� pour toi.
- Vous avez oubli� quelque chose?
- Toi.
- Pardon?
Mais... Vous deviez pas repartir aujourd'hui?
- Jean.
- Oui?
Je I'ai quitt�.
J'ai tout quitt� pour toi.
- C'est pas vrai?
- Si.
Dis-moi que j'ai bien fait.
- Vous avez bien fait.
- Je veux plus passer une heure sans toi.
Tu sais ce qui me ferait plaisir?
- Non. - Partir aux Maldives.
- Aux quoi? - Les �les Maldives.
Tu connais pas? - Si. Si. Juste pas...
Pas toutes, quoi.
- Mais d'abord,
on va se commander un �norme petit d�jeuner.
Quand je suis heureuse, je suis affam�e.
Puis on pourra faire la gr�ce matin�e, cette fois-ci.
T'es pas quelqu'un qui travaille tout le temps?
- �a d�pend.
- Sorry.
On your right, the dressing.
Here, the living room
and the first bathroom.
- Wow! Impressive.
- And here,
a flat screen with satellite.
And here, an office...
with fax, internet access, Wi-Fi, etc.
- Fais quelque chose.
Jean.
JEAN!
- Jean! Putain, qu'est-ce que tu fous I�?
Tout le monde te cherche en bas.
- Oh, putain, c'est pas vrai!
- Could you please wait 5 minutes in the lounge,
please, while I check with the desk.
There must be a small, small mistake.
- Certainly, it's a mistake. - Tire-toi d'ici vite fait.
J'envoie Martine faire la chambre dans 2 minutes.
Putain, je le crois pas.
J'arrive pas � me dire que c'est toi.
- Vous �tes arriv�s � Nice- ville, terminus du train.
Tous les voyageurs descendent de voiture.
Assurez-vous de n'avoir rien oubli� dans le train.
Correspondance 14h00...
- Henri? C'est Ir�ne.
Ir�ne Mercier.
On s'est rencontr�s
au d�ner BBFD.
Au Casino de Cannes I'an dernier.
Ah! Excusez-moi.
Oui, bien s�r.
Eh ben, une autre fois, peut-�tre.
Mon num�ro a d� s'inscrire...
Au revoir...
Connard.
Dominique?
C'est Ir�ne.
On s'est rencontr�s au VIP I'hiver dernier.
Vous m'avez renvers� un verre sur ma robe.
Ir�ne, c'est �a.
Ben tr�s bien.
Ah! Et pour longtemps?
Tant pis.
Hubert? C'est Ir�ne.
Ivan? Oui, c'est Ir�ne.
Brune, petite, mais bien proportionn�e. Ha! Ha!
Oui, Ir�ne, c'est �a.
Beno�t?
Connard.
Philippe? C'est Ir�ne.
Vous vous souvenez pas, le gala Taittinger?
� Deauville I'an dernier.
Ah!
Oh, pardon!
Oui, toutes mes condol�ances.
Vous �tes son fils, alors?
Petit-fils.
Ah, ben on doit avoir le m�me �ge.
- Mais qu'est-ce que tu fais I�?
- � la r�ception, on m'a dit que vous aviez demand�
les horaires de train pour Nice.
J'ai fait tous les bars.
Je voulais m'excuser.
- Ben... OK. D'accord.
Ben, au revoir.
- Non, mais parce que j'ai pas pu le faire ce matin.
Alors, j'ai pris le train.
- Sans blague! T'es pas venu en jet?
- Non. Il fallait vraiment que je m'excuse.
Fallait vraiment que je vous le dise.
Je suis d�sol� pour tout le tort que je vous ai fait.
- Bon, ben voil�. Maintenant c'est fait.
Hein? Alors, au revoir.
- Non, mais je me disais
qu'on aurait pu aller d�ner.
- �a va pas? Je veux pas aller d�ner avec toi.
Je veux que tu t'en ailles.
- Je me sens un petit peu mal.
- Je m'en fou, de comment tu te sens!
�a me regarde pas, j'ai un rendez-vous.
Alors, au revoir.
- Et demain?
- Tu sais, le type avec qui j'�tais � I'h�tel?
On allait se marier dans 3 mois.
Trois mois!
Il m'adorait, j'avais m�me la bague.
Finis, les bars, les minijupes et les sourires. Tu comprends?
J'allais �tre tranquille jusqu'� la fin.
- Je suis d�sol�. - Moi aussi, t'imagines pas � quel point.
Alors en attendant, faut que je recommence tout.
Donc si tu veux me rendre un service,
tu me fous la paix, maintenant.
- Et... on a pas le temps d'aller prendre un verre?
- Oh, merde.
Euh... Alors je crois que c'est...
la 2e � gauche.
Vous sortez, et c'est la 2e � gauche.
En partant. La 2e � gauche.
En partant!
Fran�ois? - Oui.
Ir�ne?
- Oui. Bonsoir.
- Bonsoir.
- Merci. - Merci.
J'adore manger italien
parce que c'est jamais pr�tentieux comme nourriture.
En plus, quand on s'attend pas � des choses exceptionnelles,
on est jamais d��u.
Non?
- Si.
Enfin, �a d�pend.
- En revanche, en Italie,
j'aime pas manger dans les restos italiens.
C'est moins dr�le.
Peut-�tre parce qu'ils font moins I'effort d'�tre Italiens.
- Peut-�tre.
- �coutez...
Il y a...
ce type dehors, derri�re les voitures,
qui nous surveille
et je suis pas du tout � I'aise, en fait.
Mais je le connais pas.
- Il �tait avec vous quand je suis arriv�.
Et maintenant il est I�
et j'ai I'impression qu'il nous attend et...
je suis pas rassur�.
Je suis d�sol�. - Mais...
C'est ridicule, Fran�ois.
- Vous avez I'air d'aimer tellement les p�tes,
vous n'avez qu'� manger les miennes.
- Je peux vous laisser mon num�ro.
�a tient toujours, I'invitation � d�ner?
- Oui. Bien s�r, j'ai trouv� une petite pizz�ria sympathique
dans la vieille ville.
- Ah non. Non, mais moi,
c'est pas pizz�ria sympathique.
- D'accord. Comme vous voulez.
- J'ai des envies de caviar...
De...
...langoustes.
Et de champagne.
Et toi? - Hein?
- Qu'est-ce que tu prends?
Je sais pas, je r�fl�chis, je...
C'est selon arrivage. - Quoi?
- Les langoustes. C'est marqu�: "selon arrivage".
- Elles sont arriv�es.
- Ah. C'est bien. Je suis soulag�.
- Alors? - Vous m'excusez une seconde?
Oui. Bonsoir, M. Molluquet,
c'est un message de M. Simon � I'appareil.
Euh... Voil�.
Si vous pouviez effectuer un virement
d'une partie de mon CODEVI sur mon compte courant...
De tout mon CODEVI, m�me,
hein, d�s demain matin, �a me rendrait service.
Je vous confirmerai tout �a par �crit.
Merci. Au revoir, M. Molluquet.
- On va en commander une autre. Une seule, c'est triste.
�a ressemble � de I'ennui.
- Vous savez, c'est pas que je voulais vous mentir, � Biarritz.
C'est surtout que je voulais pas vous contrarier, en fait.
Vous aviez I'air tellement heureuse.
Et moi, j'�tais au paradis.
- En v�rit�, j'aime pas
le caviar.
Mais je me force, comme �a...
je me dis qu'un jour, �a viendra.
Parce que je suis s�re que quand on aime �a.
Mmm! �a doit �tre vraiment d�licieux.
C'est bien ici, non?
Moi, j'aime beaucoup
parce que �a fait pas semblant d'�tre autre chose.
C'est calme et grandiose.
On a I'impression d'�tre unique.
�a, c'est de I'os de requin.
C'est incroyable, non?
Ils le font s�cher pendant 2 ans.
Faut un requin entier pour faire un service.
- S'il vous pla�t. - Merci.
- Je suis �puis�e.
J'ai envie d'aller me coucher.
T'es � quel h�tel?
- J'ai trouv� un petit h�tel...
tr�s joli dans I'arrire pays.
- Tr�s bien.
Alors va chercher tes affaires
pendant que je r�serve une suite ici.
- Ici?
- C'est ce qu'il y a de plus simple,
non?
- Oui.
- Il y a un probl�me?
- Non. Non, non, pas du tout.
- Bon. Alors � tout de suite. - Oui.
- Monsieur Simon?
- Tout � fait, oui.
- Mademoiselle Mercier vous attend, suite 304.
- Ah. Merci.
- Vous avez appr�ci� votre d�ner?
- Tout � fait. Oui.
- Je vais vous demander
votre carte de cr�dit, s'il vous pla�t?
- Pardon?
- Votre carte de cr�dit afin
d'en prendre I'empreinte.
- Tout � fait. Bien s�r. Oui.
Merci.
- Les bagages de Mme Cottini, s'il vous pla�t.
- Excusez-nous. - C'est pas grave.
- J'ai exactement les m�mes.
- La m�me couleur?
- Tout � fait.
� Clochette
- Ir�ne?
Ir�ne.
Oui?
Ah! M. Molluquet.
Vous allez bien?
Pardon?
Non.
Non. On m'a pas vol� ma carte bleue, non.
Ah bon. Tant que �a?
Ouh, I�!
Oui. Ben �coutez, vous n'avez qu'� transf�rer mon PEL
sur mon compte courant.
Ah. Et mon PEP?
Et mon PEA?
Ah. Eh ben... Allez-y, c'est pas grave.
Euh, dites-moi. Le CEL, j'ai le droit?
Ah ben, lui aussi.
Il y a combien, dessus?
Ah, j'aurais dit plus.
- Alors?
Tu veux vraiment aller en ville? - Oui.
- T'es s�r? - Ben oui, pourquoi?
Pourquoi?
- D'apr�s toi?
- Qu'est-ce qu'il y a? - Rien.
- Bon.
- Jean...
- On y va?
- Tu peux pas continuer comme �a.
- �a me regarde.
Je paye, non?
- Si.
- C'est �a qui compte.
Non?
- Si. - Alors de quoi on parle?
- De rien. - Alors on va se promener.
- J'ai pas envie.
- Vous avez envie de quoi?
- D'un sac � main.
Qu'est-ce qu'il y a?
- C'est agr�able.
C'est I'apr�s-midi et je travaille pas.
J'ai I'impression de faire I'�cole buissonni�re.
- Moi aussi.
- Ha! Ha! Et en plus, je suis soul.
- �tre soul I'apr�s-midi, c'est mille fois mieux que la nuit.
C'est grisant.
On a le sentiment d'avoir un secret.
- Vous voulez autre chose? Une glace, ou...
- Une robe.
- Oh non, piti�.
- Oh! Elle est magnifique, celle-I�!
Oh! Des castels! J'adore �a!
Tiens. Je t'ai pris une 1�re classe.
- Merci.
- Alors, au revoir.
- Au revoir.
Attends.
Encore 10 secondes?
- Voil�. Dix secondes.
- Bien.
Bien. Bien, merci.
Vous m'appelez Jeff, s'il vous pla�t?
- Vous cherchez pas un barman? J'ai de tr�s bonnes r�f�rences.
- Non, monsieur.
Je suis d�sol�, je suis oblig�
d'appeler la police, monsieur.
- Il y a vraiment pas moyen de s'arranger, je sais pas...
la plonge...
room service, bagagiste,
voiturier... - Non, monsieur.
- Excusez-moi! - Oui?
- Vous pourriez m'aider � monter mes paquets?
- J'envoie Beno�t tout de suite. - Ne vous donnez pas ce mal.
Mon ami sera s�rement ravi
de m'aider.
Vous aviez I'air de tellement y tenir
la derni�re fois.
� Clochette
- Tu mettras la note de la 304
sur celle de la 429.
- On va peut-�tre sortir, non?
- Oh... Oui, oui, bien s�r.
Bien s�r.
- Alors?
Vous fermez pas la porte?
- Si. Si, si.
� Clochette
- Bonsoir.
- C'est � quel �tage?
- Troisi�me.
� Clochette
- Bonjour, monsieur.
- Bonjour.
- �a va?
- C'est pas possible!
Tu partiras jamais. - C'est pas �a.
En fait, hier, j'ai eu un petit probl�me de...
- Il faut que tu me laisses, maintenant, tu comprends?
Faut que je travaille, Jean. - Calme-toi.
- Tu crois que �a donne des droits, �tre amoureux?
- Mais non, j'ai rencontr� une ancienne cliente de Biarritz...
- Arr�te! Je sais pourquoi t'es I�.
- Je t'assure que c'est vrai.
- Tu crois que je comprends pas?
Que je connais pas ce regard?
Depuis que j'ai 12 ans
j'y ai droit.
- Bonjour, Madeleine. - Bien dormi?
- Bien, merci.
Vous avez fait votre choix?
- Pardon?
- On s'occupe de vous?
- Non, mais tout va bien.
Vous ne voulez pas vous asseoir?
- Oui. Oui, oui.
- S'il vous pla�t.
- Vous voulez pas que je vous apporte quelque chose?
- Pas tout de suite.
C'est gentil. Merci.
- Qu'est-ce qui se passe? - Oh!
T'as d� faire un cauchemar.
Mais c'est bien,
tu es r�veill�.
J'ai trouv� ta couleur. Il te faut du bleu.
- Alors, on garde I'indigo, la lavande en Organdi,
la Paupline bleu ciel, la p�trol...
surtout pas la canard, elle est vulgaire.
- Gilles! Tu peux aller me chercher le petit haut rose?
- Oui.
- Et celle-I�, Jean? Jean!
- Oui! - Elle est superbe, non?
- Oui, oui, je vais la passer.
- Alors? On fait un peu de shopping?
- Un peu. - Alors?
- Elle est tr�s belle.
C'est... C'est cette amie dont je t'ai parl�
qui a accept� de me rendre service provisoirement.
- Ah, tiens, tu me tutoies, maintenant.
- Bon, va falloir se d�cider. On va pas en ramener 36.
Et j'en peux plus.
- Faut que j'y aille.
Mon amie est un peu press�e.
- Tu me donnes 10 secondes?
Elle te va tr�s bien cette chemise.
- Merci.
- J'arrive!
J'en ai pris deux,
je savais pas laquelle tu voulais.
- Ben, les deux.
- �videmment.
- Enfin, un sourire!
�a fait plaisir d'�tre un peu habill�, non?
- Oui.
- Allez!
- Entre! C'est ouvert.
Quatre jours.
Et toi, qu'est-ce que t'as eu?
- Ben, une chemise.
- Les 4 chemises?
- Et un jean.
- Et c'est tout!
- Je... Ce matin, j'ai pris un super petit d�j,
je me suis fait le continental avec un suppl�ment de pancakes.
- Mais Jean, mais c'est pas vrai!
- On est pas beaucoup sortis.
- Mais tu te fais avoir!
- J'attends un peu.
- Mais t'attend quoi? Qu'elle t'�pouse?
Mais prends, prends, maintenant, le maximum!
Costumes, lunettes, chaussures... prends, Jean!
� quoi �a sert, sinon?
- T'as pas 5 minutes? Moi, je suis libre jusqu'� midi.
- Ben non, je dois le retrouver
� une garden-party dans une demi-heure.
Oh, j'adore ces endroits. On picole, on picole...
Et puis on sait jamais,
il y aura peut-�tre du bon monde � croiser.
- T'es pas bien avec lui?
- C'est une bou�e du provisoire. - Pourquoi?
- Quatre fois divorc�, 4 pensions alimentaires.
Il est d�j� bien essor�.
Crois-moi, il y a mieux � trouver.
Elle est mari�e, la tienne?
- Veuve. - La chance du d�butant.
- Tu finis � quelle heure?
- Je sais pas.
- On se revoit bient�t?
- Mais bien s�r. On est voisins, non?
- Si.
� Clochette
- Les numbats, wombats et autres koalas
qui ne connaissent pas la peur,
d�couvrent toujours trop tard
qu'ils n'ont pas �t� con�us pour se d�fendre.
- �a va?
- Super, oui.
Alors, �a s'est bien pass�?
- Tr�s bien. J'ai un cadeau pour toi.
- C'est quoi?
- Devine. Parfait, merci. - Je sais pas, euh...
Un costume,
des lunettes,
des chaussures?
Oh!
Wow!
Un lingot? - Ha! Ha!
- Elles sont belles, non?
- Ah oui, oui, oui.
Ah oui. Tr�s.
- C'est pas possible, la fa�on dont elle te traite.
�a peut pas continuer comme �a.
- Elle a I'argent. - Et alors?
Toi, t'as I'arme fatale.
La jeunesse, le charme.
Profite-z-en.
- Tu trouves que j'ai du charme?
C'est ce qu'on dit � quelqu'un quand on le trouve pas beau, �a.
- Mais le charme, c'est mieux que la beaut�.
On peut r�sister � la beaut�, mais pas au charme.
Montre-moi comment tu fais pour �tre... pour s�duire.
- Comment �a, comment je fais?
- T'as bien un truc que t'as mis au point
devant ta glace quand t'avais 15 ans.
- Non. J'ai pas. Non.
- Ben invente. Vas-y, s�duis-moi.
- Non, non. Je... - Allez!
Fais-moi le regard qui tue.
- Non, c'est pas... comme �a...
- Allez!
Mais allez, vas-y!
- Ben �a y est, j'avais commenc�, I�.
- Oh, pardon.
- Ben vas-y, toi.
Vas-y.
- OK. Hum! Hum!
- Qu'est-ce qu'il y a, Ir�ne?
- Rien, je...
J'ai eu...
Je voudrais...
J'aimerais...
- Quoi? Tu voudrais quoi? T'aimerais quoi?
- C'est �a qui rend fou. Pas finir ses phrases.
Comme si la suite �tait
trop douloureuse � dire.
Pas finir ses phrases,
c'est tr�s efficace.
�a, et le regard proche et lointain.
Avec �a, tu la tues.
Tu vois?
Je suis I�...
Je suis plus I�.
Et puis t'as de beaux avant-bras.
Faut les montrer.
Puis t'as des belles mains, aussi.
Qu'est-ce que c'est que �a? - L'alarme de ma montre.
Elle va finir ses soins I�. - Mais t'as mis I'alarme?
- Faut que j'y aille. - C'est pas vrai!
T'as rien �cout�! - Si.
- Ben alors? - Je peux pas changer d'un coup.
Il faut que j'y aille en douceur... Oh, merde!
- Donne. Je sais.
- Non, faut appuyer...
- Non, regarde.
Voil�!
- Pourquoi t'as fait �a?
- Pour rien. Comme �a.
Pour finir la le�on sur le myst�re f�minin.
Allez, vas-y. File, maintenant, tu vas �tre en retard.
- Franchement, Madeleine, c'est ridicule.
Vous avez pas besoin de �a.
Vous �tes tr�s, trs bien, vous avez rien � faire ici.
- Merci, Jean, c'est gentil.
Mais si je n'ai rien � faire ici,
c'est justement parce que j'y viens r�guli�rement.
- Bonjour!
Tout va bien depuis la derni�re fois?
- Tout va mieux. - Merci.
- Merci � vous.
- Je dois reconna�tre,
je suis content du r�sultat.
- Moi aussi.
- Bien.
Alors, qu'est-ce qu'elle �, cette oreille?
- C'est un ponte, ce type!
Si tu savais le mal que je me suis donn�e
pour avoir ce rendez-vous.
Tu sais combien de temps il faut attendre
pour ne simple mammoplastie?
- Non. C'est votre prochain projet pour moi?
- Franchement!
C'�tait pas grand-chose,
un petit point de suture, 20 minutes.
S'il savait ce qu'il faut endurer, parfois. - J'imagine.
- Jean.
Jean!
Jean, arr�te!
Mais dis quelque chose,
�a m'angoisse,
ce silence.
- Je voudrais...
J'aimerais...
- Mais quoi? Tu voudrais quoi? Tu aimerais quoi?
- Hein?
- Qu'est-ce que tu voudrais?
- C'est... C'est juste en...
en fait, c'est... je peux pas.
- Oh! Jean, regarde ta montre.
Elle est cass�e.
Chez Ferrer, s'il vous pla�t. Au 63.
- �a, c'est de I'os de requin.
C'est incroyable, non?
Ils font s�cher pendant 2 ans,
il para�t qu'il faut un requin entier pour faire un service.
- Quand je serai mort,
je leur ferai don de mon corps.
- Excusez-moi, s'il vous pla�t.
Est-ce que vous avez du feu?
- Oui.
- Merci.
- Et tu crois qu'ils en vendent
� la boutique de I'h�tel?
- Des montres?
- Mais non, des couverts.
- Oui...
Ah oui, oui, bien s�r.
Excuse-moi.
Je reviens.
Fais voir!
Oh, la vache! Jaeger LeCoultre!
Tu sais combien �a vaut?
- Oui. J'arrive m�me pas � prononcer le chiffre.
- T'es un peu lente au d�marrage, mais apr�s...
- Tu vois? �a, c'est de I'or blanc.
Tout autour, c'est des diamants,
et sur chaque chiffre, il y a un diamant.
Para�t qu'� I'int�rieur, il y a des rubis et plein de trucs.
C'est pas une montre, c'est un coffre-fort, �a.
- Qu'est-ce que tu lui as fait, � ta vieille?
- La gueule.
- Mais t'es beau, ce soir.
- Toi, d�s qu'on est riche, �a y est.
- Bof! T'es pas riche.
T'as juste de quoi voir venir.
- Jamais pu voir aussi loin. - Allez.
Vas-y en premier, j'y vais apr�s.
H�! Jean!
- Oui?
- Il est quelle heure?
- Neuf diamants et quart.
C'est bien ici, non?
- Oui.
- Moi, j'aime bien, parce que �a fait
pas semblant d'�tre autre chose,
c'est calme et grandiose.
On a I'impression d'�tre unique, non?
- Si.
- �a, c'est de I'os de requin.
C'est incroyable, non?
Ils le font s�cher pendant 2 ans...
Il para�t qu'il faut un requin entier pour faire un service.
- Oui?
- Oui, all�. Bonsoir, monsieur.
Fran�ois du room-service,
pardonnez-moi de vous d�ranger.
Nous avons un petit souci informatique,
j'aurais besoin d'une pr�cision pour votre petit d�jeuner.
Pour le jus que vous avez command�,
c'est orange ou pamplemousse?
- Orange. - Orange.
- Oui.
- Alors, Maltaise,
Navelle ou sanguine?
- Quoi? - Une pr�f�rence pour la marque?
- La quoi?
- La marque... de I'orange.
- Ben... Maltaise, Maltaise.
- Excellent choix! Sinon, on a des pommes.
La Pink Lady, par exemple,
qui est tr�s tendance en ce moment.
On nous la demande beaucoup.
Douce mais avec quand m�me du caract�re.
- Merci beaucoup.
- Tr�s bien. Trs bien.
- Oui!
- Oui, monsieur.
Toujours Fran�ois du room-service.
Pardonnez-moi de vous d�ranger � nouveau.
Pour les oeufs, ce sera plut�t mollets, coq...
au plat, sunny-side-up, ou style...
- Mollets! - Tr�s bien.
Tr�s bien.
Euh... Tr�s bon choix.
Rien d'autre?
- Non! - Vous �tes s�r?
D'accord.
Parce qu'� partir d'un certain �ge,
une petite pinc�e de ginseng dans votre th�
fluidifie les art�res.
Et j'ai entendu parler �galement
d'�rection spectaculaire.
- Euh... C'est le room service? - Ah non, non, oui, oui.
C'est le room service. - C'est une blague?
- Oui. Ah non! Non, �a n'est pas une blague, monsieur.
C'est le room service.
- Oui!
- Vous a-t-on parl� du forfait senior, monsieur?
- Non. - Alors...
Le forfait senior, qui est une alimentation tout � fait adapt�e
� notre client�le senior o� il n'y rien du tout
en termes de mastication, euh...
Il y a une forme de pr�-m�chage technique
qui a �t� �labor� pour que vous puissiez, euh...
b�n�ficier de... de tous nos aliments,
au m�me titre que tous les clients,
malgr� quelques incapacit�s notoires.
On peut vous proposer
soupe, pur�e, yaourt.
En dessert, compote.
- O� �tais-tu?
- Aux toilettes.
- Deux fois par repas, c'est pas encore de ton �ge.
- Je suis d�sol�, je...
- Jean.
Qu'est-ce que tu faisais? Tu as rejoint quelqu'un?
- Mais non.
- Tu peux me le dire. - Non.
- Tu n'as rejoint personne, ou tu ne peux pas me le dire?
Je suis pas jalouse,
je suis juste curieuse.
- Je...
- Qu'est-ce qu'il y a, Jean?
- Rien, je...
Je voudrais...
J'aimerais...
- �a suffit, maintenant.
Qu'est-ce que tu crois?
Que tu peux continuer � jouer avec moi comme �a,
� minauder comme une jeune vierge?
�coute-moi bien, mon gar�on.
Si je le veux, je peux te faire jeter hors d'ici
d'un claquement de doigt,
comme �a.
Alors, si tu veux continuer
� bien profiter
de la piscine et des boutiques,
il va falloir �tre un peu plus concentr�.
Tu comprends?
- Excuse-moi, je suis en retard.
On a �t� profiter des boutiques.
- Elle t'a pay� un scooter?
- Ben oui.
Il est � mon nom et tout.
J'ai m�me le plein.
- On va pouvoir aller se baigner!
Je connais une petite crique un peu loin.
Depuis qu'on est I�, je r�ve d'y aller.
- Ben alors viens, on y va tout de suite.
- Euh... Non. Commande-moi une coupe, je reviens tout de suite.
- On a bien fait de choisir ce costume, il est tr�s, trs bien.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
- Tu as raison, �a fait du bien de se coucher un peu t�t
pour une fois.
�a me fait plaisir que t'aies annul� le restaurant ce soir.
- C'est vrai?
- Oui, c'est comme si tu me faisais un cadeau, quoi.
- Merci.
- De rien.
- T'as vraiment pas faim ce soir?
- Non.
- C'est rare.
- C'est vrai.
- Tu veux pas un Haribo?
- Non, merci.
- J'ai des actions chez Haribo, �a marche bien.
- Ah!
- Tu es d'o�?
- Pardon?
- T'es originaire d'o�? - Saint-Brieuc.
- Saint-Brieuc. Ah. - Oui.
- C'est joli?
- Il pleut tout le temps.
- Tu te rends compte que j'ai pas vu la pluie
depuis 4 ans, moi?
Je vis qu'en �t�.
�a me manque, I'odeur de la pluie.
- Hmm.
- T'as des fr�res et soeurs?
- Non.
- Moi, j'ai 2 fr�res et 3 soeurs,
et I'a�n� m'a toujours emmerd�.
C'est-�-dire que...
- Tu dis rien.
- Non, c'est... c'est tr�s beau.
Non, I�, je suis sans voix.
- Derri�re, il y a une petite vigne abandonn�e.
En septembre tu peux trouver des grappes de raisin.
Et I�-haut, sur la gauche, il y a une vieille bergerie.
Tu la vois?
- J'ai d�j� du mal � voir mon sandwich.
- Oh, putain, c'est pas vrai!
- Jean, excuse-moi, mais si tu pouvais monter
chercher mon roman dans la chambre, tu serais adorable.
- Ir�ne?
�a va?
- Je voulais te dire que j'avais pass� une nuit magnifique.
- Moi aussi. Quand est-ce qu'on recommence?
- Je voulais pas m'endormir, tu sais.
Pour profiter de chaque minute.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Je m'en vais.
Je viens te dire au revoir.
- Tu vas o�?
- Je pars � Venise.
Avec Gilles.
Et apr�s, aux Maldives.
- Quand?
- Ce soir.
- Tu reviens quand?
- Je reviens pas.
- Je suis all� une fois � Venise avec mes parents
quand j'�tais petit.
Je me rappelle...
de ses g�teaux moelleux,
je les adorais.
Je sais plus comment ils s'appellent.
Tu vois lesquels?
- Oui.
Je m'en souviens pas, non plus.
Moi aussi, je les aime.
Alors, au revoir.
Jean?
Jean?
Jean!
Jean?
Jean, tu es I�?
Jean?
Jean?
Jean!
Ah, tu es I�.
- Oui, oui, je... �a va?
- Oui.
- Il �tait I�.
- Oh, merci.
- Madeleine, comment �a s'appelle,
ces brioches qu'on mange en Italie?
- Comment �a?
- Ah non! Ah non, c'est pas vrai.
Oh, I'enfoir�! Oh non, pas encore!
Oh non, putain.
- Les panettones.
- Il m'a plaqu�, ce con.
- Comment �a?
- Il m'a plant�e I�. Il m'a tout pris.
- Mais pourquoi?
- Mais d'apr�s toi?
- Tu crois qu'il nous a vus?
- �videmment, qu'il nous a vus!
C'est pas possible, mais qu'est-ce que je suis conne.
Faut que t'ailles � la gare. - Hein?
- Faut que t'ailles chercher mes affaires � la consigne.
Putain, j'ai plus rien.
J'ai juste ce par�o � la con et mon maillot.
- Mademoiselle.
C'est pour vous.
La chambre est pay�e pour la semaine.
- �a va?
- Oui, �a va. Oui.
- Tu as I'air nerveux.
- Pas du tout, non.
- Qu'est-ce que tu bois?
- Une vodka. S'il vous pla�t, un Chivas et une vodka.
- Ta montre, o� est-elle?
- Je I'ai revendue.
- C'est pas vrai, elle est dans la chambre.
- Non, je I'ai revendue
dans la m�me boutique.
- Mais...
- Elle �tait � moi, non?
- Si.
Je voulais croire que tu �tais un peu diff�rent.
Pas comme les autres.
En fait, tu es juste plus malin qu'eux.
Je sais pas ce qui m'a pris.
- Je voulais
vous faire un cadeau
et j'avais pas d'argent.
Alors, euh...
Voil�.
- Elles sont magnifiques.
- C'est adorable, Jean.
Cette montre, c'est la seule chose que tu avais.
Je suis certaine de t'avoir donn� I'invitation.
- Ah non, non.
Le carton �tait sur votre table de nuit.
S�rement une femme de m�nage.
- Aucune importance.
� Clochette
- Excusez-moi.
Vous avez du feu?
- Vous voulez pas que j'aille vous chercher du champagne?
- Oh, ce serait adorable.
- Cinq coupes, s'il vous pla�t.
Pardon. Pardon, mademoiselle.
Pardon. Excusez-moi.
Pardon, monsieur.
- Merci.
� Slow
T'es un prince.
Je vais avoir besoin de toi, Jean.
- Bien s�r. Pour quoi faire?
- J'ai vu Jacques, il est I�.
- Ah.
- Faut que tu m'aides.
- � quoi faire?
- Je veux que tu m'aides...
� le s�duire.
�a peut plus durer comme �a, Jean.
La piscine, �'a �t� trop dur.
je veux plus me retrouver sans rien
encore une fois.
Je pr�f�re...
- Que veux-tu que je fasse?
Dis-moi.
- Excusez-moi, une coupe de champagne, s'il vous pla�t.
- S'il vous pla�t... S'il vous pla�t.
- Je vous en prends une? - Oh, oui.
- Une 2e, s'il vous pla�t, monsieur.
Merci.
- Il y a un monde,
c'est de la folie.
Vous �tes I� depuis longtemps?
- Oh, 10 minutes.
- Vous �tes toute seule?
- Pour I'instant.
Et vous?
- Non.
- Bon ben sant�!
Ir�ne. - Agn�s.
- Oh!
C'est pas possible.
- Quoi?
- Oh, je le crois pas, c'est mon jour de chance.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Le Prince d'Offenberg. - Qui?
- Le Prince d'Offenberg, I�-bas, pr�s des rosiers.
- C'est qui?
- C'est un des types
les plus riches du monde.
La noblesse hollandaise.
Plus industries: Seb, Moulinex, Nescaf�,
c'est lui.
- Ah?
Tr�s riche...
et tr�s seul.
Il a perdu sa femme
dans un accident de voiture il y a 2 ans.
Depuis, il tra�ne de soir�e en soir�e comme �a.
Oui, je me le tente.
Tu m'excuses, hein.
- Bien s�r.
- C'est elle que tu regardes?
- Bonsoir, je peux le prendre? - Oui.
- Elle te regarde aussi?
- Oui.
- Des petits coups d'oeil...
timides.
- Ah... Elle veut le mariage.
- Tiens. J'ai vu que t'en avais plus.
- Merci.
- Bonsoir.
- Agn�s, une amie.
Le Prince Michel...
- Von Offenberg. Bien s�r.
Bonsoir. - Bonsoir!
On me reconna�t rarement.
- Pourtant, vous avez un visage
qui ne s'oublie pas.
Vous �tes arriv� il y a longtemps?
- Non. Je ne compte pas m'attarder.
Je trouve �a un peu...
- Oui. C'est vrai.
- Vous trouvez aussi? - Oui.
- Je n'ai pas pu m'emp�cher de vous observer
toute la soir�e, je m'en excuse.
- Oh, ne vous excusez pas.
- C'est que vous ressemblez �trangement � mon a�eul.
L'archiduchesse d'�dimbourg.
Pardonnez-moi, In�s.
- Ir�ne. - Pardon.
- Non, je vous en prie.
� plus tard, peut-�tre.
J'ai un portrait d'elle peint par Rembrandt
dans ma maison de campagne � Ibiza.
Il est dans la chambre d'ami, d'ami.
J'adorerais vous le montrer un jour.
La ressemblance est frappante.
Elle a �t� d�capit�e sous la R�volution...
- Oh, mon Dieu! Je suis d�sol�e.
- Non. La douleur est pass�e.
Excusez-moi une seconde, s'il vous pla�t.
- Laisse-moi te dire que tu te conduis comme un salaud malpoli.
Depuis une heure tu papillonnes d'une femme � I'autre.
Qu'est-ce que tu fais? Pour qui tu te prends?
Tu crois qu'il suffit d'un bijou?
- Je suis d�sol�, Madeleine.
- Je m'en fiche, que tu sois d�sol�.
Tu as dit � mes amis que tu allais chercher du champagne.
Fais-le. Tu as 2 minutes pour nous I'apporter I�-bas.
- Ce serait avec plaisir mais je peux vraiment pas.
- Comment �a, tu ne peux pas?
- Je dois rentrer passer quelques heures
avec cette jeune fille � I'h�tel.
- Qu'est-ce que tu racontes?
- C'est pour rendre service, je peux pas faire autrement.
- Tu te fous de moi?
Je te pr�viens, si tu pars avec cette fille,
ne compte plus sur moi, t'entends?
- Je vous laisserai le scooter sur le parking
et les cl�s � la r�ception.
- Je peux rien faire pour te retenir?
- Non.
- Ah.
- Je suis d�sol�.
- Arr�te d'tre gentil, c'est insupportable.
Finalement, un gar�on comme toi, c'est hors de prix.
M�me pour moi.
�a ira, t'inqui�te pas, j'en ai vu d'autres.
- Merci de le prendre comme �a.
- Comme si j'avais le choix.
Tu peux garder le scooter,
tu I'as bien m�rit�.
- Pardonnez-moi, c'est... C'est mon ex-belle-m�re.
La baronne Fenbusten.
elle supporte pas
de me voir parler avec d'autres femmes depuis...
- Oui. Je sais.
Ne lui en voulez pas, �a doit la faire souffrir.
- Oui, mais il faut que j'avance, moi. Non?
- Oui! Bien s�r, oui.
Faut avancer, toujours. La vie continue.
- Vous allez bien?
- Oui...
Non.
J'aimerais...
je voudrais...
� Tango
- Tiens.
- Bonsoir, Jacques.
- Bonsoir, Ir�ne.
Tu vois, je me souviens encore
de ton pr�nom.
- Seul?
- Comme tu vois.
- Alors, qu'est-ce que t'as fait, ces jours-ci?
- Des ch�ques.
- T'es arriv� quand?
- Arriv� ce matin, largu� ce soir.
- Tout n'est pas perdu.
- On dirait.
Je crois que j'ai d�j� oubli� son pr�nom.
- Pardon, tu disais?
- Que je ne me rappelais plus de son pr�nom.
- Agn�s.
- Tu la connais?
- C'est un petit monde.
- �a n'a pas I'air d'aller.
- Si. Si, bien s�r, �a va.
- Tu as des projets imm�diats?
- Hein?
- Tu as des projets?
- Pardon?
- �coute, j'ai I'impression
que tu es totalement ailleurs et c'est tr�s aga�ant.
- Pardon. Excuse-moi, c'est... I'alcool et la fatigue, je...
Je m'endors un peu.
Qu'est-ce que tu disais?
- Je te demandais si tu avais
des projets.
Qu'est-ce que tu comptes faire, ces jours-ci?
- L'amour.
Je compte faire I'amour.
Pardon.
Excuse-moi, Jacques, je suis d�sol�e.
Excuse-moi, hein.
Je suis vraiment d�sol�e, hein.
Jean.
Jean.
- Prince?
Que se passe-t-il?
Mais qu'est-ce que tu fais I�?
- Je te rends service,
il a pas un rond.
- Hein?
C'est pas vrai!
Pardon.
- Eh ben...
T'as mis le temps.
- J'ai fait comme j'ai pu.
Je voudrais...
J'aimerais...
t'embrasser.
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